{"id":48371,"date":"2019-07-25T06:00:00","date_gmt":"2019-07-25T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/lhumoriste-mamane-de-retour-au-niger\/"},"modified":"2019-07-25T06:00:00","modified_gmt":"2019-07-25T10:00:00","slug":"lhumoriste-mamane-de-retour-au-niger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/lhumoriste-mamane-de-retour-au-niger\/","title":{"rendered":"<div>L&rsquo;humoriste Mamane de retour au Niger<\/div>"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"131\">\n<p>\u201cAh, mais c&rsquo;est le Gondwanais !\u201d, s&rsquo;exclame le gendarme nig\u00e9rien en d\u00e9couvrant que le chauffeur qu&rsquo;il voulait contr\u00f4ler n&rsquo;est autre que l&rsquo;humoriste Mamane. Il se met aussit\u00f4t au garde-\u00e0-vous et effectue un salut militaire comme s&rsquo;il \u00e9tait devant un chef d&rsquo;\u00c9tat puissant. Puis \u00e9clate de rire. Nous ne sommes pas dans \u201cla R\u00e9publique tr\u00e8s tr\u00e8s d\u00e9mocratique du Gondwana\u201d avec son \u201cpr\u00e9sident-fondateur\u201d, invent\u00e9e par Mamane pour critiquer la mauvaise gouvernance ou le manque de d\u00e9mocratie, mais \u00e0 Niamey, capitale du Niger, son pays natal.<\/p>\n<p>\u201cDes policiers en Afrique m&rsquo;appellent parfois \u2018pr\u00e9sident\u2019. C&rsquo;est une sorte de deuxi\u00e8me degr\u00e9 africain, une mani\u00e8re de rire mais aussi d&rsquo;\u00eatre critique du syst\u00e8me. Une forme de r\u00e9silience\u201d, souligne Mamane, v\u00e9ritable star en Afrique francophone o\u00f9 sa chronique du Gondwana sur RFI et le Parlement du rire, sur Canal+ Afrique, o\u00f9 il campe le pr\u00e9sident d&rsquo;une Assembl\u00e9e nationale ubuesque, font fureur. Malgr\u00e9 un agenda plus charg\u00e9 qu&rsquo;un ministre, Mamane, auteur, acteur, r\u00e9alisateur (Bienvenue au Gondwana) mais aussi producteur et homme d&rsquo;affaires, a trouv\u00e9 le temps de venir \u00e0 Niamey pour un spectacle lors du r\u00e9cent sommet de l&rsquo;Union africaine, tout en surveillant les plans d&rsquo;une \u00e9cole de com\u00e9die qu&rsquo;il esp\u00e8re ouvrir d&rsquo;ici deux ou trois ans.<\/p>\n<p class=\"c10\">\u201cOn n&rsquo;a pas invit\u00e9 le Gondwana (au sommet de l&rsquo;UA), donc le Gondwana s&rsquo;invite. Le Gondwana vient r\u00e9clamer sa place dans le concert des nations\u201d, plaisante Mamane, 52 ans, avant d&rsquo;ajouter : \u201cJe suis Gondwanais parce que l&rsquo;Afrique est mon continent. Mais je suis fier d&rsquo;avoir ce sang nig\u00e9rien qui coule dans mes veines.\u201d\u00a0<\/p>\n<p class=\"c10\"><strong>La malbouffe et le cannibale<\/strong><br \/>N\u00e9 \u00e0 Agadez, ce fils d&rsquo;un haut fonctionnaire a sillonn\u00e9 les pr\u00e9fectures puis les ambassades en Afrique dans sa jeunesse avant de revenir \u00e0 Niamey pour son baccalaur\u00e9at puis entrer \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Haro-Banda. Puis il a rejoint la France pour y poursuivre des \u00e9tudes de physiologie des plantes. \u201cC&rsquo;est l\u00e0 que je suis pass\u00e9 des plantes aux planches\u201d, r\u00e9sume-t-il, d&rsquo;abord au th\u00e9\u00e2tre puis comme humoriste \u00e0 Paris et en faisant les premi\u00e8res parties d&rsquo;artistes comme Ray Lema et Manu Di Bango.<\/p>\n<p class=\"c10\">Le \u201cGondwana\u201d est n\u00e9 pendant ces ann\u00e9es-l\u00e0. \u201cC\u2019\u00e9tait l&rsquo;\u00e9poque de la \u2018malbouffe\u2019 (&#8230;) et un des st\u00e9r\u00e9otypes r\u00e9currents malheureux de l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est le cannibale : j&rsquo;ai pris le probl\u00e8me \u00e0 l&rsquo;envers avec un cannibale qui s&rsquo;inqui\u00e9terait de la bonne qualit\u00e9 de sa nourriture.