{"id":62015,"date":"2019-09-23T10:25:48","date_gmt":"2019-09-23T14:25:48","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/dans-le-roman-la-grande-famine-publie-par-marsam-un-grand-eclairage-sur-les-annees-40-au-maroc-signe-soufiane-marsni\/"},"modified":"2019-09-23T10:25:48","modified_gmt":"2019-09-23T14:25:48","slug":"dans-le-roman-la-grande-famine-publie-par-marsam-un-grand-eclairage-sur-les-annees-40-au-maroc-signe-soufiane-marsni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/dans-le-roman-la-grande-famine-publie-par-marsam-un-grand-eclairage-sur-les-annees-40-au-maroc-signe-soufiane-marsni\/","title":{"rendered":"Dans le roman \u00abLa grande famine\u00bb publi\u00e9 par Marsam : Un grand \u00e9clairage sur les ann\u00e9es 40 au Maroc sign\u00e9 Soufiane Marsni"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/aujourdhui.ma\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/Soufiane-Marsni-roman-La-grande-famine.jpg?x29840\" alt=\"Dans le roman \u00abLa grande famine\u00bb publi\u00e9 par Marsam : Un grand \u00e9clairage sur les ann\u00e9es 40 au Maroc sign\u00e9 Soufiane Marsni\"\/><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"c4\"><strong>La famine pousse les paysans \u00e0 abandonner\u00a0<\/strong><strong>leurs terres pour rallier la ville o\u00f9, selon les rumeurs, la situation reste plus ou moins vivable\u00a0<\/strong><strong>de par les fameux bons de rationnement distribu\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 la population par les autorit\u00e9s.<\/strong><\/span><span id=\"more-318499\"\/><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le jeune auteur marocain Soufiane Marsni, n\u00e9 en 1976, raconte, dans son roman \u00abLa grande famine\u00bb publi\u00e9 par les \u00e9ditions Marsam des faits remontant aux ann\u00e9es 40. Ces \u00e9v\u00e9nements de famine demeurent fort m\u00e9connus par des g\u00e9n\u00e9rations bien qu\u2019elles aient marqu\u00e9 l\u2019histoire du Maroc \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\"><strong>Une \u00e8re doubl\u00e9e de la 2\u00e8me Guerre mondiale<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><em>\u00abLes ann\u00e9es 40 sont une \u00e9poque charni\u00e8re dans l\u2019histoire du pays qui s\u2019est vu passer tr\u00e8s vite du statut de protectorat fran\u00e7ais \u00e0 une colonisation fran\u00e7aise. A cette \u00e9poque-l\u00e0, les disparit\u00e9s sociales sont devenues flagrantes surtout entre le monde urbain et rural\u00bb,<\/em> pr\u00e9cise l\u2019\u00e9crivain. Ces faits sont, selon Soufiane Marsni, doubl\u00e9s de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale qui a entra\u00een\u00e9 des malheurs innombrables sur le pays. Comme il l\u2019explicite, la famine qui a suivi cet \u00e9v\u00e9nement mondial pousse les paysans \u00e0 abandonner leurs terres pour rallier la ville o\u00f9, selon les rumeurs, la situation reste plus ou moins vivable de par les fameux bons de rationnement distribu\u00e9s \u00e0 la population par les autorit\u00e9s dans une vaine tentative de faire face \u00e0 une p\u00e9nurie de plus en plus importante des mati\u00e8res alimentaires. Dans son intrigue, l\u2019auteur raconte l\u2019histoire d\u2019un couple dont le mari d\u00e9cide de migrer de la campagne vers Casablanca apr\u00e8s avoir trouv\u00e9 un emploi en ville en pleine p\u00e9riode de famine. H\u00e9las, l\u2019\u00e9poux d\u00e9c\u00e8de suite \u00e0 un accident sur le chantier o\u00f9 il travaille. Pour subvenir aux besoins de ses deux filles, sa femme, Halima se voit oblig\u00e9e de travailler dans une usine o\u00f9 elle rencontre une autre dame, Aicha, qui lui souffle l\u2019id\u00e9e de s\u2019approvisionner en usurpant l\u2019identit\u00e9 d\u2019une autre femme. Rattrap\u00e9e par la jalousie de sa voisine, \u00e9pouse d\u2019un policier, elle finit par d\u00e9cider de quitter la ville en ayant une pens\u00e9e pour son amie, Aicha, bien qu\u2019elle l\u2019ait mise dans un p\u00e9trin. Le tout s\u2019\u00e9tant d\u00e9roul\u00e9 dans l\u2019\u00e8re en question. Pour s\u2019informer de cette p\u00e9riode, l\u2019\u00e9crivain a eu recours \u00e0 un proche parent.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\"><strong>La tante de l\u2019auteur, source d\u2019informations <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Guid\u00e9 par sa curiosit\u00e9 intellectuelle, l\u2019\u00e9crivain<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span> s\u2019est davantage renseign\u00e9 sur les tenants et les aboutissants de cette curieuse p\u00e9riode. <em>\u00abTellement il m\u2019\u00e9tait inconcevable de pr\u00e9senter le calvaire des Marocains r\u00e9duits \u00e0 faire la queue devant les bureaux et devant les magasins pour se procurer des vivres !