{"id":64387,"date":"2019-10-14T16:58:01","date_gmt":"2019-10-14T20:58:01","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/pied-a-terre-presidentiel-a-po-hold-up-sur-un-terrain-de-16-km2\/"},"modified":"2019-10-14T16:58:01","modified_gmt":"2019-10-14T20:58:01","slug":"pied-a-terre-presidentiel-a-po-hold-up-sur-un-terrain-de-16-km2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/pied-a-terre-presidentiel-a-po-hold-up-sur-un-terrain-de-16-km2\/","title":{"rendered":"Pied \u00e0 terre pr\u00e9sidentiel \u00e0 P\u00f4 : Hold up sur un terrain de 16 km2"},"content":{"rendered":"<div><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"spip_logo spip_logo_right spip_logos\" alt=\"\" style=\"float:right\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/arton2016.jpg?1571086031\" width=\"150\" height=\"85\"><\/p>\n<div class=\"rss_texte\">\n<p><strong>En 1991, la pr\u00e9sidence du Faso, avec \u00e0 sa t\u00eate Blaise Compaor\u00e9 exproprie des paysans d&rsquo;un spacieux terrain d&rsquo;une superficie de 16 km2 \u00e0 usage agricole au secteur 1 (Kapro) de P\u00f4. L&rsquo;ancien pr\u00e9sident voulait y b\u00e2tir sa r\u00e9sidence (pied \u00e0 terre) et installer un parc animalier. Une indemnisation avait \u00e9t\u00e9 promise aux exploitants expropri\u00e9s. Pr\u00e8s de 30 ans apr\u00e8s et malgr\u00e9 les multiples d\u00e9marches de ces derniers, ils n&rsquo;ont \u00e0 ce jour obtenu aucun d\u00e9dommagement. Certains anciens exploitants sont m\u00eame pass\u00e9s de vie \u00e0 tr\u00e9pas sans recouvrer leurs droits\u2026 L&rsquo;espoir \u00e9tait revenu avec l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir de Roch Marc Christian Kabor\u00e9 en 2015. Mais depuis lors les choses n&rsquo;ont pas boug\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1547 spip_documents spip_documents_center\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/ph4-2.jpg?1571085622\" width=\"500\" height=\"282\" alt=\"\"><\/span><\/p>\n<p>En avril 2019, le Manifeste des intellectuels pour la Libert\u00e9 organise un panel au Centre de presse Norbert Zongo pour faire le proc\u00e8s de la gestion du foncier au Burkina Faso. Nous nous y rendons pour tendre une oreille attentive. Nous sommes tout de suite impressionn\u00e9 par la grande mobilisation des participants, venus notamment des zones non loties de Ouagadougou et de l&rsquo;int\u00e9rieur du pays. Apr\u00e8s l&rsquo;expos\u00e9 des pan\u00e9listes, les participants s&rsquo;inscrivent massivement pour d\u00e9velopper leurs points de vue. Les propos des uns sont aussi acerbes que ceux des autres. Au fond, les points de vue se rejoignaient sur le pillage et l&rsquo;accaparement massif des terres par l&rsquo;\u00e9lite politico-\u00e9conomique du pays. Les complaintes des participants sont toujours illustr\u00e9es de cas pr\u00e9cis. Un cas nous a singuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9 : un participant de P\u00f4 r\u00e9v\u00e8le que la pr\u00e9sidence du Faso, sur instruction de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Blaise Compaor\u00e9, a expropri\u00e9 de leurs terres de pauvres paysans. Nous d\u00e9cidons alors d&rsquo;enqu\u00eater sur l&rsquo;affaire. Nous r\u00e9ussissons \u00e0 entrer en contact avec plusieurs sources proches du dossier. Mais en s&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 ce sujet, nous constatons que nous \u00ab portons atteinte \u00bb \u00e0 