{"id":62562,"date":"2019-09-27T06:45:00","date_gmt":"2019-09-27T10:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/art-contemporain-quand-rabat-reecrit-un-nouveau-recit-du-monde\/"},"modified":"2019-09-27T06:45:00","modified_gmt":"2019-09-27T10:45:00","slug":"art-contemporain-quand-rabat-reecrit-un-nouveau-recit-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/art-contemporain-quand-rabat-reecrit-un-nouveau-recit-du-monde\/","title":{"rendered":"Art contemporain: Quand Rabat r\u00e9\u00e9crit un nouveau r\u00e9cit du monde"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/mmvi-001.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"mmvi-001.jpg\" title=\"mmvi-001.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"10\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste autrichienne Katharina Cibulka signe, sur la fa\u00e7ade du MMVI, un manifeste en accord avec les propos f\u00e9ministes de la Biennale <em>(Ph. Bziouat)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Il faut six jours au moins pour voir l\u2019ensemble des expositions propos\u00e9es par la Biennale de Rabat qui vient de lancer sa premi\u00e8re \u00e9dition, mardi 24 septembre, commence par pr\u00e9venir Abdelkader Damani, le commissaire de l\u2019\u00e9v\u00e8nement. \u00abCar, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on peut penser, il faut du temps pour voir de l\u2019art\u00bb, affirme-t-il. Il faut dire que la Fondation nationale des mus\u00e9es, organisatrice de la Biennale, a vu les choses en grand.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0L\u2019offre est impressionnante, pas moins d\u2019une douzaine de sites ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9s pour l\u2019occasion. Durant trois mois (jusqu\u2019au 18 d\u00e9cembre), la Biennale investit donc les hauts lieux artistiques de la ville comme le Mus\u00e9e Mohammed VI d\u2019art moderne et contemporain (MMVI), la Villa des Arts, l\u2019Espace Expressions CDG et les espaces d\u2019expositions du Cr\u00e9dit Agricole et de la Banque Populaire, tout autant que les sites historiques embl\u00e9matiques comme le fort Rottembourg (Borj Lakbir) surplombant l\u2019oc\u00e9an, le mus\u00e9e et le site des Oudayas, la parc Hassan II, la Biblioth\u00e8que Nationale du Royaume du Maroc , le Th\u00e9\u00e2tre National Mohammed V ou encore le Mus\u00e9e de l\u2019Histoire et des Civilisations.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La ville elle-m\u00eame est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e \u00abcomme une artiste de la Biennale, avec la cr\u00e9ation d\u2019un parcours con\u00e7u en fonction de la colorim\u00e9trie de la ville\u00bb, pr\u00e9cise-t-on du c\u00f4t\u00e9 des promoteurs de la Biennale. Dans chaque espace, des dialogues se nouent entre des artistes d\u2019horizons et de disciplines divers, allant des arts visuels et de l\u2019architecture \u00e0 la danse et la performance, autour du th\u00e8me de cette premi\u00e8re \u00e9dition: \u00abUn instant avant le monde\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le commissaire propose un voyage \u00e0 travers \u00abUn espace sans couleur, sans lumi\u00e8re, sans mati\u00e8re\u2026 Un an\u00e9antissement du monde permettant d\u2019en r\u00e9\u00e9crire un nouveau\u00bb, nous confiait le curateur dans un pr\u00e9c\u00e9dent entretien. Pas \u00e9tonnant dans ce cas que l\u2019exposition principale soit exclusivement d\u00e9di\u00e9e aux femmes : \u00abPar ce geste, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, la Biennale de Rabat est l\u2019endroit o\u00f9 s\u2019\u00e9crit un nouveau r\u00e9cit du monde \u00e0 partir des imaginaires, des r\u00eaves et des revendications des femmes\u00bb, pr\u00e9cise Damani.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Elle r\u00e9unit 63 artistes et collectifs d\u2019artistes, issues de 27 nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes et de nombreuses disciplines. Parmi celles-ci, des plasticiennes et peintres telles que la Palestinienne Mona Hatoum, la Libanaise Etel Adnan, la Nig\u00e9riane Marcia Kure, l\u2019Egyptienne Ghada Amer, l\u2019Alg\u00e9rienne Zoulikha Bouabdellah, la Marocaine Amina Benbouchta, la Sud-Africaine Candice Breitz.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"31.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/yassine_balbzioui_001.jpg\" width=\"198\" height=\"397\" alt=\"yassine_balbzioui_001.jpg\" title=\"yassine_balbzioui_001.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"8\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019artiste Yassine\u00a0 Balbzioui en cours de r\u00e9alisation de son \u0153uvre dans le parc Hassan II. Le site est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 un focus sur le street art\u00a0 <em>(Ph. A.Bo)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Des\u00a0 sculptrices comme Sara Favriau (France), Ikram Kabbaj (Maroc), des cin\u00e9astes et vid\u00e9astes: Tala Hadid et Habiba Djahnine(Maroc, Alg\u00e9rie), des chor\u00e9graphes, metteuses en sc\u00e8ne et performeuses: Bouchra Ouizguen (Maroc), S\u00e9verine Chavrier (France), des photographes Deborah Benzaquen, Mouna Jemal Siala (Maroc, Tunisie).