{"id":66752,"date":"2019-11-06T17:01:06","date_gmt":"2019-11-06T22:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/peche-a-ouagadougou-du-poisson-contre-vents-et-marees\/"},"modified":"2019-11-06T17:01:06","modified_gmt":"2019-11-06T22:01:06","slug":"peche-a-ouagadougou-du-poisson-contre-vents-et-marees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/peche-a-ouagadougou-du-poisson-contre-vents-et-marees\/","title":{"rendered":"P\u00eache \u00e0 Ouagadougou  Du poisson contre vents et mar\u00e9es"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/poisson07.gif?fit=869%2C894&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"716\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/poisson07.gif?resize=696%2C716&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"poisson07\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5dc34cd004e37_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-15640\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pf-pub-1.jpeg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"360\"\/><\/div>\n<p><strong>La p\u00eache traditionnelle passe presqu\u2019inaper\u00e7ue \u00e0 Ouagadougou. Pourtant, au p\u00e9ril de leur vie, des hommes, aux conditions de vie pr\u00e9caires, bravent la jacinthe d\u2019eau, des serpents et des ca\u00efmans dans les eaux de la capitale, \u00e0 la recherche du poisson.<\/strong><\/p>\n<p>Le jour vient de se lever \u00e0 Tanghin, au secteur 17 dans l\u2019arrondissement 4 de Ouagadougou. Nous sommes le samedi 28 septembre 2019. Il est 6 heures 35 mn. La journ\u00e9e s\u2019annonce charg\u00e9e pour Bouba Sana. Il n\u2019appartient pas \u00e0 la caste des p\u00eacheurs, mais il est chevronn\u00e9 dans le domaine depuis une d\u00e9cennie. Il suit les traces de son d\u00e9funt p\u00e8re, lui-m\u00eame, \u00abfin connaisseur\u00bb des profondeurs des eaux des barrages de Ouagadougou. Filet et canne \u00e0 p\u00eache en main, Sana nous invite \u00e0 embarquer au bord de sa pirogue. D\u00e9j\u00e0, des mara\u00eechers au pourtour de la retenue d\u2019eau, hommes et femmes, s\u2019installent dans leurs jardins de l\u00e9gumes et suivent notre mouvement vers \u00abl\u2019embarcad\u00e8re\u00bb. Sous le regard \u00abhagard\u00bb de quelques passants sur le bitume menant au barrage n\u00b03, o\u00f9 se trouve en aval, le parc Bangrew\u00e9ogo, poumon \u00e9cologique de la capitale, nous \u00ablarguons les amarres\u00bb. Au-dessus de l\u2019eau du barrage n\u00b02 situ\u00e9 dans le m\u00eame quartier, la sortie \u00e0 la recherche du poisson est p\u00e9rilleuse au milieu de quelques n\u00e9nuphars et de la jacinthe d\u2019eau, une plante aquatique envahissante contre laquelle, nous dit Bouba Sana, l\u2019Agence de l\u2019eau du Nakanb\u00e9 (AEN) livre un combat \u00abterrible\u00bb depuis quelques ann\u00e9es. A 8h 40 mn, nous sommes au milieu de l\u2019eau apr\u00e8s avoir brav\u00e9 la jacinthe d\u2019eau qui bloque le passage. Mais, la marche se referme imm\u00e9diatement apr\u00e8s notre travers\u00e9e de la zone recouverte par l\u2019esp\u00e8ce envahissante.<\/p>\n<p>La jacinthe d\u2019eau, un v\u00e9ritable obstacle<\/p>\n<p>Le retour est encore dur, nous lance le p\u00eacheur Sana. Mais, il faut y aller. Simplement, ce sera la m\u00eame gymnastique pour retrouver la terre ferme. Au m\u00eame moment, nous apercevons un groupe de sept passants \u00e0 bord d\u2019une pirogue de fortune, longue, peu spacieuse, qui peinent \u00e0 rejoindre le rivage jouxtant le quartier \u00abYongsin\u00bb \u00e0 Dapoya malgr\u00e9 l\u2019audace du piroguier. Les plantes aquatiques bougent sous l\u2019effet du vent \u00abglacial\u00bb et cr\u00e9ent un microclimat dans lequel, les poissons semblent, eux aussi, tirer leur \u00e9pingle du jeu dans cet \u00e9tat atmosph\u00e9rique. A notre approche, ils disparaissent et r\u00e9apparaissent