{"id":58866,"date":"2019-08-22T16:43:52","date_gmt":"2019-08-22T20:43:52","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/lycees-scientifiques-nationaux-que-dequations-a-resoudre\/"},"modified":"2019-08-22T16:43:52","modified_gmt":"2019-08-22T20:43:52","slug":"lycees-scientifiques-nationaux-que-dequations-a-resoudre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/lycees-scientifiques-nationaux-que-dequations-a-resoudre\/","title":{"rendered":"Lyc\u00e9es scientifiques nationaux : que d\u2019\u00e9quations \u00e0 r\u00e9soudre !"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/1-34.jpg?fit=595%2C334&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"334\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/1-34.jpg?resize=595%2C334&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/1-34.jpg?w=595&#038;ssl=1 595w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/1-34.jpg?resize=300%2C168&#038;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Susciter l\u2019engouement des \u00e9l\u00e8ves pour la s\u00e9rie \u2018\u2019C\u2019\u2019, tel est l\u2019objectif qui a motiv\u00e9 le gouvernement burkinab\u00e8 \u00e0 lancer, en 2015, le projet de construction de deux lyc\u00e9es scientifiques nationaux en quatre ans. Mais cet ambitieux projet est confront\u00e9 aux difficult\u00e9s de d\u00e9marrage, de rallonge du budget, etc. D\u00e9cryptage.<\/strong><\/p>\n<p>Vendredi 26 avril 2019, il est 11 heures, \u00e0 l\u2019Institut international d\u2019ing\u00e9nierie de l\u2019eau et de l\u2019environnement (2iE) de Kamboisin. Les \u00e9tudiants de l\u2019\u00e9tablissement sont en cours. Ils ne sont pas les seuls. Ils partagent leurs locaux avec une classe de seconde et de premi\u00e8re \u2018\u2019C\u2019\u2019. Dans deux salles climatis\u00e9es mises \u00e0 leur disposition, les \u00e9l\u00e8ves suivent respectivement un cours de versification et de sciences physiques. Ces deux classes constituent le lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou log\u00e9 au sein de 2iE, en attendant la construction de ses propres locaux. A Bobo-Dioulasso, deuxi\u00e8me ville du pays, il y a effervescence, le mercredi 29 mai 2019, au secteur n\u00b031, dans un \u00e9tablissement priv\u00e9 la\u00efc mixte nomm\u00e9 Complexe scolaire Rockseed.<\/p>\n<p>Il s\u2019y d\u00e9roule, sous un ciel cl\u00e9ment, une c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture de l\u2019ann\u00e9e scolaire. Cette c\u00e9r\u00e9monie n\u2019est pas celle du Complexe scolaire Rockseed, mais plut\u00f4t de son h\u00f4te, le lyc\u00e9e scientifique national de Bobo-Dioulasso, qui y est en location. Les meilleurs \u00e9l\u00e8ves re\u00e7oivent des prix d\u2019excellence compos\u00e9s de manuels scolaires avec les f\u00e9licitations de l\u2019administration. Avec 17,38 de moyenne annuelle, Samuel Yam\u00e9ogo est le major de la seconde \u2018\u2019C\u2019\u2019 et Souleymane Konf\u00e9, avec 16,85 de moyenne annuelle, tr\u00f4ne en t\u00eate de la premi\u00e8re \u2018\u2019C\u2019\u2019. Selon celui-ci, c\u2019est le travail bien organis\u00e9 qui lui a permis d\u2019\u00eatre le meilleur. Quant \u00e0 sa future orientation apr\u00e8s le baccalaur\u00e9at, son esprit balance entre la fili\u00e8re de l\u2019aviation et celle de l\u2019ing\u00e9nierie en mines et carri\u00e8res. L\u2019\u00e9l\u00e8ve compte se d\u00e9cider pour l\u2019une des fili\u00e8res d\u2019ici \u00e0 la rentr\u00e9e prochaine.