{"id":66548,"date":"2019-11-04T17:16:20","date_gmt":"2019-11-04T22:16:20","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/suzanne-songa-ouedraogo-promotrice-des-ripo-nous-peignons-limage-dun-burkina-vivable\/"},"modified":"2019-11-04T17:16:20","modified_gmt":"2019-11-04T22:16:20","slug":"suzanne-songa-ouedraogo-promotrice-des-ripo-nous-peignons-limage-dun-burkina-vivable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/suzanne-songa-ouedraogo-promotrice-des-ripo-nous-peignons-limage-dun-burkina-vivable\/","title":{"rendered":"Suzanne Songa \/ Ou\u00e9draogo, Promotrice des RIPO : \u00abNous peignons l\u2019image d\u2019un Burkina vivable\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\" readability=\"34\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ripo.gif?fit=700%2C444&#038;ssl=1\" data-caption=\"L'artiste-peintre, Suzanne Songa\/ Ou\u00e9draogo: \"Les RIPO sont une opportunit\u00e9 pour les artistes de faire conna\u00eetre leurs \u0153uvres.\u00bb\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"441\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ripo.gif?resize=696%2C441&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"ripo\"\/><\/a>L&rsquo;artiste-peintre, Suzanne Songa\/ Ou\u00e9draogo: \u00ab\u00a0Les RIPO sont une opportunit\u00e9 pour les artistes de faire conna\u00eetre leurs \u0153uvres.\u00bb<\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5dc0a9bf0f2bc_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-15640\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pf-pub-1.jpeg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"360\"\/><\/div>\n<p><strong>La capitale burkinab\u00e8 abrite du 2 au 9 novembre 2019, la 3e \u00e9dition des Rencontres internationales de peinture de Ouagadougou (RIPO). A cette occasion, sa promotrice, Suzanne Songa \/ Ou\u00e9draogo, artiste-peintre, revient sur les objectifs, les innovations majeures de cet \u00e9v\u00e9nement qui regroupe des artistes de 18 nationalit\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S.) : Quels sont les objectifs poursuivis par les Rencontres internationales de peinture de Ouagadougou (RIPO) ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Suzanne Songa\/Ou\u00e9draogo (S.S.O.) :<\/strong> Il s\u2019agit \u00e0 travers les RIPO, de promouvoir le brassage culturel et de renforcer les liens entre artistes. Au regard de la situation s\u00e9curitaire, les touristes se font de plus en plus rares, et les artistes n\u2019arrivent pas \u00e9couler leurs produits. Ces rencontres permettront au monde de voir ce que font les artistes burkinab\u00e8.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le de tout Burkinab\u00e8 dans cette situation difficile est d\u2019apporter sa touche pour la stabilit\u00e9 du pays. Ce festival constitue une forme de sensibilisation des populations \u00e0 travers la peinture. Contrairement \u00e0 ce qui se dit \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, nous voulons montrer que le Burkina Faso reste malgr\u00e9 tout, un pays vivable et qu\u2019on peut y venir pour faire de bonnes affaires. La preuve, nous avons avec nous, une trentaine d\u2019artistes professionnels venus de 18 pays du monde.<\/p>\n<p><strong>S. : Quelles sont les grandes lignes de cette \u00e9dition ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> Au-del\u00e0 de la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture, il y a la visite de l\u2019exposition internationale. Des expositions d\u2019\u0153uvres d\u2019artistes Burkinab\u00e8 qui ne font pas partie des s\u00e9lectionn\u00e9s seront faites. Il y a vraiment des \u0153uvres de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons \u00e9galement une rue marchande sur le site du festival pour permettre aux festivaliers de savourer nos mets locaux. Des conf\u00e9rences th\u00e9matiques, des tables rondes et des animations d\u2019artistes- musiciens sont aussi au programme.<\/p>\n<p><strong>S. : Ce troisi\u00e8me rendez-vous conna\u00eet-il des innovations majeures?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> Contrairement aux \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes qui se passaient \u00e0 la Maison du peuple, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de tenir cette \u00e9dition des RIPO dans le quartier Bilbalgo (arrondissement 1). Pour ce faire, nous avons impliqu\u00e9 les jeunes et des familles qui y vivent.