{"id":77736,"date":"2020-03-01T09:15:00","date_gmt":"2020-03-01T14:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/monji-ben-raies-habemus-imperium-laissons-le-travailler\/"},"modified":"2020-03-01T09:15:00","modified_gmt":"2020-03-01T14:15:00","slug":"monji-ben-raies-habemus-imperium-laissons-le-travailler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/monji-ben-raies-habemus-imperium-laissons-le-travailler\/","title":{"rendered":"Monji Ben Raies:  \u00abHabemus Imperium\u00bb! (laissons-le travailler)"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Mongi-Ben-Raies(3).jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>La liste d\u00e9finitive du gouvernement d\u2019Ely\u00e8s Fakhfakh constitu\u00e9e sous de bien mauvais augures <a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/29234-fakhfakh-obtient-une-confiance-a-minima-de-l-arp-le-plus-dur-commence\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">a obtenu, finalement, la confiance parlementaire requise<\/a> (majorit\u00e9 de 109 voix). Une fum\u00e9e blanche aurait pu s\u2019\u00e9chapper de la chemin\u00e9e du palais du Bardo, si chemin\u00e9e il y avait et une voix aurait pu clamer : \u00ab habemus imperium \u00bb. Mais les circonstances sont autres, ce r\u00e9sultat ayant \u00e9t\u00e9 obtenu apr\u00e8s un marathon de 15 heures et un flot de verbiage sans int\u00e9r\u00eat. Nous avons un gouvernement, ce qui devrait normalement marquer la fin d\u2019un long bras de fer entre factions rivales. Sa t\u00e2che serait d\u2019assurer les r\u00e9formes promises pour redresser l\u2019\u00e9conomie tunisienne vacillante, dans un contexte de r\u00e9\u00e9quilibrage des forces politiques. Mais le peuple ne croit pas vraiment que changement il y aura, m\u00eame s\u2019il esp\u00e8re malgr\u00e9 tout un miracle. Les conditions difficiles dans lesquelles il a \u00e9t\u00e9 enfant\u00e9, compromettent d\u00e9j\u00e0 sa dur\u00e9e de vie, bien que parvenu \u00e0 passer positivement la premi\u00e8re \u00e9tape du crible institutionnel. En effet, de graves divergences id\u00e9ologiques et structurelles hypoth\u00e8quent gravement la coh\u00e9sion n\u00e9cessaire entre les membres de ce gouvernement. Parmi les autres griefs \u00e0 son encontre, en seraient l\u2019exclusion arbitraire, exag\u00e9r\u00e9e et inadmissible, quels qu\u2019en soient les motifs, de plusieurs partis forts, et qu\u2019il ne refl\u00e8terait pas la carte partisane du parlement et de la soci\u00e9t\u00e9 politique tunisienne. Il s\u2019agirait, particuli\u00e8rement de l\u2019opposition, non repr\u00e9sent\u00e9e de mani\u00e8re significative au sein de ce gouvernement, et des ind\u00e9pendants. Les partis exclus, \u00e9lus, pourraient se pr\u00e9valoir de leur l\u00e9gitimit\u00e9 pour constituer une force d\u2019interf\u00e9rence et de d\u00e9stabilisation pour le futur. Ce pourrait \u00eatre la principale pierre d\u2019achoppement, lorsque ce gouvernement devra faire adopter des propositions l\u00e9gislatives. Aussi n\u2019est-il pas tr\u00e8s s\u00fbr qu\u2019il obtienne le soutien parlementaire requis tout au long de la l\u00e9gislature. M\u00eame si le gouvernement a obtenu le vote de confiance du Parlement, l\u2019horizon est toujours incertain, en raison de l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de cette \u00e9quipe bricol\u00e9e dans l\u2019urgence, contre vents et mar\u00e9e. Remporter le d\u00e9fi du progr\u00e8s et de la stabilit\u00e9 du pays, exige imp\u00e9rativement une \u00e9quipe homog\u00e8ne, soud\u00e9e et solidaire. Certes il y a, au plan individuel, de bons ministres, mais au