{"id":62637,"date":"2019-09-27T17:44:22","date_gmt":"2019-09-27T21:44:22","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/aeroport-international-de-bobo-dioulasso-diagnostic-dune-plateforme-sous-perfusion\/"},"modified":"2019-09-27T17:44:22","modified_gmt":"2019-09-27T21:44:22","slug":"aeroport-international-de-bobo-dioulasso-diagnostic-dune-plateforme-sous-perfusion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/aeroport-international-de-bobo-dioulasso-diagnostic-dune-plateforme-sous-perfusion\/","title":{"rendered":"A\u00e9roport international de Bobo-Dioulasso : diagnostic d\u2019une plateforme sous perfusion"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/1-33.jpg?fit=709%2C417&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"409\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/1-33.jpg?resize=696%2C409&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/1-33.jpg?w=709&#038;ssl=1 709w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/1-33.jpg?resize=300%2C176&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/1-33.jpg?resize=696%2C409&#038;ssl=1 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>L\u2019a\u00e9roport international de Bobo-Dioulasso peine \u00e0 d\u00e9coller. Les chiffres du trafic sont \u00e0 la tra\u00eene depuis un bon moment. Qu\u2019est-ce qui est fait pour redonner du souffle \u00e0 cette plateforme a\u00e9roportuaire\u00a0? Reportage.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019arri\u00e8re-cour de l\u2019a\u00e9roport international de Bobo-Dioulasso grouille de monde en cette nuit du 13 au 14 juillet 2019. Le bruit d\u2019un haut-parleur, m\u00eal\u00e9 au brouhaha de la foule, domine les lieux. Le premier convoi de p\u00e8lerins pour le Hadj 2019 s\u2019envolera dans quelques heures pour l\u2019Arabie Saoudite. Les formalit\u00e9s d\u2019embarquement viennent en effet de d\u00e9buter. La s\u00e9curit\u00e9 est de mise, des dizaines de policiers et de gendarmes quadrillent l\u2019a\u00e9roport. 362 candidats devront embarquer dans le premier avion, mais \u00e0 terme, sept vols quitteront Bobo-Dioulasso pour un effectif total d\u2019environ 2 100 p\u00e8lerins. Leur d\u00e9part et retour constituent l\u2019un des moments o\u00f9 l\u2019a\u00e9roport est tr\u00e8s anim\u00e9. Hormis ces circonstances, tr\u00e8s rarement, un aussi grand nombre de passagers y embarque. Cette soir\u00e9e bien anim\u00e9e cache mal une face moins reluisante de l\u2019infrastructure qui conna\u00eet depuis un bon moment une sous exploitation.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9curit\u00e9 irr\u00e9prochable<\/strong><\/p>\n<p>Mais qu\u2019est-ce qui explique la raret\u00e9 des \u00aboiseaux de fer\u00bb sur le tarmac\u00a0de l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso ? Les causes sont \u00e0 rechercher partout, sauf sur le plan s\u00e9curitaire. Du moins, \u00e0 en croire le commandant de l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso, Jean Marie Konkisr\u00e9. Tr\u00e8s prolixe et ouvert, l\u2019ing\u00e9nieur en aviation explique que sa section a pour mission d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 de tout vol dont elle a connaissance, et la s\u00e9curit\u00e9 au sol des avions qui atterrissent. Il a sous sa coupe, la tour de contr\u00f4le, le service pompier, et d\u2019autres services connexes comme la douane. La tour de contr\u00f4le de Bobo-Dioulasso s\u2019occupe des avions du sol jusqu\u2019au niveau de \u00abvol 245\u00bb (Ndlr\u00a0: jusqu\u2019\u00e0 8 km d\u2019altitude). L\u2019a\u00e9roport fonctionne de 6h \u00e0 20h avec possibilit\u00e9 de prolongation d\u2019ouverture du terrain. Contrairement \u00e0 la piste, la tour de contr\u00f4le ne ch\u00f4me pas. En moyenne une dizaine d\u2019avions survolant Bobo-Dioulasso sont surveill\u00e9s par jour, confie le commandant de l\u2019a\u00e9oroport. Il dit \u00eatre convaincu que le faible trafic de l\u2019a\u00e9roport n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation. \u00abLe trafic \u00e0 destination de Bobo-Dioulasso ne d\u00e9pend pas de l\u2019Agence pour la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation a\u00e9rienne en Afrique et \u00e0 Madagascar (ASECNA) ou du contr\u00f4leur. Il\u00a0y a peut-\u00eatre des causes commerciales\u00bb, a-t-il affirm\u00e9. Celui qui est