<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La s\u00e9lection comprend \u00e9galement des artistes digitales telles que Naziha Mestaoui (Belgique), mais aussi des architectes (Black Square, Manthey Kula, Zaha Hadid, Maria Mallo). En guest-star de l\u2019exposition, la cantatrice \u00e9gyptienne Oum Kalthoum, la premi\u00e8re artiste s\u00e9lectionn\u00e9e par le commissaire, \u00e0 travers la projection de son concert mythique \u00e0 Rabat en 1968 comme pr\u00e9ambule \u00e0 toute l\u2019exposition.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Chaque artiste de l\u2019exposition internationale pr\u00e9sente une r\u00e9flexion autour du th\u00e8me de la Biennale au moyen d\u2019une ou plusieurs \u0153uvres. Plusieurs de ces \u0153uvres sont des productions r\u00e9alis\u00e9es sp\u00e9cialement pour la Biennale, quand d\u2019autres sont pr\u00eat\u00e9es par des institutions internationales de renom. Nouveaut\u00e9 de cette Biennale, certaines des cr\u00e9ations r\u00e9alis\u00e9es rejoindront les collections publiques du Mus\u00e9e Mohammed VI d\u2019art moderne et contemporain.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Mais la Biennale n\u2019est pas exclusivement f\u00e9minine. Con\u00e7ue comme un archipel, une programmation culturelle, associ\u00e9e tout au long de la Biennale propose un triptyque de cartes blanches, auquel s\u2019ajoute un programme de performances. Confi\u00e9es \u00e0\u00a0 des artistes, dans trois disciplines: Mohamed El Baz pour les arts plastiques, Narjiss Neijjar dans le domaine du cin\u00e9ma, Faouzia Zouari et Sanae Ghouati pour la litt\u00e9rature, les cartes blanches enrichissent le propos de la Biennale, afin de comprendre les conditions d\u2019un nouveau r\u00e9cit du monde.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Un focus sur le street art est \u00e9galement propos\u00e9, dont la direction artistique a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 Salah Mallouli. Ce dernier a convi\u00e9 cinq artistes marocains: Ghizlane Agzenai, Yassine Balbzioui, Mehdi Zemouri, Iramo Samir et Ed Oner aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019un des pionniers de la discipline, l\u2019Am\u00e9ricain Futura. Un ensemble d\u2019\u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues au parc Hassan II qui sera inaugur\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/art_contemporain_001.jpg\" width=\"800\" height=\"479\" alt=\"art_contemporain_001.jpg\" title=\"art_contemporain_001.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Bouchra Ouizguen, la puissance des \u00e9motions<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/bouchra_ouizguen_001.jpg\" width=\"800\" height=\"447\" alt=\"bouchra_ouizguen_001.jpg\" title=\"bouchra_ouizguen_001.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"11\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019artiste plasticien Youssef El Kahfai a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie de peintures et dessins accompagnant le spectacle, assurant ainsi une certaine p\u00e9rennit\u00e9 de la performance, o\u00f9 toute forme de captation est interdite <em>(Ph. A.Bo)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abC\u2019est certainement l\u2019une des artistes contemporaines les plus puissantes que je connaisse\u00bb, d\u00e9clarait Abdelkader Damani \u00e0 propos de la danseuse et chor\u00e9graphe Bouchra Ouizguen. Une impression confirm\u00e9e par la magistrale performance pr\u00e9sent\u00e9e au Mus\u00e9e des Oudayas, dans le cadre de la Biennale de Rabat. Intitul\u00e9e \u00abEl\u00e9phant ou le temps suspendu\u2026\u00bb, la pi\u00e8ce chor\u00e9graphique est d\u2019une intensit\u00e9 comme seule l\u2019artiste autodidacte sait provoquer.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">V\u00eatues de noir, les danseuses de tout \u00e2ge (accompagn\u00e9es de 2 danseurs) commencent par interpeller les spectateurs. Elles racontent des\u00a0 pans de leurs vies, quelques souvenirs, elles sourient, s&rsquo;amusent, s&rsquo;interpellent, se titillent\u2026 pour se mettre \u00e0 tournoyer chacun, chacune, diff\u00e9remment de l&rsquo;autre. Les corps se fr\u00f4lent, se touchent comme d\u00e9r\u00e9gl\u00e9s, pour ne former qu\u2019un seul amas humain qui s&rsquo;entrechoque, avant de se disloquer dans une complainte fun\u00e9raire des plus m\u00e9lancoliques.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">S\u2019ensuivent diff\u00e9rentes sc\u00e8nes imagin\u00e9es comme des tableaux vivants emportant les corps tant\u00f4t\u00a0 dans un tourbillon, sur l\u2019\u00e9nergie musicale des houariyates, o\u00f9 se m\u00e9langent exp\u00e9rimentation rituelle et transe emportant le spectateur dans une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9motions et d\u2019\u00e9nergies des plus puissantes aux plus sereines.