librement sur l\u2019\u00e9tendue d\u2019eau, ignorant qu\u2019ils seront bient\u00f4t des captifs. D\u2019un coup de filet habile, Bouba Sana enveloppe des carpes dont certains, pleins encore d\u2019espoir, tentent de s\u2019en \u00e9chapper. D\u2019autres, par contre, emprisonn\u00e9s dans un autre filet pi\u00e9g\u00e9 au beau milieu de l\u2019eau, attendent toujours leur \u00abd\u00e9livrance\u00bb. D\u2019un geste plus adroit, le piroguier, appuyant sur sa rame, s\u2019\u00e9lance vers son \u00abbutin\u00bb. Les poissons saisis sont estim\u00e9s \u00e0 six kilogrammes (kg). Ils sont revendus \u00e0 500 F CFA le kg (petites carpes en majorit\u00e9), nous dit M. Sana. Apr\u00e8s leur capture, ils sont imm\u00e9diatement amass\u00e9s dans la pirogue qui r\u00e9siste tant bien que mal \u00e0 la brise matinale. D\u2019autres types de poissons tels que les silures (1 000 F CFA le kg) et les anguilles (750 F CFA le kg) font souvent partie de la \u00abmoisson\u00bb des p\u00eacheurs, nous confie Bouba Sana. En route pour la terre ferme o\u00f9 nous attend encore, la jacinthe d\u2019eau, v\u00e9ritable rempart contre les p\u00eacheurs et esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales dangereuses qui \u00e9touffe les \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques, le \u00abchasseur de poissons\u00bb nous raconte les d\u00e9buts de son activit\u00e9. \u00abJe suis n\u00e9 en 1984, mari\u00e9 et p\u00e8re de quatre enfants. Mes premiers pas dans la p\u00eache remonte il y a dix ans, c\u2019est-\u00e0-dire en 2009 quand j\u2019avais 25 ans. De retour de mes \u00e9tudes coraniques du Mali, je me suis d\u2019abord investi dans la p\u00eache pour subvenir \u00e0 mes besoins. Aujourd\u2019hui, cette activit\u00e9 nourrit ma famille et paye la scolarit\u00e9 de mes enfants\u00bb, relate-t-il, l\u2019air joyeux.<\/p>\n<p>Sous la menace de pr\u00e9dateurs<\/p>\n<p>Mais, il d\u00e9plore le caract\u00e8re dangereux de la p\u00eache \u00e0 la pirogue qui peut \u00eatre, dit-il, attaqu\u00e9e souvent par des esp\u00e8ces aquatiques. Car soutient-il, la nuit, au cours de la p\u00eache, l\u2019on peut rencontrer des \u00abesp\u00e8ces dangereuses\u00bb comme des ca\u00efmans et des serpents d\u2019eau douce, qui d\u00e9fendent pour les premiers, bec et ongles, leur territoire. Beaucoup de crocodiles, r\u00e9sidant dans le poumon \u00e9cologique de Ouagadougou, ont manqu\u00e9 \u00e0 l\u2019appel \u00e0 la suite des inondations du 1er septembre 2009. En plus, il y a de cela cinq ans (2014), indique le p\u00eacheur Sana, ceux-ci \u00e9taient pratiquement inoffensifs quand ils se retrouvaient dans les eaux du barrage. Cependant, de nos jours, il affirme que, parfois, lui et ses camarades m\u00e8nent la r\u00e9sistance contre ces sauriens devenus agressifs dont il ignore les vrais mobiles du changement de leur caract\u00e8re. Toutefois, Bouba Sana lance un appel pressant aux autorit\u00e9s pour sauver les retenues d\u2019eau de la ville de Ouagadougou contre l\u2019ensablement et leur envahissement par la jacinthe d\u2019eau, une menace particuli\u00e8rement pour les poissons et d\u2019autres organismes vivants. Le chemin au moment de la sortie semble plus long que celui au moment de \u00abp\u00e9n\u00e9trer\u00bb le barrage. Il est 10 h 15 mn, le bout de la terre ferme, tel un iceberg, se profile \u00e0 l\u2019horizon. \u00c7a y est ! Elle est enfin l\u00e0, la surface terrestre. Bouba Sana peut ainsi esp\u00e9rer empocher, pour cette premi\u00e8re prise, 3 000 F CFA avec les six kg de carpes saisies. Les femmes, en groupe, attendant impatiemment le poisson dans le lit mineur du barrage. A l\u2019approche, elles deviennent encore plus impatientes, chacune voulant sauter dans la pirogue pour ne pas rentrer bredouille. Parmi<br \/>elles, Safiata Kabor\u00e9, une sexag\u00e9naire, mari\u00e9e et