{"id":80683,"date":"2020-03-30T09:32:02","date_gmt":"2020-03-30T13:32:02","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/recuperation-des-terres-dans-le-plateau-central-la-touche-de-ablace-compaore-sur-la-plaine-de-betta\/"},"modified":"2020-03-30T09:32:02","modified_gmt":"2020-03-30T13:32:02","slug":"recuperation-des-terres-dans-le-plateau-central-la-touche-de-ablace-compaore-sur-la-plaine-de-betta","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/recuperation-des-terres-dans-le-plateau-central-la-touche-de-ablace-compaore-sur-la-plaine-de-betta\/","title":{"rendered":"R\u00e9cup\u00e9ration des terres dans le Plateau central: La touche de Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 sur la plaine de Betta"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?fit=900%2C600&amp;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"464\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=696,464&amp;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=696,464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/4rec.jpg?resize=600%2C400&amp;ssl=1 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"4rec\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>La r\u00e9gion du Plateau central figure parmi les localit\u00e9s du Burkina Faso o\u00f9 l\u2019on rencontre des terres d\u00e9grad\u00e9es du fait des actions anthropiques et des effets climatiques. Mais, Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, agro-\u00e9cologiste hors-pair, a su, avec ing\u00e9niosit\u00e9, redonner vie \u00e0 la plaine de Betta, \u00e0 30 kilom\u00e8tres de Ziniar\u00e9, chef-lieu de la r\u00e9gion.<\/strong><\/p>\n<p>La cinquantaine bien sonn\u00e9e, mari\u00e9 et p\u00e8re de sept enfants, Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 est un \u00ab\u00a0<em>g\u00e9nie<\/em>\u00a0\u00bb de l\u2019agro-\u00e9cologie dans la commune rurale de Betta, \u00e0 30 kilom\u00e8tres de Ziniar\u00e9 (Plateau central). Le natif de Koulgandgo, village situ\u00e9 \u00e0 cinq kilom\u00e8tres de la commune, surnomm\u00e9 \u00e0 ses d\u00e9buts, le \u00ab\u00a0<em>fou\u00a0<\/em>\u00bb, participe activement \u00e0 la Gestion durable des terres (GDT), dans la localit\u00e9, \u00e0 travers la r\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es. Il pratique, l\u2019agriculture sans produits chimiques dans sa ferme d\u2019une superficie de cinq hectares. L\u2019on y trouve de l\u2019oignon, des l\u00e9gumes, des arbres fruitiers tels que le baobab, l\u2019oranger, le papayer et le moringa. L\u2019\u00e9levage, non plus, n\u2019a pas de secret pour cet ing\u00e9nieur et formateur en agro-\u00e9cologie (dipl\u00f4me re\u00e7u en 2008), une discipline qui allie agriculture et pr\u00e9servation de l\u2019environnement gr\u00e2ce \u00e0 des pratiques agricoles et foresti\u00e8res purement naturelles. En d\u00e9cembre dernier dans cette bourgade du Plateau central, un froid r\u00e8gne sur le \u00ab\u00a0<em>temple\u00a0<\/em>\u00bb agro-\u00e9cologique de l\u2019ing\u00e9nieux Ablac\u00e9 Compaor\u00e9. Des cris d\u2019oiseaux se font entendre de l\u2019int\u00e9rieur alors que dehors, un calme olympien s\u2019\u00e9tale aux alentours de la ferme. Nous sommes accueillis par M. Compaor\u00e9 pour une visite guid\u00e9e de son patrimoine agro-\u00e9cologique qui force l\u2019admiration. A l\u2019entr\u00e9e de la ferme, se trouve un espace r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 qui sert de t\u00e9moin aux visiteurs. \u00ab\u00a0<em>Quand j\u2019ai des visites, elles commencent par cette terre dure qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb, indique-t-il. Avec un v\u00e9hicule, Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 dit avoir transport\u00e9, avec ses collaborateurs, cinq fois, de la terre pour r\u00e9cup\u00e9rer la partie d\u00e9grad\u00e9e. \u00ab\u00a0<em>Quand nous recevons des \u00e9l\u00e8ves, nous leur montrons cela et ils ont d\u00e9cid\u00e9, \u00e0 un moment donn\u00e9, d\u2019y dessiner la carte du Burkina Faso \u00e0 l\u2019aide de cailloux<\/em>\u00a0\u00bb, explique-t-il dans un large sourire.