\u201d Mamane esp\u00e8re que l&rsquo;Afrique et son pays vont sortir du \u201cGondwana\u201d.\u00a0Il apporte sa pierre \u00e0 l&rsquo;\u00e9difice en lan\u00e7ant prochainement la construction d&rsquo;une \u00e9cole de com\u00e9die, o\u00f9 il compte rassembler tous les m\u00e9tiers du spectacle et qui doit fonctionner comme un conservatoire.<\/p>\n<p class=\"c10\">\u201cC&rsquo;est \u00e0 nous de nous prendre en main, de faire des projets au Niger, sinon on va passer notre vie \u00e0 aller faire des choses \u00e0 Dakar, Abidjan, Lom\u00e9 ou Paris. Dans les ann\u00e9es 1960-70, il y avait de grandes \u00e9coles sous-r\u00e9gionales \u00e0 Niamey, qui \u00e9tait un carrefour. Il faut que \u00e7a revienne.\u201d Il ne faut pas que \u201cles com\u00e9diens africains soient oblig\u00e9s comme moi d&rsquo;\u00eatre \u00e0 Paris pour mettre le pied dans le m\u00e9tier\u201d, poursuit-il. \u201cUn humoriste ne peut pas aller vivre \u00e0 Paris, Chelsea ou Manchester comme les footballeurs. Il doit \u00eatre avec les gens qu&rsquo;il brocarde et vivre la r\u00e9alit\u00e9 tous les jours.\u201d\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u201cC&rsquo;est le projet de ma vie\u201d<\/strong><br \/>En p\u00e9riph\u00e9rie de la ville, Mamane arpente un terrain d\u00e9sertique bordant des maisons pauvres et o\u00f9 se prom\u00e8nent des moutons fam\u00e9liques. \u201cL&rsquo;\u00e9cole va surgir sur ce sable\u201d, explique-t-il. \u201cLe talent va \u00e9clore (&#8230;) Cette \u00e9cole est le projet de ma vie.\u201d \u201c\u00c7a co\u00fbte beaucoup d&rsquo;argent mais l&rsquo;argent est l\u00e0\u201d, affirme-t-il, assurant avoir \u201cle soutien de l&rsquo;\u00c9tat nig\u00e9rien et d&rsquo;institutions financi\u00e8res internationales\u201d, sans d\u00e9voiler les sommes en question.<\/p>\n<p>Il entend ainsi \u201coffrir un d\u00e9bouch\u00e9 pour des jeunes dans une r\u00e9gion, le Sahel, qui est aujourd&rsquo;hui au centre de la g\u00e9opolitique mondiale avec le djihadisme, avec l&rsquo;\u00e9migration\u201d. Et dire \u201cqu&rsquo;on peut cr\u00e9er des emplois chez nous en Afrique\u201d. \u00c0 ses yeux, il faut \u201ccr\u00e9er des centres de formation en com\u00e9die, mais aussi dans des m\u00e9tiers beaucoup plus manuels.\u201d Un projet courageux alors que certains islamistes n&rsquo;appr\u00e9cient pas, voire condamnent les m\u00e9tiers du spectacle.\u00a0Le Festival international de la mode africaine (FIMA), du c\u00e9l\u00e8bre styliste nig\u00e9rien Alphadi, subit depuis longtemps des pressions. En 2000, ses locaux avaient \u00e9t\u00e9 vandalis\u00e9s.<\/p>\n<p>\u201cTout ce que les djihadistes n&rsquo;aiment pas, c&rsquo;est voir les gens vivre, prendre \u00e0 bras-le-corps leur libert\u00e9. Ils veulent embrigader les gens et faire la loi\u201d, d\u00e9plore Mamane. \u201cNous sommes tous musulmans, chr\u00e9tiens\u201d, dit celui qui entend fonder \u201cune \u00e9cole pour apprendre la libert\u00e9 aux gens, l&rsquo;amour de la vie. Le vivre-ensemble, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on veut\u201d.\u00a0<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c11\"><strong>Par Patrick FORT (AFP)<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"131\">\n<p>\u201cAh, mais c&rsquo;est le Gondwanais !