{"id":65169,"date":"2019-10-22T05:30:00","date_gmt":"2019-10-22T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/festival-de-fes-de-la-culture-soufie-un-hommage-a-al-shushtari-en-ouverture\/"},"modified":"2019-10-22T05:30:00","modified_gmt":"2019-10-22T09:30:00","slug":"festival-de-fes-de-la-culture-soufie-un-hommage-a-al-shushtari-en-ouverture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/festival-de-fes-de-la-culture-soufie-un-hommage-a-al-shushtari-en-ouverture\/","title":{"rendered":"Festival de F\u00e8s de la culture soufie: Un hommage \u00e0 Al Shushtari en ouverture"},"content":{"rendered":"<div readability=\"37\">\n<p>Les po\u00e8mes soufis du prince des troubadours mis en musique<\/p>\n<p>Fran\u00e7oise Atlan, Marouane Hajji et Curro Pi\u00f1ana\u2026 guest-stars<\/p>\n<p>Des penseurs explorent \u00abun humanisme spirituel pour notre temps\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"112.5\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"34.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/faouzi_skali_019.jpg\" width=\"310\" height=\"340\" alt=\"faouzi_skali_019.jpg\" title=\"faouzi_skali_019.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"14\">\n<p class=\"rtejustify\">\u00abTout mod\u00e8le de d\u00e9veloppement s\u2019enracine dans une matrice patrimoniale culturelle et un ensemble de valeurs qui sont configur\u00e9es et exprim\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 \u00eatre des valeurs universelles, reconnues en tant que telles. Au lieu de s\u2019opposer, la spiritualit\u00e9 et les droits humains peuvent au contraire se soutenir et se compl\u00e9ter. C\u2019est cela que l\u2019on a essay\u00e9 de d\u00e9finir comme \u00abun humanisme spirituel\u00bb\u00bb, analyse Faouzi Skali, pr\u00e9sident du FFCS <em>(Ph. YSA)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abLe festival de F\u00e8s de la culture soufie (FFCS) continue d\u2019explorer le soufisme cr\u00e9ant une \u00e9mancipation de l\u2019\u00eatre vers un paradigme spirituel tol\u00e9rant, ouvert et apportant des r\u00e9ponses de sagesse \u00e0 des questions contemporaines tr\u00e8s complexes\u00bb. C\u2019est en ces termes que Faouzi Skali a donn\u00e9, samedi dernier, le coup d\u2019envoi du Festival soufi.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019\u00e9v\u00e9nement, qui c\u00e9l\u00e8bre du 19 au 26 octobre sa 12e \u00e9dition, est tenu en partenariat avec le groupe Eco-M\u00e9dias. Initi\u00e9 sous le th\u00e8me: \u00abLa culture soufie, un humanisme spirituel pour notre temps\u00bb, ce festival a rendu hommage au grand ma\u00eetre soufi Al Shushtari, le prince des troubadours.\u00a0 L\u2019Economiste revient sur les temps forts du premier week-end de cette \u00e9dition 2019.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 La Bouinaniya illumin\u00e9e par la pens\u00e9e contemporaine<\/strong><br \/>C\u2019est \u00e0 la m\u00e9dersa Bouinaniya que les organisateurs du FFCS ont lev\u00e9 le voile sur cette 12e \u00e9dition. Alors que des milliers de Fran\u00e7ais manifestaient ce 19 octobre, \u00e0 Paris, contre l\u2019islamophobie, d\u2019\u00e9minents experts, penseurs et artistes \u00e9voquaient le vrai Islam et ses valeurs d\u2019acceptation et d\u2019ouverture \u00e0 la m\u00e9dersa Bouinaniya, \u00e0 F\u00e8s. \u00abLa th\u00e9matique retenue cette ann\u00e9e: \u00abLa culture soufie, un humanisme spirituel pour notre temps\u00bb est un fil conducteur qui permet de circuler d\u2019un espace \u00e0 l\u2019autre, pour d\u00e9cliner un programme \u00e0 plusieurs volets \u00e0 la fois artistique, intellectuel et spirituel\u00bb, souligne d\u2019embl\u00e9e Faouzi Skali, pr\u00e9sident du festival. Et d\u2019ajouter: \u00abCe programme donne aussi \u00e0 penser la place du spirituel dans nos soci\u00e9t\u00e9s actuelles\u00bb. Dans son r\u00f4le d\u2019anthropologue, Skali sait comment aborder une spiritualit\u00e9 sous l\u2019angle d\u2019un patrimoine culturel universel. \u00abElle devient ainsi une richesse vivante que chacun peut d\u00e9couvrir et aborder en toute libert\u00e9 et qui fait aussi l\u2019objet d\u2019\u00e9changes et de d\u00e9bats\u00bb. Et le d\u00e9bat de ce 19 octobre a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 par Carole Latifa Ameer, Amal Ayyouch et Abdelaziz Debbagh.