{"id":60301,"date":"2019-09-06T06:15:00","date_gmt":"2019-09-06T10:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/debdou-un-festival-pour-la-memoire-collective\/"},"modified":"2019-09-06T06:15:00","modified_gmt":"2019-09-06T10:15:00","slug":"debdou-un-festival-pour-la-memoire-collective","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/debdou-un-festival-pour-la-memoire-collective\/","title":{"rendered":"Debdou: Un festival pour la m\u00e9moire collective"},"content":{"rendered":"<div readability=\"39\">\n<p>Pour c\u00e9l\u00e9brer \u00abLa\u00e2laoui\u00bb, la danse des guerriers de l\u2019Orien\u00adtal<\/p>\n<p>Et les chants de la m\u00e9moire jud\u00e9o-musulmane et amazighe<\/p>\n<p>La Maison de la culture, annonc\u00e9e en 2014, toujours pas inaugur\u00e9e<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"134\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/debdou-festival-086.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"debdou-festival-086.jpg\" title=\"debdou-festival-086.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"10\">\n<p class=\"rtejustify\">La\u00e2laoui, exclusivement masculin, est accompli pour exhiber les qualit\u00e9s d\u2019endurance et de ma\u00eetrise de la g\u00e9om\u00e9trie de l\u2019espace et des percussions \u00e0 multiples r\u00e9sonnances <em>(Ph. AK)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le rideau est tomb\u00e9 mardi dernier sur la 15e \u00e9dition du festival de La\u00e2laoui de Debdou. Un rendez-vous annuel pour c\u00e9l\u00e9brer l\u2019h\u00e9ritage de la r\u00e9gion et assurer la p\u00e9rennit\u00e9 du patrimoine local. Durant trois jours (du 1er au 3 septembre), une quinzaine de troupes folkloriques ont \u00e9bloui les spectateurs par leur ma\u00eetrise des diff\u00e9rents mouvements et chor\u00e9gra\u00adphies faisant la sp\u00e9cificit\u00e9 des danses guerri\u00e8res de l\u2019Oriental. Des chants an\u00adcr\u00e9s dans la m\u00e9moire collective jud\u00e9o-musulmane et amazighe ont rappel\u00e9 les affinit\u00e9s culturelles qui ont fait de la loca\u00adlit\u00e9 de Debdou un berceau de tol\u00e9rance et d\u2019acceptation de l\u2019autre.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le festival de La\u00e2laoui est \u00e9galement un ensemble d\u2019activit\u00e9s parall\u00e8les: ex\u00adposition de produits artisanaux locaux, d\u2019anciennes gravures de la province de Taourirt, d\u00e9fil\u00e9 des diff\u00e9rentes troupes participantes, soir\u00e9es musicales et visite d\u2019attractivit\u00e9s touristiques. Une oppor\u00adtunit\u00e9 pour d\u00e9couvrir les sp\u00e9cificit\u00e9s naturelles de la r\u00e9gion, tels le mellah, les grottes d\u2019eau, du corbeau et du lion, les sources de Tafrante et Ain Sbilya.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En plus de ces animations, des cher\u00adcheurs et professeurs universitaires ont anim\u00e9 deux tables rondes autour du pa\u00adtrimoine et de l\u2019histoire, des influences internes et externes de la migration des habitants de Debdou, des fouilles arch\u00e9o\u00adlogiques et des sp\u00e9cificit\u00e9s socioculturelles.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abOrganis\u00e9e sous le th\u00e8me: Le patri\u00admoine de nos anc\u00eatres, un legs que nous devons pr\u00e9server, cette 15e \u00e9dition refl\u00e8te l\u2019int\u00e9r\u00eat grandissant dont jouit le patri\u00admoine immat\u00e9riel aupr\u00e8s des jeunes qui se sont fortement impliqu\u00e9s. D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de le pr\u00e9server et de le d\u00e9ve\u00adlopper\u00bb, a expliqu\u00e9 Mountassir Louki\u00adli, directeur r\u00e9gional de la culture dans l\u2019Oriental. Et d\u2019ajouter que \u00abce type de rencontre traduit une prise de conscience collective pour hisser le legs des an\u00adciennes g\u00e9n\u00e9rations en vecteur de crois\u00adsance \u00e9conomique et de d\u00e9veloppement local\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">De son c\u00f4t\u00e9, le pr\u00e9sident de l\u2019Asso\u00adciation A\u00efn Sbilya des arts populaires, (organisatrice du festival), Ali Hamdaoui, a insist\u00e9 sur l\u2019importance de la cr\u00e9ativit\u00e9 dans ce domaine et la n\u00e9cessit\u00e9 de la mettre \u00e0 profit pour favoriser le d\u00e9velop\u00adpement local et l\u2019\u00e9mergence