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019artiste, convaincue que la question de pr\u00e9servation de \u00abmoment de la performance\u00bb, en repousse l\u2019id\u00e9e de conservation de clich\u00e9s ou de vid\u00e9os. Toute forme de capture y est donc proscrite par crainte, dit-elle, \u00abd\u2019en d\u00e9former l\u2019instantan\u00e9it\u00e9\u00bb. Une collaboration avec l\u2019artiste plasticien Youssef el Kahfai a toutefois permis une forme de p\u00e9rennit\u00e9 vivante de la performance. Ce dernier a r\u00e9alis\u00e9 des dessins, tableaux et autre \u00abeau forte\u00bb qui accompagnent le spectacle.<\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Carte blanche \u00e0 Mohamed El Baz<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/mohamed_el_baz_001.jpg\" width=\"800\" height=\"436\" alt=\"mohamed_el_baz_001.jpg\" title=\"mohamed_el_baz_001.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"9\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019exposition collective intitul\u00e9e A Forest \/ La For\u00eat \/ El Ghaba, r\u00e9unit 6 artistes contemporains sous la houlette de Mohamed El Baz <em>(Ph. Bziouat)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">De l\u2019infiniment petit peut jaillir une force et une \u00e9nergie aussi puissantes que celles \u00e9manant d\u2019une \u0153uvre monumentale. C\u2019est l\u2019impression que donne l\u2019installation de Mbarek Bouhchichi, faite d\u2019une centaine de t\u00eates miniatures dress\u00e9es sur un plateau. Celle-ci fait face au polyptyque g\u00e9ant de 5 m de long, \u00e0 mi-chemin entre photographie et performance de Youssef Ouchra.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le tirage photographique repr\u00e9sente l\u2019artiste ayant pos\u00e9 immobile pendant une heure avec 200 aiguilles d\u2019acupuncture plant\u00e9es sur tout le corps, qui repr\u00e9sentent les 193 pays du globe.\u00a0 Plus loin, Sa\u00efd Afifi propose une installation immersive en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle con\u00e7ue \u00e0 partir de clich\u00e9s de grottes pris par le CNRS et enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9s en photogramm\u00e9trie sous-marine. L\u2019installation tente de reformuler un langage plastique et po\u00e9tique dans une mise en sc\u00e8ne onirique.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A\u00e9rienne, presque immat\u00e9rielle et pourtant d\u2019une grande profondeur, l\u2019installation de Safae Erruas, faite de dizaines de cocons de vers \u00e0 soie suspendus, semble nous inviter \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans une \u00e9trange matrice \u00e0 travers un portail multidimensionnel.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Les portraits extr\u00eamement troublants, d&rsquo;une grande intensit\u00e9 expressive et d\u2019une\u00a0 esth\u00e9tique des plus singuli\u00e8res, de Maria Karim font \u00e9cho aux \u0153uvres d\u2019Ilias Selfati, qui d\u00e9peint d\u2019une mani\u00e8re extr\u00eamement\u00a0 plastique, presque vell\u00e9itaire, le d\u00e9sordre, l\u2019injustice et les\u00a0 guerres qu\u2019offre le monde d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Une belle palette d\u2019artistes et un ensemble coh\u00e9rant r\u00e9unis par l\u2019artiste Mohamed El Baz pour une expo-carte blanche au sous-sol du Mus\u00e9e Mohammed VI \u00e0 ne rater sous aucun pr\u00e9texte.\u00a0 L\u2019artiste agr\u00e9mente l\u2019exposition de quelques-unes de ses \u0153uvres phares, dont la r\u00e9interpr\u00e9tation des fameuses cartes \u00abRonda\u00bb, qui nous fait directement entrer dans le jeu de l\u2019artiste. \u00abUne sorte de charade, o\u00f9 l\u2019artiste tente de bricoler l\u2019incurable\u00bb, nous\u00a0 renvoyant sans cesse \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 du monde.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>A.Bo<\/em><\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>A.Bo<\/em><\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1050786-art-contemporain-quand-rabat-reecrit-un-nouveau-recit-du-monde\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste autrichienne Katharina Cibulka signe, sur la fa\u00e7ade du MMVI, un manifeste en accord avec les propos f\u00e9ministes de la Biennale (Ph. Bziouat) Il faut six jours au moins pour voir l\u2019ensemble des expositions propos\u00e9es par la Biennale de Rabat qui vient de lancer sa premi\u00e8re \u00e9dition, mardi 24 septembre, commence par pr\u00e9venir [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1763,"featured_media":62563,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-62562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1763"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=62562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62562\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=62562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=62562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}