m\u00e8re de neuf enfants, enl\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 des \u00e9cailles de poissons achet\u00e9s chez un autre p\u00eacheur. Elle fait de la vente du poisson son gagne-pain depuis trois d\u00e9cennies. Comme pour ses \u00abcong\u00e9n\u00e8res\u00bb, son seul souci est la raret\u00e9 du poisson due aux activit\u00e9s mara\u00eech\u00e8res marqu\u00e9es par l\u2019usage des pesticides, \u00e0 l\u2019ensablement et \u00e0 la jacinthe d\u2019eau, l\u2019ennemi commun. L\u2019air triste, elle confie que les ann\u00e9es \u00e0 venir, son activit\u00e9 risque de prendre un coup, compte tenu de ces contraintes qui persistent. Les p\u00eacheurs de Tanghin sont regroup\u00e9s en association dans le but d\u2019organiser efficacement leur travail. Leur structure d\u00e9nomm\u00e9e \u00abAssociation des p\u00eacheurs de Tanghin- barrage (APB)\u00bb aide, par volontariat ou appuis de structures \u00e9tatiques, \u00e0 d\u00e9barrasser le barrage de la plante envahissante. Son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Amidou Ou\u00e9draogo, 36 ans, mari\u00e9, p\u00e8re de trois enfants et exer\u00e7ant la p\u00eache depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, a pris les r\u00eanes de l\u2019association en 2014. Ses inqui\u00e9tudes persistent, \u00e0 l\u2019image de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, sur l\u2019existence de la jacinthe d\u2019eau qui rend la \u00abnavigation\u00bb tr\u00e8s difficile \u00e0 la recherche du poisson. Dans ces conditions, les filets- \u00e9perviers ou nasses ne servent \u00e0 rien, d\u00e9plore-t-il.<\/p>\n<p>Vaincre \u00e0 tout prix<\/p>\n<p>Par ailleurs, dans les ann\u00e9es<br \/>2 000, la p\u00eache \u00e9tait prometteuse et l\u2019on retrouvait dans les eaux, des \u00abcapitaines\u00bb, des crevettes, etc, confie Amidou Ou\u00e9draogo. Mais, aujourd\u2019hui, explique-t-il, ces esp\u00e8ces de poissons ont disparu des eaux. Son appel pressant est le soutien cons\u00e9quent de l\u2019Etat \u00e0 la lutte contre la jacinthe d\u2019eau dont la nuisance n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. Le soleil est au z\u00e9nith, il est 12 h pass\u00e9es de quelques minutes. Bouba Sana d\u00e9cide de retourner dans les eaux pour d\u2019autres captures. Nonobstant la nostalgie de rester aupr\u00e8s du p\u00eacheur pour vivre d\u2019autres sc\u00e8nes de p\u00eache, nous mettons le cap sur le barrage n\u00b01, dans l\u2019arrondissement de Baskuy. L\u00e0, l\u2019\u00e9changeur du Nord a englouti une partie dudit barrage, compte tenu de son d\u00e9versoir, envahi de sachets plastiques et de bidons, situ\u00e9 en amont. Il n\u2019est pas favorable \u00e0 la vie du poisson, car se surchauffant en permanence, \u00e0 entendre le p\u00eacheur Boubacar Kafando. Cependant, ce c\u00e9libataire, \u00e2g\u00e9 de 42 ans, tient bon, sur les berges du barrage n\u00b01, sous une tente de fortune, il y a de cela une d\u00e9cennie, install\u00e9e pour la circonstance. Sa p\u00eache en pirogue se d\u00e9roule tard dans la nuit, propice, selon lui, \u00e0 une bonne captivit\u00e9, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un filet sur un espace aquatique, cette fois-ci, d\u00e9pourvue de jacinthe d\u2019eau. Les clientes, en majorit\u00e9, le rejoignent, dans la journ\u00e9e, sous son abri pr\u00e9caire, pour se procurer du poisson, pratiquement, aux m\u00eames prix qu\u2019\u00e0 Tanghin. Julienne Ilboudo, l\u2019une d\u2019entre elles, s\u2019est familiaris\u00e9e avec Boubacar Kafando, depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie dans l\u2019achat du poisson. Elle d\u00e9boursait, par jour, 15 000 F CFA, \u00e0 raison de 500 F CFA, le kg pour avoir des carpes qu\u2019elle fait passer \u00e0 l\u2019huile avant de revendre. Mais, de nos jours, l\u2019ensablement et la pollution du barrage n\u00b02 ont r\u00e9duit sa bourse.