{"id":68491,"date":"2019-11-25T06:20:27","date_gmt":"2019-11-25T11:20:27","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/enfance-le-droit-a-la-protection-bat-encore-de-laile\/"},"modified":"2019-11-25T06:20:27","modified_gmt":"2019-11-25T11:20:27","slug":"enfance-le-droit-a-la-protection-bat-encore-de-laile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/enfance-le-droit-a-la-protection-bat-encore-de-laile\/","title":{"rendered":"Enfance: le droit \u00e0 la protection bat encore de l\u2019aile!"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-color has-vivid-cyan-blue-color\"><strong>Mention passable pour le Maroc ! En mati\u00e8re de promotion des droits de l\u2019enfant, le royaume doit mieux faire ! Les r\u00e9sultats de la 2<sup>e<\/sup> analyse de la Situation des Enfants au Maroc (SITAN) men\u00e9e par l\u2019Organisation nationale des droits de l\u2019enfant (ONDE), en collaboration avec l\u2019UNICEF et l\u2019Organisation nationale des droits de l\u2019Homme (ONDH) et pr\u00e9sent\u00e9s vendredi dernier \u00e0 Marrakech dans le cadre du 16<sup>e<\/sup> congr\u00e8s national des droits de l\u2019enfant, ne sont pas satisfaisants sur toute la ligne. Si en trente ans de mise en \u0153uvre de la Convention internationale des droits de l\u2019enfant (CIDE), le royaume a excell\u00e9 au niveau l\u00e9gislatif et institutionnel, en mati\u00e8re de concr\u00e9tisation effective de la protection de l\u2019enfant marocain, la situation reste pr\u00e9occupante et n\u00e9cessite plus d\u2019efforts.<\/strong><\/p>\n<p>Des enfants dans la rue, addicts aux drogues, mari\u00e9s pr\u00e9cocement, forc\u00e9s de travailler pour survivre\u2026D\u2019autres, oblig\u00e9s de quitter les bancs de l\u2019\u00e9cole en raison de la pauvret\u00e9, de l\u2019\u00e9loignement des \u00e9tablissements scolaires ou encore violent\u00e9s physiquement ou sexuellement\u2026 De telles situations, on en compte encore des milliers au Maroc, trente ans apr\u00e8s que le pays ait ratifi\u00e9 la CIDE.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit des efforts men\u00e9s au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies pour instaurer le principe du respect de l\u2019int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l\u2019enfant, les enfants continuent d\u2019\u00eatre la proie d\u2019un environnement non protecteur. Le SITAN 2019 r\u00e9v\u00e8le \u00e0 cet effet, que si des progr\u00e8s tangibles ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s en mati\u00e8re de protection des enfants, gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation de centres d\u2019\u00e9coute, d\u2019une plateforme de surveillance et de suivi des cas de violence en milieu scolaire (Marsad), du lancement du programme \u00abvilles sans enfants en situation de rue\u00bb, du programme \u00abYakada\u00bb contre le travail des petites bonnes, les ph\u00e9nom\u00e8nes qui exposent les enfants aux abus et exploitations n\u2019ont pour autant pas \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s.<\/p>\n<p>Ainsi, en trente ans de mise en application de la CIDE, nombreux sont encore les enfants qui n\u2019arrivent pas \u00e0 \u00eatre enregistr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil (3,1%). Il s\u2019agit, notamment de ceux n\u00e9s hors-mariage. Une situation discriminatoire qui persiste, malgr\u00e9 la promulgation en 2002 de la loi relative \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil qui consacre le droit \u00e0 un nom et rend obligatoire la d\u00e9claration des naissances\u00a0! En outre, il apparait que le pourcentage des enfants victimes de violence physique s\u2019est accru entre 2010 et 2018, passant de 30,6% \u00e0 39,6%. On note toutefois une modeste baisse en termes de violences sexuelles, avec un taux de 30,82% en 2010 contre 27,9% en 2018.