{"id":50475,"date":"2019-08-06T05:40:00","date_gmt":"2019-08-06T09:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/musee-yves-saint-laurent-marrakech-desert-design-retablit-la-verite-sur-les-tapis-nomades\/"},"modified":"2019-08-06T05:40:00","modified_gmt":"2019-08-06T09:40:00","slug":"musee-yves-saint-laurent-marrakech-desert-design-retablit-la-verite-sur-les-tapis-nomades","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/musee-yves-saint-laurent-marrakech-desert-design-retablit-la-verite-sur-les-tapis-nomades\/","title":{"rendered":"Mus\u00e9e Yves Saint Laurent Marrakech: \u00abDesert Design\u00bb r\u00e9tablit la v\u00e9rit\u00e9 sur  les tapis nomades"},"content":{"rendered":"<div readability=\"36\">\n<p>Sortir du symbole pour ne voir que l\u2019oeuvre<\/p>\n<p>Une trentaine de tapis r\u00e9alis\u00e9s par les tisserandes d\u2019A\u00eft Khebbach<\/p>\n<p>Une exposition visible jusqu\u2019au 8 octobre 2019<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"126\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"34\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/musee_yves_saint_laurent_marrakech_069.jpg\" width=\"425\" height=\"401\" alt=\"musee_yves_saint_laurent_marrakech_069.jpg\" title=\"musee_yves_saint_laurent_marrakech_069.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"13\">\n<p class=\"rtejustify\">Arnaud Mauri\u00e8res et Eric Ossart, architectes paysagistes, ont patiemment collect\u00e9 le travail de ces femmes de la tribu A\u00eft Khebbach qui, depuis quatre si\u00e8cles, nomadise dans une vaste plaine saharienne <em>(Source: E. Ossart)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Voyages et rencontres. \u00abDans cette r\u00e9gion du d\u00e9sert oriental marocain, nous avons \u00e9t\u00e9 accueillis au sein des familles. Les tapis ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour nous accueillir et nous avons \u00e9t\u00e9 \u00e9merveill\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Accompagn\u00e9s de Lahcen A\u00eft Khouya, \u00absans qui rien n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 possible\u00bb, Arnaud Mauri\u00e8res et Eric Ossart, architectes paysagistes, collectent patiemment le travail de ces femmes de la tribu A\u00eft Khebbach qui, depuis quatre si\u00e8cles, nomadise dans une vaste plaine saharienne entre l\u2019oasis de Tafilalet au Maroc et celle de B\u00e9char en Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Ces collectionneurs de textiles parcourent la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, depuis pr\u00e8s de 40 ans, au gr\u00e9 des d\u00e9serts de Syrie, d\u2019Irak, d\u2019Egypte\u2026 Leur qu\u00eate: des tissages nomades, entre v\u00e9lums de tente, couvertures, tapis, v\u00eatements, ornements pour les animaux&#8230; \u00abPour la premi\u00e8re fois avec les tisserandes d\u2019A\u00eft Khebbach, nous avons eu la parole des femmes.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour toutes les collections, m\u00eame les plus anciennes, ce sont toujours les marchands qui racontent \u00e0 peu pr\u00e8s ce qu\u2019ils veulent. Ils ont eux-m\u00eames eu affaire aux rabatteurs, qui ach\u00e8tent les tapis dans les villages en n\u00e9gociant avec les hommes de la famille des tisserandes. Toute la litt\u00e9rature qui a \u00e9t\u00e9 faite autour de ces tapis est donc compl\u00e8tement erron\u00e9e\u00bb, raconte Arnaud Mauri\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En passant tant de temps aupr\u00e8s d\u2019elles, ils ont eu un nouveau regard. \u00abCes femmes ont un talent intrins\u00e8que. Notre regard occidental sur les arts dits tribaux, en donnant des valeurs symboliques aux choses, leur enl\u00e8ve leur valeur plastique et artistique. Nous sommes une tribu pour eux \u00e9galement, il ne faut pas l\u2019oublier\u00bb, continue le collectionneur. \u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Ces tr\u00e9sors, qui ont fait l\u2019objet de plusieurs ouvrages et expositions, forment aujourd\u2019hui une collection achet\u00e9e par le mus\u00e9e Bargoin \u00e0 Clermont-Ferrand en France, partenaire de l\u2019exposition au mus\u00e9e Yves Saint Laurent Marrakech, visible jusqu\u2019au 8 octobre 2019. Une trentaine de tapis contemporains sont pr\u00e9sent\u00e9s pour cet \u00e9v\u00e9nement baptis\u00e9 Desert Design.