{"id":60047,"date":"2019-09-03T04:11:10","date_gmt":"2019-09-03T08:11:10","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/campagne-agricole-humide-2019-2020\/"},"modified":"2019-09-03T04:11:10","modified_gmt":"2019-09-03T08:11:10","slug":"campagne-agricole-humide-2019-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/campagne-agricole-humide-2019-2020\/","title":{"rendered":"Campagne agricole humide 2019-2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/envir03-3.gif?fit=578%2C386&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"578\" height=\"386\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/envir03-3.gif?resize=578%2C386&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"envir03\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Le ministre de l\u2019Agriculture et des Am\u00e9nagements hydro-agricoles, Salifou Ou\u00e9draogo, a effectu\u00e9 un suivi de la campagne agricole humide \u00e0 Bani et Diomga dans la r\u00e9gion du Sahel, les 26 et 27 ao\u00fbt 2019.<\/strong><\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion du Sahel, la production attendue pour la campagne agricole 2019-2020 est de 390 872 tonnes. Pour s\u2019assurer de l\u2019atteinte de ces r\u00e9sultats, le ministre de l\u2019Agriculture et des Am\u00e9nagements hydro-agricoles, Salifou Ou\u00e9draogo, s\u2019est rendu dans la r\u00e9gion du Sahel les 26 et 27 ao\u00fbt 2019. En effet, \u00e0 Bani, village situ\u00e9 \u00e0 4,5 km de Dori, Boureima N\u2019gorba, un producteur mod\u00e8le force l\u2019admiration. Dans sa superficie de 4.5 ha, ses sp\u00e9culations pr\u00e9sentent un bon visage. Il y produit du mil, du sorgho, du ma\u00efs et du ni\u00e9b\u00e9. M. N\u2019gorba a r\u00e9ussi \u00e0 produire sur une terre d\u00e9grad\u00e9e en adoptant le za\u00ef. \u00abAvant l\u2019herbe ne poussait pas. Le terrain \u00e9tait compl\u00e8tement nu. J\u2019ai adopt\u00e9 cette technique et je faisais plus de 6000 trous de za\u00ef. Au d\u00e9but, beaucoup pensaient que j\u2019\u00e9tais fou. Mais de nos jours, j\u2019arrive \u00e0 me prendre en charge\u00bb, confie-t-il. Il avoue, sourire aux l\u00e8vres, qu\u2019il peut r\u00e9colter 100 sacs de mil sosat sur une superficie de 2 hectares (ha). En plus, poursuit-il, il y a aussi le ni\u00e9b\u00e9. Il soutient que pour un tel succ\u00e8s il a utilis\u00e9 de la fumure organique et pour faire face aux poches de s\u00e9cheresse, il dit avoir mis en place des points d\u2019eau. Le m\u00eame constat reluisant a \u00e9t\u00e9 fait dans le village d\u2019Ansia. L\u00e0-bas, plusieurs sp\u00e9culations et vari\u00e9t\u00e9s, notamment le mil sosat, le sorgho, le s\u00e9same, le ma\u00efs et l\u2019arachide \u00e9vo-luent dans le champ d\u2019Assane Banc\u00e9. Ces sp\u00e9culations, selon lui, poussent normalement gr\u00e2ce \u00e0 la bonne pluviom\u00e9trie, aux op\u00e9rations culturales comme le labour et le semis et l\u2019aide des professionnels agricoles. Tout comme M. N\u2019gorba, lui aussi utilise la fumure organique et a instaur\u00e9 un syst\u00e8me d\u2019irrigation. Ce cinquantenaire affirme avec fiert\u00e9 que c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019il fait ce genre de culture. \u00abCette ann\u00e9e, la r\u00e9colte sera bonne et j\u2019invite les autres \u00e0 embo\u00eeter mes pas\u00bb, lance-t-il. Toutefois, il pr\u00e9cise que les cultivateurs de la r\u00e9gion sont confront\u00e9s \u00e0 la difficult\u00e9 d\u2019acquisition de semences, \u00e0 la m\u00e9vente et au manque de mat\u00e9riel ad\u00e9quat.