{"id":74148,"date":"2020-01-25T13:29:00","date_gmt":"2020-01-25T18:29:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abdelkerim-hizaoui-interpelle-elyes-fakhfakh-sur-lurgence-dune-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation\/"},"modified":"2020-01-25T13:29:00","modified_gmt":"2020-01-25T18:29:00","slug":"abdelkerim-hizaoui-interpelle-elyes-fakhfakh-sur-lurgence-dune-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abdelkerim-hizaoui-interpelle-elyes-fakhfakh-sur-lurgence-dune-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation\/","title":{"rendered":"Abdelkerim Hizaoui interpelle Ely\u00e8s Fakhfakh sur l\u2019urgence d\u2019une gouvernance publique du secteur de l\u2019information"},"content":{"rendered":"<p>Il aura fallu qu&rsquo;il ose l&rsquo;\u00e9crire! Abdel\u00e9krim Hizaoui dont l&rsquo;attachement \u00e0 la libert\u00e9 de la presse et son indpendance ne fait douter personne, <a href=\"https:\/\/lapresse.tn\/45702\/gouvernement-fakhfakh-enfin-une-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">appelle<\/a> \u00e0 trouver une formule minist\u00e9rielle appropri\u00e9e pour \u00ab\u00a0r\u00e9tablir l\u2019information dans le champ de l\u2019action gouvernementale, soit en l\u2019int\u00e9grant \u00e0 la culture ou en cr\u00e9ant un d\u00e9partement d\u00e9di\u00e9 sous une appellation \u00e0 trouver, telle que \u00ab droit \u00e0 l\u2019information et transition num\u00e9rique.\u00a0\u00bb Mais abandonner cet important secteur \u00e0 son sort et, pire encore, le livrer au bon vouloir d&rsquo;un communiquant passager du chef du gouvernement, beaucoup plus m\u00fb par la promotion de l&rsquo;image de son patron que de celle du pays et de ses m\u00e9dias, ajoute au d\u00e9ficit, amalgame et pr\u00e9judice.<\/p>\n<p>Beaucoup l\u2019oublient, ou font semblant de ne pas y pr\u00eater attention. De par ses pr\u00e9rogatives, <span class=\"c2\"><strong>le chef du gouvernement assume la tutelle de nombre d\u2019institutions, \u00e9tablissements et entreprises de presse relevant de son autorit\u00e9<\/strong><\/span>. Il s\u2019agit de l\u2019Agence Tunis-Afrique Presse (TAP), du Centre de documentation nationale (CDN), de la SNIPE, \u00e9ditrice des quotidiens La Presse et Assahafa, et des Etablissements de la Radio Tunisienne (et ses diff\u00e9rentes stations r\u00e9gionales) et de la T\u00e9l\u00e9vision Tunisienne (avec ses deux cha\u00eenes), ainsi que le Centre africain de Perfectionnement des journalistes et communicateurs (CAPJC).<\/p>\n<h2>Des pr\u00e9rogatives larges, pr\u00e9cises et essentielles<\/h2>\n<p>Il lui revient \u00e9galement, <span class=\"c2\"><strong>de g\u00e9rer la participation de l\u2019Etat, suite aux confiscations apr\u00e8s le 14 janvier 2011<\/strong>,<\/span> en tant qu\u2019actionnaire majoritaire dans Shems Fm et Dar Assabah, et d\u2019actionnaire minoritaire au capital de la soci\u00e9t\u00e9 propri\u00e9taire de Mosa\u00efque Fm.<\/p>\n<p>Son p\u00e9rim\u00e8tre couvre \u00e9galement <span class=\"c2\"><strong>les relations avec la HAICA, les syndicats et corporations professionnelles<\/strong><\/span> : le syndicat national des journalistes (SNJT), le syndicat national de l\u2019Information (UGTT), la f\u00e9d\u00e9ration tunisienne des directeurs de journaux (FDJT) et d\u2019autres entit\u00e9s. Plus encore, il lui appartient de faire \u00e9voluer la l\u00e9gislation en vigueur dans une perspective de respect de la libert\u00e9 de presse et d\u2019appui aux entreprises de presse, de promouvoir l\u2019aide de l\u2019Etat aux m\u00e9dias, la communication publique, et la publicit\u00e9 \u00e9manant du gouvernement, des minist\u00e8res et des organismes publics.