regard des divergences id\u00e9ologiques avec le reste de l\u2019entit\u00e9 gouvernementale, ainsi qu\u2019avec l\u2019ARP et la soci\u00e9t\u00e9 politique, ils pourraient ne pas aller tr\u00e8s loin dans leur gouvernance. C\u2019est dire que le futur ne sera pas de tout repos, et que l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une dissolution du Parlement ne peut \u00eatre d\u00e9finitivement \u00e9cart\u00e9e, bien au contraire. Ce spectre sera constamment \u00e0 l\u2019ordre du jour comme \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s et se manifestera, chaque fois qu\u2019il y aura des tensions et\/ou un diff\u00e9rend, entre, soit les partis au pouvoir, soit les deux palais, Bardo et Carthage.<\/p>\n<p>Par ailleurs, le chef du gouvernement semble r\u00e9ellement ignorer les dispositions de la Constitution concernant le pouvoir ex\u00e9cutif et les rapports de ce dernier avec le l\u00e9gislatif. Dans sa conf\u00e9rence de presse du 24 janvier dernier, il avait soutenu que sa \u201cl\u00e9gitimit\u00e9\u201c \u00e9manait de celle du Chef de l\u2019Etat. Il est all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 penser que sa nomination \u00e9quivalait \u00e0 un transfert de l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e9lectorale de Ka\u00efs Sa\u00efed vers lui, et \u00e0 son profit, ignorance qui risque de lui \u00eatre fatale au moindre faux pas. Ce faisant, il a renvoy\u00e9 dans l\u2019opposition tous les partis politiques qui n\u2019avaient pas vot\u00e9 ou appel\u00e9 \u00e0 voter, au second tour des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, pour le pr\u00e9sident. Si le doute sur le vote de confiance des d\u00e9put\u00e9s a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9, avec 129 voix sur 217, pour \u00e9viter une dissolution de l\u2019Assembl\u00e9e par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, tout porte \u00e0 croire que ce gouvernement sera renvers\u00e9 \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre, dans de brefs d\u00e9lais.<\/p>\n<p>En quelques ann\u00e9es, les espoirs fous de la transition se sont \u00e9mouss\u00e9s. En 2019, les Tunisiens ont donn\u00e9 un coup de pied dans la fourmili\u00e8re en sanctionnant lourdement les partis politiques, mais ils n\u2019ont pas vu le retour du b\u00e2ton. La perte totale de confiance dans les partis politiques a eu un prix que tous nous payons \u00e0 travers cette mosa\u00efque parlementaire qui rend le pays ingouvernable. Il est temps, peut-\u00eatre, d\u2019arr\u00eater cette exp\u00e9rience, et de revenir \u00e0 un r\u00e9gime politique plus familier et qui mette un terme \u00e0 cet \u00e9miettement de l\u2019opinion. Le peuple tunisien a largement exprim\u00e9 son rejet de la classe politique. Si, en raison du r\u00e9gime parlementaire, le Parlement est ma\u00eetre du gouvernement et de l\u2019une des t\u00eates de l\u2019ex\u00e9cutif, 76 % des Tunisiens n\u2019ont pas confiance dans leurs d\u00e9put\u00e9s et 81 % dans les partis politiques. Au demeurant, il s\u2019agit d\u2019un gouvernement aux allures de melting-pot, associant des islamistes conservateurs et des extr\u00e9mistes, des nationalistes arabes, des progressistes et m\u00eame des \u00eatres peu recommandables. Un pi\u00e8tre r\u00e9sultat de longues semaines de tractations qui se sont conclues au profit des partis et des personnes et au d\u00e9triment de programmes et de strat\u00e9gie, au risque de perdre tout projet coh\u00e9rent pour le futur gouvernement. Selon une enqu\u00eate des associations, Al Bawsala, Forum tunisien des droits \u00e9conomiques et