un principe que les n\u00e9gociateurs s&rsquo;\u00e9taient donn\u00e9 : \u00ab r\u00e9gler l&rsquo;affaire loin de la pol\u00e9mique publique \u00bb. C&rsquo;est ce que nous fait savoir une source \u00e0 la pr\u00e9sidence. Certaines sources n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 de nous exprimer leur g\u00eane de voir un journaliste s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la question. Par contre, d&rsquo;autres voix, majoritaires, laissent entendre que cet \u00e9crit qui vient quatre ans apr\u00e8s les premi\u00e8res rencontres et discussions avec le r\u00e9gime actuel, se pr\u00e9sente comme une ultime tentative de sauver le processus dont la tendance \u00e0 l&rsquo;enlisement appara\u00eet plus que probable.<\/p>\n<p><strong>Visiteur d&rsquo;un jour<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est donc une vieille affaire qui n&rsquo;a jusque-l\u00e0 pas connu de d\u00e9nouement. Nous voulions constater de visu l&rsquo;\u00e9tendue du terrain en question, situ\u00e9 \u00e0 quelques encablures du quartier Kapro de P\u00f4. Chef-lieu de la province du Nahouri, au Sud de Ouagadougou, \u00e0 145 km, cette ville se trouve \u00e0 18 km de la fronti\u00e8re avec le Ghana. Le lundi 17 septembre 2019, nous nous y rendons tr\u00e8s t\u00f4t le matin, sous une pluie battante. Notre contact sur place nous accompagne chez des propri\u00e9taires terriens victimes du d\u00e9guerpissement. Ces derniers prennent des assurances pour r\u00e9pondre \u00e0 certaines de nos questions avant d&rsquo;accepter de nous accompagner pour une visite guid\u00e9e du terrain, objet du probl\u00e8me. Nous embarquons sur deux motos. Apr\u00e8s une dizaine de minutes de route, nous prenons la voie principale qui m\u00e8ne \u00e0 Ti\u00e9b\u00e9l\u00e9 et Zabr\u00e9. d&rsquo;o\u00f9 nous apercevons d\u00e9j\u00e0 les premiers b\u00e2timents de la r\u00e9sidence pr\u00e9sidentielle. Le pied-\u00e0-terre pr\u00e9sidentiel est une b\u00e2tisse drap\u00e9e d&rsquo;une couverture de couleur blanche. A l&rsquo;entr\u00e9e se trouve une gu\u00e9rite et une barri\u00e8re qui reste lev\u00e9e. Nous contournons la r\u00e9sidence pour voir l&rsquo;\u00e9tendue du terrain. Le pied \u00e0 terre est construit sur une superficie d&rsquo;environ 1000 m\u00e8tres carr\u00e9s. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cette superficie qu&rsquo;une source nous avait donn\u00e9e. Nous d\u00e9cidons de parcourir l&rsquo;autre partie destin\u00e9e \u00e0 abriter le parc animalier, op\u00e9rationnalis\u00e9 seulement pendant une courte p\u00e9riode. Elle est clairsem\u00e9e de pistes et de voies assez larges sur lesquelles des automobiles peuvent ais\u00e9ment se d\u00e9placer. Entre temps, nous d\u00e9bouchons dans une for\u00eat assez dense avec des parties qui, \u00e0 vue d&rsquo;\u0153il, sont nouvellement d\u00e9frich\u00e9es. Sur ces espaces sont cultiv\u00e9s du ma\u00efs, du s\u00e9same, des arachides, etc. Avec la pluie, toutes les voies ne sont pas praticables. Nous manquons par moment de nous retrouver \u00e0 terre sous l&rsquo;effet de la boue glissante.