{"id":76962,"date":"2020-02-23T03:19:00","date_gmt":"2020-02-23T08:19:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-la-vie-sociale-dans-la-cite-antique\/"},"modified":"2020-02-23T03:19:00","modified_gmt":"2020-02-23T08:19:00","slug":"ammar-mahjoubi-la-vie-sociale-dans-la-cite-antique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-la-vie-sociale-dans-la-cite-antique\/","title":{"rendered":"Ammar Mahjoubi: La vie sociale dans la cit\u00e9 antique"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c2\">Le cadre de la vie sociale, dans l\u2019antiquit\u00e9, \u00e9tait non pas la nation, mais la cit\u00e9. Dot\u00e9e d\u2019une campagne plus moins \u00e9tendue, o\u00f9 s\u2019\u00e9talaient les champs de son domaine rural, la cit\u00e9 concentrait dans son centre urbain, l\u00e0 o\u00f9 s\u2019organisait sa vie publique, son habitat, son administration et son activit\u00e9 \u00e9conomique. La ville antique \u00e9tait ainsi un fait urbain, pourvu d\u2019un territoire agricole et, en m\u00eame temps, un corps social encadr\u00e9 par des instances dirigeantes, administratives ou politiques. Dans la Gr\u00e8ce classique et, souvent encore, \u00e0 l\u2019\u00e9poque hell\u00e9nistique, les cit\u00e9s \u00e9taient des \u00abcit\u00e9s-Etats\u00bb; c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles \u00e9taient politiquement ind\u00e9pendantes et que l\u2019id\u00e9al politique \u00e9tait alors celui de ces Etats minuscules. Toute communaut\u00e9 qui ne vivait pas dans une cit\u00e9, qui \u00e9tait d\u00e9pourvue d\u2019une organisation civique, \u00e9tait alors consid\u00e9r\u00e9e comme barbare. La \u00ab cit\u00e9-Etat \u00bb \u00e9tait ainsi, pour les Grecs, la marque d\u2019une sup\u00e9riorit\u00e9, d\u2019une pr\u00e9\u00e9minence sur la peuplade et la tribu. Etre, en ce temps-l\u00e0, \u00abcivilis\u00e9\u00bb \u00e9tait \u00eatre le citoyen (civis en latin) d\u2019une cit\u00e9 et croire, en tant que tel, \u00e0 l\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 de celui qui ne l\u2019\u00e9tait pas, de celui qui \u00e9tait diff\u00e9rent de soi.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ammar-Mahjoub-11(1).jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Mais dans les royaumes hell\u00e9nistiques et dans les provinces de l\u2019empire romain, les \u00abcit\u00e9s-Etats\u00bb n\u2019\u00e9taient plus que des cit\u00e9s autonomes. Celles de notre pays, c\u2019est-\u00e0-dire celles de la provincia Africa, jouissaient, n\u00e9anmoins, comme celles des autres provinces de l\u2019Empire, d\u2019une autosuffisance confinant \u00e0 l\u2019autarcie. Les Etats de l\u2019\u00e9poque antique \u00e9taient donc soit minuscules \u2013les cit\u00e9-Etats- soit tr\u00e8s grands- les royaumes et les Empires. Tout ceci ne concerne, cependant, que les r\u00e9gions \u00abcivilis\u00e9es\u00bb pourvues de cit\u00e9s-Etats ou de cit\u00e9s autonomes. Mais \u00e0 mesure que s\u2019\u00e9tendait la civilisation antique, les villes s\u2019organisaient de fa\u00e7on progressive en cit\u00e9s ; si bien que ce syst\u00e8me civique se r\u00e9pandit, d\u00e8s l\u2019\u00e9poque hell\u00e9nistique, dans la majeure partie de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale et du Proche-Orient, avant de concerner les pays du Maghreb \u00e0 l\u2019\u00e9poque punique puis de se d\u00e9velopper, sous l\u2019Empire romain, dans tout l\u2019Occident latin, du Sahara jusqu\u2019au Rhin et au Danube.