{"id":78812,"date":"2020-03-11T16:02:43","date_gmt":"2020-03-11T20:02:43","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/manga-kaya-le-rakiire-met-fin-a-la-guerre-de-32-ans\/"},"modified":"2020-03-11T16:02:43","modified_gmt":"2020-03-11T20:02:43","slug":"manga-kaya-le-rakiire-met-fin-a-la-guerre-de-32-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/manga-kaya-le-rakiire-met-fin-a-la-guerre-de-32-ans\/","title":{"rendered":"Manga-Kaya Le \u00ab\u00a0Rakiir\u00e9\u00a0\u00bb met fin \u00e0 la \u00ab\u00a0guerre de 32 ans\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?fit=1060%2C707&amp;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"464\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=696,464&amp;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?w=1060&amp;ssl=1 1060w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=696,464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sidrakiree12.jpg?resize=600%2C400&amp;ssl=1 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"sidrakiree12\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Les communaut\u00e9s des villes de Manga (Centre-Sud) et Kaya (Centre-Nord) ont scell\u00e9, le samedi 22 f\u00e9vrier 2020, des liens d\u2019amiti\u00e9 sous le sceau de la parent\u00e9 \u00e0 plaisanterie, le \u00ab rakiir\u00e9 \u00bb, mettant ainsi fin \u00e0 une relation conflictuelle vieille de 32 ans.<\/strong><\/p>\n<p>Le Mang Naaba Kiiba II de Manga et Sanmateng Naaba Koom de Kaya, main dans la main, marchant aux portes de \u00ab La Cit\u00e9 de l\u2019\u00e9pervier \u00bb, sous les cris et les youyous de leurs communaut\u00e9s. Cette sc\u00e8ne du samedi 22 f\u00e9vrier 2020 est rarissime. C\u2019est presque du jamais-vu. Pour cause, Manga et Kaya, la \u00ab La Cit\u00e9 des cuirs et des peaux \u00bb \u00e9taient en froid depuis 1988. A l\u2019origine de la discorde, selon le Kassougou Naaba, t\u00e9moin des faits \u00e0 l\u2019\u00e9poque, un match de football de premi\u00e8re division opposant \u00e0 domicile, l\u2019\u00e9quipe de Manga \u00e0 celle de Kaya. La rencontre virera au drame. En effet, en cours du jeu, des \u00e9chauffour\u00e9es \u00e9clatent et entra\u00eenent la suspension du match. Face \u00e0 la situation qui d\u00e9g\u00e9n\u00e8re, les forces de l\u2019ordre sont sollicit\u00e9es. Mais dans le ramdam, une balle s\u2019\u00e9chappe, \u00f4tant accidentellement la vie d\u2019un adolescent. \u00abLe jeune homme \u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9, personne n\u2019a cherch\u00e9 \u00e0 comprendre ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9. Selon la rumeur qui s\u2019est r\u00e9pandue telle une tra\u00een\u00e9e de poudre, le malheureux aurait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par des gens de Kaya. Tr\u00e8s remont\u00e9e, la population les a pourchass\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils trouvent refuge \u00e0 la gendarmerie\u00bb, relate avec regret, le Kassougou Naaba. Le bilan est lourd : d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels sont enregistr\u00e9s dans des services administratifs et s\u00e9curitaires, le bus des joueurs de Kaya est incendi\u00e9, les footballeurs et leurs supporters sont reconduits chez eux, sous haute protection. Les ann\u00e9es se succ\u00e8dent mais la