{"id":67689,"date":"2019-11-16T05:18:00","date_gmt":"2019-11-16T10:18:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/foreign-affairs-la-tunisie-est-en-train-de-construire-le-navire-de-la-democratie-a-la-voile-espoirs-et-frustration\/"},"modified":"2019-11-16T05:18:00","modified_gmt":"2019-11-16T10:18:00","slug":"foreign-affairs-la-tunisie-est-en-train-de-construire-le-navire-de-la-democratie-a-la-voile-espoirs-et-frustration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/foreign-affairs-la-tunisie-est-en-train-de-construire-le-navire-de-la-democratie-a-la-voile-espoirs-et-frustration\/","title":{"rendered":"Foreign Affairs : \u00ab\u00a0La Tunisie est en train de construire le navire de la d\u00e9mocratie \u00e0 la voile\u00a0\u00bb\u2026 Espoirs et frustration"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Sarah.jpg\" width=\"200\" height=\"196\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\" alt=\"\"\/>L\u2019urgence en Tunisie, au lendemain du 14 janvier 2011, \u00e9tait-elle aux r\u00e9formes et \u00e0 la relance \u00e9conomique ou \u00e0 la reconstruction politique et institutionnelle, d\u2019abord\u00a0? Priorit\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mocratie ou \u00e0 la croissance\u00a0? Avec le recul des huit derni\u00e8res ann\u00e9es, la question se pose avec insistance, tout comme celle comment les pays occidentaux peuvent-ils soutenir efficacement les jeunes d\u00e9mocraties, la Tunisie en cas d\u2019\u00e9cole\u00a0? Dans une longue analyse publi\u00e9e dans le dernier num\u00e9ro Novembre-D\u00e9cembre 2019 de Foreign Affairs (proche du D\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain), Sarah E. Yerkes (a Fellow at the Carnegie Endowment for International Peace) qui conna\u00eet bien la Tunisie o\u00f9 elle vient r\u00e9guli\u00e8rement, tente d\u2019apporter des \u00e9clairages utiles. Sous le titre de \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.foreignaffairs.com\/articles\/tunisia\/2019-10-15\/tunisia-model\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Le mod\u00e8le Tunisien<\/a>\u00a0\u00bb, elle affirme, apr\u00e8s la mise en exergue de l\u2019exception qu\u2019incarne d\u00e9sormais notre pays, elle \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0La Tunisie est en train de construire le navire de la d\u00e9mocratie \u00e0 la voile, ce qui a provoqu\u00e9 la frustration et la confusion dans l&rsquo;opinion publique. Les pays en transition seraient bien servis s&rsquo;ils \u00e9tablissaient clairement les r\u00e8gles du jeu d\u00e8s le d\u00e9part et fixaient un calendrier efficace et r\u00e9aliste pour la mise en place des institutions indispensables au bon fonctionnement de la d\u00e9mocratie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Foreign-Policy.jpg\" width=\"200\" height=\"286\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\" alt=\"\"\/>\u00ab\u00a0Il y a cependant des limites \u00e0 ce que l&rsquo;on peut apprendre de la Tunisie, ajoute Sarah E. Yerkes. En particulier, son exp\u00e9rience n&rsquo;offre pas de r\u00e9ponse satisfaisante quant \u00e0 la mani\u00e8re de s\u00e9quencer les r\u00e9formes politiques et \u00e9conomiques. Les dirigeants tunisiens ont choisi de se concentrer d&rsquo;abord sur le renouveau politique, la r\u00e9daction d&rsquo;une nouvelle constitution, la tenue d&rsquo;\u00e9lections et la cr\u00e9ation d&rsquo;institutions politiques. Ce faisant, l&rsquo;\u00e9conomie est devenue moribonde et le pays a rompu son contrat social. Pour de nombreux Tunisiens, le nouveau r\u00e9gime n&rsquo;a pas apport\u00e9 la dignit\u00e9 qu&rsquo;ils r\u00e9clamaient en 2010 et, par