{"id":81803,"date":"2020-04-10T11:23:25","date_gmt":"2020-04-10T15:23:25","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bfdestins-tragiques-destin-humain\/"},"modified":"2020-04-10T11:23:25","modified_gmt":"2020-04-10T15:23:25","slug":"%ef%bb%bfdestins-tragiques-destin-humain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bfdestins-tragiques-destin-humain\/","title":{"rendered":"\ufeffDestins tragiques, destin humain"},"content":{"rendered":"<div>\n<p style=\"text-align:center\" class=\"has-text-color has-vivid-red-color\"><strong>&laquo;Au caf&eacute; des faits divers&raquo; de Boutha&iuml;na Azami<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color has-vivid-cyan-blue-color\"><strong>Dans &laquo;Au caf&eacute; des faits divers&raquo;, Boutha&iuml;na Azami met en sc&egrave;ne plusieurs personnages. Elle en fait le portrait pour lever le voile sur leurs blessures profondes, leurs plaies ensanglant&eacute;es, leurs souffrances in&eacute;narrables, toutes inscrites &agrave; m&ecirc;me le corps. Un corps incarc&eacute;r&eacute; et fragilis&eacute;, r&eacute;ifi&eacute; et mutil&eacute;, bris&eacute; et martyris&eacute;.<\/strong><\/p>\n<p>En<br \/>\nce sens, son roman raconte des vies avort&eacute;es et des &eacute;checs cuisants que les<br \/>\npersonnages subissent avec courage et lucidit&eacute;. Que ce soit Barbara la Marocaine,<br \/>\nSoledad l&rsquo;Espagnole, sa tante Sylvia, Iphig&eacute;nie la Rwandaise, Karim l&rsquo;Alg&eacute;rien<br \/>\nou Mamou, l&rsquo;enfant ravi et suicid&eacute;, ils portent tous, grav&eacute;s dans leur chair,<br \/>\nles signes insignes du drame humain, v&eacute;cu dans les larmes et le sang, la<br \/>\npestilence et la torture.<\/p>\n<p>Barbara<br \/>\nendure le m&eacute;pris et le d&eacute;dain d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; elle devient contre son gr&eacute; une<br \/>\nprostitu&eacute;e et elle &eacute;cope de dix ans de prison &agrave; cause d&rsquo;un infanticide qu&rsquo;elle<br \/>\nn&rsquo;a pas commis : &laquo;Dix ans de prison. Dix ans de solitude et de silence o&ugrave; elle<br \/>\navait oubli&eacute; jusqu&rsquo;au son de sa propre voix.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/albayane.press.ma\/wp-content\/uploads\/rdc1-19.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87360\"><\/figure>\n<\/div>\n<p>Dix<br \/>\nans d&rsquo;humiliation&raquo;. (P.30) Soledad voit sa m&egrave;re s&rsquo;acharner violemment contre<br \/>\nelle, la battre &agrave; coup de ceinture, la torturer &agrave; longueur de journ&eacute;e, car elle<br \/>\nest n&eacute;e fille : &laquo;Soledad aura toujours dans les oreilles, m&ecirc;me vingt ans plus<br \/>\ntard, les sifflements de ce serpent qui s&rsquo;&eacute;levait, fendait les airs dans un<br \/>\nchuintement, s&rsquo;abattait sur elle pour mordre dans sa chair&raquo;. (P.85)&nbsp;<br \/>\nSylvia p&acirc;tit de l&rsquo;exp&eacute;rience p&eacute;nitentiaire si bien que son corps, mis sous<br \/>\nscell&eacute;es et livr&eacute; aux tortionnaires,&nbsp;en sort cass&eacute;, meurtri, supplici&eacute; : &laquo;Elle-m&ecirc;me<br \/>\navait pass&eacute; des ann&eacute;es dans un camp de concentration dont elle aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute;<br \/>\nne jamais revenir. (&hellip;) Elle avait tout endur&eacute;, les noyades dans les sceaux et<br \/>\nles coups et les viols et les cris des g&eacute;g&egrave;nes dans sa chair&raquo;. (P.91)&nbsp;Iphig&eacute;nie,<br \/>\n&eacute;chappant par miracle &agrave; la guerre fratricide o&ugrave; ses parents sont tortur&eacute;s et<br \/>\nmassacr&eacute;s sous ses yeux, en garde encore les s&eacute;quelles&nbsp;:&nbsp;&laquo;Les yeux se<br \/>\npromenaient sur ces trous dans sa joue qu&rsquo;elle