dans le domaine de la navigation a\u00e9rienne depuis 1997, avoue avoir vu plus de trafic dans les ann\u00e9es 1990 \u00e0 Bobo-Dioulasso que maintenant. \u00abJ\u2019ai vu Air Ivoire, Air Mali, d\u2019autres avions en provenance d\u2019Afrique du Sud\u00bb, se rem\u00e9more-t-il. Et d\u2019ajouter que rares sont les avions qui ne peuvent pas \u00eatre re\u00e7us \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso. M\u00eame le plus gros avion du monde, l\u2019Antonov 225 (AN-225), dit-il, a d\u00e9j\u00e0 foul\u00e9 leur piste. \u00abEn mati\u00e8re d\u2019\u00e9quipements, nous n\u2019envions personne\u00bb, se f\u00e9licite le commandant.<\/p>\n<p><strong>Des \u00e9quipements de pointe<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s une trentaine de minutes d\u2019entretien, il nous fait visiter les locaux. Premi\u00e8re \u00e9tape, la tour de contr\u00f4le. Par un tour d\u2019ascenseur, puis quelques marches d\u2019escalier, nous voil\u00e0 dans la vigie de la tour, perch\u00e9e \u00e0 42 m\u00e8tres du sol. Le contr\u00f4leur a\u00e9rien, Adama Ou\u00e9draogo, est de garde ce jour-l\u00e0. Il a d\u00e9j\u00e0 \u00abg\u00e9r\u00e9\u00bb sept avions. Cette tour, qui a co\u00fbt\u00e9 environ quatre milliards F CFA, a \u00e9t\u00e9 construite en 2010 \u00e0 l\u2019occasion du cinquantenaire de l\u2019ind\u00e9pendance du Burkina Faso. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e, selon le commandant, pour avoir une meilleure vue de la piste d\u2019atterrissage et des parkings. Apr\u00e8s quelques \u00e9changes, nous poursuivons notre visite. Cette fois-ci, nous sommes en plein milieu de la piste d\u2019atterrissage, \u00e0 bord d\u2019un pickup du service pompier de l\u2019a\u00e9roport. Le l\u00e9ger brouillard du jour ne joue pas sur la visibilit\u00e9 de la piste qui mesure 3 300 m de longueur, sans compter les 80 m de prolongement d\u2019arr\u00eat, et 45 m de largeur avec deux accotements de 7 m chacun. Notre tourn\u00e9e se terminera dans la caserne des sapeurs-pompiers, o\u00f9 tr\u00f4nent majestueusement trois v\u00e9hicules d\u2019intervention.<\/p>\n<p>Tous sont de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, souligne le commandant de l\u2019a\u00e9oroport. Malgr\u00e9 la garantie s\u00e9curitaire, les compagnies a\u00e9riennes ne se bousculent pas sur la piste de l\u2019a\u00e9roport. Quelques-unes avaient essay\u00e9 avec des vols domestiques entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, mais elles ont vite cess\u00e9. C\u2019est le cas de \u00abColombe Airlines\u00bb, ou plus r\u00e9cemment de \u00abAir Sarada\u00bb. Pour le directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Air Sarada, Louis Barbeau, le premier vol Ouagadougou-Bobo-Dioulasso de sa compagnie date de juin 2017, et le dernier remonte \u00e0 octobre de la m\u00eame ann\u00e9e. La raison est toute simple\u00a0: la ligne n\u2019est pas rentable. \u00abA cause des taxes qu\u2019il y avait par passager et du co\u00fbt d\u2019exploitation de la machine, ce n\u2019\u00e9tait pas rentable\u00bb, raconte-t-il, avec beaucoup d\u2019amertume. En plus, le prix du k\u00e9ros\u00e8ne, selon ses confidences, est 30% plus cher \u00e0 Bobo-Dioulasso qu\u2019\u00e0 Ouagadougou. Cons\u00e9quence, \u00abAir Sarada\u00bb ne pouvait pas se permettre de se ravitailler \u00e0 Bobo-Dioulasso. Vu l\u2019exp\u00e9rience douloureuse qu\u2019il a v\u00e9cue, M. Barbeau est s\u00fbr d\u2019une chose\u00a0: sa compagnie ne va plus s\u2019investir dans le transport de passagers,\u00a0sauf s\u2019il y a un soutien de l\u2019Etat. \u00abNous sommes maintenant plus orient\u00e9s vers les services location, et des \u00e9vacuations sanitaires\u00bb, relate-t-il.