{"id":73722,"date":"2020-01-21T04:09:05","date_gmt":"2020-01-21T09:09:05","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/plaidoyer-pour-une-meilleure-lutte-contre-les-violences-faite-aux-femmes\/"},"modified":"2020-01-21T04:09:05","modified_gmt":"2020-01-21T09:09:05","slug":"plaidoyer-pour-une-meilleure-lutte-contre-les-violences-faite-aux-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/plaidoyer-pour-une-meilleure-lutte-contre-les-violences-faite-aux-femmes\/","title":{"rendered":"Plaidoyer pour une meilleure lutte contre les violences faite aux femmes"},"content":{"rendered":"<h4 class=\"title-14\">Une prise en charge \u00e9parpill\u00e9e et un Protocole absent<\/h4>\n<div class=\"featured_image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/www.elwatan.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/violence-DR.gif\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"Plaidoyer pour une meilleure lutte contre les violences faite aux femmes\"\/><span class=\"featured-image-caption\">Photo : D.R.<\/span><\/div>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\"><strong>A peine la campagne d\u2019action de lutte contre les violences faites aux femmes boucl\u00e9e, qu\u2019un plaidoyer pour une meilleure d\u00e9marche et prise en charge a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. Une occasion, aujourd\u2019hui, d\u2019\u00e9num\u00e9rer les obstacles qui ralentissent une lutte efficace. Constat \u00e9tabli\u00a0: un dysfonctionnement dans la coordination entre les diff\u00e9rents services, un d\u00e9ficit dans la formation du personnel m\u00e9dical et l\u2019absence d\u2019\u00e9tudes fiables\u2026<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">S<\/span><span class=\"s1\">i une victime se pr\u00e9sente pour porter plainte ou demander assistance, elle se heurte \u00e0 mille et une entraves et incompr\u00e9hensions et ne sait plus o\u00f9 donner de la t\u00eate pour se faire entendre. Face aux violences faites aux femmes, il n\u2019existe toujours pas de guichet unique. La prise en charge exige tout un protocole, c\u2019est-\u00e0-dire du signalement jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9paration impliquant plusieurs acteurs.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">A ce jour, si une victime vient porter plainte, elle fera face \u00e0 un protocole \u00e9parpill\u00e9. Chaque secteur, comme les services de s\u00e9curit\u00e9, la justice ou les centres d\u2019accueil sous tutelle du minist\u00e8re de la Solidarit\u00e9 agissent chacun de son c\u00f4t\u00e9. M<sup>me<\/sup> Ouahiba Sakani, repr\u00e9sentante adjointe du FNUAP, \u00e9voque la faiblesse de coordination qui existe entre les diff\u00e9rents acteurs.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">De plus, l\u2019Alg\u00e9rie doit \u00e9laborer un protocole de prise en charge et documenter tous les progr\u00e8s effectu\u00e9s \u00e0 ce jour, selon le FNUAP. L\u2019\u00e9parpillement des proc\u00e9dures fait que la victime n\u2019a pas l\u2019information o\u00f9 aller quand elle subit \u00e0 un acte de violence et ne conna\u00eet pas ses droits ni le cadre l\u00e9gal. Souvent, d\u2019ailleurs, les victimes renoncent \u00e0 d\u00e9poser plainte, explique Nadia A\u00eft Za\u00ef du Cidef, m\u00eame si, selon l\u2019avocate, <em>\u00abla situation s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e depuis des ann\u00e9es\u00bb<\/em>. En effet, le tableau n\u2019est pas enti\u00e8rement noir. Les m\u00e9canismes existent, mais il y a un manque flagrant de coordination.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Ces m\u00e9canismes sont entre autres ceux qui rel\u00e8vent particuli\u00e8rement de la sant\u00e9. Le m\u00e9decin l\u00e9giste qui d\u00e9livre le certificat d\u00e9crivant les coups et blessures est un acteur majeur dans le processus, tout autant que les services hospitaliers pour des actes m\u00e9dicaux d\u2019urgence, puis les services de s\u00e9curit\u00e9 que sont la police et la gendarmerie pour le d\u00e9p\u00f4t de plainte quand celle-ci ne passe pas directement par le procureur.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Vient enfin l\u2019institution judiciaire par l\u2019entremise du procureur, du juge d\u2019instruction et le juge du tribunal pour la condamnation de l\u2019auteur. Dans ce circuit, les lieux d\u2019accueil et d\u2019h\u00e9bergement vont servir au placement d\u2019urgence des femmes dont la vie est en danger ou celles qui ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 la porte de leur domicile conjugal ou familial.