passait son temps &agrave; voiler de sa<br \/>\nmain. (&hellip;) Tout en elle laissait soup&ccedil;onner quelque terrible drame dont jamais<br \/>\nelle ne s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;solue &agrave; parler&raquo;. (P.59) Karim souffre d&rsquo;un pass&eacute; violent et<br \/>\ndouloureux qu&rsquo;il n&rsquo;a pas r&eacute;ellement v&eacute;cu (la colonisation fran&ccedil;aise) et qui<br \/>\nsuscite en lui col&egrave;re et indignation&nbsp;: &laquo;Cette col&egrave;re, il la trimballe avec<br \/>\nlui depuis l&rsquo;enfance. Elle fait partie de lui. Elle a le visage de son p&egrave;re et<br \/>\ndes parfums de terre br&ucirc;l&eacute;e.&nbsp;&raquo; (P.95) Enfin Mamou, victime de la machine<br \/>\nguerri&egrave;re, se donne la mort apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre &eacute;teint &laquo;&nbsp;lentement, dans l&rsquo;angle<br \/>\nde ce mur blanc ouvert comme un linceul qui semblait se replier sur lui,<br \/>\ndoucement&raquo;. (P. 128).<\/p>\n<p>A<br \/>\nn&rsquo;en pas douter, &laquo;Au caf&eacute; des faits divers&raquo; relate diff&eacute;rentes trag&eacute;dies &agrave; la<br \/>\nfois personnelle et collective, familiale et sociale, &eacute;thique et politique,<br \/>\nidentitaire et ethnique, pr&eacute;sente et pass&eacute;e. Qui plus est, &agrave; travers la galerie<br \/>\ndes portraits, la romanci&egrave;re ne se contente pas de limiter l&rsquo;horizon narratif<br \/>\nde son r&eacute;cit &agrave; une seule g&eacute;ographie, &agrave; un seul pays, &agrave; une seule r&eacute;gion. Bien<br \/>\nqu&rsquo;ils soient distincts et locaux, les destins relat&eacute;s sont profond&eacute;ment<br \/>\nsemblables et universels.<\/p>\n<p>Le<br \/>\nlecteur peut s&rsquo;y reconna&icirc;tre facilement et en relever les points communs. Ces<br \/>\nfragments de vies meurtries en disent long sur le sens profond de l&rsquo;injure et<br \/>\nde l&rsquo;humiliation, de l&rsquo;horreur et du mal, de la torture et du meurtre. Hommes<br \/>\net femmes, jeunes et vieux, noirs et blancs, petits et grands, les personnages<br \/>\n&eacute;prouvent les m&ecirc;mes douleurs et en subissent les m&ecirc;mes effets. Barbara,<br \/>\nSoledad, Sylvia, Iphig&eacute;nie, Karim et Mamou repr&eacute;sentent, chacun &agrave; sa mani&egrave;re,<br \/>\ndes destins tragiques et incarnent, par voie de corollaire, le Destin humain.<br \/>\nIls portent tous les m&ecirc;mes blessures et endurent les m&ecirc;mes maux. Ils<br \/>\n&laquo;&nbsp;portent tous une plaie ouverte de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de leur chair, un deuil<br \/>\nenfoui, celui d&rsquo;eux-m&ecirc;mes. Une autre vie, agripp&eacute;e &agrave; leurs entrailles.&nbsp;&raquo;<br \/>\n(P.53) &nbsp;Ainsi leurs destins se font &eacute;cho,<br \/>\nse croisent, se comp&eacute;n&egrave;trent. D&rsquo;o&ugrave; la sympathie qu&rsquo;ils ont les un pour les<br \/>\nautres, la soudure fraternelle qui cimente leur vie en commun, la volont&eacute; de se<br \/>\nraconter et d&rsquo;&eacute;couter leurs histoires malheureuses, la propension &agrave; se livrer<br \/>\net se partager les secrets enfouis au plus profond d&rsquo;eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>Dans<br \/>\nson roman, Boutha&iuml;na Azami a r&eacute;ussi une gageure de taille&nbsp;: inscrire le<br \/>\nlocal dans un espace sans murs ni fronti&egrave;res. Autrement dit, explorer les<br \/>\npossibles de l&rsquo;homme, d&eacute;voiler les forces diaboliques qui le hantent, sonder<br \/>\nson &acirc;me tendancieuse au mal, quelles que soient ses origines et la couleur de sa<br \/>\npeau. L&rsquo;auteure se trace pour dessein de jeter la lumi&egrave;re sur la complexit&eacute; des<br \/>\n&ecirc;tres humains et leur myst&egrave;re insondable.