<\/p>\n<p><strong><span class=\"c2\">Sur un autre registre, c\u2019est la Pr\u00e9sidence du gouvernement qui g\u00e8re les anciens services de l\u2019ATCE, octroie accr\u00e9ditations, autorisations et facilit\u00e9s pour les journalistes \u00e9trangers<\/span><\/strong>, \u00e9quipes de tournages correspondants de presse. Elle est investie en outre d\u2019un r\u00f4le institutionnel et op\u00e9rationnel pour la promotion de l\u2019image de la Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, en appui \u00e0 la diplomatie publique, et \u00e0 la communication ext\u00e9rieure des organismes concern\u00e9s tels que le Cepex, la FIPA, l\u2019ONTT, etc.<\/p>\n<p>Cette mission, qui rel\u00e8ve de ce qui est g\u00e9n\u00e9ralement appel\u00e9 \u00ab les services techniques et juridiques du gouvernement en mati\u00e8re d\u2019information, de presse et de communication \u00bb, est <span class=\"c2\"><strong>rel\u00e9gu\u00e9e \u00e0 une seconde zone et confi\u00e9e au conseiller en communication du chef du gouvernement<\/strong>.<\/span> En homme-orchestre, ce \u00ab politique \u00bb, pas n\u00e9cessairement issu de la haute administration du corps des professeurs d\u2019universit\u00e9 sp\u00e9cialiste en communication, il est beaucoup plus obnibul\u00e9 par l\u2019image de son chef, que par l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une politique publique pour le secteur et sa mise en \u0153uvre. D\u00e9j\u00e0 surcharg\u00e9 par le quotidien, et happ\u00e9 par les sollicitations multiples et plurielles, il ne saurait disposer du temps, de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de l\u2019exp\u00e9rience n\u00e9cessaires, ni assurer une stabilit\u00e9 dans la fonction. Tout ce qu\u2019il peut faire, c\u2019est intervenir en situation d\u2019urgence pour nommer ou d\u00e9gommer un dirigeant, d\u00e9bloquer un conflit, ou autre, sans avoir la vue d\u2019ensemble et p\u00e9renne qu\u2019exige le secteur. Plus encore, homme de cabinet, d\u00e9pendant du chef du gouvernement dont il \u00eatre un grand partisan loyal et d\u00e9vou\u00e9, il se trouve dans les meilleurs des cas, en conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat politique, s\u2019il n\u2019est pas sollicit\u00e9 pour d\u2019autres besognes politiciennes.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>Pourtant, les urgences sont pressantes et les dossiers br\u00fblants.<\/strong><\/span> Sortant de sa r\u00e9serve coutumi\u00e8re, Abdelk\u00e9rim Hizaoui, Professeur \u00e0 l\u2019Ipsi et pr\u00e9sident de MDC, s\u2019est adress\u00e9 au chef du gouvernement nomin\u00e9, Ely\u00e8s Fakhfakh pour attirer son attention sur l\u2019importance de la question. Dans une tribune publi\u00e9e samedi sur le journal <a href=\"https:\/\/lapresse.tn\/45702\/gouvernement-fakhfakh-enfin-une-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">La Presse<\/a>, il appelle \u00e0 la mise en place d\u2019une gouvernance publique du secteur de l\u2019Information en Tunisie. Son m\u00e9rite est de rejeter les tabous et d\u2019oser proposer ce que beaucoup se cache le visage pour ne pas le mettre sur la table du d\u00e9bat.<\/p>\n<h2>La tribune libre int\u00e9grale<\/h2>\n<p>L\u2019un des messages forts de la r\u00e9volution de janvier 2011 a \u00e9t\u00e9 la suppression de la censure gouvernementale sur les m\u00e9dias et sur Internet, avec le d\u00e9mant\u00e8lement du minist\u00e8re de la Communication, de l\u2019Agence tunisienne de communication ext\u00e9rieure (Atce) et du filtrage d\u2019Internet par l\u2019ATI. Neuf ans apr\u00e8s, face \u00e0 un paysage m\u00e9diatique d\u00e9labr\u00e9, l\u2019\u00e9vidence nous interpelle : la libert\u00e9 est n\u00e9cessaire mais pas suffisante pour assurer le droit du citoyen \u00e0 l\u2019information, garanti par l\u2019article 32 de la Constitution de janvier 2014.