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Sortir la culture soufie des c\u00e9nacles acad\u00e9miques et universitaires<\/strong><br \/>Faire sortir la culture soufie des c\u00e9nacles acad\u00e9miques et universitaires et lui redonner sa dimension participative, populaire et sociale est un enjeu culturel majeur pour le Maroc. Et c\u2019est ce qui peut lui permettre de conserver la forme d\u2019identit\u00e9 qui est la sienne, celle d\u2019une identit\u00e9 plurielle ouverte et \u00e9volutive. Ce n\u2019est pas d\u2019ailleurs fortuit si ce festival est soutenu par des partenaires de prestige tels les minist\u00e8res des Affaires Islamiques et la Culture, ou encore le groupe OCP, BMCE Bank, Soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale ou encore l\u2019Institut Fran\u00e7ais de F\u00e8s&#8230; \u00abLa culture soufie peut nourrir et inspirer une pens\u00e9e spirituelle, en l\u2019occurrence face aux d\u00e9fis qui nous attendent et qui d\u00e9passent souvent nos capacit\u00e9s \u00e0 les penser avec nos cat\u00e9gories habituelles. Il est remarquable que de tels \u00e9changes puissent prendre place avec des conf\u00e9renciers et un public international dans une m\u00e9dersa du XIVe si\u00e8cle et que ce m\u00eame lieu accueille des d\u00e9bats qui concernent des questions actuelles\u00bb, rappelle Faouzi Skali. \u00abCette continuit\u00e9 nous fait appr\u00e9cier l\u2019importance et la place d\u2019une dimension historique qui sont souvent occult\u00e9es d\u00e8s que l\u2019on parle de spiritualit\u00e9. Cette derni\u00e8re s\u2019inscrit dans l\u2019histoire et dans une culture et devient un patrimoine indispensable pour construire tout projet collectif\u00bb, soutient Skali.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"35\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/francoise_atlan_et_marouane_hajji_018.jpg\" width=\"800\" height=\"355\" alt=\"francoise_atlan_et_marouane_hajji_018.jpg\" title=\"francoise_atlan_et_marouane_hajji_018.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"15\">\n<p class=\"rtejustify\">Fran\u00e7oise Atlan est une sp\u00e9cialiste de l\u2019interpr\u00e9tation du r\u00e9pertoire des anciennes musiques traditionnelles arabo-andalouse, s\u00e9farade et ladino. Avec Marouane Hajji, l\u2019ambassadeur de la musique sacr\u00e9e, et Curro Pi\u00f1ana, l\u2019artiste venant de Carthag\u00e8ne, un trio de choc \u00e9tait sur sc\u00e8ne pour le spectacle d\u2019ouverture qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 guichets ferm\u00e9s\u00a0 <em>(Ph. YSA)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Un v\u00e9ritable art de vivre partag\u00e9 par le plus grand nombre<\/strong><br \/>\u00abD\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, le FFCS s\u2019assagit\u00bb, t\u00e9moignait Moulay Abdallah Ouazzani, grand \u00e9rudit. Pour cette 12e \u00e9dition, le programme artistique fait la part belle au patrimoine immat\u00e9riel soufi en revivifiant les grands textes des ma\u00eetres soufis. La cr\u00e9ation d\u2019ouverture, Al Shushtari, prince des troubadours, avec trois grandes voix du chant sacr\u00e9 issues des trois traditions abrahamiques, incarne la pens\u00e9e d\u2019Al-Shushtari. Bien que moins \u00e9tudi\u00e9 que ses contemporains du XIIIe si\u00e8cle (Ibn \u2018Arab\u00ee, R\u00fbm\u00ee), n\u00e9 en Espagne et mort en Egypte, Al-Shushtari est un