{"id":68579,"date":"2019-11-26T05:54:36","date_gmt":"2019-11-26T10:54:36","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/en-afrique-et-dans-le-monde-arabe-la-mobilite-des-artistes-en-question\/"},"modified":"2019-11-26T05:54:36","modified_gmt":"2019-11-26T10:54:36","slug":"en-afrique-et-dans-le-monde-arabe-la-mobilite-des-artistes-en-question","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/en-afrique-et-dans-le-monde-arabe-la-mobilite-des-artistes-en-question\/","title":{"rendered":"En Afrique et dans le monde arabe: La mobilit\u00e9 des artistes en question"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-color has-vivid-cyan-blue-color\"><strong>La question de la mobilit\u00e9 des artistes constitue une pr\u00e9occupation majeure de nos jours. La fili\u00e8re musicale en Afrique et dans le monde arabe peine \u00e0 s\u2019\u00e9manciper. A cet effet, la difficult\u00e9 de l\u2019obtention des visas, le prix \u00e9lev\u00e9 des billets d\u2019avion, l\u2019absence de l\u2019accompagnement de certaines\u00a0 entit\u00e9s vis-\u00e0-vis des artistes ont \u00e9t\u00e9 \u00e0\u00a0 l\u2019ordre du jour des d\u00e9bats en marge des activit\u00e9s du visa for music. A cette occasion, Al Bayane est all\u00e9 \u00e0 la rencontre des professionnels du m\u00e9tier. T\u00e9moignages.<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>Tony Mefe, op\u00e9rateur culturel camerounais<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>\u00abIl y a tr\u00e8s peu de fonds consacr\u00e9s \u00e0 la mobilit\u00e9 des artistes\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Tony Mefe est op\u00e9rateur culturel camerounais. Il est aussi responsable du salon international des voix de femmes et des musiques du monde. Ce salon international qui s\u2019appelle \u00abescale b\u2019antoo\u00bb voix de femmes travaille davantage sur l\u2019export de la musique. \u00abLe but de notre projet, c\u2019est de d\u00e9velopper la pr\u00e9sence de jeunes chanteuses d\u2019Afrique centrale sur la sc\u00e8ne internationale\u00bb, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abNous nous sommes confront\u00e9s \u00e0 ce grave probl\u00e8me de mobilit\u00e9\u00bb. Pour lui, les probl\u00e8mes de mobilit\u00e9 se d\u00e9clinent sur deux axes fondamentaux : il y a d\u2019abord le co\u00fbt du billet d\u2019avion qui est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Par exemple, \u00e0 partir de Douala au Cameron pour\u00a0 Casablanca, le billet \u00e0 1200 euros. \u00abEn Afrique, c\u2019est hallucinant ! Il y a tr\u00e8s peu de fonds qui sont consacr\u00e9s \u00e0 la mobilit\u00e9.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019un des fonds les plus sollicit\u00e9s par les artistes subsahariens, c\u2019est celui de l\u2019association marocaine pour l\u2019\u00e9change interculturel, le d\u00e9veloppement et la coop\u00e9ration en Afrique (Afrikayna). Dans ce cadre, \u00a0pleins d\u2019artistes et\u00a0 professionnels ont pris part au visa for music et d\u2019autres manifestations gr\u00e2ce \u00e0 cette association qui donne des bourses\u00bb, a-t-il fait savoir. Et d\u2019ajouter: \u00abMais comme les gouvernements n\u2019accompagnent pas les projets culturels, il faut toujours aller taper \u00e0 la porte de la famille et des amis\u00bb.<\/p>\n<p>Pour faire face \u00e0 cette situation, Tony Mefe ainsi que d\u2019autres artistes organisent en amont des concerts de collecte de fonds. \u00abM\u00eame si ce n\u2019est pas ce genre de concerts qui apportent de l\u2019argent, mais ils permettent de cr\u00e9dibiliser le discours des artistes\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 des prix \u00e9lev\u00e9s des billets d\u2019avion,\u00a0 la question de visa demeure une des \u00abplaies\u00bb de la mobilit\u00e9 des artistes. \u00abC\u2019est vrai que le visa for music fait un travail en amont\u00a0 facilitant l\u2019obtention des visas des artistes dans les diff\u00e9rents pays, mais en revanche, ce n\u2019est pas \u00e9vident d\u2019avoir des visas pour venir au Maroc, en Tunisie, en Egypte\u2026 C\u2019est compliqu\u00e9\u00a0!\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>Selon lui, m\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Afrique subsaharienne, les artistes se sont confront\u00e9s \u00e0 ce probl\u00e8me de visas. \u00abBon nombre de nos chanteuses n\u2019ont pas eu de visas pour se produire,\u00a0 surtout en Europe, mais paradoxalement, on en a donn\u00e9 aux managers\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>Arm\u00e8ne Doua, coordinatrice du MASA<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>\u00abL\u2019artiste a besoin de l\u2019accompagnement et de structures d\u2019accueil\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>A Abidjan, il n\u2019y a pas de budget consacr\u00e9 aux billets d\u2019avion parce qu\u2019un artiste est essentiellement autonome dans sa mobilit\u00e9, souligne Arm\u00e8ne Doua, coordinatrice du march\u00e9 des arts du spectacle d\u2019Abidjan (MASA).