{"id":59789,"date":"2019-09-01T09:31:00","date_gmt":"2019-09-01T13:31:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/affaire-imlil-haute-surveillance-a-la-cite-des-corsaires\/"},"modified":"2019-09-01T09:31:00","modified_gmt":"2019-09-01T13:31:00","slug":"affaire-imlil-haute-surveillance-a-la-cite-des-corsaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/affaire-imlil-haute-surveillance-a-la-cite-des-corsaires\/","title":{"rendered":"Affaire Imlil: Haute surveillance \u00e0 la cit\u00e9 des corsaires\u2026"},"content":{"rendered":"<div readability=\"36\">\n<p>Face au dispositif s\u00e9curitaire du tribunal antiterroriste<\/p>\n<p>Contr\u00f4le d\u2019identit\u00e9 et interdiction d\u2019appareils \u00e9lectroniques<\/p>\n<p>Un am\u00e9nagement qui rappelle le Maxi-proc\u00e8s de la mafia<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"118\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/affaires_terroristes_082.jpg\" width=\"800\" height=\"562\" alt=\"affaires_terroristes_082.jpg\" title=\"affaires_terroristes_082.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"12\">\n<p class=\"rtejustify\">Le pic de 2003 est li\u00e9 aux attentats du 16 mai survenus \u00e0 Casablanca. Apr\u00e8s \u00abl\u2019accalmie\u00bb, le nombre d\u2019affaires de terrorisme remonte en 2007. Ann\u00e9e o\u00f9 la m\u00e9tropole \u00e9conomique va connaitre une seconde attaque kamikaze, le 10 avril au quartier Farah. Cinq morts y sont recens\u00e9s dont les terroristes et un officier de police. Le nombre de dossiers remonte d\u00e8s 2010. L\u2019attentat \u00e0 la bombe au caf\u00e9 Argana \u00e0 Marrakech a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 18 personnes. L\u2019on rel\u00e8ve une moyenne annuelle de 294 dossiers de terrorisme trait\u00e9s par la justice. Ce qui repr\u00e9sente 2% des crimes et d\u00e9lits d\u2019atteinte \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019ordre public: 16.303 affaires entre 2003 et 2011<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Sal\u00e9, la cit\u00e9 des corsaires, abrite la juridiction antiterroriste depuis au moins une d\u00e9cennie. Cette instance rattach\u00e9e \u00e0 la Cour d\u2019appel de Rabat a une comp\u00e9tence nationale dans ce genre d\u2019affaires criminelles. L\u2019Economiste a fait le tour du palais de justice \u00e0 l\u2019architecture mauresque.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le b\u00e2timent bien entretenu se situe dans le quartier Salam. Traduisez \u00abla paix\u00bb. Toute une symbolique qui englobe aussi l\u2019affaire des pr\u00e9sum\u00e9s assassins de deux touristes scandinaves. Ils vont en effet compara\u00eetre pour la seconde fois devant leurs juges mercredi 11 septembre. Une date qui co\u00efncide avec les attentats ayant fait 2.977 morts il y a pr\u00e8s de 20 ans aux Etats-Unis.<\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>De Sal\u00e9 \u00e0 Palerme<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Juste derri\u00e8re le tribunal antiterroriste se trouve un autre \u00e9difice aux murs d\u2019un gris maussade. Les sentinelles qui le coiffent laissent deviner qu\u2019il s\u2019agit de la prison de Sal\u00e9. Y sont intern\u00e9es les personnes accus\u00e9es ou condamn\u00e9es pour terrorisme. La proximit\u00e9 des deux immeubles att\u00e9nue les risques s\u00e9curitaires. La mobilisation des troupes et d\u2019une logistique sont ainsi moins cons\u00e9quentes. Mais la zone reste hautement surveill\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pas un pas sans qu\u2019il n\u2019y ait un agent de police, de l\u2019administration p\u00e9nitentiaire\u2026 Ce dispositif et la nature de l\u2019am\u00e9nagement spatial rappellent un peu les mesures du Maxi-proc\u00e8s de Palerme. Une prison avec des couloirs reli\u00e9s directement au tribunal. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9e en six mois pour juger, entre f\u00e9vrier 1986 et fin 1987, plus de 400 membres de la Cosa Nostra. Et surtout le parrain des parrains de la mafia sicilienne,Toto Riina, qui sera jug\u00e9 par contumace dans le Maxi-proc\u00e8s(1).\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019Economiste poursuit sa tourn\u00e9e. Des justiciables se prot\u00e8gent de la chaleur sous les murs avoisinants au tribunal de Sal\u00e9. Des visages inquiets et des regards perdus. Ce panorama rappelle aussi que la lutte antiterroriste est aussi s\u00e9rieuse que la guerre contre le crime organis\u00e9 en Italie. \u00a0<br \/>Contr\u00f4le d\u2019identit\u00e9 \u00e0 l\u2019entr\u00e9e y compris pour les journalistes. La police est particuli\u00e8rement allergique aux appareils \u00e9lectroniques: \u00abAvez-vous une cam\u00e9ra?