ranc\u0153ur, elle, demeure omnipr\u00e9sente entre les populations de Kaya et de Manga. Depuis cet incident, vieux de trois d\u00e9cennies, les habitants des deux villes se regardent en chiens de fa\u00efence. En pr\u00e9vision de toute \u00e9ventualit\u00e9, chacun pr\u00e9f\u00e8re faire profil bas, surtout en terre \u00abennemie\u00bb. Yacouba Compaor\u00e9 est journaliste dans une radio communautaire dans les encablures de Manga. En 2016, il se rend \u00e0 Kaya pour la couverture des activit\u00e9s des festivit\u00e9s du 11-D\u00e9cembre. \u00abPendant mon s\u00e9jour, quand je sortais en ville, j\u2019\u00e9vitais de faire toute allusion \u00e0 Manga \u00bb, raconte-t-il. Pourquoi une telle r\u00e9serve ? \u00ab Mais parce que je ne voulais pas m\u2019attirer des ennuis, on ne sait jamais\u00bb, l\u00e2che-t-il, tout sourire.<br \/>Son cas n\u2019est pas isol\u00e9. Le Kassougou Naaba se rappelle lui aussi une anecdote qui lui a \u00e9t\u00e9 cont\u00e9e par un notable de Kaya. \u00ab Le porte-parole de Sanmateng Naaba Koom m\u2019a confi\u00e9 qu\u2019il est all\u00e9 r\u00e9cemment chercher une paire de chaussures au march\u00e9 de Kaya. Les marchands qu\u2019il a rencontr\u00e9s ce jour \u00e9taient originaires de Manga, mais ces derniers se sont toujours gard\u00e9s de le faire savoir. Ils affirmaient plut\u00f4t qu\u2019ils venaient de Kombissiri ou d\u2019autres localit\u00e9s, sauf Manga \u00bb, rapporte-t-il.<br \/>Les marchands de Manga, poursuit le Kassougou Naaba, ont finalement d\u00e9clin\u00e9 leur identit\u00e9 car, ayant eu vent de l\u2019initiative du r\u00e9chauffement des liens d\u2019amiti\u00e9 entre les deux communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Les signes pr\u00e9curseurs de la paix<\/p>\n<p>\u00ab Fou \u00bb de foot, l\u2019actuel gouverneur du Centre-Nord, Casimir S\u00e9gu\u00e9da, qui avait occup\u00e9 le m\u00eame poste au Centre-Sud, avait en son temps instaur\u00e9 \u00e0 Manga un tournoi annuel interservices d\u00e9nomm\u00e9 \u00abLa coupe du gouverneur \u00bb. Parti dans la r\u00e9gion du Centre-Nord, il a eu la m\u00eame initiative. En novembre 2019, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une comp\u00e9tition, M. S\u00e9gueda invite le Mang Naaba Kiiba II, lui aussi f\u00e9ru du ballon rond, \u00e0 Kaya. L\u2019\u00e9v\u00e8nement est pr\u00e9curseur du rapprochement de Kaya et Manga. Le Kassougou Naaba raconte la suite des \u00e9v\u00e9nements : \u00ab Quand le Sanmateng Naaba Koom a appris que le chef de Manga venait \u00e0 Kaya, il a refus\u00e9 qu\u2019il dorme ailleurs si ce n\u2019est chez lui. Il a dit que c\u2019est son h\u00f4te et a insist\u00e9 pour le recevoir chez lui. Le match n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 mais le s\u00e9jour du Mang Naaba Kiiba II a \u00e9t\u00e9 empreint de beaucoup d\u2019amabilit\u00e9 au point qu\u2019une fois de retour, iI a invit\u00e9 \u00e0 son tour le Sanmateng Naaba Koom chez lui. Les deux chefs ont alors convenu de taire d\u00e9finitivement les divergences entre leurs communaut\u00e9s et de sceller des liens d\u2019amiti\u00e9 pour toujours \u00bb.