<\/p>\n<p><strong>Air Burkina, le salut\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p>Cependant, l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso a retrouv\u00e9 un certain dynamisme avec la relance de \u00ab\u00a0Air Burkina\u00a0\u00bb. Le renforcement de sa flotte, avec l\u2019acquisition de trois nouveaux avions, a permis de redonner du souffle \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Elle dessert quotidiennement Bobo-Dioulasso depuis le 21 d\u00e9cembre 2018. Aux derni\u00e8res nouvelles, les rangs pour les r\u00e9servations ne se d\u00e9semplissent pas. Des indiscr\u00e9tions parleraient m\u00eame d\u2019un taux de remplissage qui atteint 200%. Pourquoi \u00e7a atterrit et \u00e7a d\u00e9colle peu \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso\u00a0? Chacun y va de ses arguments. Pour le premier responsable de la repr\u00e9sentation de la D\u00e9l\u00e9gation aux activit\u00e9s a\u00e9ronautiques nationales (DAAN), le Dr Thomas Compaor\u00e9, la morosit\u00e9 actuelle du trafic, selon lui, n\u2019est pas sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso, mais plut\u00f4t \u00e0 toute la destination Burkina Faso. Cela peut, certes, \u00eatre li\u00e9 \u00e0 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 actuelle que conna\u00eet le pays, voire la sous-r\u00e9gion. Mais au-del\u00e0 de la situation s\u00e9curitaire, la question suscite d\u2019autres interrogations, aux yeux du technicien de la DAAN. La destination Burkina Faso est-elle promue sous toutes ses formes\u00a0? Le pays h\u00e9berge-t-il assez d\u2019institutions\u00a0? Attire-t-il les touristes\u00a0?\u00a0 Pour lui, les r\u00e9ponses \u00e0 ces questions peuvent justifier l\u2019absence de dynamisme dans le secteur a\u00e9rien. Sans avancer que Bobo-Dioulasso n\u2019est pas attractive, M. Compaor\u00e9 soutient que des strat\u00e9gies idoines n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 mises en place ou que les anciennes ne r\u00e9pondent plus. C\u2019est le lieu pour lui d\u2019exprimer sa reconnaissance au gouvernement qui a permis de relancer \u00abAir Burkina\u00bb. \u00abN\u2019eut \u00e9t\u00e9 ce sursaut, on aurait pu dire que la destination Bobo-Dioulasso n\u2019existe pas d\u2019un point de vue a\u00e9roportuaire\u00bb, reconna\u00eet le Dr Compaor\u00e9.<\/p>\n<p>Tout compte fait, la DAAN \u0153uvre pour un regain du trafic tant \u00e0 Ouagadougou qu\u2019\u00e0 Bobo-Dioulasso. Aux dires de Thomas Compaor\u00e9, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso, les choses bougent en arri\u00e8re-plan, et le meilleur reste \u00e0 venir. \u00abNous allons pr\u00e9senter d\u2019ici l\u00e0, aux grands d\u00e9cideurs, des sc\u00e9narii de dynamisation de la destination Bobo-Dioulasso\u00bb, annonce-t-il, tout en pr\u00e9venant que seule, la DAAN ne peut y arriver. \u00abLa DAAN a sa partition \u00e0 jouer mais, c\u2019est le concours de tous qui contribuera au changement\u00bb, fait-il savoir. Revenant sur le prix du carburant qui est jug\u00e9 co\u00fbteux, il pense que cela peut se comprendre, dans la mesure o\u00f9 peu de compagnies fr\u00e9quentent l\u2019a\u00e9roport. \u00abSi la fr\u00e9quentation augmente, naturellement les prix vont \u00eatre nivel\u00e9s\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p><strong>Un service fret inexistant<\/strong><\/p>\n<p>Si le volet passager est prometteur avec la d\u00e9serte quotidienne de \u00abAir Burkina\u00bb, le service fret quant \u00e0 lui, est carr\u00e9ment inexistant. Ce qui r\u00e9duit la marge de man\u0153uvre des acteurs \u00e9conomiques de la r\u00e9gion, parmi lesquels les marchands de fruits. D\u2019Arondel de Phillipe est le g\u00e9rant de la soci\u00e9t\u00e9 \u00abHouet Select\u00bb, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019exportation de la mangue et du haricot vert par avion. Ce franco-burkinab\u00e8 n\u00e9 \u00e0 Bobo-Dioulasso est dans l\u2019activit\u00e9 depuis 1993. Pour lui, l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso est un gros potentiel, mais malheureusement sous-exploit\u00e9. \u00abIl y a des compagnies qui sont pr\u00eates \u00e0 venir mais toutes les conditions ne sont pas r\u00e9unies\u00bb, regrette ce chef d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>\u00abHouet select\u00bb, \u00e0 en croire son premier responsable, a fait 105 tonnes de haricot vert entre mi-d\u00e9cembre 2018 et fin f\u00e9vrier 2019. A la date du 17 mai 2019, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 60 tonnes de mangue export\u00e9es, mais il projette 150 tonnes pour les trois mois de la saison, s\u2019il y a de la place dans les avions. \u00abA l\u2019a\u00e9roport de Ouagadougou, j\u2019ai actuellement droit \u00e0 deux avions par semaine. J\u2019envoie six \u00e0 sept tonnes et c\u2019est insuffisant\u00bb, se plaint-il. Le terminal fruitier de Bobo-Dioulasso s\u2019occupe principalement du conditionnement de la mangue, mais