{"id":78111,"date":"2020-03-04T11:06:00","date_gmt":"2020-03-04T16:06:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/kais-saied-cest-moi-le-president\/"},"modified":"2020-03-04T11:06:00","modified_gmt":"2020-03-04T16:06:00","slug":"kais-saied-cest-moi-le-president","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/kais-saied-cest-moi-le-president\/","title":{"rendered":"Ka\u00efs Sa\u00efed \u00abC\u2019est moi le Pr\u00e9sident !\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c2\">Le \u2018\u2019Professeur\u2019\u2019 (de droit constitutionnel) devenu \u2018\u2019Le Pr\u00e9sident\u2019\u2019 (de la R\u00e9publique) et le chef de l\u2019Etat s\u2019impose de nouveau en \u2018\u2019Professeur\u2019\u2019 incontest\u00e9. Au risque de se laisser aller au populisme, si ce n\u2019est d\u00e9j\u00e0 amorc\u00e9. Sa\u00efed serait alors une marque de fabrique bien tunisienne, post-2011.<br \/>Cent jours \u00e0 Carthage auront, malgr\u00e9 des couacs d\u2019allumage, transform\u00e9 Ka\u00efs Sa\u00efed. Il entend prendre le leadership. Elu \u00e0 72,71 % des suffrages, il est cr\u00e9dit\u00e9, en plus d\u2019un taux record de confiance, de pas moins de 84%. L\u2019acc\u00e8s de forte popularit\u00e9 ne prot\u00e8ge gu\u00e8re son b\u00e9n\u00e9ficiaire de verser dans le populisme. La Tunisie risque d\u2019en faire la dure \u00e9preuve. Ses adeptes, exalt\u00e9s par ces scores en or, portent leur regard sur une autre ligne de mire. Ils voient d\u00e9j\u00e0 le champion national briguer un second mandat. En attendant, le pr\u00e9sident Sa\u00efed doit tenir ses promesses et r\u00e9pondre aux attentes des Tunisiens. En sera-t-il capable sans une parfaite synergie avec le futur gouvernement et l\u2019actuel parlement ? Est-ce acquis d\u2019avance ? Ou doit-il songer \u00e0 laisser se cr\u00e9er autour de lui son parti, dissoudre l\u2019ARP, l\u00e9gif\u00e9rer entre-temps par d\u00e9crets-lois, et esp\u00e9rer un nouveau raz-de-mar\u00e9e au Bardo, qui lui donnerait \u00e9galement les cl\u00e9s de la Kasbah?<br \/><\/span><\/p>\n<p><span class=\"c2\">Le d\u00e9marrage n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans fausses man\u0153uvres: limogeages successifs per\u00e7us en r\u00e8glements de comptes (Abdelkrim Zbidi et Khemaies Jhinaoui), absence \u00e0 la conf\u00e9rence de Berlin sur la Libye, esquive d\u2019accueillir Sarraj et Hafter pour un dialogue avec des ministres europ\u00e9ens des Affaires \u00e9trang\u00e8res, r\u00e9trop\u00e9dalage au sujet de la \u2018\u2019vision\u2019\u2019 de Trump pour le Moyen-Orient et \u00ab d\u00e9nonciation \u00bb de l\u2019ambassadeur de Tunisie aupr\u00e8s de l\u2019ONU (r\u00e9voqu\u00e9), s\u00e9paration d\u2019avec \u00ab son ministre-conseiller \u00bb Abderraouf Betbaieb et \u00ab de son chef de protocole\u00bb&#8230; Autant de d\u00e9boires que son entourage essaye de gommer par une prise de parole plus fr\u00e9quente, et plus tranchante et une alliance en mont\u00e9e de puissance avec Ettayar et Echaab . Au d\u00e9triment d\u2019Ennahdha qui ne l\u2019ignore pas et fait, pour le moment, le dos rond.