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Plusieurs d\u00e9marches en m\u00eame temps. Et c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un guichet unique s\u2019impose et d\u2019un protocole qui r\u00e9git la prise en charge \u00e0 travers des r\u00f4les et responsabilit\u00e9s bien d\u00e9finis. Le but ? Nadia A\u00eft Za\u00ef explique : <em>\u00abD\u00e8s que la victime fait son entr\u00e9e au commissariat, elle sera examin\u00e9e par un m\u00e9decin l\u00e9giste et pourra par la suite d\u00e9poser plainte sur place et \u00eatre achemin\u00e9e vers un centre d\u2019accueil et d\u2019h\u00e9bergement, ou vers un centre hospitalier, si sa vie est en danger et si elle pr\u00e9sente des blessures graves.\u00bb<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Pour plusieurs raisons, le guichet unique est indispensable. D\u2019ailleurs, sa mise en place en Autriche, aux Etats-Unis ou encore au Qatar a fait ses preuves. L\u2019exemple le plus probant nous vient d\u2019Espagne, o\u00f9 la promulgation de la loi cadre de protection des femmes victimes de violence a r\u00e9ussi dans une large mesure \u00e0 am\u00e9liorer sensiblement les choses. Tous les minist\u00e8res de ce pays sont impliqu\u00e9s dans la prise en charge. Les services de s\u00e9curit\u00e9 ont une base de donn\u00e9es qui leur permet de suivre les agresseurs, m\u00eame quand ces derniers changent de r\u00e9sidence.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><span class=\"s1\">La p\u00e9rennisation, un autre d\u00e9fi<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">A chaque remaniement de gouvernement, les priorit\u00e9s changent. Durant la p\u00e9riode de 2014 \u00e0 2017, une priorit\u00e9 \u00e9tait donn\u00e9e aux victimes. Une initiative a vu le jour, o\u00f9 des hommes s\u2019\u00e9taient impliqu\u00e9s dans la pr\u00e9vention de la violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes comme agents de changement. Mais depuis, cette initiative n\u2019a pas continu\u00e9. M<sup>me<\/sup> Sakani rel\u00e8ve cette difficult\u00e9 d\u2019avoir des programmes ou des orientations p\u00e9rennes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Elle explique : <em>\u00abLe FNUAP a sign\u00e9 un plan d\u2019action avec l\u2019Alg\u00e9rie et s\u2019aligne sur les priorit\u00e9s nationales.\u00bb<\/em> D\u2019ailleurs, l\u2019agence onusienne planifie de renouveler son programme avec le minist\u00e8re de la Solidarit\u00e9 nationale et souhaite apporter son appui pour capitaliser sur les acquis. Un probl\u00e8me qui explique un autre : l\u2019absence d\u2019\u00e9tudes. La derni\u00e8re enqu\u00eate sur la violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes date de 2006.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Un \u00e9tat des lieux a \u00e9t\u00e9 fait particuli\u00e8rement en mati\u00e8re de structures et le travail des institutions. Mais la question que M<sup>me<\/sup> Sakani se pose est de savoir ce que nous avons construit \u00e0 partir de ces donn\u00e9es\u00a0? Dix ans plus tard, une enqu\u00eate de pr\u00e9valence quantitative et qualitative devait \u00eatre lanc\u00e9e afin de conna\u00eetre l\u2019\u00e9valuation du ph\u00e9nom\u00e8ne. Tous les moyens et le budget \u00e9taient mobilis\u00e9s, affirme la repr\u00e9sentante adjointe du FNUAP, mais la d\u00e9marche n\u2019a pas abouti.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Seule une \u00e9tude qualitative a pu \u00eatre faite, dont le rapport a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9 en juin 2019. Elle renseigne sur le r\u00f4le des hommes et des femmes et leurs perceptions de la violence. Ces r\u00e9sultats gagneraient \u00e0 \u00eatre pris en consid\u00e9ration. Ce manque de visibilit\u00e9 pourrait \u00eatre aussi la cause de ce \u00abd\u00e9sert\u00bb en mati\u00e8re de structures d\u2019accueil. La cr\u00e9ation additionnelle est une priorit\u00e9, selon Ouahiba Sakani.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Les centres d\u2019accueil existants <em>\u00abn\u2019offrent pas tout pour les victimes\u00bb.<\/em> Certains, selon Fadila Chitour Boumendjel, sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00abprisons\u00bb\u00a0: interdiction de travailler, d\u2019utiliser le t\u00e9l\u00e9phone\u2026 Il y en a m\u00eame d\u2019autres qui refusent l\u2019acc\u00e8s aux enfants des victimes. Soumia Salhi \u00e9voque aussi les exp\u00e9riences de centres d\u2019\u00e9coute et d\u2019aide aux victimes apr\u00e8s celui de la Commission nationale des femmes travailleuses de 2003 \u00e0 2008. Mais, sur la dur\u00e9e, il est difficile de trouver les moyens de financement de l\u2019activit\u00e9. Beaucoup ont disparu.