sociaux et Avocats sans fronti\u00e8res, rendue publique le 2 octobre, 85 % des Tunisiens pensent que rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 entrepris pour combattre la corruption, et 93 % que cela p\u00e8se sur l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>Une coalition historique est mont\u00e9e au pouvoir en Tunisie ce 27 f\u00e9vrier2020. Premier gouvernement de coalition de la \u00ab d\u00e9mocratie \u00bb, la Tunisie se normalise. Apr\u00e8s neuf ans de \u2018\u2019d\u00e9mocratie\u2019\u2019, la Tunisie n\u2019avait pas encore go\u00fbt\u00e9 aux \u2018\u2019joies\u2019\u2019 de la coalition, \u00e0 la mani\u00e8re de l\u2019Europe o\u00f9 les coalitions sont majoritaires. Avec l\u2019arriv\u00e9e sur la sc\u00e8ne politique d\u2019une multitude de nouveaux partis ces derni\u00e8res ann\u00e9es, c\u2019\u00e9tait chose pr\u00e9visible, voire in\u00e9vitable. Rappelons que l\u2019instabilit\u00e9 politique en Tunisie remonte aux \u00e9lections de 2014, avec la fin des majorit\u00e9s absolues. Des alliances sont d\u00e9sormais n\u00e9cessaires pour pouvoir gouverner et cela semble bien \u00eatre le probl\u00e8me. Cependant, comme nombre de pays d\u2019Europe, la Tunisie apprendra \u00e0 vivre au quotidien avec des gouvernements de coalition, ayant rejoint ainsi la longue liste des pays qui ont un gouvernement de coalition, avec le risque de blocage politique \u00e0 la cl\u00e9, qui reste important. Il est clair qu\u2019en Europe le syst\u00e8me \u00e9lectoral de nombreux pays, tr\u00e8s proportionnel lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de traduire le pourcentage de voix en si\u00e8ges, rend de plus en plus difficile pour un seul parti d\u2019obtenir une majorit\u00e9 suffisante. De plus, la fragmentation de la sc\u00e8ne politique avec l&rsquo;\u00e9closion de nouvelles formations et la crise des grands partis politiques traditionnels ont provoqu\u00e9 la multiplication du ph\u00e9nom\u00e8ne des coalitions. Elles sont devenues monnaie courante dans des pays comme l\u2019Allemagne, le Portugal, la Su\u00e8de ou la Belgique, sans parler des probl\u00e8mes en Gr\u00e8ce ou en Italie, qui a connu pas moins de 70 gouvernements depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, les deux tiers des pays europ\u00e9ens sont actuellement gouvern\u00e9s par une coalition, au sens large du terme, puisqu\u2019il peut s\u2019agir d\u2019un gouvernement en minorit\u00e9 qui a besoin de pactes ponctuels, ou d\u2019une cohabitation \u00e0 la fran\u00e7aise, avec un pr\u00e9sident et un premier ministre de partis diam\u00e9tralement oppos\u00e9s ou encore de partis qui se sont mis d\u2019accord avant les \u00e9lections. Dans le m\u00eame cas que la Tunisie, se trouvent les gouvernements de la Su\u00e8de, la Norv\u00e8ge, Slov\u00e9nie, Belgique et R\u00e9publique tch\u00e8que, qui sont \u00e9galement minoritaires et n\u00e9cessitent donc des soutiens suppl\u00e9mentaires pour mener \u00e0 bien leurs initiatives. La grande question est donc de savoir si la Tunisie est v\u00e9ritablement sortie de l\u2019impasse ou si elle est vou\u00e9e \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9 politique chronique \u2018\u2019ad vitam aeternam\u2019\u2019. L\u2019avenir nous le dira sans coup f\u00e9rir.