<\/span><\/p>\n<h2>Eclairages<\/h2>\n<p>Il n\u2019y a qu\u2019un seul Pr\u00e9sident, et c\u2019est moi ! Ka\u00efs Sa\u00efed hausse le ton et marque son territoire \u00e0 la t\u00eate de la magistrature supr\u00eame. Les autres ne sont que pr\u00e9sident de (ARP, gouvernement&#8230;). Cent jours apr\u00e8s son accession \u00e0 Carthage, le 23 octobre 2019, il affiche sa d\u00e9termination \u00e0 passer du ratage au rattrapage, et imposer son magist\u00e8re. Sa le\u00e7on de droit constitutionnel, profess\u00e9e d\u2019abord un matin \u00e0 Ely\u00e8s Fakhfakh, puis r\u00e9p\u00e9t\u00e9e l\u2019apr\u00e8s-midi m\u00eame au pr\u00e9sident de l\u2019ARP et chef d\u2019Ennahdha, Rached Ghannouchi, ainsi qu\u2019au chef du gouvernement sortant et pr\u00e9sident de Tahya Toun\u00e8s, Youssef Chahed, devant les cam\u00e9ras, a \u00e9t\u00e9 voulue comme une reprise en main des affaires de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Si la cr\u00e9ation du \u00abparti du Pr\u00e9sident\u00bb, sous l\u2019appellation de \u00abLe Peuple veut\u00bb (Echaab yourid), se confirmait, et la dissolution de l\u2019ARP intervenait un jour ou l\u2019autre, cette ann\u00e9e ou l\u2019ann\u00e9e prochaine, rien n\u2019emp\u00eacherait Ka\u00efs Sa\u00efed, en cas de nouveau pl\u00e9biscite \u00e9lectoral, de dire alors, \u00abce sont mes d\u00e9put\u00e9s, ce sont mes ministres, et c\u2019est mon gouvernement !\u00bb Adieu le r\u00e9gime parlementaire ou semi-parlementaire, bienvenu dans le syst\u00e8me pr\u00e9sidentiel.<\/p>\n<h2>Un pari risqu\u00e9<\/h2>\n<p>Elu au second tour, le 13 octobre 2019, avec un taux record de 72,71%, et focalisant en sa faveur d\u00e8s\u00a0 d\u00e9but d\u00e9cembre dernier, un taux de confiance absolument exceptionnel de 84% (sondage IRI \/ Elka Consulting), Ka\u00efs Sa\u00efed ne pouver qu\u2019amorcer son mandat le vent en poupe. C\u2019est \u00e0 la fois un grand espoir fond\u00e9 sur lui et une redoutable responsabilit\u00e9 qui lui \u00e9choit. Avec pour unique programme la Loi, et seule promesse \u00able Peuple veut\u00bb, il rallie une immense majorit\u00e9 de Tunisiens non encart\u00e9s, qui voient en lui \u00able sauveur\u00bb capable de changer leur quotidien et le stabilisateur du pays. (Voir encadr\u00e9).<\/p>\n<p>La perception des autres acteurs politiques lui est tr\u00e8s avantageuse. \u00abAlors que le pr\u00e9sident Ka\u00efs Sa\u00efed a obtenu de bonnes appr\u00e9ciations (84% ont une opinion \u00abtr\u00e8s\u00bb ou \u00abassez\u00bb favorable), la plupart des Tunisiens pensent que le parlement (75%), les partis politiques (69%) et les minist\u00e8res (62%) ne font \u00abrien\u00bb pour r\u00e9pondre aux besoins de la population, commente une analyste de l\u2019IRI (International Republican Institute, du Parti r\u00e9publicain am\u00e9ricain).<\/p>\n<p>Ce d\u00e9saveu en rejet total est significatif. Mais pour Ka\u00efs Sa\u00efed, le pari est cependant tr\u00e8s risqu\u00e9: r\u00e9ussir ou perdre la face. Selon Patricia Karam, directrice r\u00e9gionale de l\u2019IRI pour le Moyen-Orient et l\u2019Afrique du Nord, \u00absi le pr\u00e9sident veut conserver sa cr\u00e9dibilit\u00e9, il devra travailler avec le parlement et les minist\u00e8res pour mener des actions significatives sur les principales priorit\u00e9s des Tunisiens\u00bb.<\/p>\n<h2>De nouvelles alliances pour assurer&#8230; et s\u2019assurer 2024<\/h2>\n<p>La voie est trac\u00e9e. Les attributions conf\u00e9r\u00e9es par la Constitution ne conf\u00e8rent pas au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique une large marge de man\u0153uvre lui permettant de r\u00e9pondre efficacement et rapidement aux fortes attentes du pays. Si le chef du gouvernement se barricade \u00e0 la Kasbah, et le parlement fait de la r\u00e9sistance au Bardo, Ka\u00efs Sa\u00efed sera r\u00e9duit au palais de Carthage \u00e0 un magist\u00e8re beaucoup plus honorifique de repr\u00e9sentation et d\u2019incarnation. C\u2019est ce qu\u2019il redoute le plus, c\u2019est ce qui le taraude sans cesse. D\u00e9j\u00e0, il est sur le deuxi\u00e8me mandat 2024 -2029. Et pour pouvoir rempiler, il doit sceller ses axes et constituer d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 sa propre majorit\u00e9.