\u201d, s&rsquo;exclame le gendarme nig\u00e9rien en d\u00e9couvrant que le chauffeur qu&rsquo;il voulait contr\u00f4ler n&rsquo;est autre que l&rsquo;humoriste Mamane. Il se met aussit\u00f4t au garde-\u00e0-vous et effectue un salut militaire comme s&rsquo;il \u00e9tait devant un chef d&rsquo;\u00c9tat puissant. Puis \u00e9clate de rire. Nous ne sommes pas dans \u201cla R\u00e9publique tr\u00e8s tr\u00e8s d\u00e9mocratique du Gondwana\u201d avec son \u201cpr\u00e9sident-fondateur\u201d, invent\u00e9e par Mamane pour critiquer la mauvaise gouvernance ou le manque de d\u00e9mocratie, mais \u00e0 Niamey, capitale du Niger, son pays natal.<\/p>\n<p>\u201cDes policiers en Afrique m&rsquo;appellent parfois \u2018pr\u00e9sident\u2019. C&rsquo;est une sorte de deuxi\u00e8me degr\u00e9 africain, une mani\u00e8re de rire mais aussi d&rsquo;\u00eatre critique du syst\u00e8me. Une forme de r\u00e9silience\u201d, souligne Mamane, v\u00e9ritable star en Afrique francophone o\u00f9 sa chronique du Gondwana sur RFI et le Parlement du rire, sur Canal+ Afrique, o\u00f9 il campe le pr\u00e9sident d&rsquo;une Assembl\u00e9e nationale ubuesque, font fureur. Malgr\u00e9 un agenda plus charg\u00e9 qu&rsquo;un ministre, Mamane, auteur, acteur, r\u00e9alisateur (Bienvenue au Gondwana) mais aussi producteur et homme d&rsquo;affaires, a trouv\u00e9 le temps de venir \u00e0 Niamey pour un spectacle lors du r\u00e9cent sommet de l&rsquo;Union africaine, tout en surveillant les plans d&rsquo;une \u00e9cole de com\u00e9die qu&rsquo;il esp\u00e8re ouvrir d&rsquo;ici deux ou trois ans.<\/p>\n<p class=\"c10\">\u201cOn n&rsquo;a pas invit\u00e9 le Gondwana (au sommet de l&rsquo;UA), donc le Gondwana s&rsquo;invite. Le Gondwana vient r\u00e9clamer sa place dans le concert des nations\u201d, plaisante Mamane, 52 ans, avant d&rsquo;ajouter : \u201cJe suis Gondwanais parce que l&rsquo;Afrique est mon continent. Mais je suis fier d&rsquo;avoir ce sang nig\u00e9rien qui coule dans mes veines.\u201d\u00a0<\/p>\n<p class=\"c10\"><strong>La malbouffe et le cannibale<\/strong><br \/>N\u00e9 \u00e0 Agadez, ce fils d&rsquo;un haut fonctionnaire a sillonn\u00e9 les pr\u00e9fectures puis les ambassades en Afrique dans sa jeunesse avant de revenir \u00e0 Niamey pour son baccalaur\u00e9at puis entrer \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Haro-Banda. Puis il a rejoint la France pour y poursuivre des \u00e9tudes de physiologie des plantes. \u201cC&rsquo;est l\u00e0 que je suis pass\u00e9 des plantes aux planches\u201d, r\u00e9sume-t-il, d&rsquo;abord au th\u00e9\u00e2tre puis comme humoriste \u00e0 Paris et en faisant les premi\u00e8res parties d&rsquo;artistes comme Ray Lema et Manu Di Bango.<\/p>\n<p class=\"c10\">Le \u201cGondwana\u201d est n\u00e9 pendant ces ann\u00e9es-l\u00e0. \u201cC\u2019\u00e9tait l&rsquo;\u00e9poque de la \u2018malbouffe\u2019 (&#8230;) et un des st\u00e9r\u00e9otypes r\u00e9currents malheureux de l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est le cannibale : j&rsquo;ai pris le probl\u00e8me \u00e0 l&rsquo;envers avec un cannibale qui s&rsquo;inqui\u00e9terait de la bonne qualit\u00e9 de sa nourriture.\u201d Mamane esp\u00e8re que l&rsquo;Afrique et son pays vont sortir du \u201cGondwana\u201d.\u00a0Il apporte sa pierre \u00e0 l&rsquo;\u00e9difice en lan\u00e7ant prochainement la construction d&rsquo;une \u00e9cole de com\u00e9die, o\u00f9 il compte rassembler tous les m\u00e9tiers du spectacle et qui doit fonctionner comme un conservatoire.