{"id":81335,"date":"2020-04-05T06:49:36","date_gmt":"2020-04-05T10:49:36","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/covid-19-des-masques-en-fasodanfani-pour-stopper-la-pandemie\/"},"modified":"2020-04-05T06:49:36","modified_gmt":"2020-04-05T10:49:36","slug":"covid-19-des-masques-en-fasodanfani-pour-stopper-la-pandemie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/covid-19-des-masques-en-fasodanfani-pour-stopper-la-pandemie\/","title":{"rendered":"Covid-19: Des masques en Fasodanfani pour stopper la pand\u00e9mie"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?fit=800%2C685&amp;ssl=1\" data-caption=\"sdr\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"596\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=696,596&amp;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=300%2C257&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=768%2C658&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=696,596&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=491%2C420&amp;ssl=1 491w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1cesa.jpg?resize=600%2C514&amp;ssl=1 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"sdr\"\/><\/a>sdr<\/div>\n<p><strong>C\u00e9sarine Massom est une jeune entrepreneure burkinab\u00e8, promotrice de <em>Ange Confection<\/em>. Face \u00e0 la propagation de la pand\u00e9mie du COVID-19 au Burkina Faso, l\u2019id\u00e9e lui est venue de confectionner des masques \u00e0 base de pagne tiss\u00e9 (Fasodanfani), vendus \u00e0 \u00ab\u00a0<em>prix social<\/em> \u00bb. Ce samedi 4 avril 2020, Sidwaya est all\u00e9 \u00e0 sa rencontre.<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 la propagation de la maladie \u00e0 coronavirus au Burkina Faso, des jeunes burkinab\u00e8 n\u2019ont cess\u00e9 de lib\u00e9rer leur g\u00e9nie cr\u00e9ateur pour imaginer des alternatives locales pour contribuer \u00e0 stopper ce virus qui entend tutoyer un monde <em>\u00ab\u00a0hyper\u00a0\u00bb<\/em> mondialis\u00e9, <em>\u00ab\u00a0m\u00e9ga\u00a0\u00bb<\/em> sophistiqu\u00e9. C\u00e9sarine Massom, une jeune entrepreneure, est de ceux qui mettent leur imagination au service de la bonne cause. A la t\u00eate de <em>Ange Confection<\/em>, sp\u00e9cialis\u00e9e dans le tissage, la confection d\u2019habits et d\u2019accessoires de mode et d\u2019ameublement \u00e0 base du pagne traditionnel, elle s\u2019est lanc\u00e9e, depuis une semaine, dans la confection des masques \u00e0 base de Fasodanfani.<\/p>\n<p>Ce samedi 4 avril 2020, il\u00a0est 11 heures 30 minutes, \u00e0 Dassasgho, un quartier \u00e0 l\u2019Est de Ouagadougou. M\u00eame \u00e0 l\u2019ombre la canicule rappelle qu\u2019elle est de retour, et de plus belle. Install\u00e9e sous le hall de la maison familiale, devant sa machine \u00e0 coudre, les yeux riv\u00e9s sur l\u2019aiguille de son outil, les pieds p\u00e9dalant sans cesse, C\u00e9sarine \u00e0 l\u2019air d\u2019\u00eatre talonn\u00e9e par le temps qui file minute apr\u00e8s minute. Elle est concentr\u00e9e \u00e0 donner forme \u00e0 des masques, \u00e0 partir de morceaux de pagnes tiss\u00e9s, pr\u00e9alablement coup\u00e9s sur mesure.<\/p>\n<p>Elle n\u2019a pas de temps \u00e0 perdre, elle a une commande de 300 masques \u00e0 livrer, et elle ne veut pas rater le rendez-vous. Ainsi, depuis une semaine, elle est soumise \u00e0 un rythme de travail soutenu. Elle bosse nuit et jour, pour satisfaire sa client\u00e8le qui ne cesse de cro\u00eetre, jour apr\u00e8s jour. Les clients de <em>Ange Confection<\/em> viennent de divers horizons et de toutes les couches sociales. \u00ab\u00a0<em>La demande est assez forte. Je re\u00e7ois toute sorte de clients : des associations, des entreprises, des particuliers, nationaux comme expatri\u00e9s. Les gens prennent soit pour\u00a0 leur usage personnel, soit pour distribuer dans les quartiers, les services ou dans la rue<\/em>\u00a0\u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0Que chacun mette du sien\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Mais d\u2019o\u00f9 est venue l\u2019id\u00e9e de se lancer dans la fabrication des masques \u00e0 base de Fasodanfani. Toute est parti du constat du manque des masques, aussi bien au plan national qu\u2019international. \u00ab <em>J\u2019ai remarqu\u00e9 que les gens avaient des difficult\u00e9s \u00e0 trouver des masques\u00a0<\/em>\u00bb, ajoute la conceptrice des masques en Fasodanfani. Entrepreneure dans l\u2019\u00e2me, le but de la trouvaille n\u2019est pourtant pas de faire de l\u2019argent, surtout en ces temps de morosit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>L\u2019objectif