\u00bb,<\/em> encha\u00eene-t-il. L\u2019auteur, qui dit avoir toujours \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9 par l\u2019histoire du Maroc, notamment celle contemporaine riche en \u00e9v\u00e9nements marquants, rest\u00e9s, pendant de longues d\u00e9cennies, grav\u00e9s dans la m\u00e9moire collective de ses concitoyens, a trouv\u00e9 en sa <em>\u00abd\u00e9funte tante une source in\u00e9puisable d\u2019informations\u00bb<\/em>. Celles-ci lui avaient, selon ses dires, permis de mieux conna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 de cette \u00e9poque-l\u00e0, surtout les rapports humains et la solidarit\u00e9 des gens face \u00e0 un tel drame. <em>\u00abCeci m\u2019a \u00e9galement permis de comprendre la particularit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine, une mosa\u00efque de cultures et d\u2019ethnies. Il n\u2019y a pas mieux que Casablanca pour illustrer le c\u00f4t\u00e9 cosmopolite incarn\u00e9 par la pr\u00e9sence d\u2019\u00e9trangers et d\u2019autochtones sur le m\u00eame territoire\u00bb,<\/em> encha\u00eene-t-il. Cette compr\u00e9hension par l\u2019auteur est v\u00e9hicul\u00e9e, dans son livre, pour la partager avec le lecteur en r\u00e9coltant des informations surprenantes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\"><strong>De fortes pr\u00e9cipitations avant la famine<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Selon Soufiane Marsni, ce roman, destin\u00e9 aussi bien aux jeunes qu\u2019aux moins jeunes, a pour ambition de lever beaucoup d\u2019amalgames sur la cause de cette <em>famine d\u00e9vastatrice. \u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait de constater que bon nombre de Marocains, m\u00eame ceux et celles qui pensent en savoir beaucoup de choses, pr\u00e9tendent que la famine des ann\u00e9es quarante fut le r\u00e9sultat de plusieurs ann\u00e9es de s\u00e9cheresse, alors que tous les t\u00e9moignages, y compris des \u00e9tudes cr\u00e9dibles et officielles, d\u00e9montrent d\u2019une mani\u00e8re on ne peut plus clair que les ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la famine avaient enregistr\u00e9 des taux de pr\u00e9cipitations exceptionnels!\u00bb,<\/em> exalte-t-il. Cela \u00e9tant,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span> il veut, \u00e0 travers cet ouvrage, r\u00e9concilier les Marocains avec un pan de notre histoire en leur pr\u00e9sentant les faits d\u2019une mani\u00e8re litt\u00e9raire et attrayante. A leur tour, certains personnages dans le roman sont susceptibles de donner des impressions ambivalentes. L\u00e0, l\u2019auteur se veut clair.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\"><strong>Dans le tr\u00e9fonds des\u00a0<\/strong><\/span><span class=\"s1\"><strong>personnages principaux<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le roman aborde l\u2019histoire de Halima qui incarne, selon l\u2019auteur, la femme <em>\u00abpaysanne, na\u00efve certes, mais d\u00e9brouillarde et courageuse face \u00e0 un tel malheur\u00bb.<\/em> Pour lui, l\u2019h\u00e9ro\u00efne de l\u2019\u0153uvre a un c\u00f4t\u00e9 ing\u00e9nieux, une abn\u00e9gation et un courage pour assurer la survie de ses deux filles. Puisqu\u2019elle est rest\u00e9e seule apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son mari, elle dut trouver une issue. Quant \u00e0 Aicha qui est la femme la plus audacieuse \u00abpeut-\u00eatre\u00bb du roman, elle incarne la femme citadine qui ose contourner les difficult\u00e9s, quitte \u00e0 tenter d\u2019obtenir des bons suppl\u00e9mentaires au nez et \u00e0 la barbe des autorit\u00e9s en inventant une histoire compl\u00e8tement rocambolesque. Ni la premi\u00e8re ni la deuxi\u00e8me n\u2019auraient pu faire autrement, toutes les deux<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span> sont rest\u00e9es sans soutien apr\u00e8s la perte de leurs conjoints. Or Aicha, selon l\u2019auteur, n\u2019avait pas pu tourner le dos \u00e0 son amie et l\u2019abandonner \u00e0 son sort, m\u00eame si la situation recommandait la plus grande discr\u00e9tion. De leur c\u00f4t\u00e9, d\u2019autres personnages laissent voir une haine \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leurs pairs. C\u2019est le cas du sentiment de l\u2019\u00e9pouse du policier et ses filles envers Halima et ses petites. Dans ce sens, l\u2019\u00e9crivain se veut \u00e9galement clair. <em>\u00abLes gens n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 ni plus bons ni plus mauvais, ils sont toujours les m\u00eames. Nous avons toujours tendance \u00e0 pr\u00e9tendre que la vie fut autrefois plus propice, que les gens furent assez sympas, mais on oublie tr\u00e8s vite que la bont\u00e9 et la m\u00e9chancet\u00e9 ont toujours cohabit\u00e9 ensemble chez les humains et ce depuis la nuit des temps\u00bb,<\/em> avance l\u2019auteur qui travaille sur son 2\u00e8me roman apr\u00e8s deux recueils de nouvelles.<\/span><\/p>\n<p>Auteur: Salima Guisser<br \/>\n<a href=\"http:\/\/aujourdhui.ma\/culture\/dans-le-roman-la-grande-famine-publie-par-marsam-un-grand-eclairage-sur-les-annees-40-au-maroc-signe-soufiane-marsni\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La famine pousse les paysans \u00e0 abandonner\u00a0leurs terres pour rallier la ville o\u00f9, selon les rumeurs, la situation reste plus ou moins vivable\u00a0de par les fameux bons de rationnement distribu\u00e9s\u00a0\u00e0 la population par les autorit\u00e9s. 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