<\/p>\n<p><strong>100% de succ\u00e8s<\/strong><\/p>\n<p>Pour le proviseur du lyc\u00e9e scientifique national de Bobo-Dioulasso, Mamoudou Diakit\u00e9, le bilan de l\u2019ann\u00e9e est satisfaisant avec 100% de succ\u00e8s. Cette c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture de l\u2019ann\u00e9e scolaire est suivie, quatre jours apr\u00e8s, par celle du lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou, qui enregistre \u00e9galement un taux de succ\u00e8s de 100%. Le meilleur \u00e9l\u00e8ve de la seconde \u2018\u2019C\u2019\u2019 du lyc\u00e9e est William Anicet Bonkoungou avec 17,36 de moyenne annuelle. \u00ab Ce succ\u00e8s est ma mani\u00e8re, \u00e0 moi, d\u2019\u00eatre reconnaissant \u00e0 l\u2019Etat qui nous a donn\u00e9 l\u2019opportunit\u00e9 de nous former dans les meilleures conditions \u00bb, estime-t-il. Au niveau de la premi\u00e8re \u2018\u2019C\u2019\u2019, deux filles, Amandine Elsie Yintaleo\u00a0Compaor\u00e9 et Laureine Ch\u00e9rifa\u00a0Compaor\u00e9, ont obtenu la m\u00eame meilleure moyenne annuelle de 16,79.<\/p>\n<p>\u00ab Ces deux ann\u00e9es m\u2019ont permis de comprendre que les mati\u00e8res scientifiques ne sont pas difficiles, mais qu\u2019elles exigent simplement une implication de l\u2019\u00e9l\u00e8ve pour une meilleure compr\u00e9hension \u00bb, fait remarquer Laureine Ch\u00e9rifa\u00a0Compaor\u00e9. Pour le proviseur Jean Paul Boumboudi, ces r\u00e9sultats sont \u00e0 la hauteur de ses attentes. Cependant, les r\u00e9sultats jug\u00e9s satisfaisants par les deux proviseurs n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 sans difficult\u00e9s. \u00ab La premi\u00e8re ann\u00e9e, quand un \u00e9l\u00e8ve \u00e9tait malade, on avait des difficult\u00e9s pour l\u2019\u00e9vacuer au CSPS ou au dispensaire Paul VI parce qu\u2019on n\u2019avait pas de v\u00e9hicule administratif. Heureusement, cela a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9 cette ann\u00e9e \u00bb, explique-t-il. Au lyc\u00e9e scientifique national de Bobo-Dioulasso, le proviseur Mamoudou Diakit\u00e9 soutient qu\u2019ils ont eu des cas de maladies qui ont n\u00e9cessit\u00e9 l\u2019hospitalisation dans des cliniques. \u00ab Cela nous a co\u00fbt\u00e9 tr\u00e8s cher et a entrain\u00e9 l\u2019\u00e9puisement de notre budget de sant\u00e9 d\u00e8s le deuxi\u00e8me trimestre \u00bb, note-t-il. L\u2019autre difficult\u00e9 expos\u00e9e par les deux proviseurs est l\u2019absence de ma\u00eetres d\u2019internat pour assister les \u00e9l\u00e8ves la nuit dans leurs dortoirs. Comme solution palliative, cette t\u00e2che est provisoirement g\u00e9r\u00e9e par leurs attach\u00e9s d\u2019\u00e9ducation respectifs.<\/p>\n<p>\u00ab Ceux-ci dorment ici \u00e0 l\u2019internat \u00e0 tour de r\u00f4le apr\u00e8s leurs activit\u00e9s administratives de la journ\u00e9e alors que ce n\u2019est pas dans leurs pr\u00e9rogatives \u00bb, affirme le proviseur du lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou. \u00ab Il faut comprendre que des p\u00e8res et m\u00e8res de famille qui doivent rester passer toute la nuit et le lendemain encore se retrouver au niveau du service pour travailler, c\u2019est vraiment difficile \u00bb, fait observer le proviseur du lyc\u00e9e scientifique national de Bobo-Dioulasso. Des scientifiques sans laboratoires Si Jean Paul Boumboudi salue l\u2019action de ces attach\u00e9s d\u2019\u00e9ducation en attendant le recrutement des ma\u00eetres d\u2019internat habilit\u00e9s pour la t\u00e2che, son homologue de Bobo-Dioulasso, lui, lance un cri du c\u0153ur aux autorit\u00e9s pour que cela soit effectif \u00e0 la rentr\u00e9e prochaine. Les deux lyc\u00e9es scientifiques manquent \u00e9galement de laboratoires pour les