{"id":49651,"date":"2019-07-31T04:48:37","date_gmt":"2019-07-31T08:48:37","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/recuperation-des-terres-degradees-les-prouesses-des-femmes-du-nord\/"},"modified":"2019-07-31T04:48:37","modified_gmt":"2019-07-31T08:48:37","slug":"recuperation-des-terres-degradees-les-prouesses-des-femmes-du-nord","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/recuperation-des-terres-degradees-les-prouesses-des-femmes-du-nord\/","title":{"rendered":"R\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es: les prouesses des femmes du Nord"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/sidwayasole.gif?fit=974%2C731&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"522\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/sidwayasole.gif?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"sidwayasole\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Dans la r\u00e9gion du Nord, les producteurs ne font plus de bons rendements agricoles \u00e0 cause des terres arides. Dans les villages de Ramessoum et Daki\u00e9gr\u00e9, dans la commune rurale d\u2019Arboll\u00e9, des femmes r\u00e9silientes se battent depuis trois ans pour inverser la tendance.<\/strong><\/p>\n<p>Aguiratou Sawadogo est une veuve de 35 ans. Elle vit \u00e0 Ramessoum dans le Passor\u00e9. Ce 21 juin 2019, sous un soleil de plomb, pioches en main, elle et sa fille WendKuni sont occup\u00e9es \u00e0 creuser des petits trous dans leur champ d\u2019environ un hectare. Elle pratique le za\u00ef, une technique culturale de r\u00e9cup\u00e9ration des terres arides. Elle consiste \u00e0 faire des poquets de 20 \u00e0 30 cm de diam\u00e8tre et de 15 \u00e0 20 cm de profondeur, et \u00e0 les remplir de fumure organique avant les semis. Le za\u00ef favorise l\u2019infiltration des eaux de pluie, fertilise le sol et am\u00e9liore les rendements agricoles.<br \/>Cette technique, reconnait Aguiratou, l\u2019aide \u00e0 nourrir ses cinq enfants. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, son champ n\u2019a produit que gr\u00e2ce au za\u00ef. \u00abLa saison \u00e9coul\u00e9e, j\u2019ai r\u00e9colt\u00e9 du mil que sur la partie o\u00f9 j\u2019ai pu faire des za\u00ef\u00bb, confie-t-elle. Dans la r\u00e9gion du Nord, les cultivateurs sont coutumiers des caprices de dame nature.<br \/>A l\u2019image de Mme Sawadogo, elles sont des dizaines de femmes \u00e0 avoir compris l\u2019urgence de s\u2019investir dans la r\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es, dans un contexte de changement climatique et de raret\u00e9 des pluies. Parmi elle, figure Marie Val\u00e9a, jeune dame fr\u00eale de 30 ans, leader communautaire dans la protection de l\u2019environnement et membre fondateur du groupement Nongtaaba. Cette association \u0153uvre dans la vulgarisation des techniques de r\u00e9cup\u00e9ration des sols d\u00e9grad\u00e9s depuis 2016. Elle dispose d\u2019un site-t\u00e9moin de paquets technologiques de r\u00e9cup\u00e9ration des terres arides \u00e0 Ramessoum. Sur ce site aride de 2,5 hectares, Nongtaaba exp\u00e9rimente le Za\u00ef, les demi-lunes, les cordons pierreux, la R\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle assist\u00e9e (RNA), etc.<br \/>Les cordons pierreux consistent \u00e0 r\u00e9aliser une structure lin\u00e9aire constitu\u00e9e d\u2019un empilement de pierres. Ils ralentissent la vitesse des eaux de ruissellement, diminuent l\u2019\u00e9rosion des terres. Les demi-lunes consistent \u00e0 creuser des trous de 3 \u00e0 4 m\u00e8tres d\u2019envergure, pour former des cuvettes en demi-cercles ouverts. La RNA est une technique d\u2019agroforesterie visant \u00e0 prot\u00e9ger et g\u00e9rer les pousses naturelles que produisent les souches d\u2019arbres et arbustes dans les champs. Ces techniques permettent de r\u00e9habiliter les terres d\u00e9grad\u00e9es, de reconstituer le couvert forestier et d\u2019augmenter ainsi les rendements agricoles.