<\/p>\n<p>La cit\u00e9 antique ne comptait que quelques milliers d\u2019habitants, alors que la nation, \u00e0 notre \u00e9poque, se mesure en millions d\u2019\u00e2mes. P.Veyne, dans Le pain et le cirque (p.114-112), souligne que la taille des groupes humains a \u00e9volu\u00e9 de la sorte au cours de l\u2019Histoire, et que les petits groupements de jadis sont devenus des rassemblements consid\u00e9rables. Il se r\u00e9f\u00e8re, notamment, \u00e0 l\u2019article de P.Claval sur La th\u00e9orie des villes (Revue g\u00e9ographique de l\u2019Est, VIII, 1968, p.3-56) et aussi aux \u00abaur\u00e9oles de Th\u00fcnen\u00bb (Der isoliertestaat), qui expliquent le ph\u00e9nom\u00e8ne urbain par les contraintes techniques et \u00e9conomiques qui p\u00e8sent sur les relations des individus, sur les transports, l\u2019information, et qui d\u00e9coupent la surface terrestre en r\u00e9gions pourvues, chacune, d\u2019un lieu central : la ville. Gr\u00e2ce \u00e0 leurs groupements, et aux commodit\u00e9s offertes par le cadre urbain, les individus peuvent optimiser leurs liens, assurer leurs interrelations, tandis que les campagnards se rendent en ville pour faire le tour des boutiques. Cette solution rationnelle est, toutefois, susceptible d\u2019\u00eatre confirm\u00e9e ou, au contraire, infirm\u00e9e par l\u2019histoire; car les classes dirigeantes n\u2019ont pas toujours suivi la voie de l\u2019habitat group\u00e9. L\u2019exemple classique, rappel\u00e9 par Veyne, oppose la noblesse des villes, dans l\u2019Italie m\u00e9di\u00e9vale et moderne, \u00e0 l\u2019habitat campagnard des nobles, dans la France de l\u2019Ancien R\u00e9gime. L\u2019habitat group\u00e9 est donc un fait historique autant que g\u00e9ographique.<\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019historiens pensent que c\u2019est l\u2019\u00e9conomie, ce sont les relations commerciales qui sont \u00e0 l\u2019origine des villes, du moins, de leur d\u00e9veloppement. Les villes m\u00e9di\u00e9vales, pour le m\u00e9di\u00e9viste fran\u00e7ais H.Pirenne, \u00e9taient des villes de marchands ; la ville, assurait-il, \u00e9tait n\u00e9e du march\u00e9 et elle avait marqu\u00e9 les d\u00e9buts du capitalisme commercial. Mais l\u2019Allemand Sombart avait object\u00e9, dans son trait\u00e9 Der moderne Kapitalismus, cit\u00e9 par Veyne, que les habitants des villes, au Moyen Age, \u00e9taient principalement soit des rentiers du sol, soit des chefs politiques, rois ou seigneurs la\u00efques ou religieux ; leurs revenus provenaient donc soit des campagnes, soit des imp\u00f4ts. Et c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 eux que se fixaient, dans la ville et les artisans qui les servaient et les boutiquiers qui servaient les artisans. La ville au Moyen Age ne faisait donc vivre du commerce qu\u2019une petite minorit\u00e9 d\u2019habitants ; de fa\u00e7on au reste fort modeste, et seulement lorsqu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 suffisamment d\u00e9velopp\u00e9e. Quoi qu\u2019on en dise, l\u2019\u00e9conomie et le commerce ne jouaient qu\u2019un r\u00f4le peu important, et les fonctions de la ville n\u2019\u00e9taient pas n\u00e9cessairement \u00e9conomiques. Elle \u00e9tait surtout le lieu central du gouvernement, de la classe dirigeante, n\u2019avait pas d\u2019activit\u00e9s mercantiles primordiales et n\u2019\u00e9tait que rarement, comme G\u00e8nes ou Venise, un centre commercial. Manifeste, par contre, \u00e9tait sa fonction sociale, car elle r\u00e9unissait tout ce qui permettait la vie en soci\u00e9t\u00e9: b\u00e2timents publics, politiques ou administratifs, monuments religieux, \u00e9difices culturels, vou\u00e9s aux loisirs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Sans-titre-1(38).jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/>Cette situation des villes m\u00e9di\u00e9vales et modernes \u00e9tait comparable \u00e0 celle des cit\u00e9s antiques peupl\u00e9es de quelques dizaines de milliers d\u2019\u00e2mes, principalement des propri\u00e9taires du sol, qui se partageaient les champs du terroir dans le territoire