<br \/>Aucun chef de gouvernement depuis 2011 n\u2019a os\u00e9 cr\u00e9er un poste gouvernemental d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019information, de peur d\u2019\u00eatre accus\u00e9 de vouloir r\u00e9tablir le contr\u00f4le gouvernemental sur les m\u00e9dias et de menacer le plus grand acquis de la r\u00e9volution, \u00e0 savoir la libert\u00e9 d\u2019expression et l\u2019ind\u00e9pendance des m\u00e9dias.<\/p>\n<p>Un choix qui ne fait m\u00eame pas d\u00e9bat, les consultants europ\u00e9ens en transition d\u00e9mocratique d\u00e9p\u00each\u00e9s au chevet de la Tunisie postr\u00e9volutionnaire en ont m\u00eame fait un dogme : le gouvernement sans ministre charg\u00e9 de l\u2019information est le label de sa nature d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Posons d\u2019embl\u00e9e que personne n\u2019a envie de revenir au d\u00e9testable contr\u00f4le \u00e9tatique de l\u2019information et des m\u00e9dias. D\u2019ailleurs, la Constitution interdit la censure pr\u00e9alable (article 31) et il serait donc politiquement suicidaire de la r\u00e9tablir. La question peut donc \u00eatre pos\u00e9e ainsi : comment restaurer l\u2019appui de l\u2019Etat au secteur de l\u2019information dans le respect de la libert\u00e9 des m\u00e9dias ?<\/p>\n<p>Un rapide diagnostic de la situation actuelle s\u2019impose pour mesurer la pertinence de la question. Les rapports de l\u2019Inric et de l\u2019Unesco sur l\u2019\u00e9tat des lieux et les perspectives du secteur de l\u2019information et de la communication publi\u00e9s en 2012 concordent : l\u2019audiovisuel sera r\u00e9gul\u00e9 par la Haica et le reste (presse \u00e9crite et \u00e9lectronique) devra s\u2019autor\u00e9guler.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, on mesure les lacunes de cette prescription volontariste. Certes, la Haica a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e (en mai 2013) et assure tant bien que mal sa lourde t\u00e2che de r\u00e9gulateur de l\u2019audiovisuel, mais quid du reste ? La liste du descriptif des t\u00e2ches est longue. Aucune structure publique n\u2019a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue pour prendre en charge la conception de la politique publique de l\u2019information, pr\u00e9parer et faire adopter les textes juridiques impos\u00e9s par la Constitution afin de remplacer les DL 115 et 116 de novembre 2011, engager la r\u00e9forme des m\u00e9dias publics et l\u2019assainissement\/privatisation des entreprises m\u00e9diatiques saisies par l\u2019Etat en 2011, acc\u00e9l\u00e9rer la cr\u00e9ation de l\u2019Instance de la communication audiovisuelle pr\u00e9vue par la Constitution ainsi que celle du Conseil de presse et mettre en place un m\u00e9canisme transparent d\u2019aide publique \u00e0 la transition num\u00e9rique des m\u00e9dias et \u00e0 la r\u00e9partition de la publicit\u00e9 publique\u2026<\/p>\n<p>Depuis 2011, la tutelle des m\u00e9dias publics n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e, mais retir\u00e9e au d\u00e9funt minist\u00e8re de la Communication pour \u00eatre confi\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sidence du gouvernement, sans pr\u00e9ciser le d\u00e9partement qui en est responsable. On a du mal \u00e0 voir dans ce transfert une conqu\u00eate d\u00e9mocratique significative. Par contre, on voit tr\u00e8s bien les effets ind\u00e9sirables de cette situation : absence de vis-\u00e0-vis, dossiers urgents laiss\u00e9s en instance dans l\u2019impunit\u00e9 la plus totale, gestion \u00ab parall\u00e8le \u00bb laiss\u00e9e aux bons soins du conseiller de presse du chef du gouvernement, qui n\u2019a ni mandat ni d\u00e9l\u00e9gation de signature\u2026 Le bilan est catastrophique : les textes juridiques urgents sont bloqu\u00e9s, les premiers responsables des m\u00e9dias publics ou sous tutelle d\u00e9missionnent en cascade, la Radio tunisienne n\u2019a pas de PDG, ainsi que l\u2019agence TAP et Shems FM, Snipe-La Presse-Essahafa et Dar Assabah sont en r\u00e9elle difficult\u00e9, les cha\u00eenes priv\u00e9es s\u2019arrachent les parts d\u2019audience \u00e0 coups de programmes populistes \u2026<\/p>\n<p>Bref, on est loin de l\u2019utopie des m\u00e9dias de service public de qualit\u00e9 engendr\u00e9e par la lib\u00e9ration des m\u00e9dias en 2011.