v\u00e9ritable pont entre les cultures. Ses po\u00e8mes sont toujours pr\u00e9sents dans les moussems au Maroc et bien au-del\u00e0 puisque ses chants se retrouvent jusqu\u2019au Moyen-Orient. Le petit cheikh de la r\u00e9gion de Mekn\u00e8s en est l\u2019illustre exemple. Car si le nom de l\u2019auteur a bien souvent disparu du r\u00e9pertoire, il n\u2019en r\u00e9sulte pas moins que les chants d\u2019Al-Shushtari sont tr\u00e8s connus du public marocain qui a eu plaisir \u00e0 les red\u00e9couvrir, interpr\u00e9t\u00e9s par Fran\u00e7oise Atlan, Curro Pi\u00f1ana ou Marouane Hajji, sous la direction de Mostafa Amri. Le trio d\u2019artistes contemporains a plong\u00e9 le public du jardin Jnane Sbill dans l\u2019Espagne d\u2019Al-Andalus, terre de tol\u00e9rance et du vivre-ensemble, o\u00f9 la culture soufie \u00e9tait un v\u00e9ritable art de vivre partag\u00e9 par le plus grand nombre. Le spectacle inaugural s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 guichets ferm\u00e9s, en pr\u00e9sence notamment de l\u2019ambassadeur d\u2019Indon\u00e9sie \u00e0 Rabat, le consul de France \u00e0 F\u00e8s, et le pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 Sidi Mohammed Benabdallah.<\/p>\n<blockquote readability=\"22\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Le voyage des parfums<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le 20 octobre, la culture soufie comme art de vivre \u00e9tait la th\u00e9matique artistique du 2e jour du festival, autour d\u2019une table ronde, d\u2019un r\u00e9cital et d\u2019une exposition d\u2019un artiste aux talents multiples, Sami-Ali, d\u2019origine \u00e9gyptienne, \u00e0 la fois professeur de psychologie, philosophe, traducteur des plus grands soufis et plasticien. Cet art de vivre sera \u00e9galement mis \u00e0 l\u2019honneur tout au long du festival et plus particuli\u00e8rement les deux derniers jours consacr\u00e9s aux parfums sacr\u00e9s. La cr\u00e9ation de cl\u00f4ture: \u00abLe langage secret des fleurs et des parfums\u00bb, est con\u00e7ue comme un voyage initiatique prenant comme guide le parfum. \u00abLe parfum est ton guide et te conduit sur ton chemin: il t\u2019am\u00e8nera \u00e0 l\u2019Eden et au Kawthar\u00bb, \u00e9crit Jal\u00e2l Al-D\u00een R\u00fbm\u00ee au XIIIe si\u00e8cle dans son Mathnaw\u00ee. Les 3 r\u00e9pertoires musicaux choisis, ceux du Maroc, de la Perse et de la Turquie, retraceront le voyage des parfums et des grands soufis. Bref, des rendez-vous \u00e0 ne pas rater\u2026<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\"><em>Youness SAAD ALAMI<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1052002-festival-de-fes-de-la-culture-soufie-un-hommage-al-shushtari-en-ouverture\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les po\u00e8mes soufis du prince des troubadours mis en musique Fran\u00e7oise Atlan, Marouane Hajji et Curro Pi\u00f1ana\u2026 guest-stars Des penseurs explorent \u00abun humanisme spirituel pour notre temps\u00bb \u00abTout mod\u00e8le de d\u00e9veloppement s\u2019enracine dans une matrice patrimoniale culturelle et un ensemble de valeurs qui sont configur\u00e9es et exprim\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 \u00eatre des valeurs universelles, reconnues [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1763,"featured_media":65170,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-65169","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65169","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1763"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65169"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65169\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65169"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65169"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65169"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}