manipulations sur leurs sites d\u2019emprunt. \u00ab Nous sommes oblig\u00e9s de faire appel \u00e0 un laboratoire mobile, mais celui-ci est limit\u00e9 en mat\u00e9riel. Cela fait que nos \u00e9l\u00e8ves n\u2019arrivent pas \u00e0 exp\u00e9rimenter convenablement le cours \u00bb, regrette l\u2019enseignant de sciences physiques du lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou, Lassina Sawadogo. A Bobo-Dioulasso, les manipulations se d\u00e9roulent dans le laboratoire du lyc\u00e9e Ou\u00e9zzin-Coulibaly, distante du Complexe scolaire Rockseed. Mais la cohabitation avec les h\u00f4tes n\u2019est pas facile.<\/p>\n<p>\u00ab Au d\u00e9but, on a eu peur que le m\u00e9lange de nos \u00e9l\u00e8ves avec des \u00e9tudiants soit une source de difficult\u00e9s mais \u00e0 la longue, on s\u2019est rendu compte que chacun se pr\u00e9occupe seulement de sa r\u00e9ussite \u00bb, se r\u00e9jouit le proviseur du lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou. Il salue l\u2019hospitalit\u00e9 de ses h\u00f4tes des 2iE de Kamboisin qui, selon ses dires, ont mis les moyens n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9ussite de leurs activit\u00e9s p\u00e9dagogiques. \u00ab Nos \u00e9l\u00e8ves sont log\u00e9s dans des chambres individuelles comprenant un lit, une table d\u2019\u00e9tude, une chaise, un ventilo, une douche, un drap, une couverture et une moustiquaire. Ils b\u00e9n\u00e9ficient de trois plats quotidiens \u00bb, a-t-il affirm\u00e9. A la diff\u00e9rence du lyc\u00e9e scientifique national de Ouagadougou dont l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e8ves logent au sein de l\u2019Institut 2iE, \u00e0 Bobo-Dioulasso, c\u2019est seulement les gar\u00e7ons qui logent au sein du Complexe scolaire Rockseed. Les filles sont log\u00e9es au Foyer Vicenta Maria des \u00ab Religieuses de Marie Immacul\u00e9e \u00bb \u00e0 cause d\u2019une insuffisance de site d\u2019h\u00e9bergement au Complexe scolaire Rockseed. L\u00e0-bas, les filles participent aux diff\u00e9rentes activit\u00e9s des s\u0153urs, notamment, les s\u00e9ances de pri\u00e8res, les travaux d\u2019int\u00e9r\u00eat commun, l\u2019organisation des f\u00eates. Si le proviseur du lyc\u00e9e de Bobo-Dioulasso loue la rigueur chez les s\u0153urs, il regrette n\u00e9anmoins que les t\u00e2ches auxquelles elles assignent ses filles, occupent \u00e9norm\u00e9ment celles-ci et les emp\u00eachent d\u2019\u00e9tudier.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons interpell\u00e9 plusieurs fois la s\u0153ur directrice mais elle a fait la sourde oreille \u00bb, d\u00e9plore-t-il. Face \u00e0 ces diff\u00e9rentes difficult\u00e9s, les deux proviseurs esp\u00e8rent pouvoir d\u00e9m\u00e9nager \u00e0 la rentr\u00e9e scolaire prochaine dans leurs propres locaux qui sont \u03c0en construction. A ce jour, les travaux des deux lyc\u00e9es scientifiques, officiellement lanc\u00e9s en f\u00e9vrier dernier pour un d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution de six mois, accusent du retard. Situ\u00e9 au secteur n\u00b023 de l\u2019arrondissement n\u00b02 sur une superficie de 4 hectares, dans le quartier Colma, le chantier du lyc\u00e9e scientifique national de Bobo-Dioulasso est \u00e0 un taux d\u2019ex\u00e9cution de 20%. Celui de la capitale situ\u00e9 au secteur n\u00b08 de l\u2019arrondissement n\u00b08, dans le quartier Bassinko, sur une superficie de 3 hectares, n\u2019est gu\u00e8re avanc\u00e9. Il est \u00e0 12%, plus de quatre mois apr\u00e8s le lancement des travaux. Selon le coordonnateur du Projet d\u2019am\u00e9lioration de