est de contribuer \u00e0 lutter contre la propagation de la maladie. Aujourd\u2019hui, il y a un ralentissement de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. La vie devient de plus en plus ch\u00e8re. \u00a0Pour que les choses reprennent, il faudrait que chacun mette du sien pour endiguer cette pand\u00e9mie\u00a0<\/em>\u00bb, pr\u00e9conise C\u00e9sarine Massom. Elle en veut pour preuve de cet engagement, le prix unitaire de son produit qui est de 150 FCFA. \u00ab\u00a0<em>Il s\u2019agit d\u2019un prix social car on n\u2019a pas tenu compte de tous les co\u00fbts de production des masques, notamment le pagne tiss\u00e9, les accessoires, le temps de confection. L\u2019objectif ici est de permettre \u00e0 tout le monde de pouvoir s\u2019en procurer pour se prot\u00e9ger et lutter contre cette pand\u00e9mie qui s\u00e9vit dans notre pays<\/em>\u00a0\u00bb, argumente-t-elle. Pour la patronne de <em>Ange Confection<\/em>, cela lui donne \u00e9galement l\u2019occasion de contribuer \u00e0 valoriser le pagne tiss\u00e9 burkinab\u00e8. Et de montrer qu\u2019\u00e0 partir des ressources locales, on peut imaginer une r\u00e9ponse endog\u00e8ne appropri\u00e9e \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial, soutient-elle.<\/p>\n<p><strong>Soutenir l\u2019innovation<\/strong><\/p>\n<p>Mais qu\u2019en est-il de la qualit\u00e9 de ces masques \u00e0 base de pagne traditionnel\u00a0? Mademoiselle Massom, indique qu\u2019elle y est pens\u00e9e et y attache une attention particuli\u00e8re. \u00ab\u00a0<em>Sur conseils des techniciens de la sant\u00e9, je fais de la DHN (d\u00e9sinfection de haut niveau). Ainsi, apr\u00e8s confection, les masques sont mis en sachets et pass\u00e9s \u00e0 la vapeur avant d\u2019\u00eatre livr\u00e9s sur le march\u00e9<\/em> \u00bb, explique-t-elle.\u00a0 Et d\u2019ajouter que le masque en Fasodanfani est r\u00e9utilisable \u00e0 l\u2019issue de la dur\u00e9e normale d\u2019utilisation qui est de deux heures. Il suffit de le laver, le faire s\u00e9cher et de le passer \u00e0 la vapeur.<\/p>\n<p>Aux autorit\u00e9s, elle demande d\u2019apporter un soutien cons\u00e9quent \u00e0 toutes initiatives locales port\u00e9es par les jeunes, qui regorgent d\u2019\u00e9normes talents. Car, avec un tel accompagnement pour la modernisation et la production \u00e0 grande \u00e9chelle, le Burkina Faso pourrait r\u00e9duire consid\u00e9rablement ses importations de masques. Ce qui apportera une plus-value \u00e0 l\u2019\u00e9conomie nationale, se convainc celle qui baigne dans l\u2019univers du pagne traditionnel depuis sa tendre enfance.<\/p>\n<p>Elle doit par ailleurs sa passion pour les m\u00e9tiers du pagne tiss\u00e9 \u00e0 sa g\u00e9nitrice. \u00ab\u00a0<em>Moi et le pagne tiss\u00e9, c\u2019est une question d\u2019h\u00e9ritage. Je suis n\u00e9e trouver ma m\u00e8re dans le tissage<\/em>\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le-t-elle. Fid\u00e8le \u00e0 son amour pour ce m\u00e9tier, apr\u00e8s une maitrise en \u00e9conomie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Koudougou et un master 2 en audit-comptabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Ouaga 2, C\u00e9sarine Massom va ranger ses parchemins universitaires pour se consacrer \u00e0 ce qu\u2019elle \u00ab\u00a0<em>aime de plus<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi qu\u2019elle va cr\u00e9er <em>Ange Confection<\/em> en 2015. Son r\u00eave, c\u2019est de mettre en place un centre de formation d\u00e9di\u00e9 aux m\u00e9tiers du Fasodanfani, pour ainsi apporter sa petite pierre \u00e0 la lutte contre le ch\u00f4mage, notamment des jeunes filles.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Mahamadi SEBOGO<\/strong><\/p>\n<p class=\"c1\"><strong><a href=\"mailto:Windmad76@gmail.com\">Windmad76@gmail.com<\/a><\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_050 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie\u0300re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BS. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/04\/05\/covid-19-des-masques-en-fasodanfani-pour-stopper-la-pandemie\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>sdr C\u00e9sarine Massom est une jeune entrepreneure burkinab\u00e8, promotrice de Ange Confection. Face \u00e0 la propagation de la pand\u00e9mie du COVID-19 au Burkina Faso, l\u2019id\u00e9e lui est venue de confectionner des masques \u00e0 base de pagne tiss\u00e9 (Fasodanfani), vendus \u00e0 \u00ab\u00a0prix social \u00bb. Ce samedi 4 avril 2020, Sidwaya est all\u00e9 \u00e0 sa rencontre. 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