cons\u00e9quent, le public se m\u00e9fie des nouvelles institutions d\u00e9mocratiques. Mais essayer de redresser l&rsquo;\u00e9conomie avant de relever le d\u00e9fi de la r\u00e9forme politique aurait aussi pu se retourner contre nous. Rien ne garantissait qu&rsquo;une fois que l&rsquo;\u00e9conomie se serait am\u00e9lior\u00e9e, les dirigeants en transition seraient rest\u00e9s attach\u00e9s \u00e0 la r\u00e9forme d\u00e9mocratique. En fin de compte, les d\u00e9fis \u00e9conomiques sont in\u00e9vitables pendant les transitions d\u00e9mocratiques, et la seule solution viable pourrait \u00eatre que les \u00e9trangers fournissent un filet de s\u00e9curit\u00e9 plus solide au moyen de garanties de pr\u00eats, d&rsquo;un soutien budg\u00e9taire et d&rsquo;investissements \u00e9trangers directs dans l&rsquo;espoir de maintenir le soutien public \u00e0 la d\u00e9mocratie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.foreignaffairs.com\/articles\/tunisia\/2019-10-15\/tunisia-model\">Texte int\u00e9gral<\/a><\/p>\n<h2>Extraits<\/h2>\n<p><em>(Traduction non officielle)<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab\u00a0Partout dans le monde arabe, des pays qui semblaient pouvoir suivre les traces de la Tunisie se sont enlis\u00e9s dans la guerre civile, comme cela s&rsquo;est produit en Libye, en Syrie et au Y\u00e9men. D&rsquo;autres, comme Bahre\u00efn et l&rsquo;\u00c9gypte, sont revenus \u00e0 la r\u00e9pression et \u00e0 l&rsquo;autoritarisme. La Tunisie, en revanche, a \u00e9labor\u00e9 une constitution progressiste et tenu des \u00e9lections libres et r\u00e9guli\u00e8res aux niveaux pr\u00e9sidentiel, parlementaire et local. En juillet, lorsque le pr\u00e9sident Beji Caid Essebsi est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 92 ans, la transition vers un gouvernement int\u00e9rimaire s&rsquo;est faite sans heurts et sans incident. Plusieurs probl\u00e8mes persistent et continuent d&rsquo;entraver le pays, en particulier un long pass\u00e9 de mauvaise gestion \u00e9conomique et un manque de confiance d\u00e9concertant dans les institutions publiques. Mais pour toutes les affaires inachev\u00e9es auxquelles la Tunisie doit encore faire face, son exemple reste une source d&rsquo;espoir dans toute la r\u00e9gion.<br \/>\u00a0<\/li>\n<li>En r\u00e9alisant cet exploit, la Tunisie a contribu\u00e9 \u00e0 dissiper le mythe selon lequel les soci\u00e9t\u00e9s arabes ou l&rsquo;Islam ne sont pas compatibles avec la d\u00e9mocratie. Mais l&rsquo;histoire du pays offre aussi des le\u00e7ons pour au-del\u00e0 du monde arabe : les transitions de l&rsquo;autoritarisme exigent des dirigeants courageux pr\u00eats \u00e0 placer le pays au-dessus de la politique et que de telles transitions sont par nature chaotiques et stoppantes. Pour la communaut\u00e9 internationale, cela signifie que les \u00c9tats en transition doivent se voir offrir le soutien diplomatique et, surtout, financier dont ils ont besoin pour supporter les douleurs croissantes de la d\u00e9mocratie et en ressortir avec le moins de cicatrices possible.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Essebsi a donc pris les islamistes et les la\u00efcs par surprise lorsque, peu apr\u00e8s les \u00e9lections, il a form\u00e9 une coalition avec Ennahda. Essebsi, il s&rsquo;est vite av\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;il avait eu des entretiens secrets avec le dirigeant de l&rsquo;Ennahda Rached Ghannouchi, un d\u00e9veloppement remarquable, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;Essebsi avait \u00e9t\u00e9 ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res sous le r\u00e9gime qui avait emprisonn\u00e9 et tortur\u00e9 Ghannouchi. Leur rapprochement public a envoy\u00e9 un message fort au public : les jours d&rsquo;\u00e2pres rivalit\u00e9s politiques \u00e9taient r\u00e9volus. Une Tunisie d\u00e9mocratique pourrait accueillir des dirigeants de toutes tendances &#8211; islamistes et la\u00efques, conservateurs et lib\u00e9raux.