<\/p>\n<p>\u00abEn fait, on peut accompagner l\u2019artiste en lui trouvant des structures d\u2019accueil qui lui permettront d\u2019avoir des billets d\u2019avion, les frais de visas et en lui facilitant aussi son obtention\u2026 Mais il n\u2019y a pas de structures mises en place \u00e0 Abidjan r\u00e9ellement pour le billet d\u2019avion et l\u2019accompagnement des artistes sur cette question. \u00c0 Abidjan, ajoute la coordinatrice du MASA, la fili\u00e8re musicale et celle \u00a0de l\u2019art sont structur\u00e9es par le bureau de droits d\u2019auteur. Avec ce dernier, il y a une structure qui permet de nous organiser, de pr\u00e9server nos droits.<\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>Halim Sbai, directeur du festival \u00ab\u00a0Taragalte\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>\u00abLa partie de l\u2019a\u00e9rien est tr\u00e8s cher\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est une question qui est sur toutes les langues : la flamb\u00e9e \u00a0des billets dans le continent \u00a0africain. \u00abLa partie de l\u2019a\u00e9rien est tr\u00e8s cher. Un vol \u00e0 Bamako vaut trois fois qu\u2019un vol de Casablanca \u00e0 Paris. Sans soutien, l\u2019artiste ne pourra pas se d\u00e9brouiller tout seul\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Halim Sba\u00ef.<\/p>\n<p>C\u2019est pour cela d\u2019ailleurs, explique-t-il, qu\u2019il n\u2019y a pas de connexions et d\u2019\u00e9changes culturels entre le Nord de l\u2019Afrique et le Sud. \u00abCes d\u00e9penses deviennent parfois un v\u00e9ritable fardeau sur les organisateurs. En Europe, le probl\u00e8me de la mobilit\u00e9 des artistes r\u00e9side dans l\u2019obtention des visas. Donc, il faudra pendre le rendez-vous trois mois apr\u00e8s. Il faut le dire, des concerts ont \u00e9t\u00e9 annul\u00e9s parce que les artistes\u00a0 n\u2019ont pas eu leurs visas\u00bb, poursuit-il.\u00a0 Et d\u2019ajouter: \u00abOn a rencontr\u00e9 ce type difficult\u00e9s parce que nous organisons une caravane culturelle pour la paix. Donc, nous ramenons environ \u00a030 artistes de Mali et de l\u2019Alg\u00e9rie. Le billet dans les bons termes est \u00e0 6.000 ou 7.000 dh par personne. Pourtant, parfois, on re\u00e7oit des promesses de certaines institutions, mais \u00e0 la derri\u00e8re minute elles se retirent. Chose qui nous pousse \u00e0 faire autrement\u00bb. Heureusement, se r\u00e9jouit-il,\u00a0 il y a Afrikayna apporte son apport en ce sens. \u00abC\u2019est une bonne chose\u00a0parce que par le bais de la culture on pourra connaitre mieux l\u2019Afrique et les africains. La culture n\u2019est pas un luxe, mais un domaine porteur et cr\u00e9ateur de richesses\u00bb, a-t-il affirm\u00e9.<\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>Rania Elias, directrice du centre cultuel Yabous dans la zone occup\u00e9e de J\u00e9rusalem<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>\u00abA cause de l\u2019occupation, les fronti\u00e8res sont ferm\u00e9es pour les artistes arabes et \u00e9trangers\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Pour Rania Elias le probl\u00e8me de libert\u00e9 de d\u00e9passement et de mobilit\u00e9\u00a0 est une situation qui\u00a0 touche tous les artistes du monde. \u00abLes artistes arabes rencontrent souvent des difficult\u00e9s relatives au\u00a0 sujet des visas, surtout en Palestine \u00e0 cause de l\u2019occupation. Ces difficult\u00e9s ont un \u00a0impact imm\u00e9diat sur le programme du festival que nous organisons\u00bb, a-t-elle r\u00e9v\u00e9l\u00e9.\u00a0 La situation de J\u00e9rusalem en particulier est tout \u00e0 fait diff\u00e9rente des autres villes, parce qu\u2019elle est sous l\u2019occupation. \u00abLes difficult\u00e9s auxquelles nous faisons face sont \u00e9normes par rapport aux difficult\u00e9s des autres villes et festivals mondiaux vu la situation politique. Nous faisons face \u00e0 plusieurs entraves en organisant le festival de J\u00e9rusalem. Tout d\u2019abord, la difficult\u00e9 de faire venir l\u2019artiste palestinien. Ce dernier rencontre souvent\u00a0 plusieurs entraves pour y acc\u00e9der afin de pr\u00e9senter un spectacle,\u00a0 parce que l\u2019artiste qui se trouve \u00e0\u00a0 Gaza, \u00e0 Ramallah, \u00e0 Nablus o\u00f9 en encore \u00e0 J\u00e9nine a\u00a0 du mal \u00e0 venir\u00bb, a-t-elle martel\u00e9.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Mohamed Nait Youssef<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/en-afrique-et-dans-le-monde-arabe-la-mobilite-des-artistes-en-question.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La question de la mobilit\u00e9 des artistes constitue une pr\u00e9occupation majeure de nos jours. La fili\u00e8re musicale en Afrique et dans le monde arabe peine \u00e0 s\u2019\u00e9manciper. 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