{"id":68566,"date":"2019-11-25T14:59:54","date_gmt":"2019-11-25T19:59:54","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/presidentielle-guinee-bissau\/"},"modified":"2019-11-25T14:59:54","modified_gmt":"2019-11-25T19:59:54","slug":"presidentielle-guinee-bissau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/presidentielle-guinee-bissau\/","title":{"rendered":"PRESIDENTIELLE GUINEE-BISSAU"},"content":{"rendered":"<div class=\"stream-item stream-item-above-post-content\">\n<p><noscript><\/p>\n<p><a href=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?jump=1&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]&#038;out=nonrich\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" src=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?out=nonrich&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]\" border=\"0\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p><\/noscript><\/div>\n<p class=\"c3\">Initialement pr\u00e9vue pour le 3 novembre 2019, c\u2019est finalement, le 24 novembre, que les Bissau-Guin\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s aux urnes pour d\u00e9partager la douzaine de candidats en lice pour le tr\u00e8s convoit\u00e9, mais aussi le tr\u00e8s \u00e9jectable fauteuil pr\u00e9sidentiel. Pour ce faire, il y avait foule devant les bureaux de vote, et le scrutin s\u2019est globalement bien d\u00e9roul\u00e9 alors qu\u2019on redoutait des affrontements entre les partisans des deux principaux candidats, le pr\u00e9sident sortant Jos\u00e9 M\u00e1rio Vaz qui s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 en ind\u00e9pendant et le chef de l\u2019historique Parti africain pour l\u2019ind\u00e9pendance de la Guin\u00e9e et du Cap-Vert (PAIGC), le Premier ministre Domingos Sim\u00f5es Pereira. En attendant les r\u00e9sultats de ce duel au sommet, on peut l\u00e9gitimement se f\u00e9liciter de la tenue, dans le calme, de cette \u00e9lection dans ce tr\u00e8s instable pays lusophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest \u00e0 peine plus grand que la r\u00e9gion de le Boucle du Mouhoun, et cela, gr\u00e2ce \u00e0 la bienveillante implication de la Communaut\u00e9 des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO). Il a fallu, en effet, que l\u2019instance sous- r\u00e9gionale tape par deux fois du poing sur la table au cours de cette ann\u00e9e \u00e9lectorale d\u00e9cisive pour l\u2019avenir de la Guin\u00e9e-Bissau, pour que cette \u00e9lection qui est l\u2019aboutissement d\u2019une s\u00e9rie de crises politiques et institutionnelles, puisse \u00eatre organis\u00e9e. La premi\u00e8re et la plus importante intrusion de la CEDEAO, pour ainsi dire, remonte au mois de juin 2019, quand les d\u00e9put\u00e9s du PAIGC, ulc\u00e9r\u00e9s par les vell\u00e9it\u00e9s du pr\u00e9sident Vaz alors en fin de mandat, de se maintenir au pouvoir jusqu\u2019aux \u00e9lections dont la date \u00e9tait encore incertaine, ont d\u00e9cid\u00e9 de le remplacer par le pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Cipriano Cassam\u00e1. Les tirs de barrage de la CEDEAO ont vite r\u00e9tabli le pr\u00e9sident Vaz dans ses fonctions, mais les chefs d\u2019Etat ouest-africains ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s d\u2019intervenir une deuxi\u00e8me fois en d\u00e9but du mois en cours, cette fois-ci contre la d\u00e9cision kafka\u00efenne de leur homologue bissau-guin\u00e9en de limoger son Premier ministre, Domingos Sim\u00f5es Pereira et de le remplacer par son homme-lige, Faustino Imballi.<\/p>\n<p><strong>Il est du devoir de la CEDEAO de veiller au grain<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\">C\u2019est donc dans une ambiance de guerre larv\u00e9e entre les candidats sur fond de divergences et de diff\u00e9rends individuels, que cette \u00e9lection s\u2019est tenue \u00e0 bonne date, et cela est \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de l\u2019organisation sous-r\u00e9gionale, mais aussi des forces arm\u00e9es qui, une fois n\u2019est pas coutume, ne sont pas sorties de leurs casernes pendant toutes les cinq ann\u00e9es de mandat tumultueux de Jos\u00e9 M\u00e1rio Vaz pour s\u2019emparer ou tenter de s\u2019emparer du pouvoir, comme elles l\u2019avaient fait par 20 fois depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays en 1973. Le fait qu\u2019un pr\u00e9sident en exercice aille