{"id":74902,"date":"2020-02-02T05:00:00","date_gmt":"2020-02-02T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-dilemme-des-start-up\/"},"modified":"2020-02-02T05:00:00","modified_gmt":"2020-02-02T10:00:00","slug":"le-dilemme-des-start-up","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-dilemme-des-start-up\/","title":{"rendered":"Le dilemme des start-up"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"96\">\n<p><strong>En Alg\u00e9rie, une start-up ne peut \u00eatre \u00e9ligible aux cr\u00e9dits patrimoniaux des banques et ne peut r\u00e9pondre aux crit\u00e8res des dispositifs Ansej et Cnac.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\">Une start-up est une entreprise qui d\u00e9marre et c\u2019est aussi, selon la d\u00e9finition universelle, une soci\u00e9t\u00e9 innovante \u00e0 fort potentiel de croissance. \u201cC\u2019est une entit\u00e9 qui provoque une rupture dans un march\u00e9\u201d, tranche l\u2019expert financier Omar Berkouk. L\u2019Alg\u00e9rie peine \u00e0 cr\u00e9er l\u2019\u00e9lan n\u00e9cessaire au d\u00e9veloppement des start-up, quand bien m\u00eame les discours en faveur de l\u2019industrie num\u00e9rique pleuvraient sans cesse, sans qu\u2019aucun progr\u00e8s ne soit r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me r\u00e9side \u201cdans la rigidit\u00e9 de notre syst\u00e8me financier\u201d dans la mesure o\u00f9 \u201cune start-up n\u2019est pas finan\u00e7able par le march\u00e9 bancaire et financier traditionnel, parce qu\u2019elle n\u2019apporte pas les garanties qui sont requises en la mati\u00e8re\u201d, estime Omar Berkouk. En d\u2019autres termes, une start-up ne peut \u00eatre \u00e9ligible aux cr\u00e9dits patrimoniaux des banques qui exigent des garanties et ne peut r\u00e9pondre aux crit\u00e8res des dispositifs Ansej et Cnac qui se sont orient\u00e9s vers l\u2019entrepreneuriat dans le mode de fonctionnement de l\u2019\u00e9conomie traditionnelle. \u201cLes institutions bancaires sont scl\u00e9ros\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"c6\">Rien n\u2019est adapt\u00e9 \u00e0 la nouvelle \u00e9conomie\u201d, souligne Omar Berkouk, proposant \u201cla cr\u00e9ation d\u2019un fonds d\u2019investissement\u201d en guise de solution idoine. Il explique que \u201cles fonds d\u2019investissements publics existent mais ils ont un mode de fonctionnement et une destination qui ne correspondent pas aux besoins de la nouvelle \u00e9conomie. Il faut, de par les contraintes de gestion impos\u00e9es par les autorit\u00e9s mon\u00e9taires et financi\u00e8res, s\u2019orienter vers de nouveaux m\u00e9canismes \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00e9radiquer ces obstacles qui sont de taille\u201d.<\/p>\n<p>En somme, si les banques voulaient se donner de la peine pour participer au financement de la nouvelle \u00e9conomie, elles devraient orienter une partie de l\u2019\u00e9pargne\u00a0 de leurs\u00a0 clients vers\u00a0 les\u00a0 fonds\u00a0 d\u2019investissement\u00a0 \u00e0\u00a0 cr\u00e9er.\u00a0 Elles r\u00e9soudraient, de ce fait, la contrainte du risque qu\u2019elles ne souhaitent pas prendre en octroyant les cr\u00e9dits aux start-up. Plus concr\u00e8tement, puisque la transformation du business model des banques sera longue et culturellement difficile \u00e0 r\u00e9aliser, c\u2019est donc au secteur priv\u00e9 que devrait \u00e9choir la cr\u00e9ation des fonds d\u2019investissements.<\/p>\n<p class=\"c6\">\u201cLes fonds de wilaya existent mais leur mode de fonctionnement ne correspond pas aux start-up. Il nous faut, par cons\u00e9quent, repenser ces contenants \u00e0 ne pas confondre avec la disponibilit\u00e9 de l\u2019argent en lui-m\u00eame\u201d, sugg\u00e8re l\u2019analyste financier Omar Berkouk. Pour lui, \u201cles fonds d\u2019investissements publics et priv\u00e9s peuvent exister en m\u00eame temps et se concurrencer dans le sens le plus noble du terme\u201d.