campagnard de leurs cit\u00e9s. Leurs centres urbains \u00e9taient le lieu o\u00f9 ces poss\u00e9dants d\u00e9pensaient les revenus de leurs terres; ils y faisaient vivre des artisans et une domesticit\u00e9 importante, essentiellement servile, qui constituait souvent, peut-\u00eatre, la majorit\u00e9 des habitants. Veyne cite l\u2019exemple de Pompei, avec ses trois sortes d\u2019\u00e9difices : des constructions publiques, civiles ou religieuses, un habitat avec des h\u00f4tels particuliers, nombreux ou plut\u00f4t majoritaires, et des boutiques d\u2019artisans ou de commer\u00e7ants. Nettement plus grandes et plus peupl\u00e9es existaient aussi des capitales r\u00e9gionales comme Thysdrus(El Jem), ou des capitales de province comme Carthage.<\/p>\n<p>Certaines, parmi les cit\u00e9s antiques les plus importantes, \u00e9taient des places de commerce, comme Antioche (Antakya, aujourd\u2019hui en Turquie, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re syrienne), base des caravanes d\u2019Asie centrale, ou Alexandrie, avec son commence maritime. Mais Veyne ne pense pas, au vu des chiffres, que les trafics maritimes ou caravaniers aient pu faire vivre des accumulations humaines aussi importantes. \u00abIl en est de leur commerce fameux\u00bb, \u00e9crit-il, \u00abcomme aujourd\u2019hui de la p\u00eache en Bretagne. C\u2019est la partie voyante et caract\u00e9ristique de leur \u00e9conomie, mais cela ne peut faire vivre beaucoup de gens.\u00bb Antioche, comme Alexandrie \u00abdevaient vivre avant tout des revenus de leur terroir.\u00bb<\/p>\n<p>Les villes antiques et, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les villes pr\u00e9industrielles, assure Veyne, n\u2019\u00e9taient des cit\u00e9s que si les rentiers du sol y constituaient une classe sociopolitique, comme la cat\u00e9gorie sociale des \u00abd\u00e9curions\u00bb, qui gouvernait les cit\u00e9s provinciales du monde romain. Max Weber (Religions soziologie, I, p.291-295 et 380-385) oppose, \u00e0 ce propos, les cit\u00e9s provinciales occidentales de l\u2019Empire, y compris donc celle de la province africaine, aux villes de l\u2019Inde et de la Chine. L\u00e0, souligne-t-il, la ville \u00e9tait la r\u00e9sidence des mandarins et n\u2019avait pas d\u2019autonomie; les mandarins y \u00e9taient les organes du pouvoir central. Par contre, les cit\u00e9s romaines, dans les provinces, jouissaient d\u2019une large autonomie; le pouvoir politique y \u00e9tait d\u00e9tenu par les notables, propri\u00e9taires agricoles dans le terroir de la cit\u00e9. Ils exer\u00e7aient leurs magistratures dans le centre urbain et il existait une v\u00e9ritable union, une symbiose entre la ville et sa campagne. Jouissant d\u2019une autonomie qui confinait \u00e0 l\u2019autarcie, la cit\u00e9 romaine \u00e9tait ainsi le centre de d\u00e9cision effectif pour tout ce qui concernait quotidiennement sa vie sociale.<\/p>\n<p>Lib\u00e9r\u00e9es de la pr\u00e9sence pesante du pouvoir central, install\u00e9 \u00e0 Carthage, les cit\u00e9s de la province africaine se suffisaient socialement et administrativement ; \u00e9conomiquement autarciques, la sollicitude de leurs \u00e9verg\u00e8tes les truffaient de beaux monuments, s\u2019\u00e9vertuant \u00e0 les embellir aux d\u00e9pens de ceux qu\u2019\u00e9rigeait la cit\u00e9 voisine. \u00abQuand un Romain ou un Grec, sujets de l\u2019empereur de Rome, parlent de la patrie\u00bb, note Veyne, \u00abce mot de patria d\u00e9signe leur cit\u00e9 et jamais l\u2019Empire\u2026 Il n\u2019y avait d\u2019associations que locales et on \u00e9tait membre du \u00abcoll\u00e8ge\u00bb des charpentiers de Lyon ou des boulangers de S\u00e9tif\u00bb. Veyne reproduit une page de De la d\u00e9mocratie en Am\u00e9rique o\u00f9 Tocqueville fait l\u2019\u00e9loge