<\/p>\n<p><strong>Reverdir la terre des anc\u00eatres<\/strong><\/p>\n<p>Aussi, le quinquag\u00e9naire reconna\u00eet qu\u2019il appartient aux Burkinab\u00e8 de reverdir le Burkina Faso, \u00ab\u00a0<em>terres de nos anc\u00eatres<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est pourquoi, il soutient, s\u2019\u00eatre retrouv\u00e9 enti\u00e8rement dans la paysannerie apr\u00e8s son Certificat d\u2019\u00e9tudes primaires (CEP). \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai travaill\u00e9 deux ans et demi en C\u00f4te d\u2019Ivoire dans les plantations de caf\u00e9 et de cacao. Quand je suis revenu au Burkina Faso en 1993, je me suis lanc\u00e9 dans le mouvement associatif dans mon village<\/em> \u00bb, r\u00e9v\u00e8le-t-il. Ce mouvement, d\u00e9cline-t-il, est l\u2019Association interzone pour le d\u00e9veloppement en milieu rural (AIDMR) qui regroupe 47 villages dans les r\u00e9gions du Plateau central, du Centre-Nord, du Centre-Ouest. La structure existe dans cinq provinces (Oubritenga, Bam, Namentenga, Sanmatenga et Ziro). Coordonnateur de l\u2019AIDMR, il explique que le but de l\u2019Association est de d\u00e9velopper des techniques culturales de mani\u00e8re naturelle pour \u00e9viter l\u2019utilisation abusive des produits chimiques qui affectent la sant\u00e9 humaine et animale, d\u00e9gradent consid\u00e9rablement les terres et r\u00e9duisent le rendement des cultures. \u00ab\u00a0<em>C\u2019est dans cet objectif que nous avons initi\u00e9 de produire en \u00e9vitant de d\u00e9truire l\u2019environnement et les \u00e9cosyst\u00e8mes qui le composent\u00a0<\/em>\u00bb, laisse-t-il entendre. Nanti de connaissances approfondies sur les techniques de cordons pierreux, de za\u00ef, de demi-lune et d\u2019agroforesterie comme la R\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle assist\u00e9e (RNA), Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 conna\u00eet l\u2019agriculture du bout de ses doigts. Sa ferme comprend un bassin \u00e9quip\u00e9 d\u2019un sous-sol, d\u2019une profondeur de 50 centim\u00e8tres qui permet non seulement de faire de la pisciculture, mais d\u2019arroser des arbres fruitiers \u00e0 savoir l\u2019oranger dont la production est estim\u00e9e \u00e0 plus de 250 oranges. L\u2019irrigation a, pendant longtemps, \u00e9t\u00e9 amorc\u00e9e par une pompe manuelle que la ferme, abritant \u00e9galement un centre de formation agro-\u00e9cologique, s\u2019est dot\u00e9e en 2007. Pour Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, cette pompe fut la toute premi\u00e8re trouvaille de la ferme pour s\u2019assurer de la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau en tout temps. Toutefois, le pompage \u00e0 la main, selon ses explications, r\u00e9duit les activit\u00e9s d\u2019irrigation et les besoins divers en eau, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019utiliser une pompe solaire photovolta\u00efque.