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/musee-yves-saint-laurent-marrakech-069.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"musee-yves-saint-laurent-marrakech-069.jpg\" title=\"musee-yves-saint-laurent-marrakech-069.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"9\">\n<p class=\"rtejustify\">Une trentaine de tapis contemporains sont pr\u00e9sent\u00e9s pour la nouvelle exposition temporaire du mus\u00e9e Yves Saint Laurent Marrakech, visible jusqu\u2019au 8 octobre 2019 <em>(Source: A. Zemmama)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Uniquement des tapis r\u00e9alis\u00e9s pour un usage domestique. Car ces tisserandes ne vendent pas aux rabatteurs. Elles ont commenc\u00e9 \u00e0 tisser tr\u00e8s tard, dans les ann\u00e9es 80, en raison de la s\u00e9dentarisation forc\u00e9e par le climat. \u00abElles tissent en toute libert\u00e9, sans vocabulaire ant\u00e9rieur auquel elles doivent se r\u00e9f\u00e9rer\u00bb, confirme Arnaud Mauri\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019autre particularit\u00e9 est qu\u2019en se s\u00e9dentarisant, elles perdent souvent leur troupeau et donc la laine. Elles ont alors d\u00e9tricot\u00e9 leurs propres pull-over et ceux qu\u2019elles achetaient en gros au souk.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">D\u2019o\u00f9 la vari\u00e9t\u00e9 de tons \u00e0 la fois vifs et de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9. Dans un vivifiant d\u00e9luge de couleurs, on d\u00e9couvre tout leur talent pour le r\u00e9emploi des mati\u00e8res et la modernit\u00e9 des motifs. Le travail de ces tisseuses berb\u00e8res contraste avec leur environnement aust\u00e8re et minimal comme peut l\u2019\u00eatre le d\u00e9sert.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abJ\u2019ai essay\u00e9 de recr\u00e9er cette id\u00e9e du vide, du rien. L\u2019exp\u00e9rience du d\u00e9sert v\u00e9cue par Arnaud et Eric avant la rencontre avec ces femmes, qui op\u00e8re un changement radical\u00bb, confie Younes Duret, sc\u00e9nographe de l\u2019exposition.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le collectionneur Mauri\u00e8res voulait en quelque sorte r\u00e9tablir la v\u00e9rit\u00e9\u2026 \u00abIl faut arr\u00eater ces histoires d\u2019interpr\u00e9tation, plus ou moins \u00e9sot\u00e9riques ou ethnologiques, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement compl\u00e8tement fausses, et simplement regarder les oeuvres pour ce qu\u2019elles sont, et les capacit\u00e9s de ces femmes \u00e0 les r\u00e9aliser\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>J.A.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1048662-musee-yves-saint-laurent-marrakech-desert-design-retablit-la-verite-sur-les-tapis\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sortir du symbole pour ne voir que l\u2019oeuvre Une trentaine de tapis r\u00e9alis\u00e9s par les tisserandes d\u2019A\u00eft Khebbach Une exposition visible jusqu\u2019au 8 octobre 2019 Arnaud Mauri\u00e8res et Eric Ossart, architectes paysagistes, ont patiemment collect\u00e9 le travail de ces femmes de la tribu A\u00eft Khebbach qui, depuis quatre si\u00e8cles, nomadise dans une vaste plaine saharienne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1763,"featured_media":50476,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-50475","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50475","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1763"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=50475"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50475\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=50475"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=50475"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=50475"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}