<br \/>\u00a0<\/li>\n<li>Malgr\u00e9 cette aide (internationale), la Tunisie se heurte encore \u00e0 plusieurs obstacles majeurs. Le ch\u00f4mage des jeunes oscille autour de 30 % et l&rsquo;inflation est en hausse. Depuis la r\u00e9volution, le taux de suicide a presque doubl\u00e9 et pr\u00e8s de 100 000 travailleurs hautement qualifi\u00e9s ont quitt\u00e9 le pays. La Tunisie a r\u00e9cemment d\u00e9pass\u00e9 l&rsquo;\u00c9rythr\u00e9e en tant que pays ayant le plus grand nombre de migrants arrivant en Italie par la mer. Pour ralentir cette tendance et am\u00e9liorer les perspectives \u00e9conomiques des Tunisiens, le gouvernement devra prendre des mesures impopulaires, telles que la r\u00e9duction des salaires dans le secteur public. Pour ce faire, il faudra affronter les puissants syndicats &#8211; en particulier l&rsquo;UGTT &#8211; qui ont parfois ferm\u00e9 le pays par des gr\u00e8ves massives. Mais l&rsquo;inaction ne fera que d\u00e9courager les pr\u00eateurs internationaux et exacerber la fuite des cerveaux, l&rsquo;\u00e9migration massive et le recrutement extr\u00e9miste.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>La r\u00e9forme des institutions gouvernementales scl\u00e9ros\u00e9es est une autre priorit\u00e9. Le syst\u00e8me judiciaire n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9 dans une large mesure. De nombreux juges sont des vestiges de l&rsquo;\u00e8re Ben Ali, et le code juridique byzantin n&rsquo;est pas toujours conforme \u00e0 la constitution. Plus grave encore, le pays n&rsquo;a actuellement pas de cour constitutionnelle, en grande partie parce que les l\u00e9gislateurs ne parviennent pas \u00e0 se mettre d&rsquo;accord sur qui nommer comme juges. Le premier parlement d\u00e9mocratiquement \u00e9lu, en fonction de 2014 \u00e0 octobre 2019, s&rsquo;est battu avec acharnement pour adopter une loi et a souffert d&rsquo;un absent\u00e9isme grave, la moiti\u00e9 environ de ses membres \u00e9tant port\u00e9s disparus en action un jour donn\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Le point le plus important \u00e0 l&rsquo;ordre du jour est de regagner la confiance du public tunisien. D\u00e9but 2019, seulement 34 % des Tunisiens faisaient confiance au pr\u00e9sident et seulement 32 % \u00e0 leur parlement, selon un sondage r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;International Republican Institute. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;exprimer leurs pr\u00e9occupations, beaucoup d&rsquo;entre eux, surtout les jeunes, pr\u00e9f\u00e8rent la rue aux urnes. Environ 9 000 manifestations sont organis\u00e9es chaque ann\u00e9e, dont la majorit\u00e9 provient des m\u00eames r\u00e9gions traditionnellement marginalis\u00e9es o\u00f9 la r\u00e9volution a commenc\u00e9. Ce probl\u00e8me n&rsquo;a pas de solution facile, mais il serait utile de d\u00e9l\u00e9guer davantage de pouvoirs au niveau local. Les premi\u00e8res \u00e9lections locales jamais organis\u00e9es dans le pays, en mai 2018, ont \u00e9t\u00e9 un pas dans la bonne direction. Non seulement ont-elles introduit l&rsquo;une des exigences les plus progressistes de toutes les lois \u00e9lectorales au monde en mati\u00e8re de parit\u00e9 entre les sexes, avec 47 % des si\u00e8ges des conseils locaux attribu\u00e9s \u00e0 des femmes, mais elles ont \u00e9galement ouvert les portes aux jeunes candidats, avec 37 % des si\u00e8ges attribu\u00e9s \u00e0 ceux de moins de 35 ans.