{"id":74604,"date":"2020-01-28T18:15:58","date_gmt":"2020-01-28T23:15:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/a-chacun-sa-part-de-verite\/"},"modified":"2020-01-28T18:15:58","modified_gmt":"2020-01-28T23:15:58","slug":"a-chacun-sa-part-de-verite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/a-chacun-sa-part-de-verite\/","title":{"rendered":"A chacun sa part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0!"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?fit=709%2C510&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"501\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?resize=696%2C501&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?w=709&#038;ssl=1 709w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?resize=300%2C216&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?resize=696%2C501&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/mercure-1.jpg?resize=584%2C420&#038;ssl=1 584w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"mercure\"\/><\/a><\/div>\n<p>La d\u00e9dicace du livre de l\u2019ancien pr\u00e9sident de la Haute-Volta (aujourd\u2019hui Burkina Faso), Jean-Baptiste Ou\u00e9draogo (JBO), intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Ma part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb, le samedi dernier, d\u00e9fraie la chronique et enflamme les r\u00e9seaux sociaux. Cette vol\u00e9e de bois vert, loin d\u2019\u00eatre justifi\u00e9e, est, somme toute, compr\u00e9hensible au regard de la passion et de l\u2019admiration que continue de susciter, le capitaine Thomas Sankara, plus de 30 ans apr\u00e8s son assassinat. La simple \u00e9vocation des \u00ab pages sombres \u00bb du leader de la r\u00e9volution du 4-Ao\u00fbt 1983 a suffi \u00e0 l\u2019auteur du livre, pour s\u2019attirer les foudres des nombreux fans de \u00ab\u00a0Thom Sank\u00a0\u00bb. En effet, depuis la trag\u00e9die du 15 octobre 1987, les nombreux ouvrages et t\u00e9moignages publi\u00e9s sur l\u2019homme ont, pour la grande majorit\u00e9, mis en exergue ses qualit\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sankara, le r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L\u2019homme int\u00e8gre\u00bb, \u00ab Le pr\u00e9sident des pauvres\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le d\u00e9fenseur des laisser-pour-compte\u00a0\u00bb, etc. La liste des qualificatifs \u00e9logieux sur Thomas Sankara est longue \u2026 Que dire des r\u00e9alisations ou des politiques audacieuses sous son impulsion\u00a0? L\u00e0 encore, les exemples ne manquent pas et peuvent \u00eatre multipli\u00e9s \u00e0 souhait. Le livre \u00abMa part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb a toutefois, faut-il l\u2019admettre, le m\u00e9rite d\u2019avoir os\u00e9 sortir des sentiers battus. Des rat\u00e9s, et des erreurs, la r\u00e9volution en a commis. En r\u00e9volutionnaire \u00e9clair\u00e9, Thomas Sankara a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 admettre ces erreurs et \u00e0 envisager une \u00ab\u00a0pause\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire une \u00ab\u00a0rectification\u00a0\u00bb. Il a malheureusement \u00e9t\u00e9 pris au mot par ses contempteurs. La r\u00e9volution d\u2019Ao\u00fbt 83 a connu, comme tout processus r\u00e9volutionnaire, des hauts et des bas. Nul ne peut le contester. Cependant, en Afrique, il est de coutume que l\u2019on ne s\u2019attarde pas sur les m\u00e9faits des personnes qui ne sont plus de ce monde. Mais cette r\u00e8gle n\u2019est pas absolue en r\u00e9alit\u00e9. Chaque Burkinab\u00e8 est libre de dire sa \u00ab\u00a0part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est en cela que la d\u00e9marche de JBO trouve toute sa justification. Il dit vouloir restituer