l\u2019acc\u00e8s et de la qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation (PAAQE), Armand Kabor\u00e9, le retard est d\u00fb \u00e0 un probl\u00e8me technique. \u00ab Pour ces deux chantiers, nous avons perdu trois mois dans l\u2019approbation des plans d\u2019ex\u00e9cution des entreprises par le laboratoire national du b\u00e2timent et des travaux publics \u00bb, justifie-t-il. Avec ce retard, le charg\u00e9 de suivi et de contr\u00f4le des travaux des deux lyc\u00e9es scientifiques, J\u00e9r\u00e9mie Belemkoagba, pr\u00e9cise que les d\u00e9lais d\u2019ex\u00e9cution seront un peu d\u00e9cal\u00e9s, mais il rassure quant \u00e0 la disponibilit\u00e9 des ouvrages \u00e0 la rentr\u00e9e scolaire prochaine. \u00ab Pour cela, nous tenons chaque semaine deux r\u00e9unions, l\u2019une les lundis \u00e0 Bobo-Dioulasso et l\u2019autre les jeudis \u00e0 Ouagadougou pour booster l\u2019avanc\u00e9e des travaux \u00bb, souligne-t-il, lui qui est \u00e9galement technicien en g\u00e9nie civil au projet PAAQE. L\u2019optimisme du technicien est partag\u00e9 par le coordonnateur Kabor\u00e9\u00a0: \u00ab on a mis un dispositif de travail de nuit qui va nous permettre de rattraper le retard accus\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Selon lui, c\u2019est un challenge de d\u00e9marrer la prochaine ann\u00e9e scolaire dans les locaux des deux lyc\u00e9es scientifiques, car la location des sites d\u2019emprunts p\u00e8se \u00e9norm\u00e9ment sur le budget de l\u2019Etat et celui du partenaire. \u00ab En deux ans de location, l\u2019incidence financi\u00e8re pour les deux sites d\u2019emprunt tourne autour de 100 millions FCFA par an et par \u00e9tablissement, pourtant ce n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu dans le projet \u00bb, renseigne-t-il. La construction des deux lyc\u00e9es scientifiques nationaux est un aspect parmi tant d\u2019autres du Projet d\u2019am\u00e9lioration de l\u2019acc\u00e8s et de la qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation (PAAQE), d\u00e9but\u00e9 en 2015 par le gouvernement burkinab\u00e8 et financ\u00e9 par la Banque mondiale pour une dur\u00e9e de quatre ans. De l\u2019avis du repr\u00e9sentant r\u00e9sident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kant\u00e9, ce projet va r\u00e9volutionner l\u2019\u00e9ducation au pays des Hommes int\u00e8gres. D\u2019un montant de 5 milliards FCFA, la construction des deux lyc\u00e9es devait d\u00e9marrer en 2016, mais elle a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e \u00e0 la suite d\u2019une conjugaison de facteurs. 5 milliards FCFA pour les deux lyc\u00e9es \u00ab On a eu des difficult\u00e9s au d\u00e9part pour trouver l\u2019architecte pour les \u00e9tudes de faisabilit\u00e9 et les \u00e9tudes architecturales, car c\u2019\u00e9tait un concept nouveau qui nous vient de la Tunisie \u00bb, affirme le coordonnateur. Pour le ma\u00eetriser, le PAAQE a pr\u00e9vu un voyage d\u2019\u00e9tude de consultants en Tunisie pour une meilleure mise en \u0153uvre au Burkina Faso. Malheureusement, selon Armand Kabor\u00e9, des difficult\u00e9s n\u2019ont pas permis la r\u00e9alisation du voyage d\u2019\u00e9tude pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es du projet.