{"id":68195,"date":"2019-11-21T17:15:00","date_gmt":"2019-11-21T22:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/relations-franco-burkinabe-il-ny-a-aucun-nuage-entre-ouaga-et-paris-alain-francis-gustave-ilboudo-ambassadeur-du-burkina-en-france\/"},"modified":"2019-11-21T17:15:00","modified_gmt":"2019-11-21T22:15:00","slug":"relations-franco-burkinabe-il-ny-a-aucun-nuage-entre-ouaga-et-paris-alain-francis-gustave-ilboudo-ambassadeur-du-burkina-en-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/relations-franco-burkinabe-il-ny-a-aucun-nuage-entre-ouaga-et-paris-alain-francis-gustave-ilboudo-ambassadeur-du-burkina-en-france\/","title":{"rendered":"Relations franco-burkinab\u00e8 : \u00abIl n\u2019y a aucun nuage entre Ouaga et Paris\u00bb, Alain Francis Gustave Ilboudo, ambassadeur du Burkina en France"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\" readability=\"33\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abassade.gif?fit=787%2C590&#038;ssl=1\" data-caption=\"Alain Francis Gustave Ilboudo\u00a0: \u00abL\u2019insurrection constitue une r\u00e9f\u00e9rence de nos relations avec la France\u00bb.\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"522\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abassade.gif?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"abassade\"\/><\/a>Alain Francis Gustave Ilboudo\u00a0: \u00abL\u2019insurrection constitue une r\u00e9f\u00e9rence de nos relations avec la France\u00bb.<\/div>\n<p><strong>L\u2019ambassadeur du Burkina Faso \u00e0 Paris, Alain Francis Gustave Ilboudo, nous a accord\u00e9 une interview le 16 novembre 2019 au sein de l\u2019enceinte diplomatique. Ins\u00e9curit\u00e9, pr\u00e9sence militaire fran\u00e7aise, fracture sociale, etc., le diplomate a r\u00e9pondu sans d\u00e9tour \u00e0 nos questions.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Damien Rapha\u00ebl Niki\u00e9ma (D.R.N.) : Le Burkina Faso vit depuis janvier 2016 au rythme des attaques terroristes avec son cort\u00e8ge de morts et de psychose sociale. Quelle lecture faites-vous de la situation depuis l\u2019hexagone ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> C\u2019est avec une profonde tristesse que nous assistons aux attaques terroristes contre notre pays, avec son cort\u00e8ge de morts, de bless\u00e9s et de destruction de biens. Nous ne pouvons que nous associer \u00e0 nos s\u0153urs et fr\u00e8res qui sont au pays, pour d\u00e9plorer cette situation. Cela arrive \u00e0 un moment o\u00f9 le Burkina Faso est \u00e0 un tournant de son histoire, car en train de rebondir face \u00e0 son destin. Ces \u00e9v\u00e9nements qui touchent notre pays ne font que freiner, ralentir sa marche vers son d\u00e9veloppement. De l\u2019ext\u00e9rieur, nous sommes en communion avec nos compatriotes qui sont \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, et ensemble nous restons convaincus que notre pays, quoiqu\u2019il advienne, sortira vainqueur de cette lutte contre les forces obscures du mal.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Le Burkina Faso a-t-il pris langue avec la France pour une solution d\u00e9finitive contre cette gangr\u00e8ne qu\u2019est le terrorisme ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Le terrorisme ne peut pas \u00eatre vaincu individuellement. Ce n\u2019est que collectivement que nous pourrons arriver \u00e0 bout de ce p\u00e9ril. Dans ce sens, le Burkina Faso s\u2019allie \u00e0 d\u2019autres pays, notamment ceux de la sous-r\u00e9gion qui sont confront\u00e9s aux m\u00eames r\u00e9alit\u00e9s, pour lutter contre ce mal. Egalement, il y a des pays amis qui nous accompagnent et la France est de ceux-l\u00e0. Du reste, le Burkina Faso a des contacts avec tous les pays qui sont dispos\u00e9s \u00e0 nous aider dans la lutte contre le terrorisme. La France est tr\u00e8s pr\u00e9sente dans la sous-r\u00e9gion du Sahel confront\u00e9e au terrorisme aujourd\u2019hui. Il y a la force Barkhane au Mali. Mais la France est \u00e9galement pr\u00e9sente individuellement dans les pays qui sont confront\u00e9s au terrorisme avec des unit\u00e9s pour les aider \u00e0 lutter contre ce fl\u00e9au. Donc les contacts avec la France sont \u00e9vidents. Et de par la coop\u00e9ration traditionnelle que nous avons entre nos deux pays, c\u2019est l\u2019occasion pour cette collaboration de s\u2019exprimer davantage.