{"id":80738,"date":"2020-03-31T07:30:00","date_gmt":"2020-03-31T11:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cnuced-secousses-sur-les-ide\/"},"modified":"2020-03-31T07:30:00","modified_gmt":"2020-03-31T11:30:00","slug":"cnuced-secousses-sur-les-ide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cnuced-secousses-sur-les-ide\/","title":{"rendered":"Cnuced: Secousses sur les IDE"},"content":{"rendered":"<p class=\"rtejustify\">\u00abLes estimations actualis\u00e9es de l\u2019impact \u00e9conomique et les r\u00e9visions des b\u00e9n\u00e9fices des plus grandes entreprises multinationales sugg\u00e8rent que la pres\u00adsion \u00e0 la baisse sur les investissements directs \u00e9trangers (IDE) pourrait \u00eatre de -30% \u00e0 -40% en 2020-2021\u00bb, rel\u00e8ve la Conf\u00e9rence des Nations Unies pour le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced) dans ses derni\u00e8res projections.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">D\u00e9but mars, l\u2019agence onusienne avait estim\u00e9 que la croissance annuelle de ces investissements directs \u00e9trangers recule\u00adrait entre -5% et -15% par rapport aux es\u00adtimations de janvier. Elle tablait alors sur leur stabilit\u00e9 sur la p\u00e9riode 2020-2021 ou sur une croissance modeste (+5%). Mais entre-temps, la pand\u00e9mie de Covid-19 s\u2019est propag\u00e9e dans le monde avec ses d\u00e9g\u00e2ts collat\u00e9raux.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">D\u00e9sormais, l\u2019impact ne se limite pas seulement aux \u00e9conomies \u00e9troitement int\u00e9gr\u00e9es aux cha\u00eenes de valeur mon\u00addiales et donc d\u00e9pendantes de l\u2019\u00e9cono\u00admie chinoise <span>(Ndlr: Euler Hermes pr\u00e9\u00advoit une reprise compl\u00e8te de cette activit\u00e9 d\u2019ici fin avril, <\/span><a href=\"https:\/\/leconomiste.com\/archive\/edition\/5729\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span><strong><em>cf. notre \u00e9dition N\u00b0 5729 du 30 mars 2020<\/em><\/strong><\/span><\/a><span>)<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Mais, \u00abil est d\u00e9sormais \u00e9vident que les efforts d\u2019att\u00e9nuation de la pand\u00e9mie et les blocages dans le monde auront des effets d\u00e9vastateurs sur toutes les \u00e9conomies, ind\u00e9pendamment de leurs liens avec les r\u00e9seaux d\u2019approvisionne\u00adment mondiaux\u00bb, soulignent les \u00e9cono\u00admistes.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour mieux illustrer l\u2019impact de cette situation, la Cnuced effectue le parall\u00e8le avec la crise financi\u00e8re mon\u00addiale de 2008. Le sc\u00e9nario n\u00e9gatif serait plus important \u00e0 plusieurs \u00e9gards. Tout d\u2019abord, il pourrait \u00eatre beaucoup plus \u00e9tendu, affectant les IDE et les investis\u00adsements dans les pays en d\u00e9veloppement autant que dans les \u00e9conomies d\u00e9velop\u00adp\u00e9es, voire plus. Deuxi\u00e8me sch\u00e9ma tant redout\u00e9, l\u2019impact pourrait m\u00eame \u00eatre beaucoup plus imm\u00e9diat, car le choc de la demande s\u2019accompagne d\u2019inter\u00adruptions et de reports forc\u00e9s des projets d\u2019investissements.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Si la pand\u00e9mie devenait une crise du secteur financier, elle aurait un effet \u00aben cascade suppl\u00e9mentaire sur les flux d\u2019investissement mondiaux\u00bb. D\u2019autant que la fermeture physique des lieux d\u2019af\u00adfaires, des usines de fabrication et des chantiers de construction entra\u00eene des retards imm\u00e9diats dans la mise en oeuvre des projets d\u2019investissement.