aussi d\u2019autres produits verts. L\u00e0, c\u2019est l\u2019exportation par bateau qui est privil\u00e9gi\u00e9e. Le DG du terminal, Adourahamane Ma\u00efga, estime la capacit\u00e9 annuelle de traitement de sa ligne automatique \u00e0 environ 4400 tonnes de produits frais, m\u00eame si la moyenne ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es est de 1700 \u00e0 2200 tonnes par an. Cette orientation exclusive vers la voie maritime est en grande partie justifi\u00e9e par l\u2019absence du service fret \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso. \u00abNous ne faisons pas de la\u00a0mangue-avion,\u00a0compte tenu de certaines difficult\u00e9s, la distance \u00e0 parcourir, et l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 du fret \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Ouagadougou\u00bb, justifie M.Ma\u00efga. Il n\u2019exclut pas pour autant d\u2019envisager un jour la voie a\u00e9rienne. \u00abIl y a les mangues, mais \u00e9galement d\u2019autres produits exportables en avion et dont la demande internationale va croissante\u00bb, \u00e9num\u00e8re le patron du terminal. Un service fret sera incontestablement d\u2019un grand apport pour le terminal, qui compte \u00e9largir la gamme de ses produits d\u2019exportation. M. Ma\u00efga annonce que le fret a\u00e9rien a toujours constitu\u00e9 un plaidoyer pour l\u2019interprofession de la mangue.<\/p>\n<p><strong>Un entrep\u00f4t pour 5 000 tonnes<\/strong><\/p>\n<p>Ce plaidoyer est m\u00eame coport\u00e9 par la Chambre r\u00e9gionale de commerce et d\u2019industrie des Hauts-Bassins. Son vice-pr\u00e9sident, Al Hassane Si\u00e9nou, suit de pr\u00e8s le dossier. Il rassure que la relance des activit\u00e9s de l\u2019a\u00e9roport est bien inscrite dans le programme de la pr\u00e9sente mandature de la d\u00e9l\u00e9gation consulaire. Un pas est franchi, fait savoir le vice-pr\u00e9sident, car le probl\u00e8me d\u2019entreposage ne se pose plus \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso. La Chambre r\u00e9gionale a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 un entrep\u00f4t avec une chambre froide pouvant contenir 5 000 tonnes. Tout ce qui manque pour faire fonctionner le service fret, c\u2019est un scanner \u00e0 bagages. Et selon M. Si\u00e9nou, la mise en place de ce dispositif est du r\u00f4le de l\u2019ASECNA et de l\u2019Etat. Il fonde l\u2019espoir que le gouvernement aura une oreille attentive. \u00ab Nous ne raccrocherons pas tant que nous n\u2019obtiendrons pas gain de cause pour nos exportateurs\u00bb, mart\u00e8le celui pour qui l\u2019a\u00e9roport est une \u00abchance\u00bb pour la chambre de commerce des Hauts-Bassins. Al Hassan Si\u00e9nou ne doute pas de la viabilit\u00e9 du projet, quand il imagine que beaucoup d\u2019op\u00e9rateurs \u00e9conomiques de la r\u00e9gion, pour leurs importations, affr\u00e8tent des avions cargos qui atterrissent \u00e0 Ouagadougou. \u00abLes conteneurs affr\u00e9t\u00e9s auraient pu d\u00e9barquer directement \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso si les conditions \u00e9taient remplies\u00bb, \u00e9voque-t-il. L\u2019a\u00e9roport de Bobo-Dioulasso, \u00e0 ses yeux, a un atout important, sa proximit\u00e9 g\u00e9ographique avec de nombreux pays de la sous-r\u00e9gion. Tout est alors une question de volont\u00e9 politique.<br \/>Il suffit, \u00e0 ses yeux, de s\u2019asseoir avec les promoteurs des compagnies et s\u2019accorder sur les conditions de desserte.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Alpha S\u00e9kou BARRY<\/strong><br \/><strong>alphasekoubarry@gmail.com<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_30_5d8e82b53e922_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/09\/26\/aeroport-international-de-bobo-dioulasso-diagnostic-dune-plateforme-sous-perfusion\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019a\u00e9roport international de Bobo-Dioulasso peine \u00e0 d\u00e9coller. Les chiffres du trafic sont \u00e0 la tra\u00eene depuis un bon moment. Qu\u2019est-ce qui est fait pour redonner du souffle \u00e0 cette plateforme a\u00e9roportuaire\u00a0? Reportage. L\u2019arri\u00e8re-cour de l\u2019a\u00e9roport international de Bobo-Dioulasso grouille de monde en cette nuit du 13 au 14 juillet 2019. 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