{"id":74649,"date":"2020-01-30T05:30:00","date_gmt":"2020-01-30T10:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ressala-une-expo-qui-creve-le-plafond\/"},"modified":"2020-01-30T05:30:00","modified_gmt":"2020-01-30T10:30:00","slug":"ressala-une-expo-qui-creve-le-plafond","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ressala-une-expo-qui-creve-le-plafond\/","title":{"rendered":"Ressala, une expo qui cr\u00e8ve le plafond"},"content":{"rendered":"<div readability=\"40\">\n<p>Mohamed Arejdal \u00e0 la galerie Comptoir des mines<\/p>\n<p>Un \u00e9v\u00e9nement qui raconte les 10 ans de carri\u00e8re de l\u2019artiste<\/p>\n<p>Colonialisme, du sacr\u00e9, liens sociaux, fronti\u00e8res, nomadisme\u2026<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"128\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/expo-ressala-tapisserie-086.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"expo-ressala-tapisserie-086.jpg\" title=\"expo-ressala-tapisserie-086.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"11\">\n<p class=\"rtejustify\">Tapisserie, morceaux de tissus et v\u00eatements cousus sur panneau avec de la lavande, d\u00e9tail. La cartographie imaginaire aux formes imbriqu\u00e9es raconte un voyage vers l\u2019Afrique et la travers\u00e9e de mondes de cultures <em>(Ph. A.Bo)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le titre de cet article est \u00e0 prendre au sens propre tout comme au sens figur\u00e9. L\u2019\u0153uvre phare de l\u2019exposition-\u00e9v\u00e8nement de l\u2019artiste Mohamed Arejdal, une installation in situ intitul\u00e9e \u00abQui tiendra l\u2019Afrique tiendra le ciel\u00bb est, \u00e0 elle seule,\u00a0 un v\u00e9ritable manifeste.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La carte du continent y est dessin\u00e9e au burin, perc\u00e9e directement dans le plafond, offrant une \u00e9chapp\u00e9e de lumi\u00e8re vers le ciel. Cela se passe \u00e0 la galerie Comptoir des mines, situ\u00e9e dans un b\u00e2timent typiquement art d\u00e9co de Gueliz \u00e0 Marrakech. Un patrimoine architectural, mat\u00e9riel exceptionnel, durablement impact\u00e9 par l\u2019artiste de la transhumance et de l\u2019immat\u00e9riel par excellence.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Comment Hicham Daoudi, patron des lieux, a-t-il convaincu cet artiste nomade endurci \u00e0 poser ses valises dans le Comptoir des mines? Les deux comp\u00e8res n\u2019en sont pas \u00e0 leur premi\u00e8re collaboration. Travers\u00e9es, po\u00e9sies africaines&#8230; Arejdal a d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 des expositions collectives dans l\u2019espace marrakchi, connu et reconnu pour \u00eatre l\u2019un des laboratoires de cr\u00e9ation contemporaine le plus pointu de la place.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abN\u00e9e d\u2019une promesse d\u2019engagement total que nous nous sommes faite en 2017 avec l\u2019artiste, cette exposition majeure dot\u00e9e d\u2019une dimension mus\u00e9ale d\u00e9coule d\u2019une volont\u00e9 de d\u00e9fendre une vision alternative de l\u2019art au Maroc et de proposer une autre lecture de la notion d\u2019un \u00abGrand Sud\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Ne se limitant plus \u00e0 un territoire spatial ou \u00e0 une g\u00e9ographie du tiers-monde, le \u00abGrand Sud\u00bb mis en avant par l\u2019artiste trouverait davantage son sens dans un agr\u00e9gat de coutumes, de pratiques humaines et de culture devenue \u00abminoritaire\u00bb qui se d\u00e9marquent d\u2019une \u00abapproche occidentale\u00bb pr\u00e9cise Daoudi. Avec \u00abRessala\u00bb l\u2019artiste r\u00e9ussit l\u00e0, un v\u00e9ritable d\u00e9fi, celui d\u2019investir le moindre recoin de cet espace de plusieurs centaines de m\u00e8tres carr\u00e9s \u00e9tal\u00e9 sur 3 \u00e9tages.