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Quelle est votre lecture de la fracture sociale au pays et partant, votre adresse \u00e0 l\u2019endroit de vos compatriotes vivant au pays.<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Naturellement, on ne peut pas \u00eatre indiff\u00e9rent \u00e0 ce qui arrive au pays, et c\u2019est vrai que par rapport aux difficult\u00e9s auxquelles le Burkina Faso est confront\u00e9, on constate des fissures dans notre tissu social que nous d\u00e9plorons. Je pense que l\u2019heure n\u2019est plus aux divisions car comme on le dit, quand la pluie vous bat, il faut avoir l\u2019intelligence de ne pas s\u2019affronter entre victimes. Et c\u2019est l\u00e0 v\u00e9ritablement l\u2019occasion pour les Burkinab\u00e8 de se serrer les coudes pour faire face \u00e0 la situation parce que la lutte contre le terrorisme n\u2019est pas seulement l\u2019affaire d\u2019une seule personne mais plut\u00f4t de tous les Burkinab\u00e8. Le Burkina Faso nous appartient \u00e0 tous. Dans ce sens, je lance un appel \u00e0 l\u2019union, \u00e0 la solidarit\u00e9 pour qu\u2019ensemble nous puissions faire face de mani\u00e8re efficace \u00e0 la situation qui nous est impos\u00e9e. Ma conviction reste que nous allons en sortir vainqueur, mais \u00e0 des conditions. Et l\u2019une des conditions est que v\u00e9ritablement, nous soyons soud\u00e9s et qu\u2019ensemble chacun apporte sa contribution \u00e0 la lutte contre le terrorisme.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Dans ce sens d\u2019ailleurs, le Pape Fran\u00e7ois a, le mercredi 13 novembre 2019, appel\u00e9 les Burkinab\u00e8 au dialogue et \u00e0 la concorde. Que peuvent renfermer ces deux mots pour les Burkinab\u00e8, selon vous ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Evidemment pour qu\u2019on reste soud\u00e9 et uni, il faut d\u2019abord qu\u2019il y ait cette concorde qui est le socle m\u00eame de l\u2019unit\u00e9 et il me para\u00eet \u00e9vident qu\u2019on ne peut pas parvenir \u00e0 la concorde sans dialogue. Donc, il faut bien qu\u2019on se parle, qu\u2019on se parle franchement, qu\u2019on se parle vrai. Un appel comme celui que le Pape a lanc\u00e9 doit nous interpeller tous au Burkina, afin que nous puissions faire n\u00f4tre ce message. Ce sera \u00e0 cette condition que des r\u00e9sultats tangibles et probants pourront \u00eatre constat\u00e9s sur le terrain.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Comment se porte l\u2019axe Ouagadougou-Paris ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> L\u2019axe Ouagadougou-Paris se porte tr\u00e8s bien. Les relations entre nos deux pays sont au beau fixe. Nos relations de coop\u00e9ration se d\u00e9roulent normalement avec les renforcements sur certains aspects. En tous les cas, il n\u2019y a aucun nuage entre Ouagadougou et Paris.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Le ciel est d\u00e9gag\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Absolument. Et de couleur bleu clair.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Et qu\u2019en est-il des relations post-insurrectionnelles avec la France ? Rompent-elles avec le pass\u00e9 ou s\u2019inscrivent-elles dans la continuit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> A ce niveau, il faut dire que tant au Burkina Faso qu\u2019en France, il y a eu des changements fondamentaux apr\u00e8s l\u2019insurrection, puisque c\u2019est cet \u00e9v\u00e9nement qui constitue la r\u00e9f\u00e9rence de nos relations. Apr\u00e8s l\u2019insurrection, il y a eu la Transition, les \u00e9lections qui ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien appr\u00e9ci\u00e9es de par le monde et qui ont conduit au choix du pr\u00e9sident Roch Marc Christian Kabor\u00e9. En France aussi, on a pu constater \u00e0 partir de 2017 l\u2019arriv\u00e9e du pr\u00e9sident Emmanuel Macron apr\u00e8s le d\u00e9part du pr\u00e9sident Hollande. De part et d\u2019autre, c\u2019est un nouveau d\u00e9part pour chacun des pays.