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est \u00e0 la troisi\u00e8me ann\u00e9e que nous avons pu faire le voyage d\u2019\u00e9tude, puis nous avons recrut\u00e9 l\u2019architecte pour les \u00e9tudes techniques et architecturales des deux b\u00e2timents. Il ne nous restait plus qu\u2019une ann\u00e9e pour le mettre en \u0153uvre \u00bb, explique-t-il. Une ann\u00e9e qui s\u2019av\u00e8re insuffisante pour boucler les travaux des deux lyc\u00e9es scientifiques du fait des retards enregistr\u00e9s par les entreprises sur le d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution de six mois. Aussi, le gouvernement burkinab\u00e8 a introduit aupr\u00e8s de la Banque mondiale, une requ\u00eate de rallonge du projet qui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 dans les principes (en attendant la formalisation) pour un an suppl\u00e9mentaire, c\u2019est-\u00e0-dire jusqu\u2019en juillet 2020.<\/p>\n<p>\u00ab Ce qui nous laisse largement le temps de terminer les b\u00e2timents, de les \u00e9quiper et d\u2019organiser les rentr\u00e9es \u00bb, se r\u00e9jouit le coordonnateur. Selon le ministre de l\u2019Education nationale, de l\u2019Alphab\u00e9tisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, le projet de construction des deux lyc\u00e9es scientifiques nationaux est parti du constat d\u2019une d\u00e9saffection des \u00e9l\u00e8ves pour les sciences, qui date depuis les ann\u00e9es 1970. Selon les chiffres de l\u2019office du BAC, le nombre de candidats au baccalaur\u00e9at \u2018\u2019C\u2019\u2019 n\u2019a gu\u00e8re atteint 200 \u00e9l\u00e8ves entre 2015 et 2018. Et pour cause, \u00ab lorsque des \u00e9l\u00e8ves doivent postuler \u00e0 une bourse et que tous les bacs sont mis sur un m\u00eame pied d\u2019\u00e9galit\u00e9, cela les d\u00e9courage d\u2019aller faire les sciences qui sont des disciplines difficiles \u00bb, a expliqu\u00e9 le ministre. Leur attitude, apr\u00e8s la premi\u00e8re \u2018\u2019C\u2019\u2019, a-t-il poursuivi, c\u2019est d\u2019aller en Terminale \u2018\u2019D\u2019\u2019, plut\u00f4t que de continuer en Terminale \u2018\u2019C\u2019\u2019 et ce, pour avoir une tr\u00e8s bonne moyenne afin d\u2019obtenir la bourse pour aller \u00e9tudier \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. \u00ab Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er des lyc\u00e9es scientifiques, pour qu\u2019il y ait plus d\u2019engouement autour de la s\u00e9rie \u2018\u2019C\u2019\u2019, afin que nous ayons des ing\u00e9nieurs de qualit\u00e9 et des enseignants de sciences de qualit\u00e9 \u00bb, a indiqu\u00e9 le ministre<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Wurot\u00e8da Ibrahima SANOU<\/strong><\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>www.sanou31@hotmail.fr<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_30_5d5f0cb22d1b8_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/08\/22\/lycees-scientifiques-nationaux-que-dequations-a-resoudre\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Susciter l\u2019engouement des \u00e9l\u00e8ves pour la s\u00e9rie \u2018\u2019C\u2019\u2019, tel est l\u2019objectif qui a motiv\u00e9 le gouvernement burkinab\u00e8 \u00e0 lancer, en 2015, le projet de construction de deux lyc\u00e9es scientifiques nationaux en quatre ans. Mais cet ambitieux projet est confront\u00e9 aux difficult\u00e9s de d\u00e9marrage, de rallonge du budget, etc. D\u00e9cryptage. Vendredi 26 avril 2019, il est [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-58866","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58866","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58866"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58866\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58866"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58866"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58866"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}