<\/p>\n<p>De<br \/>\nla sorte, les exp&eacute;riences de chaque personnage deviennent des exemples d&rsquo;o&ugrave; le<br \/>\nlecteur peut tirer des le&ccedil;ons &agrave; la fois existentielles et culturelles, morales<br \/>\net soci&eacute;tales, historiques et politiques. Des le&ccedil;ons qui lui permettent de<br \/>\nmieux comprendre l&rsquo;homme et le monde, afin qu&rsquo;il apprenne quelque chose sur les<br \/>\nautres et se comprenne soi-m&ecirc;me. Au-del&agrave; du r&eacute;gional, l&rsquo;&eacute;crivaine nous ouvre<br \/>\ndes horizons plus larges et nous fait trouver l&rsquo;universel.<\/p>\n<p>Dans<br \/>\nle chass&eacute;-crois&eacute; des r&eacute;cits individuels, &agrave; caract&egrave;re autobiographique, la<br \/>\nromanci&egrave;re nous fait voir les m&eacute;moires collectives et ancestrales&nbsp;: des<br \/>\n&laquo;&nbsp;m&eacute;moires viol&eacute;es&nbsp;&raquo; (P.39) et agripp&eacute;es aux plaies toujours<br \/>\nvivantes. Ce sont des m&eacute;moires plurielles &ndash; africaine, europ&eacute;enne, m&eacute;diterran&eacute;enne,<br \/>\nam&eacute;rico-latine &ndash; qui s&rsquo;appellent, se parlent, se r&eacute;pondent. Des m&eacute;moires-miroirs<br \/>\nqui se r&eacute;verb&egrave;rent. &nbsp;Il en ressort que<br \/>\nKarim voit dans les cris de sa m&egrave;re viol&eacute;e et de son p&egrave;re tortur&eacute; les cris de &nbsp;toutes les femmes et tous les hommes, les<br \/>\ndouleurs des damn&eacute;s de la terre, les blessures des oubli&eacute;s, les souffrances des<br \/>\nfaibles. Les m&eacute;moires dont il s&rsquo;agit ici sont celles des vaincus et non des<br \/>\nvainqueurs, des victimes et non des bourreaux, des condamn&eacute;s et non des juges.<\/p>\n<p>Loin<br \/>\nde consid&eacute;rer ces m&eacute;moires meurtries comme des &laquo;faits divers&raquo; qu&rsquo;on peut lire<br \/>\nsur les feuillets d&rsquo;un quotidien, l&rsquo;&eacute;crivaine, par le biais de Barbara, nous<br \/>\ninvite &agrave; y voir plut&ocirc;t l&rsquo;incarnation du Destin humain&nbsp;: celui partag&eacute; par<br \/>\ndes individus inconnus et que l&rsquo;historiographie officielle rel&egrave;gue sciemment au<br \/>\nsecond plan. &laquo;Mais je ne suis pas, nous ne sommes pas des faits divers&raquo;,<br \/>\ns&rsquo;&eacute;crie, indign&eacute;e, l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne du roman. Cette petite phrase, prononc&eacute;e sur un<br \/>\nton lapidaire, met en garde contre la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; avec laquelle on peut lire ces<br \/>\ndestins tragiques, ces &laquo;destins bris&eacute;s&raquo;. (P.50) On ne peut donc ni les r&eacute;duire<br \/>\n&agrave; quelques lignes de journal, ni les prendre pour des incidents sans incidences<br \/>\nsur les autres, ni les consid&eacute;rer comme des faits v&eacute;cus &agrave; titre personnel.<\/p>\n<p>Importantes<br \/>\ndonc, ces m&eacute;moires se doivent de traverser les temps et d&rsquo;arriver jusqu&rsquo;au lecteur.<br \/>\nPour ce faire, il leur a fallu un interm&eacute;diaire, un transmetteur, un truchement<br \/>\nau sens &eacute;tymologique du mot. Le dernier chapitre du roman le d&eacute;voile en partie.