{"id":64390,"date":"2019-10-14T05:30:46","date_gmt":"2019-10-14T09:30:46","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sekou-sangare-de-la-cedeao-la-transhumance-se-complexifie-avec-le-changement-climatique\/"},"modified":"2019-10-14T05:30:46","modified_gmt":"2019-10-14T09:30:46","slug":"sekou-sangare-de-la-cedeao-la-transhumance-se-complexifie-avec-le-changement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sekou-sangare-de-la-cedeao-la-transhumance-se-complexifie-avec-le-changement-climatique\/","title":{"rendered":"S\u00e9kou Sangar\u00e9 de la CEDEAO  : \u00abLa transhumance se complexifie  avec le changement climatique\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/1-24.jpg?fit=612%2C582&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"612\" height=\"582\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/1-24.jpg?resize=612%2C582&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/1-24.jpg?w=612&#038;ssl=1 612w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/1-24.jpg?resize=300%2C285&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/1-24.jpg?resize=442%2C420&#038;ssl=1 442w\" sizes=\"auto, (max-width: 612px) 100vw, 612px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5da4e68f752a1_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-15084\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Bannie%CC%80re.png\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>La transhumance, un maillon fort dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et du Sahel est une priorit\u00e9 de la Commission \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO). Le commissaire de l\u2019Agriculture, de l\u2019Environnement et des Ressources en eau, S\u00e9kou Sangar\u00e9 donne sa vision sur ce syst\u00e8me de production. Interview !<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S) : Quelle lecture<\/strong> <strong>faites-vous de la transhumance frontali\u00e8re?<\/strong><br \/>S\u00e9kou Sangar\u00e9 (S.S.): La transhumance transfrontali\u00e8re est un mode d\u2019\u00e9levage bas\u00e9 sur la mobilit\u00e9 des \u00e9leveurs et de leurs troupeaux. Elle s\u2019impose, car \u00e0 un certain moment de l\u2019ann\u00e9e, notamment pendant les p\u00e9riodes s\u00e8ches, il n\u2019y a pas d\u2019eau pour que les animaux puissent s\u2019abreuver ni de p\u00e2turage. A cause de ces deux \u00e9l\u00e9ments majeurs, les \u00e9leveurs sont oblig\u00e9s de se d\u00e9placer. Mais, ce d\u00e9placement peut se faire en vue d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des march\u00e9s pour vendre le b\u00e9tail \u00e0 de meilleurs prix et subvenir ainsi \u00e0 leur besoin domestique. Ils se d\u00e9placent des pays qui sont reconnus en mati\u00e8re d\u2019\u00e9levage notamment, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le nord du Nig\u00e9ria.<\/p>\n<p><strong>S : Quels sont les couloirs existants au sein de la CEDEAO ?<\/strong><br \/>S.S. : Dans notre r\u00e9gion, nous avons trois grands couloirs. Le couloir central qui rassemble autour du Ghana, des pays comme la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Togo, le B\u00e9nin, le Nig\u00e9ria, le Burkina, le Mali, le Niger dont une partie du cheptel se d\u00e9place \u00e9norm\u00e9ment vers les pays c\u00f4tiers. Il y a un grand courant d\u2019\u00e9change au niveau du couloir central. Le couloir de l\u2019Est est \u00e9galement une zone de transhumance autour du Tchad qui implique la R\u00e9publique du Tchad, la R\u00e9publique Centrafricaine, le Cameroun, le Niger et le Nig\u00e9ria. Nous avons organis\u00e9 en fin septembre \u00e0 Ndjamena une r\u00e9union autour de ce couloir de l\u2019Est. Le troisi\u00e8me grand couloir regroupe la Gambie, le S\u00e9n\u00e9gal, la Guin\u00e9e Bissau, la Sierra Leone, le Lib\u00e9ria et la C\u00f4te d\u2019Ivoire autour de la Mauritanie. Les animaux ne respectent pas les diff\u00e9rents couloirs qui sont d\u00e9limit\u00e9s et cela engendre parfois des conflits avec les agriculteurs.