{"id":73794,"date":"2020-01-22T04:30:00","date_gmt":"2020-01-22T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-les-etudiants-voient-leurs-reves-seloigner\/"},"modified":"2020-01-22T04:30:00","modified_gmt":"2020-01-22T09:30:00","slug":"comment-les-etudiants-voient-leurs-reves-seloigner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-les-etudiants-voient-leurs-reves-seloigner\/","title":{"rendered":"Comment les \u00e9tudiants voient leurs r\u00eaves s\u2019\u00e9loigner"},"content":{"rendered":"<div readability=\"36\">\n<p>Le 2e roman de Souad Jama\u00ef met le doigt sur les maux de nos facult\u00e9s<\/p>\n<p>La question linguistique au c\u0153ur des frustrations<\/p>\n<p>Elle est l\u2019invit\u00e9e de la Foire du livre de Bruxelles<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"126.5\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/livres-souad-jamai-080.jpg\" width=\"243\" height=\"369\" alt=\"livres-souad-jamai-080.jpg\" title=\"livres-souad-jamai-080.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le nouveau roman de Souad Jama\u00ef \u00abDes ailes de papier\u00bb est en librairie. Ce 2e livre\u00a0 confirme l\u2019entr\u00e9e de cette cardiologue dans le cercle restreint des romanciers. Il raconte l\u2019histoire captivante et rocambolesque de Malak, jeune \u00e9tudiante.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A cause d\u2019une anomalie cardiaque, elle se retrouve du jour au lendemain en France, pour subir une intervention \u00e0 titre gracieux. Mais apr\u00e8s son arriv\u00e9e et de vagues h\u00e9sitations, elle dispara\u00eet dans la nature. Elle avait d\u00e9cid\u00e9 de profiter de cette opportunit\u00e9 de se retrouver \u00e0 Marseille pour changer le cours de sa vie. Une occasion pour Souad Jama\u00ef de surfer sur l\u2019\u00e9migration clandestine, ses ravages sur une jeunesse qui r\u00eave de ruptures et d\u2019adieux.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La romanci\u00e8re, fille de diplomate qui a longtemps v\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, n\u2019est pas tendre avec l\u2019immigration irr\u00e9guli\u00e8re o\u00f9 des jeunes sont livr\u00e9s \u00e0 de toute sorte de trafic et d\u2019exploitation d\u2019une pr\u00e9carit\u00e9 mat\u00e9rielle et psychologique. Dans ce r\u00e8glement de comptes, elle d\u00e9peint des tranches de vie, des conditions inhumaines, ponctu\u00e9es d\u2019angoisses et de souffrances de ceux qui vivent dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Finalement, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 des \u00e9preuves qui marquent \u00e0 vie, Malak est r\u00e9solue \u00e0 retourner d\u00e9finitivement au Maroc, pour retrouver sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, sa fiert\u00e9 et son pays. Dans sa famille, elle ne rentre pas les mains vides, mais pleines d\u2019euros subtilis\u00e9s lors de ses multiples activit\u00e9s de mule dans un trafic de drogue. Il n\u2019est pas exclu que des lecteurs auraient souhait\u00e9 que Malak, dans cette recherche effr\u00e9n\u00e9e de s\u2019en sortir, emprunte un autre itin\u00e9raire. Mais dans cette affaire, c\u2019est Souad Jama\u00ef qui a la main.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En tout cas, son roman n\u2019a pas laiss\u00e9 indiff\u00e9rent le commissaire de la Foire du livre de Bruxelles, programm\u00e9e du 5 au 8 mars prochain. Pour cette 50e \u00e9dition, c\u2019est le Maroc qui est \u00e0 l\u2019honneur. Ainsi, le livre de Souad Jama\u00ef a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 parmi les auteurs qui vont repr\u00e9senter notre pays. Il faut dire que la personnalit\u00e9 est multiple. Outre la gestion de son cabinet, elle a mont\u00e9 une troupe de th\u00e9\u00e2tre, compos\u00e9e de 18 com\u00e9diens qui sont dans la vie de tous les jours des toubibs.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le roman de Souad Jama\u00ef, compartiment\u00e9 en 15 chapitres, est agr\u00e9ment\u00e9 de citations profondes de grands \u00e9crivains: Yasmina Khadra, Amin Ma\u00e2louf, Jean Cocteau, Jean d\u2019Ormesson ou encore S\u00e9n\u00e8que.