<\/p>\n<p><strong>Une irrigation permanente<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>En 2011, le centre a organis\u00e9 son premier atelier de formation, d\u2019une semaine, \u00e0 l\u2019agro-\u00e9cologie avec une cinquantaine de participants regroupant des Burkinab\u00e8, des Maliens et des Togolais<\/em>\u00a0\u00bb. Aux dires de M. Compaor\u00e9, la difficult\u00e9 d\u2019avoir de l\u2019eau pour la douche et l\u2019arrosage, s\u2019est pos\u00e9e. C\u2019est ainsi que le choix pour une petite pompe solaire d\u2019une valeur de 400\u00a0000 F CFA, s\u2019est op\u00e9r\u00e9, juste le temps de remplir un bassin de 9 m3. \u00ab\u00a0<em>Cette pompe a tenu pendant trois ans et avec l\u2019appui de l\u2019entreprise fran\u00e7aise SOGEA SATOM, en 2014, nous avons install\u00e9 une bonne pompe solaire, d\u2019un montant de sept millions F CFA, munie de trois panneaux solaires de 200 W reli\u00e9s directement \u00e0 un puits de 48 m alimentant trois polytanks respectivement de 5 m<sup>3<\/sup>, 3 m<sup>3<\/sup> et 2 m<sup>3<\/sup> soit, au total 10 m<sup>3<\/sup><\/em>\u00a0\u00bb, ajoute-t-il. Cette pompe solaire d\u2019une forte pression facilite l\u2019irrigation, \u00e0 l\u2019aide de tuyaux, de jeunes plantes fruiti\u00e8res notamment des papayers estim\u00e9s \u00e0 plus de 300 pieds dans le jardin agro-\u00e9cologique, l\u2019irrigation goutte-\u00e0-goutte ayant montr\u00e9 ses limites, aux dires de l\u2019ing\u00e9nieur. <em>\u00ab\u00a0Quand la production annuelle va \u00eatre lanc\u00e9e, l\u2019on pourra r\u00e9colter, \u00e0 la fin, pr\u00e8s de cinq tonnes de papayers<\/em>\u00a0\u00bb, rassure Ablac\u00e9 Compaor\u00e9. Les papayers dont les pieds (2m x 4m pour un pied soit 8 m<sup>2<\/sup>) sont clairsem\u00e9s et associ\u00e9s \u00e0 des l\u00e9gumes sur l\u2019ensemble de l\u2019espace agro-\u00e9cologique. Des polytanks servent \u00e0 une irrigation permanente de productions locales telles que l\u2019oseille, les feuilles de baobab et le Moringa. L\u2019agro-\u00e9cologiste appuie qu\u2019en saison s\u00e8che, les populations soient approvisionn\u00e9es par les planches de Moringa, des p\u00e9pini\u00e8res et de l\u2019huile de tournesol, plante qui produit de belles fleurs pris\u00e9es par les abeilles. \u00ab\u00a0<em>Ici, c\u2019est une bande pour pr\u00e9server la semence de patate douce dans une planche creus\u00e9e \u00e0 plus de 30 cm avec du compost pour que l\u2019on ne soit pas confront\u00e9, en saison propice, \u00e0 rechercher la semence de patate douce<\/em>\u00a0\u00bb, nous montre le fermier.<\/p>\n<p><strong>Une \u00e9cole pour des femmes<\/strong><\/p>\n<p>Une autre initiative, rappelle-t-il, est de faire des parcelles comprenant chacune six planches au profit de dix femmes du village, aid\u00e9es par un jeune de l\u2019association, choisi pour arroser les arbres et remplir les mat\u00e9riels de stockage d\u2019eau pour les femmes. \u00ab\u00a0<em>Il y a aussi un bassin de 4 m<sup>3<\/sup> utilis\u00e9 tous les soirs, principalement par les femmes pour irriguer leurs plants d\u2019oseilles, d\u2019oignons, etc. C\u2019est une exp\u00e9rimentation lanc\u00e9e en 2018 et en contrepartie, les femmes entretiennent les arbres fruitiers qui procurent de l\u2019ombrage pour leurs l\u00e9gumes<\/em>\u00a0\u00bb, relate-t-il. Pour r\u00e9ussir leur travail, raconte Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, tous les quinze jours, les femmes sont form\u00e9es \u00e0 la production du compost par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019ouvriers charg\u00e9s de convoyer les excr\u00e9ments d\u2019animaux et la paille vers les fosses de compostage au profit des dix femmes. Par la suite, ce fumier organique