{"id":81668,"date":"2020-04-08T05:11:06","date_gmt":"2020-04-08T09:11:06","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/traitement-du-coronavirus-la-solution-viendra-du-burkina-dr-pascal-nadembega-tradipraticien\/"},"modified":"2020-04-08T05:11:06","modified_gmt":"2020-04-08T09:11:06","slug":"traitement-du-coronavirus-la-solution-viendra-du-burkina-dr-pascal-nadembega-tradipraticien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/traitement-du-coronavirus-la-solution-viendra-du-burkina-dr-pascal-nadembega-tradipraticien\/","title":{"rendered":"Traitement du coronavirus \u00ab La solution viendra du Burkina\u00a0\u00bb,  Dr Pascal Nademb\u00e8ga, tradipraticien"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/intervew-1.jpg?fit=390%2C520&amp;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"520\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/intervew-1.jpg?resize=390,520&amp;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/intervew-1.jpg?w=390&amp;ssl=1 390w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/intervew-1.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/intervew-1.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" alt=\"\" title=\"intervew\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Dr Pascal Nademb\u00e8ga est sp\u00e9cialiste en pharmacognosie et en m\u00e9decine traditionnelle. Dans cet entretien, il parle, entre autres, du savoir traditionnel et du r\u00f4le que les tradipraticiens peuvent jouer dans la lutte contre le coronavirus.<\/strong><\/p>\n<p>Sidwaya\u00a0(S.): Comment se porte la m\u00e9decine traditionnelle au Burkina?<\/p>\n<p>Pascal Nademb\u00e8ga (P.N.)\u00a0: La m\u00e9decine traditionnelle se porte bien, et mal. Bien, parce que du point de vue administration, il n\u2019y a pas ce pays dans la sous-r\u00e9gion qui est bien organis\u00e9 au niveau de la m\u00e9decine traditionnelle que le Burkina Faso. Nous avons les meilleurs textes. Nous avons encadr\u00e9 les tradipraticiens, c\u2019est-\u00e0-dire, comment il doit \u00eatre reconnu par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Le tradipraticien a la possibilit\u00e9 d\u2019ouvrir sa clinique, de valoriser ses m\u00e9dicaments. Il a la possibilit\u00e9 de faire l\u2019interface, c\u2019est-\u00e0-dire s\u2019associer avec un clinicien moderne pour former un \u00e9tablissement de soins int\u00e9gr\u00e9s. Au niveau de la valorisation des m\u00e9dicaments, nous avons essay\u00e9 avec l\u2019OOAS qui avait propos\u00e9 des textes pour approuver les m\u00e9dicaments, si la plante n\u2019est pas toxique. Mal, parce que depuis la reconnaissance de la m\u00e9decine traditionnelle, en 1994, nous trainons toujours, par manque de fonds d\u2019appui. Les tradipraticiens ont leurs savoirs, mais ils n\u2019ont pas les moyens de les valoriser. L\u2019emballage pose probl\u00e8me, de m\u00eame qu\u2019\u00e9craser le produit. Les g\u00e9lules, les flacons\u2026pour les avoir, c\u2019est tout un probl\u00e8me. Certains vont m\u00eame jusqu\u2019au Mali et au Ghana pour \u00e9craser leurs produits. Le gros probl\u00e8me, c\u2019est l\u2019appui financier. Nous sommes en train de lutter avec les minist\u00e8res de la Sant\u00e9 et de l\u2019Economie pour mettre en place un fonds d\u2019appui \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle qui va permettre aux tradipraticiens de travailler et de pouvoir rembourser. La m\u00e9decine traditionnelle va bien, seulement nous n\u2019arrivons pas \u00e0 valoriser les m\u00e9dicaments, comme il le faut.<\/p>\n<p>S.: A ce jour, combien de produits de la pharmacop\u00e9e sont autoris\u00e9s sur le march\u00e9 ?