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Les Tunisiens s&#8217;empressent de souligner que leur pays ne fournit pas un mod\u00e8le qui puisse \u00eatre d\u00e9coup\u00e9 et coll\u00e9 dans d&rsquo;autres contextes nationaux. Mais leur exp\u00e9rience leur permet encore de tirer d&rsquo;importantes le\u00e7ons sur la mani\u00e8re de soutenir la d\u00e9mocratie. Pour les \u00e9trangers, la principale chose \u00e0 faire est de garder ses distances au d\u00e9but.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>La Tunisie a r\u00e9ussi gr\u00e2ce non pas \u00e0 la pr\u00e9sence d&rsquo;un programme pro-d\u00e9mocratie men\u00e9 par d&rsquo;autres pays mais \u00e0 l&rsquo;absence d&rsquo;un tel effort. La transition a commenc\u00e9 par un appel au changement lanc\u00e9 \u00e0 la base, que les donateurs \u00e9trangers et les partenaires internationaux ont par la suite appuy\u00e9. Il \u00e9tait donc difficile pour le gouvernement de discr\u00e9diter les protestations en tant que projet n\u00e9ocolonialiste men\u00e9 par des \u00e9trangers. Dans la mesure du possible, les \u00c9tats-Unis et l&rsquo;Europe devraient permettre aux changements locaux de se produire sans interf\u00e9rence pr\u00e9matur\u00e9e. Une fois que les transitions d\u00e9mocratiques auront pris racine, les gouvernements ext\u00e9rieurs devraient s&#8217;empresser d&rsquo;offrir un soutien financier et une formation. Dans les endroits o\u00f9 il semble peu probable que le changement se produise seul, les donateurs \u00e9trangers devraient avoir recours \u00e0 l&rsquo;aide conditionnelle et fournir des fonds plus importants aux pays qui remplissent certaines conditions politiques.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>La Tunisie est une lueur d&rsquo;espoir pour les mouvements pro-d\u00e9mocratiques au Moyen-Orient, mais m\u00eame pour les nombreux autocrates de la r\u00e9gion, le succ\u00e8s de la transition d\u00e9mocratique du pays est plus qu&rsquo;une simple mise en garde, car il y a de pires fortunes auxquelles ils pourraient faire face. La retraite forc\u00e9e de Ben Ali en Arabie saoudite ne leur para\u00eet peut-\u00eatre pas aussi enviable, mais elle doit certainement sembler pr\u00e9f\u00e9rable au sort de ceux qui ont refus\u00e9 de se retirer, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la mort des insurg\u00e9s (Mouammar Kadhafi, en Libye), de voir leur pays plong\u00e9 dans des ann\u00e9es de guerre civile, de d\u00e9vastation ou de catastrophe \u00e9conomique (Bachar al-Assad en Syrie) ou des deux (Ali Abdullah Saleh au Y\u00e9men). Ces fortunes divergentes prendront de l&rsquo;ampleur dans l&rsquo;esprit des dirigeants s&rsquo;ils sont confront\u00e9s \u00e0 des protestations de masse aujourd&rsquo;hui. Quant aux nombreux militants de la r\u00e9gion, la Tunisie offre un havre de paix beaucoup plus accessible que l&rsquo;Europe ou les \u00c9tats-Unis et un exemple de d\u00e9mocratie arabe \u00e0 suivre.\u00a0\u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/28432-foreign-affairs-la-tunisie-est-en-train-de-construire-le-navire-de-la-democratie-a-la-voile-espoirs-et-frustration\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019urgence en Tunisie, au lendemain du 14 janvier 2011, \u00e9tait-elle aux r\u00e9formes et \u00e0 la relance \u00e9conomique ou \u00e0 la reconstruction politique et institutionnelle, d\u2019abord\u00a0? Priorit\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mocratie ou \u00e0 la croissance\u00a0? 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