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"33.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/exposition-intitulee-qui-tiendra-lafrique-tiendra-le-ciel-086.jpg\" width=\"331\" height=\"425\" alt=\"exposition-intitulee-qui-tiendra-lafrique-tiendra-le-ciel-086.jpg\" title=\"exposition-intitulee-qui-tiendra-lafrique-tiendra-le-ciel-086.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"12\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019\u0153uvre phare de l\u2019exposition intitul\u00e9e \u00abQui tiendra l\u2019Afrique tiendra le ciel\u00bb est, \u00e0 elle seule, un v\u00e9ritable\u00a0 manifeste. La carte du continent y est dessin\u00e9e au burin, perc\u00e9e directement dans le plafond <em>(Ph A.Bo)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">De son attirail digne des grands caravaniers,\u00a0 l\u2019enfant de Guelmim sort une multitude d\u2019\u0153uvres-installations-performances, comme autant d\u2019artefacts amazigho-sahariens vid\u00e9s de leur sens et que l\u2019artiste tente de se r\u00e9approprier. Arceaux traditionnels en bois supportant les tentes nomades, colliers d\u2019ambre XXL, ardoises traditionnelles, pi\u00e8ces de tissus, cannes, ossements et pieds de chameaux\u2026 et une valise embl\u00e9matique. Celle intitul\u00e9e 1948.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Une valise qui prend la forme d\u2019une carte de Palestine en 1948, r\u00e9sumant la souffrance des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens et la difficult\u00e9 de l\u2019exil en g\u00e9n\u00e9ral. Un exil, qui aura un jour s\u00e9duit l\u2019artiste, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de trouver un \u00e9cho dans son propre pays. Une tentative avort\u00e9e, dont Arejdal ne gardera peut-\u00eatre que la panique ressentie, \u00e0 17 ans, au moment d\u2019affronter l\u2019oc\u00e9an dans une embarcation de fortune, avec des dizaines d\u2019autres migrants clandestins.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A moins que ce ne soit ce sentiment de solitude dans un centre de d\u00e9tention en Espagne avant son renvoi de force au Maroc. Une \u00e9preuve qui renforcera la volont\u00e9 de l\u2019artiste \u00e0 \u00eatre entendu. \u00c9cout\u00e9. C\u2019est que Arejdal a tellement \u00e0 dire! Le rapport \u00e0 la modernit\u00e9, le colonialisme, les signes du sacr\u00e9, les liens sociaux, les distances qui s\u00e9parent les cultures, les fronti\u00e8res, le nomadisme\u2026 autant de th\u00e8me abord\u00e9s, collant au v\u00e9cu de cet artiste trentenaire, au parcours tellement complexe, qu\u2019ils font de cette exposition, un \u00e9v\u00e8nement presque autobiographique.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Plasticien, photographe, sculpteur, installateur, vid\u00e9aste, performeur\u2026 bref, l\u2019artiste dont les \u0153uvres simples mais jamais simplistes, ni victimaires, sont en soi une v\u00e9ritable performance, souvent provocatrices vis-\u00e0-vis de toute forme de pouvoir, se joue des codes, nous rit au nez et convoque feu le g\u00e9n\u00e9ral Hubert Lyautey pour en d\u00e9coudre avec sa vision \u00abmodernisatrice\u00bb du pays. A voir imp\u00e9rativement, jusqu\u2019au 7 f\u00e9vrier 2020, \u00e0 la galerie Comptoir des mines \u00e0 Marrakech.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>Amine BOUSHABA<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1056525-ressala-une-expo-qui-creve-le-plafond\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mohamed Arejdal \u00e0 la galerie Comptoir des mines Un \u00e9v\u00e9nement qui raconte les 10 ans de carri\u00e8re de l\u2019artiste Colonialisme, du sacr\u00e9, liens sociaux, fronti\u00e8res, nomadisme\u2026 Tapisserie, morceaux de tissus et v\u00eatements cousus sur panneau avec de la lavande, d\u00e9tail. 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