<\/p>\n<p>Le nouveau chef du gouvernement ne pourra pas ignorer la r\u00e9forme du secteur de l\u2019information comme l\u2019ont fait ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, sous peine de violer l\u2019article 32 de la Constitution qui stipule que \u00ab l\u2019Etat garantit le droit \u00e0 l\u2019information \u2026\u00bb et \u00e9dicte une obligation positive \u00e0 la charge de l\u2019Etat. Reste \u00e0 trouver le m\u00e9canisme d\u2019intervention de l\u2019Etat au niveau du pouvoir ex\u00e9cutif. L\u00e0, il conviendra d\u2019\u00eatre imaginatif si on veut rester dans le format minist\u00e9riel.<\/p>\n<p>N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 ceux qui l\u2019ont diabolis\u00e9e en Tunisie, la structure minist\u00e9rielle charg\u00e9e de l\u2019information est parfaitement compatible avec la d\u00e9mocratie. Un rapide tour d\u2019horizon dans l\u2019exp\u00e9rience de quelques pays europ\u00e9ens peut le confirmer.<\/p>\n<p>En France, Mme Audrey Azoulay, \u00e9tait \u00ab ministre de la Culture et de la Communication \u00bb avant d\u2019\u00eatre la DG de l\u2019Unesco. Au Royaume-Uni, Mme Nicky Morgan est \u00ab ministre de la Culture, des M\u00e9dias et des Sports \u00bb. Enfin, le gouvernement du Royaume des Pays-Bas comporte un \u00ab ministre de l\u2019\u00c9ducation primaire et secondaire et des M\u00e9dias \u00bb.<\/p>\n<p>A la Tunisie de trouver sa formule minist\u00e9rielle pour r\u00e9tablir l\u2019information dans le champ de l\u2019action gouvernementale, soit en l\u2019int\u00e9grant \u00e0 la culture ou en cr\u00e9ant un d\u00e9partement d\u00e9di\u00e9 sous une appellation \u00e0 trouver, telle que \u00ab droit \u00e0 l\u2019information et transition num\u00e9rique \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Abdelkrim HIZAOUI<\/strong><br \/><em>Professeur \u00e0 l\u2019Ipsi et pr\u00e9sident de MDC<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/lapresse.tn\/45702\/gouvernement-fakhfakh-enfin-une-gouvernance-publique-du-secteur-de-linformation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>in La Presse, 25 janvier 2019<\/em><\/a><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/28964-abdelkerim-hizaoui-interpelle-elyes-fakhfakh-sur-l-urgence-d-une-gouvernance-publique-du-secteur-de-l-information\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il aura fallu qu&rsquo;il ose l&rsquo;\u00e9crire! Abdel\u00e9krim Hizaoui dont l&rsquo;attachement \u00e0 la libert\u00e9 de la presse et son indpendance ne fait douter personne, appelle \u00e0 trouver une formule minist\u00e9rielle appropri\u00e9e pour \u00ab\u00a0r\u00e9tablir l\u2019information dans le champ de l\u2019action gouvernementale, soit en l\u2019int\u00e9grant \u00e0 la culture ou en cr\u00e9ant un d\u00e9partement d\u00e9di\u00e9 sous une appellation \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-74148","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74148","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74148"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74148\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74148"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74148"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}