<\/p>\n<p><strong>S : La transhumance est l\u2019une des priorit\u00e9s de l\u2019organisation. Quelles sont les principales actions qui sont mises en \u0153uvre au niveau de la commission pour son d\u00e9veloppement ?<\/strong><br \/>S.S. : La transhumance est une question prioritaire. Le fait nouveau c\u2019est que depuis quelques d\u00e9cennies, elle se complexifie par le changement climatique, les conditions de vie difficiles, le d\u00e9placement pr\u00e9matur\u00e9 des animaux, car la saison s\u00e8che arrive plut\u00f4t que dans le pass\u00e9. Il y a aussi l\u2019accroissement de la population, l\u2019augmentation des superficies agricoles. En sus, l\u2019espace fait l\u2019objet de beaucoup de comp\u00e9tition entre les agriculteurs et les \u00e9leveurs qui veulent successivement des champs et de l\u2019eau ou du fourrage pour leur b\u00e9tail. A cela s\u2019ajoute le terrorisme qui donne l\u2019occasion \u00e0 certains de faire des amalgames, car tous les conflits dans l\u2019espace ne sont pas uniquement entre agriculteurs et \u00e9leveurs.<\/p>\n<p><strong>S : La CEDEAO pr\u00f4ne la libre circulation des personnes et des biens. Pour la fili\u00e8re de la transhumance, il y a des obstacles qui d\u00e9bouchent malheureusement sur des conflits. Quelles en sont les causes?<\/strong><br \/>S.S. : Il s\u2019agit d\u2019une mauvaise application et compr\u00e9hension. Selon la r\u00e9glementation, le cheptel doit \u00eatre accompagn\u00e9 par des bergers qui doivent avoir un \u00e2ge minimum de 18 ans. Il faut \u00e9galement au minimum un gardien pour 50 b\u0153ufs, mais l\u2019on peut trouver des situations o\u00f9 un berger de moins de 18 ans dirige 300 ou 500 b\u0153ufs. Dans ce cas, la surveillance n\u2019\u00e9tant pas efficace, des probl\u00e8mes peuvent provenir. Il arrive aussi que les troupeaux ne respectent pas l\u2019utilisation de ces couloirs de transhumance et se cr\u00e9ent d\u2019autres couloirs pour acc\u00e9der aux pays voisins. Apr\u00e8s leur installation, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019infrastructures d\u2019accueil comme l\u2019eau, les am\u00e9nagements, il peut y avoir des conflits, car les animaux ont besoin de se nourrir.<\/p>\n<p><strong>S : Des r\u00e8glementations communautaires ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es pour faciliter la transhumance. Quels sont les principaux obstacles \u00e0 leur domestication au niveau des pays ?<\/strong><br \/>S.S. : Nous voulons une transhumance apais\u00e9e, sans mort d\u2019homme dans un contexte de non-violence qui passe dans un cadre r\u00e9glementaire o\u00f9 les r\u00e8gles sont d\u00e9finies et connues de tous. Nous avons une r\u00e9glementation depuis 1998 sur les r\u00e8gles de la transhumance. Elle pr\u00e9cise que aller d\u2019une zone \u00e0 une autre (dans un autre pays) il faut que l\u2019animal ait une carte internationale de transhumance indiquant le nom du propri\u00e9taire, la zone de d\u00e9part et souligne si l\u2019animal est porteur sain pour permettre de faciliter l\u2019identification et mieux g\u00e9rer les difficult\u00e9s. Pour une transhumance, il faut en plus, des comit\u00e9s nationaux de transhumance, conna\u00eetre le trajet du troupeau des jours \u00e0 l\u2019avance, le statistique. Dans les pays d\u2019accueil, il est n\u00e9cessaire d\u2019organiser les couloirs de transhumance pour faciliter le d\u00e9placement des animaux et ce, sans qu\u2019ils n\u2019empi\u00e8tent les cultures, les plantations des agriculteurs. Depuis 2003, il y a une deuxi\u00e8me