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">D\u2019autres m\u00e8nent un combat quotidien. Le centre d\u2019\u00e9coute et d\u2019accueil du r\u00e9seau Wassila enregistre 100 nouveaux cas par an, sans comptabiliser le suivi des anciennes victimes. Mais les moyens sont limit\u00e9s, m\u00eame si M<sup>me<\/sup> Chitour Boumendjel t\u00e9moigne du flux de femmes \u00e0 la recherche d\u2019orientation juridique, mais surtout d\u2019\u00e9coute psychologique.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><span class=\"s1\">La formation fait d\u00e9faut<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Elle insiste aussi sur ce personnel m\u00e9dical qui n\u2019est pas form\u00e9 pour distinguer une victime de violence d\u2019une autre. Dans certains pays o\u00f9 la lutte contre la violence et sa pr\u00e9vention est plut\u00f4t efficace, le signalement se fait automatiquement par le personnel m\u00e9dical aupr\u00e8s des services de s\u00e9curit\u00e9, m\u00eame si la victime n\u2019avait pas l\u2019intention de d\u00e9noncer.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Fadila Chitour Boumendjel \u00e9voque l\u2019inexistence d\u2019une formation du personnel m\u00e9dical pour une prise une charge sp\u00e9ciale et particuli\u00e8re de ces victimes, \u00e0 l\u2019exception des m\u00e9decins l\u00e9gistes et quelques formations continues. Elle plaide d\u2019ailleurs pour la reconnaissance du statut de victime, mais de victimologie comme entit\u00e9. Il est au stade de plaidoyer, souligne-t-elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Enfin, Nadia A\u00eft Za\u00ef livre sa vision sur les tabous qui persistent encore, sur le regard de la soci\u00e9t\u00e9 face \u00e0 ces violences. Elles sont consid\u00e9r\u00e9es par le courant conservateur comme des questions relevant de la sph\u00e8re priv\u00e9e, de la famille et donc pour celui-ci, il ne faut pas en parler en public. Cette question, selon ce courant, doit se r\u00e9gler dans l\u2019espace familial.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Les femmes doivent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es, soumises \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00e9poux ou du fr\u00e8re. Soumia Salhi, militante f\u00e9ministe et syndicaliste, diss\u00e8que la m\u00eame th\u00e8se : la soci\u00e9t\u00e9 a d\u2019abord reproch\u00e9 aux femmes de sortir, d\u2019avoir os\u00e9 quitter l\u2019enfermement qui \u00e9tait la norme. <em>\u00abNous avons progress\u00e9, mais nous n\u2019avons pas encore d\u00e9pass\u00e9 totalement cette situation. Nous sommes encore dans la n\u00e9gociation sociale, m\u00eame dans le cadre du hirak, avec certains secteurs de la soci\u00e9t\u00e9 pour imposer notre l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 r\u00e9clamer nos droits\u2026\u00bb<\/em>, dit-elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Cependant, cette pr\u00e9sence massive des femmes dans les cort\u00e8ges du hirak t\u00e9moigne des profondes transformations de la soci\u00e9t\u00e9 et exige une reconnaissance des droits des femmes dans une Alg\u00e9rie \u00e9galitaire.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">La l\u00e9gitimit\u00e9 de la criminalisation de la violence conjugale vient du nouveau statut conquis par la femme, notamment au niveau professionnel. Autrement dit, toujours selon Soumia Salhi, la banalisation de la violence, sa justification et l\u2019intol\u00e9rance sociale font encore de la r\u00e9sistance. A signaler aussi que pendant ce long parcours entrecoup\u00e9, la victime abandonne parfois.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Car, selon Nassera Merah, ce qui aggrave la situation, c\u2019est le manque de moyens mat\u00e9riels. En effet, les femmes sans ressources, sans possibilit\u00e9 de logement, comment peuvent-elles se reconstruire, payer les honoraires des avocats, les frais de justice et subvenir aux besoins de la famille ? M<sup>me<\/sup> Chitour Boumedjel, pr\u00e9sidente du r\u00e9seau Wassila, explique aussi que les femmes en contact avec le centre d\u2019accueil qu\u2019elle dirige sont demandeuses de logement. Un logement \u00e9quivaut \u00e0 une certaine autonomie, ce qui fait qu\u2019une victime pourra retrouver un semblant de vie digne et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span> tenter de se reconstruire.