<\/p>\n<p>\u00c0 la question de savoir si toutes les mesures prises r\u00e9cemment en faveur des start-up, y compris les dispositions contenues dans la loi de finances 2020, sont \u00e0 m\u00eame d\u2019am\u00e9liorer l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me dans lequel \u00e9volue la start-up, notre interlocuteur estime qu\u2019\u201con ne peut que se f\u00e9liciter de la prise de conscience quant \u00e0 la contribution de ce secteur d\u2019activit\u00e9 \u00e0 la diversification d\u2019une \u00e9conomie actuellement orient\u00e9e essentiellement vers les hydrocarbures.<\/p>\n<p class=\"c6\">Mais il faudra aller au-del\u00e0 des d\u00e9clarations d\u2019intention, car le diable se niche dans l\u2019ex\u00e9cution. Et pour concr\u00e9tiser ces objectifs, il y a une v\u00e9ritable r\u00e9volution administrative \u00e0 op\u00e9rer et une mobilisation des moyens. Les pouvoirs publics auront \u00e0 arbitrer entre les besoins d\u2019une industrie \u00e0 faire na\u00eetre et le financement d\u2019une \u00e9conomie du savoir et de la technologie\u201d.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c7\"><strong>Nabila Saidoun\u00a0<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"96\">\n<p><strong>En Alg\u00e9rie, une start-up ne peut \u00eatre \u00e9ligible aux cr\u00e9dits patrimoniaux des banques et ne peut r\u00e9pondre aux crit\u00e8res des dispositifs Ansej et Cnac.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\">Une start-up est une entreprise qui d\u00e9marre et c\u2019est aussi, selon la d\u00e9finition universelle, une soci\u00e9t\u00e9 innovante \u00e0 fort potentiel de croissance. \u201cC\u2019est une entit\u00e9 qui provoque une rupture dans un march\u00e9\u201d, tranche l\u2019expert financier Omar Berkouk. L\u2019Alg\u00e9rie peine \u00e0 cr\u00e9er l\u2019\u00e9lan n\u00e9cessaire au d\u00e9veloppement des start-up, quand bien m\u00eame les discours en faveur de l\u2019industrie num\u00e9rique pleuvraient sans cesse, sans qu\u2019aucun progr\u00e8s ne soit r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me r\u00e9side \u201cdans la rigidit\u00e9 de notre syst\u00e8me financier\u201d dans la mesure o\u00f9 \u201cune start-up n\u2019est pas finan\u00e7able par le march\u00e9 bancaire et financier traditionnel, parce qu\u2019elle n\u2019apporte pas les garanties qui sont requises en la mati\u00e8re\u201d, estime Omar Berkouk. En d\u2019autres termes, une start-up ne peut \u00eatre \u00e9ligible aux cr\u00e9dits patrimoniaux des banques qui exigent des garanties et ne peut r\u00e9pondre aux crit\u00e8res des dispositifs Ansej et Cnac qui se sont orient\u00e9s vers l\u2019entrepreneuriat dans le mode de fonctionnement de l\u2019\u00e9conomie traditionnelle. \u201cLes institutions bancaires sont scl\u00e9ros\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"c6\">Rien n\u2019est adapt\u00e9 \u00e0 la nouvelle \u00e9conomie\u201d, souligne Omar Berkouk, proposant \u201cla cr\u00e9ation d\u2019un fonds d\u2019investissement\u201d en guise de solution idoine. Il explique que \u201cles fonds d\u2019investissements publics existent mais ils ont un mode de fonctionnement et une destination qui ne correspondent pas aux besoins de la nouvelle \u00e9conomie. Il faut, de par les contraintes de gestion impos\u00e9es par les autorit\u00e9s mon\u00e9taires et financi\u00e8res, s\u2019orienter vers de nouveaux m\u00e9canismes \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00e9radiquer ces obstacles qui sont de taille\u201d.