du Self-gouvernment et qui, assure-t-il, fait bien comprendre ce qu\u2019a pu \u00eatre une cit\u00e9 antique : \u00abLa commune est la seule association qui soit si bien dans la nature que, partout o\u00f9 il y a des hommes r\u00e9unis, il se forme de soi-m\u00eame une commune. C\u2019est l\u2019homme qui a fait les royaumes et cr\u00e9e les r\u00e9publiques; la commune para\u00eet sortir directement des mains de Dieu. Le gouvernement central conf\u00e8re de la puissance et de la gloire \u00e0 ceux qui le dirigent, mais les hommes auxquels il est donn\u00e9 d\u2019influer sur ses destin\u00e9es sont en tr\u00e8s petit nombre ; l\u2019ambition ne peut prendre ces hautes fonctions pour le but permanent de ses efforts. C\u2019est dans la commune, au centre des relations ordinaires de la vie, que viennent se concentrer le d\u00e9sir de l\u2019estime, le besoin d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9el, le go\u00fbt du pouvoir et du bruit. On s\u2019attache \u00e0 la cit\u00e9 pour une raison analogue \u00e0 celle qui fait aimer leurs pays aux habitants des montagnes: chez eux la patrie a des traits marqu\u00e9s et caract\u00e9ristiques; elle a plus de physionomie qu\u2019ailleurs\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019autarcie de la cit\u00e9 ne pouvait, certes, celer sa d\u00e9pendance, l\u2019absence frustrante de souverainet\u00e9 ; mais ob\u00e9ir \u00e0 l\u2019empereur romain, pour les notables municipaux, n\u2019\u00e9tait pas semblable \u00e0 une soumission, \u00e0 l\u2019assujettissement \u00e0 une puissance \u00e9trang\u00e8re. Ils pouvaient \u00eatre farouchement attach\u00e9s \u00e0 leur petite patrie et, en m\u00eame temps, fid\u00e8les inconditionnellement au pouvoir imp\u00e9rial, fiers de leur citoyennet\u00e9 romaine. Dans la pens\u00e9e politique d\u2019Aristote, \u00e9tudi\u00e9e par Hermann Rehm, note Veyne, l\u2019autarcie est le seul vrai crit\u00e8re de l\u2019Etat ; l\u2019id\u00e9al de l\u2019Etat aristot\u00e9licien demeure, sans doute, l\u2019ind\u00e9pendance, la souverainet\u00e9, mais celle-ci d\u00e9coule de son autarcie : autonome, la cit\u00e9 se suffit et dispose d\u2019une individualit\u00e9 accomplie.<\/p>\n<p>Bien avant l\u2019instauration de l\u2019Empire romain, l\u2019heure de la d\u00e9cadence avait sonn\u00e9, d\u00e8s l\u2019\u00e9poque hell\u00e9nistique, pour les \u00abcit\u00e9s-Etats\u00bb. Faibles ou puissantes, elles ne pouvaient rivaliser avec les royaumes, d\u00e8s que ceux-ci mettaient leur poids dans la balance ; l\u2019\u00e8re de la souverainet\u00e9 des cit\u00e9s \u00e9tait r\u00e9volue, malgr\u00e9 leurs efforts de s\u2019organiser en conf\u00e9d\u00e9rations pour conserver quelque importance. En tant qu\u2019entit\u00e9s autarciques, par contre, les cit\u00e9s commenc\u00e8rent \u00e0 prolif\u00e9rer d\u00e8s cette \u00e9poque et \u00e0 prosp\u00e9rer plus que jamais sous l\u2019Empire romain ; gagn\u00e9 par une urbanisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, l\u2019ensemble du monde romain v\u00e9cut d\u00e9sormais sous le r\u00e9gime de l\u2019autorit\u00e9 locale. \u00abPendant un demi-mill\u00e9naire (\u00e9crit Veyne), l\u2019existence de dizaines de millions d\u2019hommes s\u2019est r\u00e9sum\u00e9e ainsi : soumission r\u00e9sign\u00e9e aux puissances lointaines qui dirigent le royaume ou l\u2019empire, int\u00e9r\u00eat passionn\u00e9 pour les affaires de la cit\u00e9\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Ammar Mahjoubi<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/29209-la-cite-antique\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cadre de la vie sociale, dans l\u2019antiquit\u00e9, \u00e9tait non pas la nation, mais la cit\u00e9. 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