<br \/>Elle explique qu\u2019elle d\u00e9pense actuellement 2 500 F CFA pour se procurer du poisson chez Boubacar Kafando. Il est 16h 35 mn quand nous prenons cong\u00e9 du p\u00eacheur Kafando pour le barrage de l\u2019arrondissement de Boulmiougou \u00e0 une dizaine de km, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie Ouest, de Ouagadougou. Dans les profondeurs du cours d\u2019eau, l\u2019astre du jour amorce sa d\u00e9clinaison vers l\u2019Ouest. Il est 17h 35 mn, les horticulteurs, install\u00e9s le long du barrage, s\u2019affairent \u00e0 regagner le \u00abbercail\u00bb. Les vrombissements des v\u00e9hicules sur la Route nationale (RN) n\u00b01 se font entendre. La plupart des p\u00eacheurs \u00abont pli\u00e9 bagages\u00bb. Seul le piroguier Prosper Compaor\u00e9, un quinquag\u00e9naire, mari\u00e9 et p\u00e8re de quatre enfants, en promenade sur l\u2019eau, vient sur les berges du barrage \u00e0 notre rencontre. Habill\u00e9 d\u2019une culotte et d\u2019un petit habit tr\u00e8s ample, il confie que la p\u00eache, depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, sur les eaux du barrage de Boulmiougou, exempt de jacinthe d\u2019eau, occupe son temps de 5h du matin \u00e0 10h dans la journ\u00e9e. Volubile, il indique qu\u2019il a de tr\u00e8s bonnes prises journali\u00e8res estim\u00e9es souvent \u00e0 plus de 10 kg de poissons (carpes et silures). \u00abMais la p\u00eache n\u2019est pas ma seule activit\u00e9. Je m\u2019adonne, apr\u00e8s, \u00e0 la mara\u00eecherculture\u00bb, lance-t-il, avec humour. En cette p\u00e9riode, les revendeuses de poissons sont moins nombreuses, ne d\u00e9passant pas une dizaine, compte tenu de la petite taille des carpes et silures vendus en m\u00e9lange \u00e0 500 F CFA le kg. Beaucoup attendent le mois de mars, p\u00e9riode \u00e0 laquelle les poissons ont grandi. C\u2019est un moment o\u00f9 le tarissement du barrage s\u2019accompagne d\u2019une production massive de gros poissons, relate Prosper Compaor\u00e9. Les retenues d\u2019eau dans la ville de Ouagadougou ne sont pas uniquement des \u00abd\u00e9versoirs\u00bb d\u2019eaux de la ville de la capitale, mais de v\u00e9ritables refuges de poissons dont leur capture est soumise aux textes r\u00e8glementant la p\u00eache au Burkina Faso. C\u2019est pourquoi les p\u00eacheurs traditionnels, \u00e0 leurs dires, dans la ville de Ouagadougou, se voient souvent retirer leurs mat\u00e9riels inadapt\u00e9s (moustiquaires, hame\u00e7ons et filets hors normes) ou sont poursuivis pour d\u00e9faut de permis de p\u00eache. Pour Prosper Compaor\u00e9 et, certainement, d\u2019autres de ses confr\u00e8res, la p\u00eache se prolonge apr\u00e8s le coucher du soleil, dans la nuit.<\/p>\n<p>Boukary<br \/>BONKOUNGOU<\/p>\n<p>\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>Gu\u00e9rir de l\u2019anguille<\/p>\n<p>Les enfants \u00e0 bas \u00e2ge sucent souvent \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition leur langue. Selon des gu\u00e9risseurs en Afrique, ils sont atteints de la pathologie de l\u2019anguille \u00aben moor\u00e9, Rewlogo\u00bb. Ils affirment m\u00eame sa persistance \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Croyant \u00e0 cette \u00ab th\u00e8se \u00bb, des femmes lors de notre entretien avec les p\u00eacheurs \u00e0 Baskuy et Boulmiougou sont venues avec leurs enfants en vue de leur donner la queue de l\u2019anguille \u00e0 sucer pour<br \/>y rem\u00e9dier. Elles ont d\u00e9bours\u00e9 2000 F CFA pour une anguille \u00e0 sucer et qui, selon les recommandations des tradipraticiens, est jet\u00e9e \u00e0 l\u2019eau par la suite. Les p\u00eacheurs, en dehors de la vente ordinaire du poisson, profitent donc de ces occasions pour se tirer d\u2019affaire.