<br \/>En premi\u00e8re ligne dans ce combat, Mme Val\u00e9a retrace les p\u00e9rip\u00e9ties qui ont conduit \u00e0 ce champ-\u00e9cole. \u00abNous avons mang\u00e9 du couscous sans huile pour piocher ce sol dur, sous la canicule\u00bb, se rem\u00e9more-t-elle. Pire, les initiateurs du projet ont \u00e9t\u00e9 l\u2019objet de railleries, relate le pr\u00e9sident du groupement Nongtaaba, Boureima Ou\u00e9draogo. Loin des d\u00e9buts difficiles, ce champ-\u00e9cole force de nos jours l\u2019admiration, puisque les terres sont redevenues cultivables. Le couvert v\u00e9g\u00e9tal est en train de se reconstituer. L\u2019agriculture y a repris ses droits. \u00abNous cultivons du ma\u00efs sur ce terrain o\u00f9 le mil ne poussait plus\u00bb, t\u00e9moigne avec fiert\u00e9 M. Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>Un imp\u00e9ratif<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le site-t\u00e9moin, direction les champs. Les membres de Nongtaaba appliquent les diff\u00e9rentes technologies dans leurs exploitations et sensibilisent les villageois \u00e0 s\u2019en approprier. Le champ de Mme Val\u00e9a, est un exemple r\u00e9ussi de reforestation et de r\u00e9cup\u00e9ration des terres arides. En trois ans, et gr\u00e2ce aux demi-lunes et \u00e0 la RNA, plusieurs dizaines de jeunes plantes peuplent son lopin de terre d\u2019environ un hectare. Formatrice communautaire, elle partage son savoir-faire avec les femmes de Daki\u00e9gr\u00e9, un village voisin \u00e0 Ramessoum. Awa Ou\u00e9draogo et ses deux co\u00e9pouses pratiquent aussi le za\u00ef, demi-lunes et RNA dans leurs exploitations, gr\u00e2ce \u00e0 ces enseignements. Aujourd\u2019hui, leurs productions sont pass\u00e9es du simple au double.<br \/>Au milieu du champ familial, Mme Ou\u00e9draogo \u00e9voque les raisons qui l\u2019ont amen\u00e9e \u00e0 adopter ces techniques. \u00abFace \u00e0 la faiblesse des rendements agricoles, nous sommes oblig\u00e9s de pratiquer ces techniques culturales. Nous contribuons de fait \u00e0 la lutte contre la d\u00e9sertification\u00bb, argue-t-elle.<br \/>Autre champ, m\u00eame conviction. B\u00e9b\u00e9 au dos, C\u00e9line Konkobo, dans son champ personnel, est en train d\u2019ensemencer du sorgho sur son p\u00e9rim\u00e8tre. Cette femme \u00e9lanc\u00e9e, m\u00e8re de quatre enfants, loue les techniques de fertilisation des terres et d\u2019adaptation \u00e0 la variabilit\u00e9 climatique qui favorisent, par ailleurs, la culture des produits forestiers non ligneux (zamnin, kapok, jujube, karit\u00e9, etc).<br \/>Non loin de l\u2019exploitation de Mme Konkobo, deux lyc\u00e9ens en vacances, Colette et Honor\u00e9, s\u00e8ment ainsi du sorgho dans le champ maternel. L\u2019air timide, la premi\u00e8re cit\u00e9e d\u00e9plore le fait que ces m\u00e9thodes culturales salvatrices ne soient pas enseign\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<br \/>A Ramessoum comme \u00e0 Daki\u00e9gr\u00e9, les femmes n\u2019envisagent pas se d\u00e9partir de sit\u00f4t de ces pratiques culturales. Et ce, en d\u00e9pit de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail de revitalisation des terres d\u00e9grad\u00e9es. \u00abCreuser le sol dur est tr\u00e8s p\u00e9nible. Mais que faire quand tu as huit enfants \u00e0 nourrir et \u00e0 scolariser\u00a0?\u00bb, s\u2019interroge Liz\u00e8ta Ou\u00e9draogo, membre de Nongtaaba. Dans son champ d\u2019environ un demi-hectare, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la concession familiale, elle compte semer du mil, du gombo, des arachides et de l\u2019aubergine. \u00abSi ce n\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 cette technologie, qui peut imaginer que l\u2019on puisse semer sur ce terrain\u00a0?