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: Il y a une cinquantaine de produits. Nous avons le FMG qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 \u00e0 Saint Camille pour soigner le VIH, le Faca contre la dr\u00e9panocytose, le PAIHK contre les h\u00e9patites, Toussiol et Dalekonse contre la toux\u2026.Pour moi, ce n\u2019est pas beaucoup. Depuis la reconnaissance de la m\u00e9decine traditionnelle et la mise en place de la politique nationale en 2012, cela pouvait \u00eatre plus. Mais le manque de moyens financiers constitue un frein. Si on nous donne les moyens, vous verrez des merveilles.<\/p>\n<p>S.\u00a0: L\u2019on dit souvent que le Burkina dispose d\u2019un tr\u00e9sor de m\u00e9dicaments naturels, m\u00e9connus des Burkinab\u00e8. Combien de maladies peut-on traiter \u00e0 base de plantes naturelles ?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: Avec mon exp\u00e9rience, je peux dire qu\u2019on peut soigner toutes les maladies. Dans ma pratique, il y a des choses que je vois et qui m\u2019\u00e9patent. Un Fran\u00e7ais m\u2019a appel\u00e9 qu\u2019il veut t\u00e9moigner \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 gu\u00e9ri du cancer de poumon, phase terminale au Burkina Faso. Il \u00e9tait malade et on l\u2019a guid\u00e9 vers une femme qui lui a donn\u00e9 un liquide. Il a bu pendant 3 mois, et il a \u00e9t\u00e9 gu\u00e9ri. Il a refait ses examens, il n\u2019avait plus rien. Il a tous ses examens, avant et apr\u00e8s les traitements. Il y a un autre qui soigne le cancer de cerveau, du foie, la sinusite\u2026avec d\u2019autres maladies dont vous ne pouvez m\u00eame pas croire.<\/p>\n<p>S.\u00a0: De nombreux Burkinab\u00e8 semblent n\u00e9gliger la m\u00e9decine traditionnelle. Comment peut-on expliquer cette situation ?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: C\u2019est le contraire. Nous avons fait des enqu\u00eates. Le 1er, 2e choix du patient burkinab\u00e8, c\u2019est d\u2019abord la m\u00e9decine traditionnelle. C\u2019est lorsqu\u2019il ne trouve pas satisfaction, qu\u2019il se dirige vers la m\u00e9decine moderne.<br \/>Il peut aussi faire les deux traitements. Dans tous les march\u00e9s du pays, en ville comme en campagne, vous verrez des vendeurs de plantes traditionnelles. C\u2019est parce qu\u2019ils sont sollicit\u00e9s.<br \/>S.\u00a0: Depuis quatre mois, le monde fait face \u00e0 une \u00e9pid\u00e9mie notamment le coronavirus. En tant que sp\u00e9cialiste de la m\u00e9decine traditionnelle, quel est votre commentaire ?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: L\u2019homme a pass\u00e9 tout son temps \u00e0 se d\u00e9truire, \u00e0 se tuer en inventant la bombe atomique, la bombe \u00e0 neutrons, mais il n\u2019a jamais pens\u00e9 \u00e0 se pr\u00e9server en tant qu\u2019esp\u00e8ce. Qu\u2019est-ce que nous allons faire pour que l\u2019Homme ne meurt pas, ne tombe jamais malade\u00a0? Les firmes pharmaceutiques, ce n\u2019est pas leur probl\u00e8me, c\u2019est gagner de l\u2019argent qui les int\u00e9resse. Lorsque vous regardez au niveau des institutions et minist\u00e8res, la sant\u00e9, c\u2019est l\u2019enfant pauvre. On se dit que c\u2019est budg\u00e9tivore. L\u2019on a oubli\u00e9 carr\u00e9ment, la recherche parce qu\u2019on se dit qu\u2019on a tout trouv\u00e9. L\u2019Institut de recherche en sciences de la sant\u00e9 (IRSS) a tr\u00e8s peu de fonds pour pouvoir fonctionner. Si tu as un sujet de recherche pertinent et tu n\u2019as pas les fonds pour le r\u00e9aliser, c\u2019est peine perdue. En Europe, c\u2019est pareil. La recherche, c\u2019est la productrice de connaissances. Et les industriels ach\u00e8tent ces connaissances pour les mettre en valeur. Dans notre cas, ce sont les consommateurs qui exigent aux tradipraticiens d\u2019innover.<\/p>\n<p>S.