<\/p>\n<p>Le noyau dur de l\u2019alliance recherch\u00e9e commence \u00e0 poindre. D\u2019abord, un chef de gouvernement, Elyes Fakhfakh, qu\u2019il a choisi lui-m\u00eame, sans parti fort derri\u00e8re lui, n\u2019ayant obtenu que le microscopique score de 0.34% des voix \u00e0 la derni\u00e8re pr\u00e9sidentielle, qu\u2019il a coach\u00e9 afin qu\u2019il constitue son \u00e9quipe et qu\u2019il a sauv\u00e9 d\u2019une invalidit\u00e9 au Bardo. Sans lui faire de cadeau, cependant, il l\u2019entoure de deux partis agissants, marqu\u00e9s dans la mouvance populaire et irr\u00e9ductible quant \u00e0 la lute anticorruption et l\u2019engagement nationaliste arabe, Ettayar (Mohamed Abbou &amp; Co) et Echaab (Zouheir Maghzaoui &amp; Co).<\/p>\n<h2>Ennahdha aux aguets et un m\u00e9lange tonnant \u00e0 la Kasbah<\/h2>\n<p>L\u2019axe Sa\u00efed-Ettayar-Echaab n\u2019a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la vigilance d\u2019Ennahdha. Sans s\u2019y exprimer directement, le mouvement islamiste a laiss\u00e9 Mohamed Hamrouni, directeur de l\u2019hebdomadaire Errai El Am, qui lui est tr\u00e8s proche, le dire nettement. \u00abLes tiraillements qui ont marqu\u00e9 la composition du gouvernement portent en fait, au-del\u00e0 des noms et des minist\u00e8res, sur trois questions fondamentales, \u00e9crit-il. D\u2019abord, une conversion du r\u00e9gime parlementaire en un r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel concentrant entre les mains tous les pouvoirs. Ensuite, une man\u0153uvre des partis rel\u00e9gu\u00e9s au milieu du classement, lors des derni\u00e8res l\u00e9gislatives, pour prendre d\u2019assaut les premi\u00e8res positions et mettre la grippe sur le gouvernement Fakhfakh, arguant d\u2019un poids politique plus important que le nombre de si\u00e8ges au parlement. Et, enfin, une tentative d\u2019exclusion d\u2019Ennahdha, accus\u00e9e de s\u2019opposer \u00e0 l\u2019Etat national.\u00bb (Voir encadr\u00e9)<\/p>\n<h2>Sa\u00efed yourid !<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 de ces consid\u00e9rations de politique politicienne, c\u2019est l\u2019\u00e9tat du pays qui l\u2019emporte le plus. Le jeu des compromis de derni\u00e8re minute pour former le gouvernement ne favorise ni l\u2019\u00e9mergence d\u2019une \u00e9quipe coh\u00e9rente et solidaire, ni l\u2019adoption d\u2019un programme commun de gouvernement. Alors que les urgences se font br\u00fblantes sur tous les fronts, les premi\u00e8res semaines, sinon les premiers mois (ramadan approche \u00e0 grands pas, dans moins de deux mois, les caisses sont vides et pas un bailleur de fonds \u00e0 l\u2019horizon) risquent d\u2019\u00eatre dilapid\u00e9s dans la d\u00e9couverte des minist\u00e8res (sauf pour Abdellatif El Mekki \u00e0 la Sant\u00e9), le placement des siens aux postes cl\u00e9s, les n\u00e9gociations des p\u00e9rim\u00e8tres respectifs et les tirs crois\u00e9s entre factions au pouvoir. A cela s\u2019ajoute la guerre de tranch\u00e9es des \u00abconseillers\u00bb que chaque parti membre de la coalition s\u2019obstinera \u00e0 placer aupr\u00e8s du chef du gouvernement en \u0153il de Moscou et mandataire politique. Ce qui se passe sous la coupole du Bardo trouvera \u00e9cho et impact \u00e0 la Kasbah.