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En fait, l\u2019histoire de Malak d\u00e9marre en trombe avec la sc\u00e8ne du professeur Habib qui explique son cours en fran\u00e7ais, devant des \u00e9tudiants dont l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 ne semble pas comprendre ce qu\u2019il dit. Avec cette\u00a0 s\u00e9quence, l\u2019auteure met le doigt sur une plaie b\u00e9ante de l\u2019universit\u00e9 marocaine et dont souffrent la plupart des \u00e9tudiants venant du syst\u00e8me public.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Beaucoup d\u2019entre eux ne r\u00e9ussissent pas leur cursus \u00e0 cause de la langue. \u00abIl fallait d\u00e9tenir de solides outils linguistiques et une bonne pratique de la langue fran\u00e7aise pour s\u2019en rendre compte\u00bb, souligne le narrateur. Il faut dire que les \u00e9tudiants avaient attribu\u00e9 un surnom au professeur qui affichait une suffisance. On le d\u00e9signait par le sobriquet de \u00abMicrobe\u00bb qui portait les m\u00eames v\u00eatements, quelles que soient les saisons. Une observation comme d\u2019autres dans le comportement des enseignants que les \u00e9tudiants ont la manie de relever.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Qu\u2019importe, le narrateur rappelle qu\u2019une partie des \u00e9tudiants avaient choisi d\u2019\u00e9tudier les sciences pour \u00e9viter cette langue fran\u00e7aise qu\u2019ils ne ma\u00eetrisaient pas\u00bb. Certains d\u2019entre eux essayent des combines pour r\u00e9diger en darija ou en berb\u00e8re, mais cela \u00e9tait fastidieux. Cette question linguistique plombe l\u2019enseignement au Maroc.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Ceux qui croyaient encore en l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances et au bon fonctionnement de l\u2019ascenseur social, tomb\u00e9 en panne depuis belle lurette, reviennent de loin. D\u2019ailleurs, Malak en voulait \u00e0 tous ceux qui lui avaient fait miroiter que les \u00e9tudes allaient changer sa vie, en omettant de lui dire que le niveau de langue requis \u00e9tait bien au-dessus de celui enseign\u00e9 dans son lyc\u00e9e public\u00bb.<\/p>\n<blockquote readability=\"18\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Le racket des \u00e9tudiants<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Dans ce roman, Souad Jama\u00ef d\u00e9peint fid\u00e8lement l\u2019ambiance estudiantine, ses amphis, ses caf\u00e9t\u00e9rias, avec les moments de doutes des \u00e9tudiants dont certains voient leurs r\u00eaves s\u2019\u00e9loigner. Elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 mettre le doigt sur certaines pratiques honteuses et qui ont pignon sur rue dans nos facult\u00e9s. C\u2019est le cas de certains enseignants qui, honteusement, font du racket des \u00e9tudiants en les obligeant \u00e0 acheter des livres sur lesquels ils per\u00e7oivent des commissions. Malak surprend le professeur Microbe en pleine n\u00e9gociation avec le libraire qui prend conscience que ce march\u00e9 parall\u00e8le ne lui apporte pas grand-chose, alors il menace\u2026 Par inadvertance, elle d\u00e9couvre tout ce man\u00e8ge au d\u00e9tour d\u2019un rayon d\u2019une librairie. Si les cours particuliers prosp\u00e8rent dans le secondaire et le lyc\u00e9e, ils ont \u00e9galement envahi le milieu universitaire. D\u2019ailleurs, des professeurs n\u2019h\u00e9sitent plus \u00e0 louer un appartement pour donner des cours payants.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\"><em>M.C.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1056138-comment-les-etudiants-voient-leurs-reves-s-eloigner\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 2e roman de Souad Jama\u00ef met le doigt sur les maux de nos facult\u00e9s La question linguistique au c\u0153ur des frustrations Elle est l\u2019invit\u00e9e de la Foire du livre de Bruxelles Le nouveau roman de Souad Jama\u00ef \u00abDes ailes de papier\u00bb est en librairie. 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