\u00bb, s\u2019enthousiasme-t-elle.<br \/>La tourn\u00e9e dans les champs s\u2019est poursuivie sur le p\u00e9rim\u00e8tre agricole d\u2019un demi-hectare de za\u00ef entretenu par deux co\u00e9pouses et leurs enfants. \u00abNous sommes les ma\u00eetresses des travaux champ\u00eatres et vous les hommes, les propri\u00e9taires des greniers\u00bb, r\u00e9torque l\u2019une d\u2019entre elles, d\u2019un ton comique, \u00e0 notre guide qui le f\u00e9licite.<br \/>Sa co\u00e9pouse, Aminata Simpor\u00e9, \u00e9voque les bienfaits des za\u00ef. Pour elle, l\u2019exploitation de cette technique est harassante, mais ses retomb\u00e9es (fertilisation des terres, accroissement de la production\u2026) sont plus importantes.<\/p>\n<p>Des hommes reconnaissants !<\/p>\n<p>Dans cette partie du pays, l\u2019engagement des femmes \u00e0 vaincre l\u2019aridit\u00e9 des sols a produit des r\u00e9sultats encourageants. En trois ans, elles ont principalement contribu\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser 218 hectares (ha) de za\u00ef et 97 ha de demi-lunes \u00e0 Daki\u00e9gr\u00e9, 85 ha de Za\u00ef et 44 ha de demi-lunes \u00e0 Ramessoum. Soit un total de 303 ha de za\u00ef et 141 ha de demi-lunes. Quant \u00e0 la RNA, elle est pratiqu\u00e9e sur 140 ha, avec 97 ha \u00e0 Daki\u00e9gr\u00e9 et 43 ha \u00e0 Ramessoum.<br \/>Le r\u00f4le des femmes dans la vulgarisation des techniques de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration des terres arides est reconnu et salu\u00e9 par les hommes. \u00abSans les femmes, le site-t\u00e9moin n\u2019allait pas voir le jour\u00bb, reconna\u00eet Boureima Ou\u00e9draogo. Pour sa part, le pr\u00e9sident du comit\u00e9 villageois de d\u00e9veloppement de Daki\u00e9gr\u00e9, Bernard Sawadogo, souligne que les diff\u00e9rentes techniques culturales se r\u00e9pandent dans la quasi-totalit\u00e9 des m\u00e9nages gr\u00e2ce aux femmes. Boureima Kafando, facilitateur du Projet Drylands Development (DRYDEV) qui accompagne le groupement Nongtaaba dans la r\u00e9cup\u00e9ration des terres, appr\u00e9cie positivement le d\u00e9vouement de ces \u00abpaysannes innovatrices\u00bb.<br \/>\u00abL\u2019implication des femmes dans la ma\u00eetrise et la diffusion de ces techniques est d\u2019une grande port\u00e9e. Nous sommes dans un milieu o\u00f9 les hommes sont peu sensibles \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration des terres. En plus, \u00e9tant dans une zone aurif\u00e8re, les hommes sont toujours partis \u00e0 la recherche de l\u2019or, abandonnant les femmes \u00e0 elles-m\u00eames\u00bb, argumente-t-il. Selon l\u2019agent d\u2019agriculture d\u2019Arboll\u00e9, Bibata Kinda, les femmes n\u2019ont pas souvent acc\u00e8s aux bonnes terres et ne disposent pas de moyens modernes de production agricole. Ces techniques culturales constituent donc une alternative pour elles d\u2019accro\u00eetre leurs rendements et d\u2019am\u00e9liorer leurs conditions de vie.<br \/>Les techniques exp\u00e9riment\u00e9es ont permis d\u2019augmenter les productions agricoles (ma\u00efs, sorgho, ni\u00e9b\u00e9, s\u00e9same) de l\u2019ordre de 500 Kg \u00e0 1,5 tonne \u00e0 l\u2019hectare et de lutter contre la famine. Depuis que Marie Val\u00e9a applique ces techniques, sa famille est \u00e0 l\u2019abri de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Ses enfants mangent \u00e0 leur faim, en tout temps, se r\u00e9jouit-elle. Sur la m\u00eame parcelle, Ratn\u00e9r\u00e9 Sawadogo r\u00e9colte aujourd\u2019hui au moins deux charret\u00e9es de sorgho, contre une auparavant.