pour la premi\u00e8re fois jusqu\u2019au terme de son mandat dans ce pays afflig\u00e9 par la pauvret\u00e9, la corruption et le trafic de drogue, est une lueur d\u2019espoir pour un retour progressif et peut-\u00eatre d\u00e9finitif \u00e0 la l\u00e9galit\u00e9 constitutionnelle. Malheureusement, cet optimisme doit \u00eatre vite temp\u00e9r\u00e9 au regard de la configuration actuelle du paysage politique certes toujours domin\u00e9 par le PAIGC qui veut co\u00fbte que co\u00fbte relever le d\u00e9fi de sortir le sortant, mais avec cette fois-ci en face et en verve, une opposition plus que jamais d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 casser les codes en \u00e9cartant le parti historique des r\u00eanes du pouvoir. Si les r\u00e9sultats donnent le sortant vainqueur du scrutin, il y aura fatalement des \u00e9tincelles dans cet air politique hautement inflammable de la Guin\u00e9e-Bissau avec le risque \u00e9norme de voir, sept ans apr\u00e8s le dernier putsch militaire, le pays renouer avec ses vieux d\u00e9mons. L\u2019inimiti\u00e9 entre le pr\u00e9sident sortant et son ancien parti, le PAIGC, est telle qu\u2019il sera difficile \u00e0 l\u2019un ou \u00e0 l\u2019autre de reconna\u00eetre sa d\u00e9faite ou d\u2019accepter de travailler sereinement ensemble en cas de cohabitation. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, le ton commence \u00e0 monter puisque le camp du pr\u00e9sident sortant d\u00e9nonce des <em>\u00ab\u00a0bourrages d\u2019urnes\u00a0<\/em>\u00bb. Autant dire que cette ancienne colonie portugaise se retrouve encore une fois \u00e0 la crois\u00e9e des chemins, et il est du devoir de la CEDEAO qui a jusqu\u2019ici servi tant\u00f4t d\u2019arbitre, tant\u00f4t de gendarme, de veiller au grain afin que l\u2019immense espoir suscit\u00e9 par sept ans de vie politique sans canon, ne s\u2019\u00e9vanouisse pas dans les m\u00e9andres d\u2019une crise post\u00e9lectorale qui replongerait le pays d\u2019Amilcar Cabral dans un cycle de violences qu\u2019on croyait r\u00e9volu. Au regard des forces politiques en comp\u00e9tition, il n\u2019y aura probablement pas de coup K.-O. d\u00e8s le premier tour\u00a0; ce qui va rendre le suspense encore plus \u00e9poustouflant et plus inqui\u00e9tant car il est fort possible que, de part et d\u2019autre, on d\u00e9clenche une v\u00e9ritable chasse aux sorci\u00e8res \u00e0 l\u2019issue du second tour pr\u00e9vu pour fin d\u00e9cembre prochain. Et comme dans cette arm\u00e9e bissau-guin\u00e9enne pl\u00e9thorique et pouvoiriste, tout est pr\u00e9texte \u00e0 coup d\u2019Etat, il pourrait suffire de quelques bisbilles au sommet de l\u2019Etat pour que des grad\u00e9s d\u00e9boulent dans l\u2019ar\u00e8ne politique pour pr\u00e9tendument remettre le pays exsangue sur les rails de la d\u00e9mocratie et du d\u00e9veloppement. Esp\u00e9rons que pour cette fois-ci, la CEDEAO ne laissera pas ce bateau d\u2019ordinaire ivre, tanguer dans les eaux de cette mer sous-r\u00e9gionale d\u00e9j\u00e0 particuli\u00e8rement agit\u00e9e du fait du terrorisme et de la paup\u00e9risation des populations. L\u2019espoir est d\u2019autant plus permis que les acteurs politiques, en tout cas, semblent au fait du principal enjeu de ce scrutin qui est la stabilit\u00e9 du pays, car, ils ont tous appel\u00e9, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, au rassemblement et \u00e0 l\u2019union sacr\u00e9e pour sortir leur pays de la zone de turbulences politique, \u00e9conomique et sociale dans laquelle il se d\u00e9bat depuis des d\u00e9cennies. On peut, pour une fois, croire en la sinc\u00e9rit\u00e9 de leurs propos, m\u00eame si on convient avec Hannah Arendt, que \u00ab <em>la v\u00e9racit\u00e9 n\u2019a jamais figur\u00e9 au nombre des vertus politiques<\/em>\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00a0Hamadou GADIAGA<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/presidentielle-guinee-bissau\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Initialement pr\u00e9vue pour le 3 novembre 2019, c\u2019est finalement, le 24 novembre, que les Bissau-Guin\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s aux urnes pour d\u00e9partager la douzaine de candidats en lice pour le tr\u00e8s convoit\u00e9, mais aussi le tr\u00e8s \u00e9jectable fauteuil pr\u00e9sidentiel. 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