d\u2019artisans confirm\u00e9s. Et de pr\u00e9ciser que \u00abl\u2019art dans sa globalit\u00e9, et la danse en particulier, est un d\u00e9nominateur commun entre les diff\u00e9rentes cultures, et un facilitateur de compr\u00e9hension et d\u2019entente\u00bb. \u00abIl joue \u00e9galement un r\u00f4le important dans la valo\u00adrisation des richesses historiques, g\u00e9ogra\u00adphiques et culturelles et renforcer l\u2019attrac\u00adtivit\u00e9 touristique\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019organisation de cette manifestation a permis au ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, de s\u2019enqu\u00e9rir de l\u2019avancement des travaux de construction d\u2019une maison de la culture \u00e0 Debdou. Un \u00e9difice qui a n\u00e9cessit\u00e9 un investissement de 15 millions de DH.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Annonc\u00e9e en mars 2014, cette maison de la culture, dont la r\u00e9alisation a tard\u00e9 \u00e0 se concr\u00e9tiser, n\u2019est pas encore inaugu\u00adr\u00e9e. L\u2019\u00e9difice est constitu\u00e9 d\u2019une biblio\u00adth\u00e8que, un espace d\u2019exposition, une salle de lecture, une salle polyvalente pouvant accueillir 300 personnes, un d\u00e9p\u00f4t, des bureaux et des sanitaires. Il aura pour mis\u00adsion fondamentale de retracer l\u2019apport des communaut\u00e9s juive, amazighe et arabe dans l\u2019histoire s\u00e9culaire du Maroc, tout en prot\u00e9geant et valorisant les diff\u00e9rents affluents du patrimoine et de la culture marocains.<\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Lexique et cadences sp\u00e9cifiques<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/debdou_festival_086.jpg\" width=\"155\" height=\"283\" alt=\"debdou_festival_086.jpg\" title=\"debdou_festival_086.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0LA\u00c2LAOUI est une danse accord\u00e9e sur la rythmique de l\u2019instrument \u00e0 per\u00adcussions, qui peut \u00eatre un bandir ou un guellal. Quant \u00e0 l\u2019air accompa\u00adgnateur, il est ex\u00e9cut\u00e9 par un zamer, ghaita, ou gasba, pour r\u00e9gulariser les mesures de danse qui peuvent \u00eatre annon\u00adc\u00e9es par le meneur.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Des annonces pour r\u00e9aliser trois coups de pied avec un interlude sur deux. Une fois la \u00abSbais\u00adsia\u00bb exprim\u00e9e, tous les danseurs ex\u00e9cutent un ensemble de coups impairs du pied sur le sol. Et ainsi de suite \u00e0 chaque fois que le me\u00adneur invite les danseurs \u00e0 r\u00e9aliser de nouvelles voltiges par les cris de \u00abDkhoul\u00bb et \u00abJarre\u00bb. De son c\u00f4t\u00e9, la \u00abTa\u00e2richa\u00bb permet \u00e0 la \u00abSbaissia\u00bb d\u2019\u00eatre expressive, fr\u00e9n\u00e9tique, gracieuse, lascive, et voluptueuse. Elle prendra par la suite des allures intensives, lentes, voire violentes lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019atteinte \u00e0 l\u2019honneur et \u00e0 la fiert\u00e9 de la tribu.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La\u00e2laoui est une danse aux percussions endiabl\u00e9es qui peuvent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es sur de multiples rythmes. C\u2019est aussi une chor\u00e9\u00adgraphie permettant aux \u00abChioukhes\u00bb musiciens et aux danseurs de se distinguer par la couleur des \u00abrezzas\u00bb, turbans qu\u2019ils portent. Elle est jaune pour les chioukh et blanche pour les arfas. Le \u00abaarif\u00bb ajoute un \u00abte\u00adhlil\u00bb sur sa \u00abla\u00e2baya\u00bb et l\u2019orne de \u00abTkha\u00admels\u00bb en laine de couleur pour ceinturer sa djelabah et son \u00abSelham\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1049761-debdou-un-festival-pour-la-memoire-collective\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour c\u00e9l\u00e9brer \u00abLa\u00e2laoui\u00bb, la danse des guerriers de l\u2019Orien\u00adtal Et les chants de la m\u00e9moire jud\u00e9o-musulmane et amazighe La Maison de la culture, annonc\u00e9e en 2014, toujours pas inaugur\u00e9e La\u00e2laoui, exclusivement masculin, est accompli pour exhiber les qualit\u00e9s d\u2019endurance et de ma\u00eetrise de la g\u00e9om\u00e9trie de l\u2019espace et des percussions \u00e0 multiples r\u00e9sonnances (Ph. 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