r\u00e9glementation ex\u00e9cutive notifiant les dispositions pratiques \u00e0 prendre. Elle est bas\u00e9e sur le dialogue et le respect des textes. C\u2019est pourquoi, au niveau local, il convient de cr\u00e9er des possibilit\u00e9s de rencontre \u00e0 l\u2019approche des p\u00e9riodes de transhumance et respecter les textes. Par exemple, les bergers ne peuvent rentrer dans un pays que pendant le jour pour \u00eatre accueillis. En cas de conflits, il faut que les sages, au niveau local, compos\u00e9s de repr\u00e9sentant des \u00e9lus, des \u00e9leveurs, des agriculteurs puissent se retrouver pour g\u00e9rer les conflits.<\/p>\n<p><strong>S : Le poids \u00e9conomique des pays comme la C\u00f4te d\u2019Ivoire et le Nig\u00e9ria n\u2019impacte-t-il pas les d\u00e9cisions de la CEDEAO sur la transhumance ?<\/strong><br \/>S.S. : La C\u00f4te d\u2019Ivoire et le Nig\u00e9ria sont aussi des pays \u00e0 la fois agricoles et d\u2019\u00e9levage. La C\u00f4te d\u2019Ivoire, malgr\u00e9 toute sa puissance dans la production du cacao, produit beaucoup d\u2019anacardes, mais est \u00e9galement un grand pays d\u2019\u00e9levage. C\u2019est la m\u00eame situation au Nig\u00e9ria les \u00e9leveurs qui y sont se d\u00e9placent avec leur troupeau tout comme les \u00e9leveurs du Mali et d\u2019ailleurs. Le Nig\u00e9ria ; a d\u00e9fini r\u00e9cemment des politiques qui permettront de s\u00e9dentariser les petits et gros \u00e9leveurs de sorte que ce qu\u2019ils vont chercher ailleurs, ils les trouvent sans se d\u00e9placer sur plusieurs distances, car le v\u00e9ritable probl\u00e8me, c\u2019est de faire des centaines de kilom\u00e8tres avec un animal. Celui-ci d\u00e9pense toute son \u00e9nergie dans le d\u00e9placement et d\u00e9vient tr\u00e8s peu productif. Cons\u00e9quence, la viande d\u2019un tel animal n\u2019est pas de bon go\u00fbt. L\u2019\u00e9leveur a int\u00e9r\u00eat \u00e0 mieux valoriser son animal s\u2019il veut le vendre. Que le d\u00e9placement se passe dans un rayon de distance optimale qui ne d\u00e9grade pas la qualit\u00e9 du bien \u00e9conomique.<\/p>\n<p><strong>S : Quand une puissance comme le Nig\u00e9ria d\u00e9cide de fermer ses fronti\u00e8res, cela n\u2019impacte pas la transhumance ? Qu\u2019est-ce que la CEDEAO fait pour y rem\u00e9dier ?<\/strong><br \/>S.S. : Je crois que la fermeture de la fronti\u00e8re du Nig\u00e9ria n\u2019est pas li\u00e9e \u00e0 la question de la transhumance. Il y a des transhumants Nig\u00e9rian qui vont au lac Tchad par exemple. Une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pour des raisons li\u00e9es \u00e0 la mauvaise application des textes de la communaut\u00e9 par les uns et les autres. Au sein de la CEDEAO, nous encourageons la valorisation des produits de la r\u00e9gion ; malheureusement, les pays membres de la commission exportent des produits comme le riz, les poulets, le poisson les r\u00e9emballent avec les \u00e9tiquettes locales et essayent de les r\u00e9exp\u00e9dier sous forme de label de la production nationale. C\u2019est compte tenu de cette situation que le gouvernement du Nig\u00e9ria a essay\u00e9 de mettre en place une p\u00e9riode probatoire pour \u00e9valuer ces mesures. Si chacun d\u00e9cide d\u2019\u00eatre s\u00e9rieux dans l\u2019application des textes, nous pouvons d\u00e9velopper un bassin d\u2019emplois, cr\u00e9ateur de revenus pour les populations.<\/p>\n<p><strong>S : Quels sont les freins \u00e0 l\u2019application des mesures ?