<\/p>\n<p>Cette fragilit\u00e9 ne fera que renforcer la position du pr\u00e9sident Sa\u00efed qui se trouvera sans doute fr\u00e9quemment sollicit\u00e9 pour arbitrer. Jusqu\u2019\u00e0 s\u2019en lasser un jour ou l\u2019autre, et se d\u00e9cider \u00e0 tout chambarder. \u00c7a ne sera plus le peuple veut, mais \u2018\u2019le Pr\u00e9sident veut !\u2019\u2019.<\/p>\n<h2>Les ex\u00e9g\u00e8tes d\u2019Ennahdha : pas d\u2019axes, pas de dissolution de l\u2019ARP<\/h2>\n<p>Deux chroniqueurs d\u2019Erra\u00ef El Am se chargeront d\u2019expliciter davantage l\u2019argumentaire du mouvement islamiste. Bahri Arfaoui r\u00e9fute le clivage entretenu entre \u00abr\u00e9volutionnaires\u00bb et \u00abnon-r\u00e9volutionnaires\u00bb, tout comme \u00abl\u2019accusation du parti islamiste de pactiser avec la corruption en d\u00e9fendant l\u2019inclusion de Qalb Tounes dans un gouvernement d\u2019union nationale. Ghannouchi ne fait pas confiance \u00e0 Ettayar et Echaab et ses suspicions se sont confirm\u00e9es avec l\u2019axe qu\u2019ils viennent de cr\u00e9er avec Fakhfakh et leur appui \u00e0 des ministres pr\u00e9sent\u00e9s comme ind\u00e9pendants alors qu\u2019ils appartiennent en fait \u00e0 Ettakatol, le parti qui n\u2019a pu obtenir le moindre si\u00e8ge \u00e0 l\u2019ARP. Les tiraillements vont s\u2019exporter du Bardo \u00e0 la Kasbah, pr\u00e9vient-il, avant de prononcer une prise de position tr\u00e8s significative : Ghannouchi n\u2019acceptera pas de passer cinq ans sous le feu nourri qui le vise, ainsi qu\u2019Ennahdha. Ce n\u2019est pas lui qui remettra les cl\u00e9s de sa chambre \u00e0 coucher au veilleur de nuit !\u00bb A bon entendeur.<\/p>\n<p>Pour pond\u00e9rer ces propos, un autre \u00e9ditorialiste, Lotfi Hermassi, tente d\u2019apaiser les tensions, rappelant \u00abtout le respect personnel et constitutionnel\u00bb que voue Ghannouchi au pr\u00e9sident Sa\u00efed. \u00abNe s\u2019est-il pas ralli\u00e9, contre l\u2019avis de Noureddine Bhiri et Sami Trigui, \u00e0 sa lecture des dispositions constitutionnelles (art. 89 et 97), conscient qu\u2019il est de la n\u00e9cessaire s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 que doit rev\u00eatir leur relation, qui rel\u00e8ve de la s\u00e9curit\u00e9 nationale\u00bb, \u00e9crit-il. Plus encore, \u00abla dissolution de l\u2019ARP et le recours \u00e0 des l\u00e9gislatives anticip\u00e9es seront la plus grande catastrophe qui puisse arriver au pays, ajoute-t-il, soulignant particuli\u00e8rement l\u2019absence de garanties quant \u00e0 la l\u00e9gif\u00e9ration par d\u00e9crets-lois, outre la situation explosive dans le pays.<\/p>\n<p>Evidemment, \u00e0 Montplaisir, on r\u00e9p\u00e8tera que \u00abce sont des points de vue personnels qui n\u2019expriment en rien la position officielle du mouvement et que le pluralisme des opinions est cultiv\u00e9 autant que la libert\u00e9 de la presse\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/le_mensuel_abonnez_vous\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Bandeau-Leaders.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"128\" align=\"middle\"\/><\/a><\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/29283-kais-saied-c-est-moi-le-president\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le \u2018\u2019Professeur\u2019\u2019 (de droit constitutionnel) devenu \u2018\u2019Le Pr\u00e9sident\u2019\u2019 (de la R\u00e9publique) et le chef de l\u2019Etat s\u2019impose de nouveau en \u2018\u2019Professeur\u2019\u2019 incontest\u00e9. 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