\u00bb, nous demande l\u2019un de ses agents.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019affaire Imlil qui est programm\u00e9e pour midi en ce mercredi 28 ao\u00fbt laisse planer une tension sourde. Deux \u00e9l\u00e9ments ont retenu l\u2019attention de l\u2019ex-pr\u00e9sident de l\u2019Association des journalistes judiciaires dans ce dossier p\u00e9nal.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abD\u2019abord, les aveux spontan\u00e9s des trois principaux accus\u00e9s devant le tribunal. Ensuite, la justice n\u2019a pas cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer le r\u00f4le de Dar Al Qoran, \u00e9cole coranique bas\u00e9e \u00e0 Marrakech\u00bb, rel\u00e8ve Abdellah Cherkaoui \u00e9galement auteur de plusieurs ouvrages notamment sur le d\u00e9tournement de deniers publics.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Notre confr\u00e8re est pr\u00e9sent \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s dans le hall du tribunal. Passage oblig\u00e9 par le portique de s\u00e9curit\u00e9 avant de mettre les pieds dans la salle d\u2019audience. Puis de jeunes officiers en civil demandent courtoisement les cartes d\u2019identit\u00e9 et de presse. Ils les prennent \u00e0 deux reprises en photos et notent les num\u00e9ros des documents et les noms de leurs d\u00e9tenteurs dans un registre.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Les t\u00e9l\u00e9phones portables sont consign\u00e9s \u00e0 l\u2019instar des sacs et cartables. Ils sont mis sous scell\u00e9 dans des enveloppes A4 en plastique de couleur rouge. Un num\u00e9ro est remis \u00e0 chaque reporter, le n\u00f4tre est le 27. Un \u00e9criteau placard\u00e9 dans le hall indique que \u00ables t\u00e9l\u00e9phones, cam\u00e9ras et appareils photo sont strictement interdits\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A l\u2019int\u00e9rieur, six cam\u00e9ras de surveillance nich\u00e9es dans les recoins de la salle d\u2019audience scrutent le moindre mouvement. \u00abLes deux tiers de l\u2019assistance sont constitu\u00e9s de corps s\u00e9curitaires (incognito \u00e9videmment)\u00bb, souffle une source judiciaire. Ce sont les yeux et les oreilles des Renseignements g\u00e9n\u00e9raux, de la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la surveillance du territoire (DGST), de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ)\u2026<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Un officier de police nous signifie qu\u2019il est \u00abstrictement interdit de s\u2019adresser aux avocats\u00bb. Ce sont \u00ables directives\u00bb z\u00e9l\u00e9es, il faut le dire. Notre interlocuteur se montre aimable et compr\u00e9hensif en nous assurant une entrevue avec Me Khalid Fataoui \u00e0 la fin de l\u2019audience. Engagement tenu d\u2019ailleurs avec nos confr\u00e8res de la MAP notamment.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour sa part, L\u2019Economiste avait auparavant approch\u00e9 l\u2019avocat avant son entr\u00e9e \u00e0 la salle d\u2019audience. Me Fataoui repr\u00e9sente les ayants droit de la victime danoise. Il s\u2019est expliqu\u00e9 sur sa demande de d\u00e9dommagement r\u00e9clam\u00e9 \u00e0 l\u2019Etat marocain. Tout un d\u00e9bat sur la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 de la justice administrative compar\u00e9e \u00e0 celle p\u00e9nale.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>F.F.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/em><\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>(1) Documentaire de Mosco Levi Boucault\u00a0 \u00abCorleone, le parrain des parrains\u00bb et l\u2019ouvrage de Pino Arlacchi, \u00abBuscetta: La mafia par l\u2019un des siens\u00bb, Edition du F\u00e9lin, 1996<\/em><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1049515-affaire-imlil-haute-surveillance-la-cite-des-corsaires\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face au dispositif s\u00e9curitaire du tribunal antiterroriste Contr\u00f4le d\u2019identit\u00e9 et interdiction d\u2019appareils \u00e9lectroniques Un am\u00e9nagement qui rappelle le Maxi-proc\u00e8s de la mafia Le pic de 2003 est li\u00e9 aux attentats du 16 mai survenus \u00e0 Casablanca. 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