<br \/>\nC&rsquo;est un personnage-narrateur-anonyme auquel les personnages se confient, se<br \/>\nconfessent, se d&eacute;voilent. A bien des &eacute;gards, il&nbsp; joue d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment le r&ocirc;le<br \/>\nde confident&nbsp;: &laquo;Moi, je savais. Je savais tout de chacun, de Barbara et ses<br \/>\namis, moi, le confident, auquel ils avaient livr&eacute; tous leurs secrets, toutes<br \/>\nleurs souffrances les plus obscures, les plus profondes. Toutes leurs larmes,<br \/>\nleurs cris &eacute;touff&eacute;s dont j&rsquo;avais accus&eacute; les stridences dans ma chair et qui<br \/>\nressemblaient &eacute;trangement aux miens&raquo;. (P.143) Ce &laquo;Moi&raquo; est &agrave; lire comme le<br \/>\nr&eacute;ceptacle o&ugrave; s&rsquo;entassent de jour en jour les secrets de chacun&nbsp;; l&rsquo;urne<br \/>\no&ugrave; les personnages d&eacute;versent leurs doutes, leurs col&egrave;res, leurs r&eacute;voltes. Avec<br \/>\nlui, le vin aidant, les langues se diluent, le pass&eacute; s&rsquo;&eacute;pand, les n&oelig;uds se<br \/>\nd&eacute;nouent&nbsp;: &laquo;Mais je ne servais jamais que de d&eacute;potoir &agrave; leurs<br \/>\nfrustrations, &agrave; leurs col&egrave;res, &agrave; leurs haines &eacute;touff&eacute;es, ligot&eacute;es, dont les<br \/>\nliens s&rsquo;effritaient peu &agrave; peu, au fil abrasif des rasades&raquo;. (P.144) Par leurs<br \/>\nr&eacute;cits, les personnages restituent le pass&eacute;, en deviennent les t&eacute;moins, l&rsquo;inscrivent<br \/>\ndans une temporalit&eacute; permanente, au-del&agrave; de l&rsquo;instantan&eacute; et de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nementiel.<\/p>\n<p>A<br \/>\ntravers &laquo;Moi&raquo;, Barbara, Soledad, Sylvia, Iphig&eacute;nie, Karim et Mamou t&eacute;moignent<br \/>\nnon seulement d&rsquo;eux-m&ecirc;mes, mais aussi de ceux et celles qui ont subi les m&ecirc;mes<br \/>\ntrag&eacute;dies qu&rsquo;eux. En ce sens, la volont&eacute; de t&eacute;moigner constitue un enjeu<br \/>\nromanesque qui traduit d&rsquo;une part l&rsquo;engagement &eacute;thique et esth&eacute;tique de<br \/>\nl&rsquo;&eacute;crivaine et invite d&rsquo;autre part le lecteur &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; l&rsquo;Histoire et en<br \/>\nd&eacute;voiler les sens cach&eacute;s.<\/p>\n<p>Parall&egrave;lement,<br \/>\nla parole conteuse aide les personnages &agrave; s&rsquo;affranchir de leur pass&eacute; lancinant,<br \/>\noublier les souffrances qui leur tailladent le corps et l&rsquo;&acirc;me, se d&eacute;senclaver<br \/>\ndu silence poignant qui leur mus&egrave;le la bouche, se faire gu&eacute;rir<br \/>\nd&rsquo;un mal absolu qui p&egrave;se encore, se forger une nouvelle identit&eacute;.<br \/>\nD&egrave;s lors, la parole s&rsquo;av&egrave;re lib&eacute;ratrice et cathartique. Elle est une sorte de<br \/>\nm&eacute;dication &agrave; une plaie toujours vive.<\/p>\n<p>D&rsquo;o&ugrave; les verbes &laquo;parler&raquo; et &laquo;raconter&raquo; qui reviennent souvent comme un leitmotiv dans des sc&egrave;nes o&ugrave; les personnages &eacute;gr&egrave;nent leurs secrets et leurs souvenances, dans un jeu sp&eacute;culaire. Chacun d&rsquo;eux s&rsquo;y fait &agrave; la fois le diseur et l&rsquo;audient, le confess&eacute; et le confesseur. De d&eacute;voilement en d&eacute;voilement, la parole conteuse oppose les ressouvenirs &agrave; l&rsquo;amn&eacute;sie, la m&eacute;moire &agrave; l&rsquo;oubli, le dire au mutisme, la vie &agrave; la mort. Elle articule de la sorte le dedans avec le dehors et place le destin individuel sous le signe du partage, du commun, de l&rsquo;universel.<\/p>\n<p style=\"text-align:right\"><strong>Par Berrezzouk Mohammed<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/%EF%BB%BFdestins-tragiques-destin-humain.html\">&#65279;Destins tragiques, destin humain<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/\">ALBAYANE<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/%EF%BB%BFdestins-tragiques-destin-humain.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&laquo;Au caf&eacute; des faits divers&raquo; de Boutha&iuml;na Azami Dans &laquo;Au caf&eacute; des faits divers&raquo;, Boutha&iuml;na Azami met en sc&egrave;ne plusieurs personnages. 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