<\/p>\n<p>Alors, est-ce que cela peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme une rupture dans l\u2019\u00e9volution des relations entre les deux pays ? Je me contenterai seulement d\u2019appr\u00e9cier ce qui se passe. Et j\u2019ajouterai que les changements qui sont intervenus de part et d\u2019autre ne font que renforcer et booster davantage nos relations. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, on a vu l\u2019intensification des \u00e9changes entre nos deux pays tant au niveau des deux responsables que des techniciens, et cela, toujours dans le cadre de l\u2019animation de la coop\u00e9ration. Le pr\u00e9sident Macron a effectu\u00e9 sa premi\u00e8re visite officielle au Burkina Faso en novembre 2017, et le pr\u00e9sident Kabor\u00e9 aussi a effectu\u00e9 sa deuxi\u00e8me visite officielle en 2018, apr\u00e8s la premi\u00e8re en 2016. Donc, nos relations sont vraiment au beau fixe.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Vous avez pr\u00e9sent\u00e9 vos lettres de cr\u00e9ance au pr\u00e9sident fran\u00e7ais le 9 novembre 2016. Si ce n\u2019est un secret, quelles en sont les grandes lignes ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Effectivement, j\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9 mes lettres de cr\u00e9ance au pr\u00e9sident fran\u00e7ais Fran\u00e7ois Hollande le 9 novembre 2016, soit deux semaines apr\u00e8s mon arriv\u00e9e en France (le 22 octobre 2016). Un cahier de route d\u00e9finit mes lettres de cr\u00e9ance que le pr\u00e9sident Kabor\u00e9 m\u2019a consign\u00e9e et elle est \u00e0 la fois mon guide et ce que le Pr\u00e9sident Kabor\u00e9 a bien voulu faire passer comme message \u00e0 son homologue Hollande \u00e0 l\u2019\u00e9poque par rapport \u00e0 sa vision des relations entre les deux pays. A ce niveau-l\u00e0, permettez-moi de rappeler simplement la mission d\u2019un ambassadeur qui est de veiller \u00e0 la poursuite et au renforcement des relations entre son pays et le pays d\u2019accueil et aussi de veiller sur les compatriotes vivant dans le pays d\u2019accueil. Pour le reste, permettez que les messages de fond qui m\u2019ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s rel\u00e8vent de la confidence.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Mais nul doute que les questions militaires, notamment la lutte contre le terrorisme ont \u00e9t\u00e9 en premi\u00e8re ligne des \u00e9changes ?<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-16532\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=300%2C225&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=768%2C576&#038;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=696%2C522&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=560%2C420&#038;ssl=1 560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ambassade2.gif?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>L\u2019ambassadeur du Burkina Faso en France, Alain Francis Gustave Ilboudo : \u00abL\u2019intervention militaire fran\u00e7aise au Burkina Faso r\u00e9pond \u00e0 des r\u00e8gles que les uns et les autres m\u00e9connaissent \u00bb.<\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Oui, c\u2019est s\u00fbr qu\u2019\u00e0 ce niveau, il n\u2019y a pas de secret. La France est solidaire de ce qui nous arrive et c\u2019est ce qui explique sa forte implication sur le terrain. Tout naturellement, la question du terrorisme n\u2019\u00e9chappe pas aux relations que nous avons avec les autorit\u00e9s fran\u00e7aises. C\u2019est une constante dans nos relations, d\u2019autant plus que depuis mon arriv\u00e9e en France, ce sujet revient r\u00e9guli\u00e8rement dans nos \u00e9changes. C\u2019est ce qui permet aussi de faire avancer les choses, d\u2019avoir des r\u00e9sultats et par cons\u00e9quent d\u2019appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur ce qui se passe sur le terrain des op\u00e9rations. Le terrorisme n\u2019a pas aujourd\u2019hui le m\u00eame visage qu\u2019il y\u2019a quelques ann\u00e9es. Et force est donc de constater et de reconna\u00eetre que sur le terrain il y a des progr\u00e8s, m\u00eame si malheureusement nous sommes dans une guerre asym\u00e9trique.