<\/p>\n<p>Une foire pour \u00e9couler les semences<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette visite, le ministre et sa d\u00e9l\u00e9gation ont mis le cap sur la ferme semenci\u00e8re de Bani. Elle s\u2019\u00e9tend sur une superficie de 30 ha avec comme principales cultures : le mil, le sorgho et le ni\u00e9b\u00e9. La ferme est occup\u00e9e par 51 producteurs dont 16 femmes.<br \/>Hamadou Ou\u00e9draogo, l\u2019un des producteurs, fait savoir que le r\u00e9sultat attendu de toutes les sp\u00e9culations apr\u00e8s la vente est de 29 millions 553 mille 800 F CFA. Cependant, il d\u00e9plore la m\u00e9vente et la lenteur dans le d\u00e9caissement de fonds par l\u2019Etat qui entravent le d\u00e9veloppement agricole. \u00abA cela, s\u2019ajoutent l\u2019insuffisance d\u2019engrais, le ravinement de la ferme et la v\u00e9tust\u00e9 des infrastructures (magasins et aires de s\u00e9chage)\u00bb, argue-t-il. Et de pr\u00e9ciser que malgr\u00e9 tout, les producteurs font une cotisation annuelle de 5000 F CFA chacun pour l\u2019entretien de la ferme. Somme que le ministre trouve d\u00e9risoire, car, de son avis, elle devrait s\u2019\u00e9lever \u00e0<br \/>50 000 F CFA par personne. Sur la question de l\u2019\u00e9coulement des semences, le pr\u00e9sident de l\u2019union nationale des producteurs semenciers, Inoussa Ou\u00e9draogo, rassure que des initiatives seront mises en place au niveau national et international pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me. Au Centre de promotion rurale de Diomga o\u00f9 50 jeunes sont encadr\u00e9s sur, entre autres, les techniques agricoles, le tissage et la fabrique de savon, des courgettes et des concombres r\u00e9colt\u00e9es sont entrepos\u00e9es. En plus, l\u2019on a des past\u00e8ques et du mil. Le directeur du centre, Daniel Ou\u00e9draogo, indique que le frein majeur est la faiblesse de la subvention de l\u2019Etat. A l\u2019issue de la visite, le ministre Salif Ou\u00e9draogo a fait savoir qu\u2019il y a un bon d\u00e9veloppement des cultures. \u00abCela montre qu\u2019au niveau du Sahel, il y a de l\u2019espoir. Des techniques de gestion localis\u00e9e de l\u2019eau ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es. Ces cultivateurs qui ont d\u00e9velopp\u00e9 des initiatives sont des mod\u00e8les \u00e0 vulgariser\u00bb, affirme-t-il. Par rapport aux difficult\u00e9s des producteurs semenciers, il souligne qu\u2019avec l\u2019union nationale des producteurs semenciers, des foires seront organis\u00e9es au niveau national pour faciliter l\u2019\u00e9coulement des semences. \u00ab Nous voulons qu\u2019en 2020, ces foires puissent se tenir au niveau r\u00e9gional pour valoriser les productions. Cela va permettre \u00e0 d\u2019autres producteurs de se procurer des semences am\u00e9lior\u00e9es \u00bb, promet-il. Concernant le manque de mat\u00e9riel, le ministre soutient que les producteurs doivent g\u00e9n\u00e9rer de l\u2019argent pour rendre dynamique la ferme que l\u2019Etat leur a c\u00e9d\u00e9e.<\/p>\n<p>Mariam SOMDA<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_30_5d6edeae28f9e_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/09\/03\/campagne-agricole-humide-2019-2020\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le ministre de l\u2019Agriculture et des Am\u00e9nagements hydro-agricoles, Salifou Ou\u00e9draogo, a effectu\u00e9 un suivi de la campagne agricole humide \u00e0 Bani et Diomga dans la r\u00e9gion du Sahel, les 26 et 27 ao\u00fbt 2019. Dans la r\u00e9gion du Sahel, la production attendue pour la campagne agricole 2019-2020 est de 390 872 tonnes. 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