<br \/>Ainsi, les sillons sont trac\u00e9s pour un retour d\u00e9finitif \u00e0 la paix entre Manga et Kaya. Pour la forme et le fond de la r\u00e9conciliation, les chefs des deux localit\u00e9s puisent dans la tradition. Ils d\u00e9cident d\u2019abord de sacrifier aux rites coutumiers y aff\u00e9rents, avant d\u2019annoncer publiquement la nature du lien qui les unit d\u00e9sormais. Pour donner un cachet particulier au c\u00e9r\u00e9monial de r\u00e9conciliation, le Mang Naaba Kiiba II opte de rattacher l\u2019\u00e9v\u00e8nement au programme d\u2019activit\u00e9s de sa f\u00eate coutumi\u00e8re. Cette c\u00e9r\u00e9monie se tient annuellement en fin de r\u00e9coltes et est marqu\u00e9e de rites divers et d\u2019audiences au cours desquelles le Mang Naaba Kiiba II re\u00e7oit les visites de courtoisie des chefs de son canton et de nombreux convives. Les moyens mobilis\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion du \u00absamedi de la paix \u00bb sont dignes des grands jours. A \u00e9v\u00e8nement exceptionnel, dispositif exceptionnel. 10 heures 30 minutes, ce 22 f\u00e9vrier 2020. La d\u00e9l\u00e9gation de Kaya foule le sol de Manga. La c\u00e9r\u00e9monie de r\u00e9conciliation d\u00e9bute, aussit\u00f4t, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la ville, pr\u00e9cis\u00e9ment au rondpoint Naaba-Silga de Siltouko. L\u00e0, se dresse le monument de l\u2019aigle royal en bronze, l\u2019oiseau symbole de la ville de Manga. Install\u00e9s sur l\u2019estrade du rondpoint, les deux chefs y re\u00e7oivent tous les honneurs codifi\u00e9s dans la tradition. Ce sont, entre autres, des paroles encenseuses qui leur sont adress\u00e9es \u00e0 travers les notes de tambours, les bendr\u00e9s, des salutations de notables et des cris stridents de la foule qui t\u00e9moigne sa communion et sa liesse.<br \/>Le cap est mis ensuite sur Kassougou, un quartier p\u00e9riph\u00e9rique de Manga. Des rites sont observ\u00e9s sur ce lieu symbolique de la tradition qui abrite aussi des tombes d\u2019anciens chefs de canton. A 12 heures sonnantes, le cort\u00e8ge des deux chefs fait son entr\u00e9e dans la cour royale, bond\u00e9e de monde. Toutes les couches sociales sont repr\u00e9sent\u00e9es. Les autorit\u00e9s administratives, religieuses et coutumi\u00e8res et autres invit\u00e9s de marque sont log\u00e9es sous trois grandes tentes dispos\u00e9es de part et d\u2019autres de la cour. Les Kolgw\u00e9ogos, reconnaissables \u00e0 leur tenue kaki et leurs fusils dit \u00ab de chasse \u00bb en bandouli\u00e8re tentent, cahincaha, d\u2019assurer l\u2019ordre. Des agents de force de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 leur pr\u00eatent main forte. Dans l\u2019arri\u00e8re-cour, les services de restauration et de boisson ainsi que les bouchers s\u2019affairent. Des musiciens d\u2019un groupe d\u2019orchestre venus de la capitale r\u00e9visent leurs derni\u00e8res notes pour bercer les \u00ab nouveaux \u00bb alli\u00e9s.<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0MangKaya\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un bain de foule, les deux chefs se retirent puis r\u00e9apparaissent quelques instants et prennent place sous une tente. Au-dessus d\u2019eux, flotte une banderole blanche frapp\u00e9e au centre, d\u2019une photo les montrant se serrant la main, tout sourire. On y lit aussi des \u00e9criteaux \u00abZoodo\u00bb (amiti\u00e9, en langue moor\u00e9) Manga-Kaya et \u00ab Rakiir\u00e9 \u00bb (parent\u00e9 \u00e0 plaisanterie, en langue moor\u00e9).