<\/p>\n<p class=\"c10\">\u201cC&rsquo;est \u00e0 nous de nous prendre en main, de faire des projets au Niger, sinon on va passer notre vie \u00e0 aller faire des choses \u00e0 Dakar, Abidjan, Lom\u00e9 ou Paris. Dans les ann\u00e9es 1960-70, il y avait de grandes \u00e9coles sous-r\u00e9gionales \u00e0 Niamey, qui \u00e9tait un carrefour. Il faut que \u00e7a revienne.\u201d Il ne faut pas que \u201cles com\u00e9diens africains soient oblig\u00e9s comme moi d&rsquo;\u00eatre \u00e0 Paris pour mettre le pied dans le m\u00e9tier\u201d, poursuit-il. \u201cUn humoriste ne peut pas aller vivre \u00e0 Paris, Chelsea ou Manchester comme les footballeurs. Il doit \u00eatre avec les gens qu&rsquo;il brocarde et vivre la r\u00e9alit\u00e9 tous les jours.\u201d\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u201cC&rsquo;est le projet de ma vie\u201d<\/strong><br \/>En p\u00e9riph\u00e9rie de la ville, Mamane arpente un terrain d\u00e9sertique bordant des maisons pauvres et o\u00f9 se prom\u00e8nent des moutons fam\u00e9liques. \u201cL&rsquo;\u00e9cole va surgir sur ce sable\u201d, explique-t-il. \u201cLe talent va \u00e9clore (&#8230;) Cette \u00e9cole est le projet de ma vie.\u201d \u201c\u00c7a co\u00fbte beaucoup d&rsquo;argent mais l&rsquo;argent est l\u00e0\u201d, affirme-t-il, assurant avoir \u201cle soutien de l&rsquo;\u00c9tat nig\u00e9rien et d&rsquo;institutions financi\u00e8res internationales\u201d, sans d\u00e9voiler les sommes en question.<\/p>\n<p>Il entend ainsi \u201coffrir un d\u00e9bouch\u00e9 pour des jeunes dans une r\u00e9gion, le Sahel, qui est aujourd&rsquo;hui au centre de la g\u00e9opolitique mondiale avec le djihadisme, avec l&rsquo;\u00e9migration\u201d. Et dire \u201cqu&rsquo;on peut cr\u00e9er des emplois chez nous en Afrique\u201d. \u00c0 ses yeux, il faut \u201ccr\u00e9er des centres de formation en com\u00e9die, mais aussi dans des m\u00e9tiers beaucoup plus manuels.\u201d Un projet courageux alors que certains islamistes n&rsquo;appr\u00e9cient pas, voire condamnent les m\u00e9tiers du spectacle.\u00a0Le Festival international de la mode africaine (FIMA), du c\u00e9l\u00e8bre styliste nig\u00e9rien Alphadi, subit depuis longtemps des pressions. En 2000, ses locaux avaient \u00e9t\u00e9 vandalis\u00e9s.<\/p>\n<p>\u201cTout ce que les djihadistes n&rsquo;aiment pas, c&rsquo;est voir les gens vivre, prendre \u00e0 bras-le-corps leur libert\u00e9. Ils veulent embrigader les gens et faire la loi\u201d, d\u00e9plore Mamane. \u201cNous sommes tous musulmans, chr\u00e9tiens\u201d, dit celui qui entend fonder \u201cune \u00e9cole pour apprendre la libert\u00e9 aux gens, l&rsquo;amour de la vie. Le vivre-ensemble, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on veut\u201d.\u00a0<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c11\"><strong>Par Patrick FORT (AFP)<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/magazine\/lhumoriste-mamane-de-retour-au-niger-320564\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cAh, mais c&rsquo;est le Gondwanais !\u201d, s&rsquo;exclame le gendarme nig\u00e9rien en d\u00e9couvrant que le chauffeur qu&rsquo;il voulait contr\u00f4ler n&rsquo;est autre que l&rsquo;humoriste Mamane. Il se met aussit\u00f4t au garde-\u00e0-vous et effectue un salut militaire comme s&rsquo;il \u00e9tait devant un chef d&rsquo;\u00c9tat puissant. Puis \u00e9clate de rire. 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