est r\u00e9pandu dans leurs parcelles en lieu et place de l\u2019engrais chimique purement interdit. La ferme de Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 a un espace r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 d\u2019un hectare. Il confie que les quatre hectares restants \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des \u00e9l\u00e8ves et \u00e9tudiants qui viennent d\u00e9couvrir des pratiques agro-\u00e9cologiques \u00e0 travers un \u00ab\u00a0<em>pan vacancier<\/em>\u00a0\u00bb (fin Ao\u00fbt \u00e0 septembre). <em>\u00ab\u00a0En 2019, au nombre de 33 \u00e9l\u00e8ves, ils sont venus du Burkina Faso, du Mali\u00a0 et du Togo et ont pass\u00e9 une semaine dans le centre pour s\u2019initier \u00e0 l\u2019agro-\u00e9cologie et la connaissance de la terre, \u00e0 travers des notions et des pratiques sur comment faire pousser une plante et un arbre<\/em>\u00a0\u00bb, laisse-t-il entendre. Avec ses visiteurs de 2019, l\u2019agro-\u00e9cologiste, soutient avoir lanc\u00e9 un projet de mise en place d\u2019un bosquet de 105 pieds de baobab d\u2019un hectare sur un existant de 350 pieds de baobab en p\u00e9pini\u00e8re. \u00ab\u00a0<em>Imaginons 105 pieds de baobab dans 40 ans, il y aura forc\u00e9ment des traces\u00a0<\/em>\u00bb, se convainc-t-il. En novembre 2019, la ferme agro-\u00e9cologique de Ablac\u00e9 Compaor\u00e9 a re\u00e7u la visite de la coordination nationale de l\u2019Initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) en compagnie de m\u00e9dias. Comme bien d\u2019autres visiteurs, l\u2019ing\u00e9nieur affirme qu\u2019ils ont d\u00e9couvert des merveilles.<\/p>\n<p><strong>La Grande muraille verte \u00e9merveill\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Toujours, au plan agricole, l\u2019\u00e9quipe de l\u2019IGMVSS a \u00e9t\u00e9 \u00e9mue par la culture sous serres, pratiqu\u00e9e, de l\u2019avis de M. Compaor\u00e9, en Europe, souvent, pour avoir de la chaleur. Sous nos cieux, indique-t-il, il faut s\u2019adapter au climat pour, par exemple, produire du piment et de la salade sur une superficie de 70 m<sup>2<\/sup>. En bon connaisseur des techniques agronomiques et \u00e9cologiques, il d\u00e9montre qu\u2019avec cette forme de culture, il faut parfois laisser passer des insectes pour connaitre r\u00e9ellement leur r\u00f4le, car parmi eux, il y a des colonisateurs et des ravageurs. \u00ab\u00a0<em>En \u00e9cologie, nous appr\u00e9cions la qualit\u00e9 d\u2019un fruit ou d\u2019un l\u00e9gume par l\u2019attaque d\u2019un insecte qui conna\u00eet ce qui est bon et mauvais<\/em>\u00a0\u00bb. Il rench\u00e9rit que l\u2019on n\u2019a pas besoin de les chasser avec des produits chimiques toxiques, en atteste l\u2019existence dans sa ferme, de l\u2019Origan de France, une plante \u00e0 la fois alimentaire et phytosanitaire qui repousse certains insectes sur les cultures. Au plan de l\u2019\u00e9levage, M. Compaor\u00e9 t\u00e9moigne que beaucoup de personnes viennent visiter des esp\u00e8ces de tortues qui, malheureusement, ne sont pas dans leur biotope. En cons\u00e9quence, d\u00e9plore-t-il, les \u0153ufs pondus sont \u00e9cras\u00e9s par les femelles elles-m\u00eames. \u00ab\u00a0<em>Ici, c\u2019est de la pierre et l\u2019on pr\u00e9voit de remettre de la terre sur une hauteur raisonnable, car il faut une certaine profondeur pour la tortue de poser ses \u0153ufs\u00a0et les laisser \u00e9clore seuls<\/em> \u00bb, montre-t-il du doigt. Des poussins de moins d\u2019un mois qui ont besoin de l\u2019\u00e9clairage pour bien manger tout le temps et ne supportant pas le