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9quivalent de plus de 53 000 parcelles d&rsquo;habitation<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1548 spip_documents spip_documents_center\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/ph1-2.jpg?1571085622\" width=\"500\" height=\"282\" alt=\"\"><\/span><\/p>\n<p>Avant de visiter l&rsquo;espace, nous nous entretenons avec les d\u00e9sormais ex propri\u00e9taires du domaine. Nos interlocuteurs sont Jean-Pierre Akapou Kora, aussi appel\u00e9 le doyen ; Honor\u00e9 N\u00e9maro, notre guide et Kaf\u00e9bou Tiouloudji\u00e9, venu certifier les propos du doyen, L&rsquo;entretien a lieu chez le doyen. C&rsquo;est lui qui prend la parole en premier lieu pour exposer la gen\u00e8se de cette affaire. \u00ab C&rsquo;est dans les ann\u00e9es 1990, t\u00e9moigne-t-il, que la pr\u00e9sidence du Faso a retir\u00e9 les terres d&rsquo;une superficie estim\u00e9e \u00e0 16 km2 sur lesquelles le pr\u00e9sident Blaise Compaor\u00e9 projetait construire son pied-\u00e0-terre et y installer un parc animalier \u00bb. Sur cet espace, les propri\u00e9taires pratiquaient l&rsquo;agriculture pour subvenir \u00e0 leurs besoins fondamentaux. Des milliers d&rsquo;arbres fruitiers notamment des manguiers y \u00e9taient plant\u00e9s. Il y avait \u00e9galement des pieds d&rsquo;eucalyptus et des maisons.<\/p>\n<p>Pour avoir une id\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tendue des terres accapar\u00e9es par la pr\u00e9sidence du Faso, nous choisissons de traduire les 16 km2 en parcelles d&rsquo;habitation, devenues un autre nerf de la guerre au Burkina Faso. Prenons 300 m2 comme la mesure d&rsquo;une parcelle (la superficie des parcelles d&rsquo;habitation va de 240 m\u00b2 \u00e0 400 m\u00b2). Sur une superficie de 16 km\u00b2, l&rsquo;on peut d\u00e9gager 53 333 parcelles de 300 m\u00b2 chacune. En termes de co\u00fbt financier, si nous consid\u00e9rons le prix-plancher d&rsquo;une parcelle \u00e0 3 millions, on peut estimer au minimum l&rsquo;\u00e9tendue des 16 km2 \u00e0 pr\u00e8s de 160 (exactement 159 milliards 99 millions).<\/p>\n<p><strong>Une expropriation sans indemnisation<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons que cette vaste \u00e9tendue de terre appartient \u00e0 une m\u00eame grande famille, qui a fond\u00e9 le quartier de Kapro. Les 16 km2 ont \u00e9t\u00e9 \u00ab retir\u00e9s sans aucune proc\u00e9dure l\u00e9gale \u00bb, reconna\u00eet une source \u00e0 la Pr\u00e9sidence du Faso. A l&rsquo;origine, confie Jean-Pierre Akapou Kora, c&rsquo;est le commandant Ouss\u00e9ni Ou\u00e9draogo qui \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de cette op\u00e9ration de d\u00e9guerpissement. Le commandant Ouss\u00e9ni Ou\u00e9draogo dirigeait le redout\u00e9 CNEC (Centre national d&rsquo;entra\u00eenement commando), bas\u00e9 \u00e0 P\u00f4, et qui deviendra plus tard le tr\u00e8s redout\u00e9 R\u00e9giment de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentielle (RSP). Le CNEC a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1975 par feu Thomas Sankara qui fut d&rsquo;ailleurs le premier commandant de cette unit\u00e9. Lorsque Sankara fut nomm\u00e9, en 1982, secr\u00e9taire d&rsquo;Etat \u00e0 l&rsquo;information, son ami et compagnon d&rsquo;arme, le capitaine Blaise Compaor\u00e9, prend le commandement de l&rsquo;unit\u00e9 d&rsquo;\u00e9lite. Devenu le num\u00e9ro 2 du CNR (Conseil national de la r\u00e9volution) \u00e0 l&rsquo;issue du coup d&rsquo;\u00c9tat contre le m\u00e9decin-commandant Jean-Baptiste Ou\u00e9draogo, Blaise Compaor\u00e9 garde le commandement du CNEC jusqu&rsquo;\u00e0 son coup de force sanglant contre Thomas Sankara le 15 octobre 1987. Les terres ont donc \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es dans un contexte o\u00f9 le nouveau r\u00e9gime sous la direction du capitaine Blaise Compaor\u00e9 r\u00e9gnait en homme fort sur le pays. Issaka Luc Kourouma, journaliste et Claude Wetta, ancien Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du R\u00e9seau national de lutte anti-corruption (RENLAC) affirment qu&rsquo;une indemnisation avait \u00e9t\u00e9 promise aux propri\u00e9taires terriens. Et ceux-ci ont donc accept\u00e9 de d\u00e9guerpir de leurs champs sur la base de cette promesse. Ils ont proc\u00e9d\u00e9 aux formalit\u00e9s coutumi\u00e8res pour mettre les terres \u00e0 la disposition de la pr\u00e9sidence. Mais depuis que la pr\u00e9sidence est entr\u00e9e en possession des terres, c&rsquo;est l&rsquo;omerta sur les indemnisations. \u00ab Comme la pr\u00e9sidence ne parlait plus des indemnisations, je suis all\u00e9 un jour les r\u00e9clamer au commandant Ouss\u00e9ni Ou\u00e9draogo \u00bb, confie un des propri\u00e9taires terriens, Kaf\u00e9bou Tiouloudji\u00e9. Malheureusement, mal lui en a pris. \u00ab Ouss\u00e9ni Ou\u00e9draogo m&rsquo;a fait arr\u00eater et enfermer pendant deux jours au camp. Le deuxi\u00e8me jour, il m&rsquo; demand\u00e9 si je vais demander encore une indemnisation, avant de me lib\u00e9rer \u00bb, t\u00e9moigne le vieux Kaf\u00e9bou Tiouloudji\u00e9. D\u00e9pit\u00e9 d&rsquo;avoir perdu sa source vitale de revenu, il s&rsquo;indigne : \u00ab Si vous voulez, tuez-moi. Je vais toujours r\u00e9clamer ma terre \u00bb. Depuis lors, la famille a entrepris des d\u00e9marches pour se voir indemniser ou voir ses terres restitu\u00e9es. Comme les indemnisations tardent toujours \u00e0 \u00eatre vers\u00e9es, les paysans d\u00e9cident d&rsquo;entreprendre des d\u00e9marches aupr\u00e8s de la pr\u00e9sidence pour recouvrer la partie des terres destin\u00e9es au parc animalier. \u00ab Sous la pr\u00e9sidence de Blaise Compaor\u00e9, il n&rsquo;y a pas eu de suite favorable. M\u00eame sous le r\u00e9gime de la Transition (Novembre 2014- Novembre 2015), rien n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 fait pour les paysans \u00bb, r\u00e9v\u00e8le le confr\u00e8re Luc Kourouma.<\/p>\n<p>\u00ab Les propri\u00e9taires terriens ont \u00e9norm\u00e9ment souffert de cette expropriation et continuent d&rsquo;en souffrir car ils n&rsquo;ont plus de terre pour pratiquer l&rsquo;agriculture. Certaines familles ont d\u00fb m\u00eame quitter P\u00f4 pour aller vers d&rsquo;autres localit\u00e9s notamment \u00e0 Bourou, Kadro et Y\u00f4r\u00f4 pour esp\u00e9rer trouver des terres pour cultiver \u00bb, t\u00e9moigne le trio Kora, Tiouloudji\u00e9 et Honor\u00e9 que nous avons rencontr\u00e9 \u00e0 P\u00f4. \u00ab Pourtant, ces propri\u00e9taires terriens ne demandent pas des sommes exorbitantes \u00e0 l&rsquo;administration \u00bb, reconna\u00eet notre source au palais.<\/p>\n<p><strong>Par Hamidou Traor\u00e9<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/spip.php?article2016\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><br \/>\nAuteur: L&rsquo;Ev\u00e9nement<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1991, la pr\u00e9sidence du Faso, avec \u00e0 sa t\u00eate Blaise Compaor\u00e9 exproprie des paysans d&rsquo;un spacieux terrain d&rsquo;une superficie de 16 km2 \u00e0 usage agricole au secteur 1 (Kapro) de P\u00f4. 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