\u00a0: Des chercheurs burkinab\u00e8 et b\u00e9ninois vont entamer des essais cliniques sur l\u2019apivirine, un phytom\u00e9dicament. Comment appr\u00e9ciez-vous cette initiative ?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: C\u2019est bien. Toute piste de traitement est la bienvenue. L\u2019apivirine, c\u2019est un produit qui ne nous est pas \u00e9tranger. Ceux qui \u00e9taient l\u00e0, avant les ann\u00e9es 2012, ont eu affaire \u00e0 ce produit qu\u2019on disait soigner le VIH\/SIDA. Nous avons aussi connu \u00e9galement ses limites. Pour nous qui sommes pour la r\u00e8glementation, en utilisant un produit pour soigner des malades, dans un lieu, il faut au moins informer les responsables. La recherche pouvait demander est-ce que vous connaissez ce produit ? Qu\u2019est-ce que vous en pensez ? Et nous allons donner notre point de vue pour \u00e9viter les frustrations. On a envoy\u00e9 un produit que nous connaissons d\u00e9j\u00e0. Si vous voulez produire, vous mettez d\u00e9j\u00e0 notre syst\u00e8me en danger. Vous \u00eates all\u00e9s prendre un produit dans un autre pays et avez commenc\u00e9 \u00e0 donner \u00e0 nos patients, sans m\u00eame poser la question si vous n\u2019avez pas un produit de ce genre. On dit qu\u2019il a fait ses preuves contre le VIH, nous avons des produits avec des dossiers solides qui ont fait leurs preuves \u00e0 Saint Camille contre le VIH. Le FMG a fait l\u2019objet d\u2019une th\u00e8se. Et le m\u00e9dicament \u00e9tait produit par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et distribu\u00e9 \u00e0 Saint Camille par un m\u00e9decin qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tach\u00e9 par le minist\u00e8re pour s\u2019occuper des malades du VIH. Nous avons des m\u00e9dicaments contre les h\u00e9patites, les herp\u00e8s, ce sont des virus. On a m\u00eame un produit sur la dengue qui a suscit\u00e9 la pol\u00e9mique : la Denkao.<br \/>Les gens prennent et cela fonctionne. Pourquoi, ne pas aller dans ce sens, parce la dengue et le coronavirus, c\u2019est la m\u00eame famille. Il y a des tradipraticiens qui ont eu des r\u00e9v\u00e9lations que la plante qui soigne la dengue et l\u2019envenimation des serpents peut soigner le coronavirus. Cette plante, si on la trouve, elle soignera le coronavirus.<br \/>Si nous faisons les croisements de ces plantes, nous allons trouver le rem\u00e8de. M\u00eame la chloroquine vient d\u2019ailleurs. Si c\u2019est la m\u00e9decine traditionnelle, il n\u2019y a pas mieux organis\u00e9 que le Burkina. Nous sommes aguerris, et avons l\u2019exp\u00e9rience.<br \/>Tous les jours, je re\u00e7ois des appels me disant de leur donner des patients, qu\u2019ils vont les soigner. Il y a une dame m\u00eame qui a essay\u00e9 de rencontrer le pr\u00e9sident et le Moogho Naaba en vain. Du cabinet du ministre, on l\u2019a envoy\u00e9 au Centre des op\u00e9rations de r\u00e9ponses aux urgences sanitaires (CORUS), de l\u00e0-bas, elle a \u00e9t\u00e9 conduite ici. Si elle fait tout cela, c\u2019est parce qu\u2019elle tient \u00e0 ce que cette maladie soit \u00e9radiqu\u00e9e. Elle ne vend pas des produits. Lorsque tu vas \u00e0 une guerre, tu ne peux pas compter sur les voisins. Tu vas avec tes armes d\u2019abord, sinon tu vas frustrer tes soldats.<\/p>\n<p>S.\u00a0: Combien d\u2019\u00e9chantillons de m\u00e9dicaments traditionnels aviez-vous d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u des tradipraticiens burkinab\u00e8 pour le traitement du COVID-19?<br \/>P.N.\u00a0: Nous avons re\u00e7u plus de soixante \u00e9chantillons de m\u00e9dicaments traditionnels. Il y a des gens qui continuent de nous appeler.<\/p>\n<p>S.\u00a0: Concr\u00e8tement, tous ces produits seront utilis\u00e9s dans la lutte\u00a0?