froid, eux, obtiennent la chaleur par chauffage de bois. D\u00e8s que les poussins sortent des coquilles d\u2019\u0153ufs, explique M. Compaor\u00e9, ils sont \u00ab\u00a0<em>intern\u00e9s\u00a0<\/em>\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9leveuse et \u00ab\u00a0<em>la poule repart avec le coq<\/em>\u00a0\u00bb. Dans cet univers, des poussins de plus d\u2019un mois et des poules en couvaison dans de nombreux pondoirs sont observ\u00e9s. Une trentaine de lapins adultes et leurs petits tr\u00e8s bien vaccin\u00e9s, selon Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, font \u00e9galement partie des esp\u00e8ces animales \u00e9lev\u00e9es. L\u2019embouche bovine n\u2019a \u00e9galement pas de secret pour le sp\u00e9cialiste en agro-\u00e9cologie. En effet, toutes les deux semaines, les \u00ab\u00a0<em>\u00e9tables<\/em>\u00a0\u00bb de b\u0153ufs sont nettoy\u00e9es et les bouses sont transport\u00e9es \u00e0 la zone de compostage. Des compartiments d\u2019embouche bovine, avec des pr\u00e9cautions d\u2019isolement, sont construits pour \u00e9viter d\u2019\u00e9ventuels conflits entre les animaux. <em>\u00ab\u00a0\u00c7a, c\u2019est un compartiment pour un seul taureau<\/em>\u00a0\u00bb, lance-t-il. Le centre agro-\u00e9cologique de Betta n\u2019est pas la seule propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019AIDMR, car il existe un deuxi\u00e8me site cr\u00e9\u00e9 un an apr\u00e8s le premier, au bas du village de Betta o\u00f9 se pratique intensivement la production mara\u00eech\u00e8re et fruiti\u00e8re, confie Ablac\u00e9 Compaor\u00e9. Le terrain, \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Association en 2000, sans couvert v\u00e9g\u00e9tal, fait-il comprendre, est de nos jours, un mod\u00e8le de r\u00e9ussite agro-\u00e9cologique qui oblige les paysans des autres contr\u00e9es \u00e0 suivre son exemple. Par ailleurs, foi de Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, l\u2019AIDMR fait partie d\u2019un vaste r\u00e9seau d\u2019initiatives de Gestion durables des terres (GDT). Elle est membre du R\u00e9seau sah\u00e9lien des initiatives agro-\u00e9cologiques (RSIA) regroupant des organisations burkinab\u00e8, b\u00e9ninoises, maliennes et togolaises.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Boukary BONKOUNGOU<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_555 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie\u0300re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BS. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/03\/30\/recuperation-des-terres-dans-le-plateau-central-la-touche-de-ablace-compaore-sur-la-plaine-de-betta\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9gion du Plateau central figure parmi les localit\u00e9s du Burkina Faso o\u00f9 l\u2019on rencontre des terres d\u00e9grad\u00e9es du fait des actions anthropiques et des effets climatiques. Mais, Ablac\u00e9 Compaor\u00e9, agro-\u00e9cologiste hors-pair, a su, avec ing\u00e9niosit\u00e9, redonner vie \u00e0 la plaine de Betta, \u00e0 30 kilom\u00e8tres de Ziniar\u00e9, chef-lieu de la r\u00e9gion. La cinquantaine bien [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-80683","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80683","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80683"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80683\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80683"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80683"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80683"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}