<\/p>\n<p>B.B<\/p>\n<p>\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>Le p\u00e9ril de la jacinthe d\u2019eau<\/p>\n<p>La bataille contre la jacinthe d\u2019eau, l\u2019une des dix plantes r\u00e9pertori\u00e9es les plus envahissantes des surfaces aquatiques, est lanc\u00e9e depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 Ouagadougou notamment au niveau du barrage n\u00b02. Mais de nos jours, l\u2019analyse qui se d\u00e9gage est que l\u2019esp\u00e8ce prend des proportions inqui\u00e9tantes aussi bien pour l\u2019autorit\u00e9 que les p\u00eacheurs, qui appellent \u00e0 l\u2019an\u00e9antir compl\u00e8tement pour pr\u00e9server les ressources naturelles. Pour bon nombre d\u2019entre eux, la raret\u00e9 du poisson et l\u2019ass\u00e8chement rapide des retenues d\u2019eau des diff\u00e9rents barrages sont le fait de l\u2019existence de la jacinthe d\u2019eau. Une explication appuy\u00e9e par des experts et sp\u00e9cialistes qui disent que les effets \u00e9cologiques sont consid\u00e9rables, car la plante envahit les espaces, d\u00e9truit la biodiversit\u00e9 et favorise le d\u00e9veloppement d\u2019esp\u00e8ces animales nuisibles. Ils soulignent \u00e9galement que sur le plan \u00e9conomique, la jacinthe d\u2019eau nuit \u00e0 l\u2019usage naturel de l\u2019eau, d\u00e9grade la qualit\u00e9 de l\u2019air et \u00e9touffe le poisson par manque d\u2019oxyg\u00e8ne. Les besoins d\u2019eau sont n\u00e9cessaires pour la faune, la flore et les humains au point qu\u2019il ne faut pas laisser une plante les entraver, selon les lutteurs pour l\u2019\u00e9limination de la jacinthe d\u2019eau.<br \/>B.B<\/p>\n<p>\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>Faute de pirogue, ils p\u00eachent \u00e0 la ligne<\/p>\n<p>Dans les eaux des barrages de Ouagadougou, la p\u00eache se pratique principalement en pirogue. Mais, compte tenu de la complexit\u00e9 de cette fa\u00e7on de p\u00eacher ou encore de la chert\u00e9 du mat\u00e9riel de p\u00eache (pirogue \u00e0 plus de 100 000 F CFA, le filet conventionnel estim\u00e9 \u00e0 17 500 F CFA), selon les acteurs, beaucoup s\u2019adonnent \u00e0 la p\u00eache en ligne. Peu importe le rendement, elle est un passe-temps pour certaines personnes et une pure passion pour d\u2019autres. En effet, les weekends sont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s par des amateurs de p\u00eache le long des barrages , o\u00f9 ils y passent toute la journ\u00e9e \u00e0 la recherche du poisson. Parmi eux, des \u00e9tudiants, des \u00e9l\u00e8ves et bien d\u2019autres personnes qui adorent la p\u00eache \u00e0 la ligne. Elle est promue par une comp\u00e9tition d\u00e9nomm\u00e9e \u00abConcours de p\u00eache \u00e0 la ligne\u00bb organis\u00e9 soit sur les berges de ces retenues d\u2019eau, soit ailleurs<br \/>\u00e0 Ouagadougou, par l\u2019Association des p\u00eacheurs professionnels \u00e0 la ligne du Faso (APLF) qui \u00e9tait \u00e0 sa 3e<br \/>\u00e9dition en 2017.<\/p>\n<p>B.B<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5dc34cd004ff2_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/11\/06\/peche-a-ouagadougou-du-poisson-contre-vents-et-marees\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La p\u00eache traditionnelle passe presqu\u2019inaper\u00e7ue \u00e0 Ouagadougou. Pourtant, au p\u00e9ril de leur vie, des hommes, aux conditions de vie pr\u00e9caires, bravent la jacinthe d\u2019eau, des serpents et des ca\u00efmans dans les eaux de la capitale, \u00e0 la recherche du poisson. Le jour vient de se lever \u00e0 Tanghin, au secteur 17 dans l\u2019arrondissement 4 de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-66752","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66752","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66752"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66752\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66752"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}