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: Nous avons tenu une r\u00e9union avec le Haut conseil scientifique et l\u2019IRSS pour qu\u2019on essaie de s\u2019organiser et voir comment nous allons les utiliser. Nous allons essayer de faire une \u00e9tude ethno- m\u00e9dicale, c\u2019est-\u00e0-dire voir qu\u2019est-ce que chaque produit traite et noter cela sur une fiche technique avec le nom des plantes. La mani\u00e8re de pr\u00e9parer appartient au tradipraticien, c\u2019est ce qu\u2019il peut breveter. Donc, nous ne pouvons pas lui demander comment il l\u2019a pr\u00e9par\u00e9. Lorsque nous allons vouloir le reproduire pour l\u2019exp\u00e9rimenter, nous pouvons lui demander de le pr\u00e9parer ou lui faire signer un consentement pour pouvoir utiliser son produit. Nous allons faire une liste de l\u2019ensemble de toutes ces donn\u00e9es pour voir quelles sont les plantes qui se r\u00e9p\u00e8tent et \u00e0 quel objectif. Par exemple, le tamarinus est utilis\u00e9 contre les probl\u00e8mes respiratoires. Sur 100, 80 qui l\u2019ont cit\u00e9 contre les probl\u00e8mes respiratoires. Donc, on peut le retenir. La plupart des plantes ne sont pas compl\u00e8tes. Elles sont ax\u00e9es sur la toux et les troubles respiratoires, certaines aussi sont contre la tension et le diab\u00e8te. Nous allons capitaliser pour faire une synth\u00e8se et voir les plantes qui sont antivirales, huminostimulantes, quels sont les spectorants qui mouillent au niveau des poumons pour d\u00e9gager les voies. Nous allons voir au niveau de la litt\u00e9rature, ce qui est dit et faire une s\u00e9lection et arriver \u00e0 quelque chose qu\u2019on pourra peut-\u00eatre pr\u00e9senter. Nous allons les \u00e9tudier cas par cas pour voir la toxicit\u00e9. Les recettes que nous allons filtrer \u00e0 la fin, seront utilis\u00e9es pour faire des tests de toxicit\u00e9 aigu\u00eb rapides parce que l\u2019\u00e9pid\u00e9mie presse. Il y a des patients qui ont utilis\u00e9 des produits de tradipraticiens et qui en sont gu\u00e9ris. J\u2019ai re\u00e7u des appels me disant j\u2019ai pris tel produit de tel tradipraticien, je me sens tr\u00e8s bien\u2026 Il faut que nous tenons compte de ces cas concrets. Si le patient accepte, il pourra nous dire lorsqu\u2019il a pris le produit, comment il s\u2019est senti. Qu\u2019est- ce qui l\u2019a soulag\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>S.\u00a0: Face \u00e0 cette pand\u00e9mie, pensez-vous que le salut du Burkina voire de l\u2019Afrique viendra de la m\u00e9decine traditionnelle\u00a0?<\/p>\n<p>P.N.\u00a0: La solution viendra du Burkina. Cette situation nous attriste et met tout le monde dans la d\u00e9tresse. Que tous les tradipraticiens se mobilisent pour vaincre cette maladie. On n\u2019a m\u00eame plus le temps, donnez-nous l\u2019occasion de vaincre ce virus et vous verrez que les tradipraticiens feront des merveilles. J\u2019en suis absolument convaincu. Notre science est tr\u00e8s avanc\u00e9e, mais nous nous sous-estimons. Nous allons nous en sortir, faites confiance aux tradipraticiens et \u00e0 notre science traditionnelle. Nous allons triompher.<\/p>\n<p>Abdel Aziz NABALOUM<br \/>emirathe@yahoo.fr<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_4ee td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie\u0300re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/04\/08\/traitement-du-coronavirus-la-solution-viendra-du-burkina-dr-pascal-nadembega-tradipraticien\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dr Pascal Nademb\u00e8ga est sp\u00e9cialiste en pharmacognosie et en m\u00e9decine traditionnelle. Dans cet entretien, il parle, entre autres, du savoir traditionnel et du r\u00f4le que les tradipraticiens peuvent jouer dans la lutte contre le coronavirus. 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