<\/strong><br \/>S.S. : Les freins qui existent d\u00e9coulent de la mauvaise application et de la m\u00e9connaissance des textes. Il faut que chaque pays, aussi bien les pays de d\u00e9part que ceux d\u2019accueil soient conscients que l\u2019\u00e9levage est une activit\u00e9 \u00e9conomique. Il rapporte aussi bien aux pays du Sahel, \u00e0 leurs \u00e9leveurs, \u00e0 la population, mais aussi aux pays qui les accueillent. Nous consommons du yaourt import\u00e9 alors que chaque matin, des femmes au Sahel jettent des volumes de calebasse de lait parce qu\u2019elles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es. Pourquoi ne pas d\u00e9velopper nos march\u00e9s int\u00e9rieurs et faire en sorte que les produits du Sahel puissent \u00eatre valoris\u00e9s. Depuis le mois de juillet \u00e0 Lom\u00e9 nous avons eu une r\u00e9union avec les organisations professionnelles, nous les appuyons avec des moyens pour pr\u00e9parer des projets de transformation de la mini laiterie. Nous allons acc\u00e9l\u00e9rer ce processus.<\/p>\n<p><strong>S : Quel est l\u2019apport de l\u2019\u00e9levage au sein de l\u2019espace communautaire ?<\/strong><br \/>SS : L\u2019\u00e9levage repr\u00e9sente apr\u00e8s le p\u00e9trole, un volume d\u2019\u00e9change de plus d\u2019un demi-milliard de dollars annuellement au niveau de la r\u00e9gion. Il y a des revenus extr\u00eamement importants qui sont d\u00e9gag\u00e9s dans un contexte o\u00f9 la fili\u00e8re \u00e9levage est moins valoris\u00e9e. Une ville comme Lagos de plus de 20 millions d\u2019habitants consomme par jour plus de 600 camions de b\u0153ufs. Chaque camion a, au moins, 40 animaux.<\/p>\n<p><strong>S : Quel est l\u2019impact de la recrudescence de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 sur l\u2019\u00e9conomie de<\/strong><br \/><strong>l\u2019\u00e9levage?<\/strong><br \/>S.S. : Au Burkina tout comme au Mali, le b\u00e9tail quitte de plus en plus dans les zones de conflits pour venir dans des zones dites s\u00fbres. Au Niger c\u2019est le m\u00eame constat. La r\u00e9union de concertation de haut niveau a soulign\u00e9 un autre cas : de plus en plus, les \u00e9leveurs vont en transhumance et ne reviennent plus. Nous allons prendre des dispositions pour mieux g\u00e9rer cette situation. Il faut pour y rem\u00e9dier, un retour \u00e0 la paix et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019ensemble des pays. Cette priorit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 prise en compte au sommet des chefs d\u2019Etat tenu \u00e0 Ouagadougou. Des moyens doivent \u00eatre donn\u00e9s aux Forces de d\u00e9fenses et de s\u00e9curit\u00e9 pour prot\u00e9ger la population et contrer le terrorisme, le grand banditisme, car tant qu\u2019il y a de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9, aucune activit\u00e9 ne peut prosp\u00e9rer. Nous venons en outre, de mettre en place un instrument financier qui permettra d\u2019apporter des innovations et des financements aux exploitations agricoles dans la r\u00e9gion qui sera g\u00e9r\u00e9e par la banque d\u2019investissement et de d\u00e9veloppement de la CEDEAO. Nous nous fixons un objectif de 80 millions de dollars.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Entretien r\u00e9alis\u00e9 par<\/strong><\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Mariam SOMDA Depuis Accra<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5da4e68f7545c_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/10\/14\/sekou-sangare-commissaire-en-charge-des-ressources-en-eau-de-la-cedeao-la-transhumance-se-complexifie-avec-le-changement-climatique\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La transhumance, un maillon fort dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et du Sahel est une priorit\u00e9 de la Commission \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO). Le commissaire de l\u2019Agriculture, de l\u2019Environnement et des Ressources en eau, S\u00e9kou Sangar\u00e9 donne sa vision sur ce syst\u00e8me de production. Interview ! 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