une v\u00e9rit\u00e9, la sienne, sur une page de l\u2019histoire du Burkina Faso. Ayons le courage de lui conc\u00e9der. Son initiative, dans le fond comme dans la forme, ne pose donc pas probl\u00e8me pourvue qu\u2019elle s\u2019inscrive dans l\u2019objectivit\u00e9 d\u00e9nu\u00e9e de toute passion et de vengeance. Plusieurs mois avant les \u00e9v\u00e9nements du 15 octobre 87, des analystes avaient pressenti que la coalition des trois formations politiques \u00e0 savoir l\u2019Organisation militaire r\u00e9volutionnaire (OMR), l\u2019Union des luttes communistes reconstruites (ULC-R) et le Parti africain de l\u2019ind\u00e9pendance (PAI) constituait un cocktail Molotov. En quatre ans d\u2019exp\u00e9rience, le pire a fini par arriver. La r\u00e9volution a \u00ab\u00a0mang\u00e9\u00a0\u00bb ses propres enfants. Que s\u2019est-il r\u00e9ellement pass\u00e9\u00a0? Myst\u00e8re et boule de gomme. Le peuple burkinab\u00e8, en particulier sa frange jeune, a le droit de connaitre la v\u00e9rit\u00e9 sur son pass\u00e9. Beaucoup de choses sont dites sur Thomas Sankara par plusieurs personnes mais peu \u00e9voquent les sujets qui f\u00e2chent. Une chose est s\u00fbre et c\u2019est la plus dramatique\u00a0: de nombreux individus s\u2019identifient fallacieusement \u00e0 Thom Sank, mais sont incapables d\u2019incarner le tiers des valeurs qu\u2019il a d\u00e9fendues jusqu\u2019au sacrifice supr\u00eame.<\/p>\n<p>Au final, il est aujourd\u2019hui difficile \u00e0 la jeunesse burkinab\u00e8, voire africaine, de savoir qui est exactement le p\u00e8re de la r\u00e9volution du 4-Ao\u00fbt 83. Des lib\u00e9raux, des socio-d\u00e9mocrates et des adeptes de bien d\u2019autres id\u00e9ologies se r\u00e9clament, \u00e0 tort et \u00e0 travers, de la doctrine sankariste. Des personnes soup\u00e7onn\u00e9es de corruption et qui trainent des casseroles font de la cause du sankarisme un fonds de commerce, semant ainsi une confusion totale au sein de l\u2019opinion nationale. Ils sont nombreux ceux-l\u00e0 qui se revendiquent de l\u2019id\u00e9al sankariste et d\u00eenent, le soir, avec les bourreaux d\u2019hier de Sankara. De telles contradictions m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre relev\u00e9es. Un livre de plus sur l\u2019histoire du Conseil national de la r\u00e9volution (CNR) n\u2019est jamais de trop pourvu qu\u2019il soit objectif. Libres donc \u00e0 ceux qui ont \u00e9t\u00e9 opprim\u00e9s sous le CNR ou qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ses largesses de s\u2019ouvrir afin d\u2019\u00e9difier la jeune g\u00e9n\u00e9ration\u00a0! Certains, \u00e0 l\u2019image de Val\u00e8re Som\u00e9, l\u2019id\u00e9ologue suppos\u00e9 du CNR ne sont plus de ce monde, mais d\u2019autres animateurs et non des moindres issus des trois formations politiques \u00e0 savoir l\u2019OMR, l\u2019ULC et le PAI sont toujours en vie et peuvent encore donner leur \u00ab\u00a0part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb. Vivement qu\u2019ils aient le courage d\u2019\u00e9crire ces pages de notre histoire, pour nous apprendre davantage.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Abdoulaye BALBONE<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_5cc td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/01\/28\/a-chacun-sa-part-de-verite\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9dicace du livre de l\u2019ancien pr\u00e9sident de la Haute-Volta (aujourd\u2019hui Burkina Faso), Jean-Baptiste Ou\u00e9draogo (JBO), intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Ma part de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb, le samedi dernier, d\u00e9fraie la chronique et enflamme les r\u00e9seaux sociaux. 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