<\/p>\n<p>Car, notre ambition est de lutter contre cette id\u00e9e re\u00e7ue, selon laquelle la peinture est une affaire d\u2019Occidentaux. Nous avons ainsi donn\u00e9 des cadres \u00e0 des familles et nos assistants vont les aider \u00e0 peindre pour montrer que l\u2019art n\u2019est pas seulement fait pour les professionnels. Il suffit de le vouloir et d\u2019aimer.<\/p>\n<p>Lors de cette rencontre, nous avons \u00e9galement initi\u00e9 une soir\u00e9e au cours de laquelle une vente aux ench\u00e8res sera organis\u00e9e. Elle r\u00e9unira des collectionneurs, des entreprises, des professionnels et des artistes. Nous avons cr\u00e9\u00e9 un concept \u00ab Une entreprise, une \u0153uvre \u00bb. L\u2019id\u00e9e est que chaque entreprise acquiert une \u0153uvre d\u2019artiste.<\/p>\n<p><strong>S. : Avez-vous rencontr\u00e9 des difficult\u00e9s dans l\u2019organisation des RIPO ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> Nos difficult\u00e9s sont surtout d\u2019ordre financier. Pour un budget initial de 85 millions FCFA, nous n\u2019avons pu mobiliser que 25 millions FCFA, c\u2019est-\u00e0-dire moins de 30%. Du moment o\u00f9, nous avions fait un appel \u00e0 candidature et que des artistes ont \u00e9t\u00e9 retenus, il \u00e9tait de notre devoir de tenir cette \u00e9dition. Nous sommes toujours \u00e0 la recherche de 60% de notre budget afin que les artistes puissent passer un bon s\u00e9jour et que les RIPO se passent dans de meilleures conditions. Nous remercions d\u00e9j\u00e0 nos partenaires et nous attendons toujours des soutiens pour accomplir notre promesse. L\u2019art a de l\u2019avenir et nous n\u2019entendons pas en rester l\u00e0.<\/p>\n<p><strong>S. : Quel bilan peut-on faire des \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> Le bilan est satisfaisant. La premi\u00e8re \u00e9dition \u00e9tait comme une aventure. C\u2019est en s\u2019inspirant de ce que les autres pays font, que nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019initier cette rencontre. Les d\u00e9buts n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 pas faciles, mais avec les conseils des uns et des autres, nous avons os\u00e9. Nous avons commenc\u00e9 avec 12 pays et cette ann\u00e9e nous avons 18 pays invit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>S. : L\u2019art plastique occupe-t-elle une place importante au Burkina Faso ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> L\u2019art plastique n\u2019est pas tr\u00e8s connu au Burkina Faso. Quand on parle de culture, on ne voit que la musique, le cin\u00e9ma et le th\u00e9\u00e2tre. L\u2019art plastique est le parent pauvre de tous les arts. Dans d\u2019autres pays, les artistes vivent bien de leur art. Nous devons \u00e9galement commencer \u00e0 nous inscrire dans cette dynamique. Ce festival peut contribuer \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de vie des artistes et \u00e0 valoriser l\u2019art plastique, et la peinture en particulier au Burkina Faso.<\/p>\n<p><strong>S. : Quels sont vos attentes \u00e0 l\u2019entame de cette \u00e9dition ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>S.S.O. :<\/strong> Mon souhait est de voir tout le programme des RIPO ex\u00e9cut\u00e9, et que chacun des artistes, professionnels, et entreprises tirent leur \u00e9pingle du jeu. Car, les artistes ont besoin de vivre de leur art. Mon v\u0153u est que les artistes qui participent au RIPO puissent tisser des relations qui les conduiront plus tard \u00e0 faire des affaires hors du pays.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par Adama SEDGO<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5dc0a9bf0f4f6_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/11\/04\/suzanne-songa-ouedraogo-promotrice-des-ripo-nous-peignons-limage-dun-burkina-vivable\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-66548","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66548","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66548"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66548\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66548"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66548"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66548"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}