<\/span><\/p>\n<blockquote readability=\"54\">\n<h3 class=\"p12\"><span class=\"s1\"><strong>\u2013 Cartographie des centres d\u2019h\u00e9bergement<\/strong><\/span><\/h3>\n<p class=\"p14\"><span class=\"s1\">Sch\u00e9matison la carte o\u00f9 les centres sont dispatch\u00e9s : deux centres nationaux d\u2019accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violences et en situation de d\u00e9tresse. L\u2019un se trouve \u00e0 Bou Isma\u00efl et l\u2019autre \u00e0 Mostaganem (tous deux g\u00e9r\u00e9s par le minist\u00e8re de la Solidarit\u00e9). Il y a aussi le centre d\u2019accueil de SOS femmes en d\u00e9tresse \u00e0 Alger; cette association est la plus ancienne dans cette intervention.<\/span><\/p>\n<p class=\"p14\"><span class=\"s1\">Le centre d\u2019accueil Darna de Mohammadia \u00e0 Alger, de l\u2019association Rachda, existe toujours. Pour l\u2019\u00e9coute et l\u2019accompagnement, il existe celui du r\u00e9seau Wassila de Draria \u00e0 Alger et celui du Cidef. A Oran, la cellule d\u2019\u00e9coute Karima Senouci de l\u2019association FARD est \u00e0 la disposition des victimes. Une carte tr\u00e8s limit\u00e9e et restreinte dans quelques villes du pays. Nassera Merah \u00e9voque un probl\u00e8me profond.<\/span><\/p>\n<p class=\"p14\"><span class=\"s1\">Pour avoir des centres d\u2019accueil ou de prise en charge pour les femmes victimes des violences domestiques, il faudrait que leur statut de victimes soit reconnu. L\u2019Etat n\u2019a pas pris en charge la question des violences domestiques, puisque ces derni\u00e8res sont trait\u00e9es, dans le cas o\u00f9 les femmes portent plainte, dans le droit commun.\u00a0<em><strong>N. O.<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><strong><span class=\"s1\">\u2013 Quel signalement ?<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Les services de s\u00e9curit\u00e9 disposent d\u2019un num\u00e9ro d\u2019urgence (police ou gendarmerie). Il n\u2019est \u00e9videmment pas d\u00e9di\u00e9 aux violences seulement. Le dispositif du minist\u00e8re de la Solidarit\u00e9 autour d\u2019un num\u00e9ro vert, le 15-27, existe aussi. Les associations comme le r\u00e9seau Wassila (0560 100 164) et le Cidef disposent quant \u00e0 eux d\u2019un num\u00e9ro vert. Leur personnel est l\u00e0, tant bien que mal, pour \u00e9couter, orienter ou prendre en charge quand les moyens le permettent. Mais il faut relever aussi qu\u2019une d\u00e9nonciation est toujours difficile pour ces femmes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Car ce n\u2019est toujours pas facile pour une victime de d\u00e9noncer une violence survenue dans l\u2019espace familial. D\u2019ailleurs, les donn\u00e9es de la DGSN, \u00e9tablies en fin 2019 r\u00e9v\u00e8lent 5620 cas de violences enregistr\u00e9s de janvier \u00e0 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Il s\u2019agit de violences corporelles, sexuelles, coups et blessures entra\u00eenant la mort, le meurtre pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9, le harc\u00e8lement sexuel et les mauvais traitements.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Il est signaler que ces donn\u00e9es sont en baisse comparativement \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e 2018 qui \u00e9tait de 7061 cas, ce qui reste quand m\u00eame \u00e9norme, sans compter les actes non signal\u00e9s. Les donn\u00e9es de la DGSN ne permettent pas d\u2019indiquer l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne ni la tendance actuelle. L\u2019ONU estime qu\u2019une femme seulement sur dix porte plainte. <em><strong>N. O.<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><span class=\"post-views-label\">Post Views:<\/span> <span class=\"post-views-count\">883<\/span><\/p>\n<p><br class=\"c2\"\/><\/p>\n<p>Auteur: Anis Khecheba<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.elwatan.com\/edition\/actualite\/plaidoyer-pour-une-meilleure-lutte-contre-les-violences-faite-aux-femmes-21-01-2020\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une prise en charge \u00e9parpill\u00e9e et un Protocole absent Photo : D.R. A peine la campagne d\u2019action de lutte contre les violences faites aux femmes boucl\u00e9e, qu\u2019un plaidoyer pour une meilleure d\u00e9marche et prise en charge a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. 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