<\/p>\n<p>Les Rois Mages ont apport\u00e9 \u00e0 Elyes Fakhfakh la pr\u00e9sidence du gouvernement tunisien. Comme il \u00e9tait pr\u00e9visible, et malgr\u00e9 des d\u00e9bats d\u2019investiture interminables et tr\u00e8s douteux, la chrysalide du Chef du gouvernement d\u00e9sign\u00e9 a termin\u00e9 sa m\u00e9tamorphose. Le candidat \u00e0 la pr\u00e9sidence du gouvernement tunisien, vient d\u2019obtenir la confiance de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s pour son investiture, la plus p\u00e9nible depuis le r\u00e9tablissement de la d\u00e9mocratie en Tunisie, avec 127 votes pour. Mais sa marge de manoeuvre est \u00e9troite. Le nouvel ex\u00e9cutif na\u00eet donc dans des conditions compliqu\u00e9es, port\u00e9 par une majorit\u00e9 fragile et h\u00e9t\u00e9roclite, entre les diff\u00e9rentes mouvances conservatrices et les forces progressistes de tous bords. Cette perspective est accueillie avec pr\u00e9occupation dans les milieux soci\u00e9taux. Les ardeurs du Chef du gouvernement seront vite contrebalanc\u00e9es par la rigueur de l&rsquo;Economie, l&rsquo;orthodoxie budg\u00e9taire et le respect du pacte de stabilit\u00e9, m\u00eame si les choses commencent plut\u00f4t mal car le pays ne r\u00e9ussira sans doute pas \u00e0 respecter l&rsquo;objectif de d\u00e9ficit attendu pour 2020. Le nouveau gouvernement arrive avec l&rsquo;intention affich\u00e9e de r\u00e9tablir les droits sociaux et d\u00e9fend une croissance inclusive pour r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s et refermer les br\u00e8ches ouvertes durant les ann\u00e9es de crise. Il pr\u00e9voit de d\u00e9roger aux mesures de flexibilit\u00e9 du travail mises en place sous les gouvernements pr\u00e9c\u00e9dents et annonce aussi une batterie de mesures, pour renforcer les services publics tout sp\u00e9cialement la sant\u00e9 et l&rsquo;\u00e9ducation, le redressement de la situation \u00e9conomique, la lutte contre la corruption, la moralisation de la vie politique et la finalisation des institutions d\u00e9mocratiques comme la Cour constitutionnelle. Il devra aussi proposer un pacte sur les retraites pour garantir le r\u00e9tablissement du pouvoir d&rsquo;achat de cette cat\u00e9gorie accul\u00e9e \u00e0 la mis\u00e8re, et promettre de grands efforts en mati\u00e8re de logements sociaux ainsi qu&rsquo;un encadrement de la hausse du prix des loyers et des charges. Reste \u00e0 savoir comment E. Fakhfakh compte financer ces changements, si l\u2019on consid\u00e8re que ces mesures doivent \u00eatre accompagn\u00e9es d&rsquo;une r\u00e9vision de la fiscalit\u00e9, l&rsquo;objectif \u00e9tant d&rsquo;\u00e9viter que des hausses d&rsquo;imp\u00f4ts et taxes n&rsquo;affectent davantage les classes moyennes et inf\u00e9rieures dans leur vie. Le budget 2020 et cet \u00e9quilibre \u00e0 respecter, devraient \u00eatre le premier test.<\/p>\n<p class=\"c2\"><strong>Monji Ben Raies<\/strong><br \/><em>Universitaire, Juriste,<br \/>Enseignant et chercheur en droit public et sciences politiques,<br \/>Universit\u00e9 de Tunis El Manar,<br \/>Facult\u00e9 de Droit et des Sciences politiques de Tunis.<\/em><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\"><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/29235-officiellement-investi-par-l-arp-elyes-fakhfakh-devient-le-28eme-chef-de-gouvernement-depuis-138-ans\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Officiellement investi par l&rsquo;ARP, Ely\u00e8s Fakhfakh devient le 28\u00e8me chef de gouvernement depuis 138 ans<\/a><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/29255-monji-ben-raies-habemus-imperium-laissons-le-travailler\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La liste d\u00e9finitive du gouvernement d\u2019Ely\u00e8s Fakhfakh constitu\u00e9e sous de bien mauvais augures a obtenu, finalement, la confiance parlementaire requise (majorit\u00e9 de 109 voix). 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