<br \/>Les discours se succ\u00e8dent. Les notables magnifient, \u00e0 tour de r\u00f4le, le r\u00e9chauffement des relations entre Manga et Kaya. Ils \u00e9voquent \u00e9galement les acteurs, les \u00e9tapes de la r\u00e9conciliation ainsi que la n\u00e9cessit\u00e9 de la pr\u00e9servation des liens scell\u00e9s. Les attentions se cristallisent davantage quand vient l\u2019adresse des deux chefs. De blanc v\u00eatu, la canne en main, c\u2019est le Mang Naaba Kiiba II qui monte en premier sur la tribune pour remercier son h\u00f4te et sa d\u00e9l\u00e9gation. Il loue sa volont\u00e9 de rechercher la paix et le bonheur pour sa communaut\u00e9 et pour tous. \u00abConsid\u00e9rez d\u00e9sormais que vous \u00eates chez vous, que ce soit vous ou un ressortissant de Kaya qui vient \u00e0 Manga \u00bb, lance-t-il, sous une salve d\u2019applaudissements et de cris stridents. La tradition ayant scell\u00e9 les liens d\u2019amiti\u00e9 entre Manga et Kaya, le chef de Manga exhorte, \u00e0 l\u2019occasion, les acteurs de l\u2019administration \u00e0 embo\u00eeter le pas. Une invite \u00e0 laquelle, les maires de Manga, J\u00e9r\u00f4me Rouamba et de Kaya, Boukari Ou\u00e9draogo r\u00e9pondent favorablement. S\u00e9ance tenante, les deux \u00e9diles annoncent, entre autres initiatives, la tenue avant la fin de l\u2019ann\u00e9e 2020 d\u2019un conseil municipal de la commune de Kaya \u00e0 Manga et inversement. Nouvelle salve d\u2019applaudissements.<br \/>A la suite du chef de Manga, le Sanmateng Naaba Koom, coiff\u00e9 de son bonnet royal de fond rouge, prend le micro. Il exprime la joie qui l\u2019anime de c\u00e9l\u00e9brer l\u2019amiti\u00e9 de Kaya et Manga apr\u00e8s plus de trois d\u00e9cennies. Il f\u00e9licite le chef de Manga et rappelle la qualit\u00e9 de l\u2019homme et ses efforts pour la tenue de la c\u00e9r\u00e9monie du jour. Il ajoute que d\u00e9sormais Manga et Kaya constituent un seul et unique territoire qu\u2019il propose, avec une note d\u2019humour, d\u2019appeler \u00abMangkaya\u00bb. Le Sanmateng Naaba Koom met, toutefois, en garde toute personne dont l\u2019action viendra \u00e0 porter atteinte \u00e0 la coh\u00e9sion entre les communaut\u00e9s des deux cit\u00e9s. \u00ab Celui qui posera d\u00e9sormais un acte pareil, l\u2019apprendra \u00e0 ses d\u00e9pens. Je le dis haut et fort pour que tout le monde sache que nous avons scell\u00e9 ce lien par le rakiir\u00e9. Nous avons observ\u00e9 tous les rites \u00e0 cet effet comme le veut la coutume \u00bb, annonce-t-il. Pour le Kousougou Naaba, avec le \u00abrakiir\u00e9\u00bb qui lie d\u00e9sormais Kaya \u00e0 Manga, les liens d\u2019amiti\u00e9 entre les deux localit\u00e9s sont scell\u00e9s d\u00e9finitivement. Ce jeu d\u2019alliance, argue-t-il, est un \u00ab excellent \u00bb rempart de la tradition contre l\u2019intol\u00e9rance et la mont\u00e9e de l\u2019extr\u00e9misme violent. \u00abQuand vous \u00eates unis par ce lien, vous pouvez tout faire et vous dire tout sans r\u00e9serve. Mais, cela ne doit jamais engendrer la violence. C\u2019est ce que nos anc\u00eatres ont codifi\u00e9 dans la tradition et il est interdit d\u2019enfreindre la r\u00e8gle \u00bb, explique-t-il. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, le Kassougou Naaba a cette \u00ab ferme \u00bb conviction que le \u00abrakiir\u00e9\u00bb entre Manga et Kaya saura r\u00e9sister \u00e0 toute compromission. S\u2019appuyant sur des cas existants comme celui de Manga et Sapon\u00e9 (province du Baz\u00e8ga), il soutient que le \u00ab rakiir\u00e9 \u00bb est une des valeurs culturelles ancestrales qui a toujours bonne presse au sein de la population locale et m\u00eame au plan national. Pour lui, la parent\u00e9 \u00e0 plaisanterie a encore de beaux jours devant lui.<br \/>Le ballon rond a sem\u00e9 la discorde entre les populations de Kaya et Manga et terni leurs relations pendant 32 ans. Ironie du sort, c\u2019est par lui \u00e9galement que la paix est revenue entre les deux villes. Aussi, pour le clou de la c\u00e9r\u00e9monie qui les r\u00e9unit en ce \u00ab samedi de paix \u00bb, les deux communaut\u00e9s d\u00e9cident de disputer un match. Une sorte de remake du jeu avort\u00e9 de 1988 d\u2019autant plus que les joueurs des deux camps sont majoritairement compos\u00e9s des s\u00e9lectionn\u00e9s d\u2019antan. L\u2019affrontement pr\u00e9vu pour 16 heures dra\u00eene du monde. Au premier rang des spectateurs figurent le ministre des Sports et des Loisirs, Daouda Azoupiou, les gouverneurs du Centre-Sud, Josiane Kabr\u00e9 et du Centre-Nord, Casimir S\u00e9gu\u00e9da.<br \/>En deux fois 15 minutes, le match est vite jou\u00e9 avec de nombreuses chutes et seulement quelques occasions rat\u00e9es de buts dans les deux camps. Les \u00e9quipes se s\u00e9parent sur une parit\u00e9 de z\u00e9ro \u00e0 z\u00e9ro. \u00abC\u2019est aussi un score de coh\u00e9sion sociale parce que personne n\u2019a gagn\u00e9 et personne n\u2019a perdu \u00bb, confie, en fin de match, le ministre Azoupiou. Le premier responsable du d\u00e9partement des Sports et les gouverneurs du Centre-Nord et du Centre-Sud sont du m\u00eame avis : l\u2019initiative des deux communaut\u00e9s contribue \u00e0 l\u2019instauration d\u2019une paix durable et de ce fait, elle doit faire tache d\u2019huile sur l\u2019ensemble du territoire national et m\u00eame au-del\u00e0 du pays. Quant aux communaut\u00e9s de Kaya et Manga, elles sont unanimes \u00e0 reconna\u00eetre que la paix est le moteur qui propulsera le d\u00e9veloppement de leurs cit\u00e9s. En quittant le stade, elles se sont promis \u00e0 cet effet, un soutien mutuel et des actions dans l\u2019int\u00e9r\u00eat commun. Un bal est annonc\u00e9 en soir\u00e9e pour terminer en apoth\u00e9ose la journ\u00e9e de samedi qui, pour beaucoup, restera grav\u00e9e dans la m\u00e9moire collective au-del\u00e0 des territoires des \u00ab Cit\u00e9s amies \u00bb.<\/p>\n<p>Mamady ZANGO<br \/>mzango@gmail.com<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_c35 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie\u0300re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/03\/11\/manga-kaya-le-rakiire-met-fin-a-la-guerre-de-32-ans-2\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les communaut\u00e9s des villes de Manga (Centre-Sud) et Kaya (Centre-Nord) ont scell\u00e9, le samedi 22 f\u00e9vrier 2020, des liens d\u2019amiti\u00e9 sous le sceau de la parent\u00e9 \u00e0 plaisanterie, le \u00ab rakiir\u00e9 \u00bb, mettant ainsi fin \u00e0 une relation conflictuelle vieille de 32 ans. 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