<\/p>\n<p>Le travail des enfants reste l\u2019un des ph\u00e9nom\u00e8nes que le Maroc a encore du mal \u00e0 \u00e9radiquer. S\u2019il est vrai que la tranche des enfants de 7-14 ans est de moins en moins forc\u00e9e \u00e0 travailler (26,5% en 2011 contre 17,4% en 2014), le travail des enfants continue de toucher de plus en plus la tranche 15-17 ans. Ainsi, entre 2011 et 2015, le ph\u00e9nom\u00e8ne est all\u00e9 galopant, atteignant 82,6% en 2015 contre 73,5%, quatre ann\u00e9es plus t\u00f4t. Une situation tr\u00e8s pr\u00e9occupante renforc\u00e9e par le ph\u00e9nom\u00e8ne du mariage des enfants. En effet, le nombre d\u2019enfants mari\u00e9s est encore tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 et inqui\u00e8te \u00e0 plus d\u2019un titre. En 2018, le Maroc a enregistr\u00e9 31.931 cas contre 29.847 cas en 2007.<\/p>\n<p>Cette absence de protection des enfants est soutenue davantage par l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de chances entre les enfants. Ainsi, la pauvret\u00e9 multidimensionnelle affecte davantage les enfants en milieu rural qu\u2019en milieu urbain. En 2014, elle \u00e9tait de 22% en milieu rural contre 2,4% en milieu urbain. Sans oublier, depuis quelques ann\u00e9es, le d\u00e9fi de la prise en charge des enfants issus de la migration dont le nombre s\u2019accroit consid\u00e9rablement.<\/p>\n<p><strong>Travail exemplaire sur le plan l\u00e9gislatif!<\/strong><\/p>\n<p>De 1990, date de ratification du Maroc de la CIDE, \u00e0 2019, le Maroc a renforc\u00e9 son arsenal juridique, l\u00e9gislatif et institutionnel en mati\u00e8re de promotion des droits des enfants. Ainsi, la constitution de 2011 a accord\u00e9 une place prioritaire aux droits de l\u2019enfant, notamment \u00e0 travers les articles 31 et 34 qui garantissent l\u2019acc\u00e8s \u00e9gal de tous les enfants, dont ceux en situation de handicap, aux services sociaux de base. Au niveau l\u00e9gislatif, ce sont plus de 240 articles touchant diff\u00e9rents aspects des droits de l\u2019enfant qui ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s ou reform\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour appuyer les diff\u00e9rentes mesures prises au niveau l\u00e9gislatif, plusieurs institutions nationales et ind\u00e9pendantes ont \u00e9t\u00e9 mises en place, entre autres l\u2019ONDE en 1995, la Fondation Mohammed VI pour la solidarit\u00e9, l\u2019Initiative nationale pour le d\u00e9veloppement humain (INDH) en 1999, le Conseil \u00e9conomique, social et environnemental (CESE), le Conseil sup\u00e9rieur de l\u2019\u00e9ducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS)\u2026 Plusieurs politiques publiques et programmes et plans nationaux ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement \u00e9labor\u00e9s pour traduire en actions concr\u00e8tes les textes l\u00e9gislatifs. Il s\u2019agit entre autres de la Politique publique int\u00e9gr\u00e9e de la protection de l\u2019enfance au Maroc (PPIPEM) pour la p\u00e9riode 2015-2025 dont l\u2019objectifest de prendre en compte le caract\u00e8re \u00abmultidimensionnel\u00bb et \u00abtransversal\u00bb de la protection de l\u2019enfance, en favorisant une nouvelle approche int\u00e9gr\u00e9e et syst\u00e9mique et une gestion ax\u00e9e sur les r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Cette politique n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre, en raison notamment de l\u2019insuffisance de ressources financi\u00e8res. Dans le cadre du Pacte national pour l\u2019enfant pour la p\u00e9riode 2021-2030, qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 samedi dernier, plus de ressources devraient \u00eatre allou\u00e9s au PPIPEM pour sa mise en \u0153uvre effective. D\u2019autres mesures devraient \u00eatre \u00e9galement adopt\u00e9esdans le cadre de ce nouveau pacte pour relever les d\u00e9fis qui persistent en mati\u00e8re de protection des droits des enfants au Maroc.<\/p>\n<p class=\"c2\"><strong>DNES \u00e0 Marrakech Danielle Engolo<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/enfance-le-droit-a-la-protection-bat-encore-de-laile.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mention passable pour le Maroc ! En mati\u00e8re de promotion des droits de l\u2019enfant, le royaume doit mieux faire ! 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