<br \/>\u00abL\u2019accroissement des productions de l\u2019ordre de 60 \u00e0 100 %, selon les sp\u00e9culations, permettent de couvrir les besoins c\u00e9r\u00e9aliers des m\u00e9nages. Les femmes utilisent les surplus pour mener des activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenus. Elles assurent les charges sanitaires et la scolarisation des enfants\u00bb, soutient M. Kafando.<br \/>De l\u2019avis des sp\u00e9cialistes, l\u2019\u0153uvre des \u00ab\u00a0productrices innovatrices\u00a0\u00bb a eu un \u00abimpact positif r\u00e9el\u00bb sur l\u2019environnement, en si peu de temps. Le d\u00e9frichage incontr\u00f4l\u00e9 dans les champs a cess\u00e9, disent-ils avoir not\u00e9 ; de m\u00eame que le d\u00e9veloppement remarquable du couvert v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 Ramesoum et Daki\u00e9gr\u00e9, t\u00e9moigne le chef de service d\u00e9partemental de l\u2019environnement d\u2019Arboll\u00e9, Pierre Semd\u00e9. Au regard des avantages de ces techniques culturales dans l\u2019agriculture familiale et la protection de l\u2019environnement, le chef du canton de Ramessoum, Naaba Koom, appelle \u00e0 leur appropriation massive. \u00abDans le contexte de raret\u00e9 des pluies, il n\u2019y a pas autre alternative que de se lancer dans la r\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es, si l\u2019on veut atteindre la s\u00e9curit\u00e9<br \/>alimentaire\u00bb, conseille-t-il.<br \/>Cependant, le manque d\u2019\u00e9quipements ad\u00e9quats (pioches, pelles, brouettes, triangles \u00e0 pente, etc.) constitue un handicap pour les amazones du Nord, d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 redonner vie aux terres \u00ab\u00a0mortes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mahamadi SEBOGO<br \/>windmad76@gmail.com<\/p>\n<p>\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>Des chiffres qui interpellent<\/p>\n<p>Sous l\u2019effet du changement climatique et de l\u2019action humaine, la d\u00e9gradation des terres et la d\u00e9forestation atteignent des niveaux inqui\u00e9tants. Au Burkina Faso, de 2002 \u00e0 2013, 5,16 millions d\u2019hectares de terres, soit 19% du territoire national, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9grad\u00e9s. 105 mille ha de superficie de for\u00eats sont perdus par an.<br \/>Au niveau mondial, 12 millions d\u2019hectares sont perdus chaque ann\u00e9e, soit 23 hectares par minute. Par an, 20 millions de tonnes de c\u00e9r\u00e9ales auraient pu \u00eatre cultiv\u00e9es sur ces sols arides. 74 % des pauvres dans le monde sont touch\u00e9s directement par le ph\u00e9nom\u00e8ne.<br \/>Ces chiffres appellent \u00e0 des actions fortes et structurelles afin de r\u00e9duire sensiblement l\u2019impact n\u00e9gatif du ph\u00e9nom\u00e8ne sur la productivit\u00e9 agricole, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, la pauvret\u00e9, la biodiversit\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9, les migrations, la paix et la coh\u00e9sion sociales.<\/p>\n<p>M.S<br \/>Sources: ODD &#038; MEEVCC<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_30_5d420bb06901b_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/07\/31\/recuperation-des-terres-degradees-les-prouesses-des-femmes-du-nord\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la r\u00e9gion du Nord, les producteurs ne font plus de bons rendements agricoles \u00e0 cause des terres arides. Dans les villages de Ramessoum et Daki\u00e9gr\u00e9, dans la commune rurale d\u2019Arboll\u00e9, des femmes r\u00e9silientes se battent depuis trois ans pour inverser la tendance. Aguiratou Sawadogo est une veuve de 35 ans. 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