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La Cnuced note \u00e9galement que d\u2019autres d\u00e9penses seront enti\u00e8rement bloqu\u00e9es. A titre d\u2019indication de l\u2019effet imm\u00e9diat potentiel des blocages, les investissements en actifs fixes ont chut\u00e9 de 24,5% en Chine au cours des deux premiers mois de cette ann\u00e9e. \u00abLes me\u00adsures de verrouillage n\u2019ayant pris effet qu\u2019apr\u00e8s la mi-janvier et de mani\u00e8re in\u00e9\u00adgale dans toute la Chine, il est probable que l\u2019effet soit bien plus important\u00bb, avertissent les experts.<\/p>\n<blockquote readability=\"16\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span>Les industries les plus touch\u00e9es<\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper\">\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/cnuced-ide-030.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"cnuced-ide-030.jpg\" title=\"cnuced-ide-030.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">En moyenne, les 5.000 premi\u00e8res multinationales, qui repr\u00e9sentent une part importante des IDE, ont vu leurs estimations de revenus pour 2020 r\u00e9vis\u00e9es \u00e0 la baisse de 30% en raison du coronavirus. Et selon la Cnuced, la tendance devrait se poursuivre. Les industries les plus touch\u00e9es sont celles de l\u2019\u00e9nergie et des mat\u00e9riaux de base (-208% pour l\u2019\u00e9nergie, avec le choc suppl\u00e9mentaire caus\u00e9 par la chute des prix du p\u00e9trole), les compagnies a\u00e9riennes (-116%) et l\u2019industrie automobile (-47%). Cette derni\u00e8re industrie a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 avoir r\u00e9vis\u00e9 ses b\u00e9n\u00e9fices pour anticiper le choc de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement. Les industries qui s\u2019attendent maintenant \u00e0 \u00eatre touch\u00e9es par une baisse de la demande mondiale rattrapent rapide\u00adment leur retard.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\"><em>F. Z. T.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><em><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/u><\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 OCDE: La facture du confinement<\/strong><br \/>Le confinement li\u00e9e \u00e0 la crise du coronavirus affectera directement les secteurs re\u00adpr\u00e9sentant jusqu\u2019\u00e0 un tiers du PIB dans les plus grandes \u00e9conomies. Chaque mois de confinement entra\u00eene une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel. C\u2019est ce qu\u2019a fait savoir le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019OCDE Angel Gurr\u00eda en d\u00e9voilant les derni\u00e8res estimations de l\u2019OCDE, en amont du sommet virtuel du G20 qui s\u2019est tenu la semaine derni\u00e8re, sous la pr\u00e9sidence saoudienne. Le secteur du tourisme est, \u00e0 lui seul, expos\u00e9 \u00e0 une chute de l\u2019activit\u00e9 qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 70%. Les implications pour la croissance d\u00e9pendront notamment de l\u2019ampleur et de la dur\u00e9e des fermetures nationales, de l\u2019\u00e9tendue de la r\u00e9duction de la demande de biens et services dans d\u2019autres secteurs de l\u2019\u00e9conomie et de la vitesse \u00e0 laquelle le soutien des politiques fiscales et mon\u00e9taires prendra effet. Lors du sommet virtuel, les participants ont promis d\u2019injecter plus de 5.000 milliards de dollars dans l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 OMT: Le tourisme va mal<\/strong><br \/>La crise du coronavirus va entra\u00eener une chute des visites touristiques de 20 \u00e0 30% en 2020, pr\u00e9voit l\u2019Organisation mondiale du tourisme (OMT) qui s\u2019attendait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 une baisse de 1 \u00e0 3% par rapport \u00e0 2019. Elle chiffre \u00e0 entre 300 et 450 milliards de dol\u00adlars, la baisse des rentr\u00e9es touristiques, ce qui \u00e9quivaudrait \u00e0 environ un tiers des recettes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en 2019. \u00abCette baisse est due \u00e0 l\u2019introduction sans pr\u00e9c\u00e9dent de restrictions de voyage \u00e0 travers le monde\u00bb, explique l\u2019OMT. Tout en soulignant que cette nouvelle pr\u00e9vision doit \u00eatre prise avec prudence \u00e9tant donn\u00e9 la nature extr\u00eamement incertaine de la crise actuelle. La derni\u00e8re grande crise \u00e9conomique avait entra\u00een\u00e9 une baisse de 4% du tourisme en 2009, rappelle l\u2019Organisation. En 2003, la baisse avait \u00e9t\u00e9 de seulement 0,4% apr\u00e8s l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Syndrome respiratoire aigu s\u00e9v\u00e8re (SRAS), qui a caus\u00e9 plusieurs d\u00e9c\u00e8s. Avant le d\u00e9but de la crise sanitaire, l\u2019OMT pr\u00e9voyait une croissance de 3-4% pour le tourisme mondial.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Dette des pays pauvres: Un appel du FMI et de la BM<\/strong><br \/>La Banque mondiale et le FMI ont communiqu\u00e9 au G20 une d\u00e9claration commune. Celle-ci concerne l\u2019all\u00e9gement du poids de la dette des pays les plus pauvres. Les deux institutions appellent tous les cr\u00e9anciers bilat\u00e9raux publics \u00e0 suspendre, avec effet imm\u00e9\u00addiat et dans le respect des lois nationales des pays cr\u00e9anciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA (emprunteurs de l\u2019Association internationale de d\u00e9veloppement) qui en demandent une dispense. Cette mesure aidera \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats de liquidit\u00e9s de ces pays face aux difficult\u00e9s que pose la crise li\u00e9e au coronavirus. Elle laissera du temps pour \u00e9valuer son impact et les besoins de financement de chaque pays. Le FMI comme la Banque mondiale sollicitent l\u2019approbation de ce projet par le Comit\u00e9 du d\u00e9veloppement lors des R\u00e9unions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 UE: Des dirigeants appellent \u00e0 cr\u00e9er des \u00abcorona bonds\u00bb<\/strong><br \/>Plusieurs pays de la zone euro (Italie, Espagne, France en t\u00eate) ont appel\u00e9 \u00e0 adopter un instrument de dette commun pour lever des fonds sur le march\u00e9 au profit de tous les Etats membres. La mutualisation des dettes des pays europ\u00e9ens est depuis longtemps r\u00e9clam\u00e9e par les pays particuli\u00e8rement endett\u00e9s du Sud de l\u2019Europe, comme l\u2019Italie, mais elle est rejet\u00e9e par les pays du Nord. Certains dirigeants pr\u00eachent pour un recours au fonds de sauvetage de la zone euro (M\u00e9canisme europ\u00e9en de Stabilit\u00e9 ou MES) qui pourrait octroyer une ligne de cr\u00e9dit aux Etats en difficult\u00e9. Mais l\u2019Italie, le pays le plus endett\u00e9 (130% du PIB) derri\u00e8re la Gr\u00e8ce, s\u2019y oppose, car les pr\u00eats du MES sont habi\u00adtuellement soumis \u00e0 des conditions strictes. La chanceli\u00e8re allemande Angela Merkel a fait part de son opposition \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9mettre des \u00abcorona bonds\u00bb, comme souhait\u00e9 par les dirigeants fran\u00e7ais et italien notamment. Et ce, afin de disposer d\u2019un instrument de dette commun pour r\u00e9pondre \u00e0 la crise li\u00e9e au coronavirus.<\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1059694-cnuced-secousses-sur-les-ide\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abLes estimations actualis\u00e9es de l\u2019impact \u00e9conomique et les r\u00e9visions des b\u00e9n\u00e9fices des plus grandes entreprises multinationales sugg\u00e8rent que la pres\u00adsion \u00e0 la baisse sur les investissements directs \u00e9trangers (IDE) pourrait \u00eatre de -30% \u00e0 -40% en 2020-2021\u00bb, rel\u00e8ve la Conf\u00e9rence des Nations Unies pour le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced) dans ses derni\u00e8res projections. 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