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, l\u2019aide de la France est de plus en plus d\u00e9cri\u00e9e par la conscience collective burkinab\u00e8 pour cause d\u2019inefficacit\u00e9, voire de complicit\u00e9\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> C\u2019est vrai que les attentes sont tr\u00e8s grandes quant \u00e0 l\u2019intervention fran\u00e7aise. Mais il faut aussi comprendre que dans ce type de collaboration, il y a des r\u00e8gles. Autant les populations ont des attentes tr\u00e8s fortes de la part de la France, autant il faut savoir que la France \u0153uvre sur le terrain d\u2019un pays souverain. Donc, il faut bien comprendre que la question militaire a aussi ses r\u00e8gles qui \u00e9chappent tr\u00e8s souvent aux civils que nous sommes. Les appr\u00e9ciations dont vous faites cas r\u00e9pondent essentiellement \u00e0 des m\u00e9connaissances que nous avons du mode de conduite de nos arm\u00e9es, du reste tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9es. C\u2019est ce qui explique donc ce ressentiment de nos populations. Mais le tout est \u00e0 mettre sous le compte des tr\u00e8s fortes attentes des populations. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, la coop\u00e9ration sur le terrain de la lutte contre le terrorisme reste \u00e0 \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e, compte tenu du mal en face qui \u00e9volue aussi et qui est tr\u00e8s mouvant.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Parmi les points \u00e9galement d\u00e9cri\u00e9s par les Burkinab\u00e8 et bon nombre de populations africaines, il y a la pr\u00e9sence des bases militaires fran\u00e7aises en Afrique. La question est-elle \u00e0 l\u2019ordre du jour avec la France ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Vous savez que depuis l\u2019ind\u00e9pendance, le Burkina Faso a refus\u00e9 l\u2019installation d\u2019une base militaire fran\u00e7aise sur son territoire. C\u2019est une position qui a \u00e9t\u00e9 maintenue et qui le reste jusqu\u2019 \u00e0 aujourd\u2019hui. Et \u00e0 ma connaissance, il n\u2019y a pas de base militaire fran\u00e7aise au Burkina Faso. Ceci dit, il y a des forces sp\u00e9ciales fran\u00e7aises qui sont pr\u00e9sentes au Burkina et dans d\u2019autres pays de la sous-r\u00e9gion, pour aider exclusivement \u00e0 la lutte contre le terrorisme. Et je pense que c\u2019est l\u2019amalgame que les gens font souvent quand ils voient des militaires \u00e9trangers sur le sol burkinab\u00e8.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Et leur pr\u00e9sence est bien d\u00e9finie ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. I. :<\/strong> Absolument. La pr\u00e9sence de ces forces est r\u00e9gie par un accord entre les deux Etats.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Lesquels accords restent dans le secret des dieux ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Oui, c\u2019est ce sont des accords qui resteront au secret de ceux-l\u00e0 qui sont d\u00e9sign\u00e9s chefs pour g\u00e9rer ces questions.