<\/p>\n<p>En somme, si les banques voulaient se donner de la peine pour participer au financement de la nouvelle \u00e9conomie, elles devraient orienter une partie de l\u2019\u00e9pargne\u00a0 de leurs\u00a0 clients vers\u00a0 les\u00a0 fonds\u00a0 d\u2019investissement\u00a0 \u00e0\u00a0 cr\u00e9er.\u00a0 Elles r\u00e9soudraient, de ce fait, la contrainte du risque qu\u2019elles ne souhaitent pas prendre en octroyant les cr\u00e9dits aux start-up. Plus concr\u00e8tement, puisque la transformation du business model des banques sera longue et culturellement difficile \u00e0 r\u00e9aliser, c\u2019est donc au secteur priv\u00e9 que devrait \u00e9choir la cr\u00e9ation des fonds d\u2019investissements.<\/p>\n<p class=\"c6\">\u201cLes fonds de wilaya existent mais leur mode de fonctionnement ne correspond pas aux start-up. Il nous faut, par cons\u00e9quent, repenser ces contenants \u00e0 ne pas confondre avec la disponibilit\u00e9 de l\u2019argent en lui-m\u00eame\u201d, sugg\u00e8re l\u2019analyste financier Omar Berkouk. Pour lui, \u201cles fonds d\u2019investissements publics et priv\u00e9s peuvent exister en m\u00eame temps et se concurrencer dans le sens le plus noble du terme\u201d.<\/p>\n<p>\u00c0 la question de savoir si toutes les mesures prises r\u00e9cemment en faveur des start-up, y compris les dispositions contenues dans la loi de finances 2020, sont \u00e0 m\u00eame d\u2019am\u00e9liorer l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me dans lequel \u00e9volue la start-up, notre interlocuteur estime qu\u2019\u201con ne peut que se f\u00e9liciter de la prise de conscience quant \u00e0 la contribution de ce secteur d\u2019activit\u00e9 \u00e0 la diversification d\u2019une \u00e9conomie actuellement orient\u00e9e essentiellement vers les hydrocarbures.<\/p>\n<p class=\"c6\">Mais il faudra aller au-del\u00e0 des d\u00e9clarations d\u2019intention, car le diable se niche dans l\u2019ex\u00e9cution. Et pour concr\u00e9tiser ces objectifs, il y a une v\u00e9ritable r\u00e9volution administrative \u00e0 op\u00e9rer et une mobilisation des moyens. Les pouvoirs publics auront \u00e0 arbitrer entre les besoins d\u2019une industrie \u00e0 faire na\u00eetre et le financement d\u2019une \u00e9conomie du savoir et de la technologie\u201d.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c7\"><strong>Nabila Saidoun\u00a0<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/grand-angle\/le-dilemme-des-start-up-333060\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Alg\u00e9rie, une start-up ne peut \u00eatre \u00e9ligible aux cr\u00e9dits patrimoniaux des banques et ne peut r\u00e9pondre aux crit\u00e8res des dispositifs Ansej et Cnac. Une start-up est une entreprise qui d\u00e9marre et c\u2019est aussi, selon la d\u00e9finition universelle, une soci\u00e9t\u00e9 innovante \u00e0 fort potentiel de croissance. \u201cC\u2019est une entit\u00e9 qui provoque une rupture dans un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1742,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,53],"tags":[],"class_list":["post-74902","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-algerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74902","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1742"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74902"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74902\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74902"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74902"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74902"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}