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Alors, la route de la coh\u00e9sion sociale ne passe-t-elle pas par Paris, \u00e9tant donn\u00e9 que chaque fils du Faso a sa partition \u00e0 jouer ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> Merci de confirmer quelque chose que j\u2019ai dit tant\u00f4t \u00e0 savoir que les Burkinab\u00e8 de France ont aussi leur partition \u00e0 jouer aujourd\u2019hui quant \u00e0 ce qui se passe au pays car nous sommes aussi concern\u00e9s, m\u00eame \u00e9tant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Les Burkinab\u00e8 de France participent \u00e0 leur mani\u00e8re aux efforts pour la coh\u00e9sion nationale bien que ces efforts ne soient pas assez visibles au pays. Nous cultivons ici des valeurs de solidarit\u00e9 et de coh\u00e9sion. En ce qui concernent les fissures dans le tissu national face au terrorisme, les Burkinab\u00e8 de France ont men\u00e9 des activit\u00e9s dans le sens du renforcement de leur coh\u00e9sion et cela en communion avec leurs fr\u00e8res du pays. Ce sont, entre autres, des c\u00e9r\u00e9monies religieuses en hommage aux victimes du terrorisme, des rassemblements pour saluer la m\u00e9moire des victimes et des op\u00e9rations de collecte de fonds ici en France pour soutenir les victimes du terrorisme. Il y a encore d\u2019autres initiatives en gestation pour les semaines \u00e0 venir.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : La communaut\u00e9 burkinab\u00e8 vivant en France parle-t-elle d\u2019une seule voie face au terrorisme ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. F. G. I. :<\/strong> En France la communaut\u00e9 burkinab\u00e8 est tr\u00e8s soud\u00e9e. Mais comme la coh\u00e9sion n\u2019est pas une chose acquise pour de bon, nous continuons de stimuler le rassemblement et la coh\u00e9sion de tous ceux qui vivent ici. Nous sommes unis et nous sommes dans de meilleures dispositions pour apporter notre contribution aux efforts de d\u00e9veloppement d\u00e9ploy\u00e9s au pays. Dans ce sens, la communaut\u00e9 burkinab\u00e8 de France, active et multiple dans ses composantes, rivalise d\u2019initiatives pour sa part de contribution.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : La paix, la s\u00e9curit\u00e9, l\u2019unit\u00e9 et la coh\u00e9sion nationale passent-elles par quel chemin ?<\/strong><br \/><strong>A. F. G. I. :<\/strong> C\u2019est par des contributions personnelles pour qu\u2019on arrive \u00e0 des r\u00e9sultats de mani\u00e8re collective. Chacun doit avoir un d\u00e9passement de soi et se dire que soi-m\u00eame, on ne vaut que par le collectif. A partir de ce moment, c\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif qui sera mis en jeu en lieu et place des int\u00e9r\u00eats individuels. Il faut donc un don de soi sans calcul aucun par rapport aux autres. Que chacun fasse ce qu\u2019il a \u00e0 faire.<\/p>\n<p><strong>D. R. N. : Et si vous aviez une baguette magique pour trois v\u0153ux ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>A.F.G.I :<\/strong> Je dirai la Paix, la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019entente entre les Burkinab\u00e8. Si ces conditions sont r\u00e9unies, le Burkina Faso ira tr\u00e8s loin.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Damien Rapha\u00ebl NIKI\u00c9MA<\/strong> (Collaborateur)<br \/>Sur la Route de la Coh\u00e9sion Sociale<br \/>Ouaga-Paris<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_d37 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/11\/21\/relations-franco-burkinabe-il-ny-a-aucun-nuage-entre-ouaga-et-paris-alain-francis-gustave-ilboudo-ambassadeur-du-burkina-en-france\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alain Francis Gustave Ilboudo\u00a0: \u00abL\u2019insurrection constitue une r\u00e9f\u00e9rence de nos relations avec la France\u00bb. L\u2019ambassadeur du Burkina Faso \u00e0 Paris, Alain Francis Gustave Ilboudo, nous a accord\u00e9 une interview le 16 novembre 2019 au sein de l\u2019enceinte diplomatique. Ins\u00e9curit\u00e9, pr\u00e9sence militaire fran\u00e7aise, fracture sociale, etc., le diplomate a r\u00e9pondu sans d\u00e9tour \u00e0 nos questions. Damien [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-68195","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68195","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68195"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68195\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68195"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68195"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68195"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}