{"id":82366,"date":"2020-04-14T11:00:22","date_gmt":"2020-04-14T15:00:22","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bf-destins-brises-espoirs-fous\/"},"modified":"2020-04-14T11:00:22","modified_gmt":"2020-04-14T15:00:22","slug":"%ef%bb%bf-destins-brises-espoirs-fous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bf-destins-brises-espoirs-fous\/","title":{"rendered":"\ufeff Destins bris\u00e9s, espoirs fous !"},"content":{"rendered":"<div>\n<p style=\"text-align:center\" class=\"has-text-color has-vivid-red-color\"><strong>&laquo;L&rsquo;Amour<br \/>\nest paradis&raquo; de Mo Chaoui<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:right\"><strong>Par: Mohamed El Edrissi Reyahi<\/strong><\/p>\n<p style=\"color:#1106e5\" class=\"has-text-color\"><strong>&laquo;L&rsquo;Amour est paradis&raquo; de l&rsquo;&eacute;crivain Mo Chaoui relate la vie de diff&eacute;rents personnages que le destin r&eacute;unit &agrave; Tanger. Et qui mieux que lui d&eacute;crirait sa ville natale? : &laquo;Tanger est belle quand elle dort. Son charme ne se livre qu&rsquo;au petit matin. Ici, on l&rsquo;appelle &acirc;roussou chamal, la mari&eacute;e du Nord. Le jour, elle est pucelle ; la nuit, femme fatale. Tel est peut-&ecirc;tre son myst&egrave;re qui continue de charmer ses pr&eacute;tendants&raquo;. &nbsp;(p. 11)<\/strong><\/p>\n<p>Tous<br \/>\nles protagonistes vivent &agrave; Tanger, ville o&ugrave; tout est possible, m&ecirc;me<br \/>\nl&rsquo;impossible. Ainsi, on y croise un imam &laquo;r&eacute;visionniste&raquo;, une &laquo;Warda&raquo; qui n&rsquo;a<br \/>\nde la fleur que le nom, un certain &laquo;Mo Chaoui&raquo; qui porte curieusement le m&ecirc;me<br \/>\nnom que celui de l&rsquo;auteur du livre et qui bl&acirc;me tout haut le manque de<br \/>\nsinc&eacute;rit&eacute; chez la majorit&eacute; des &eacute;crivains d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Mais il y a aussi les<br \/>\nanciens: Michel Charme, l&rsquo;illustre &eacute;crivain et artiste peintre fran&ccedil;ais,<br \/>\nChoumicha, sa muse au parler enfantin : &laquo;Cette Cosette, cette beaut&eacute;, c&rsquo;est ma<br \/>\nmuse, mon ange. La m&ocirc;me qui m&rsquo;a redonn&eacute; go&ucirc;t &agrave; la vie&raquo;. (p. 211), et enfin le<br \/>\nChat Rams&egrave;s qui le sauve d&rsquo;une tentative de suicide. Les lecteurs de Mo Chaoui<br \/>\nont d&eacute;j&agrave; eu le plaisir de d&eacute;couvrir ce trio dans son dernier roman intitul&eacute; &laquo;Le<br \/>\nsilence blanc&raquo;, publi&eacute; en 2015.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/albayane.press.ma\/wp-content\/uploads\/rdc212.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87614\" width=\"134\" height=\"206\"><\/figure>\n<\/div>\n<p>Les<br \/>\nhistoires que le lecteur d&eacute;couvre dans les 22 chapitres de &laquo;L&rsquo;Amour est paradis&raquo;<br \/>\nvont du r&eacute;alisme au merveilleux, du dr&ocirc;le au tragique, du comique au<br \/>\npath&eacute;tique,&hellip;d&eacute;crivant au passage des h&eacute;ros fragilis&eacute;s par les &eacute;preuves du<br \/>\nquotidien, largu&eacute;s &agrave; leur triste sort face aux atrocit&eacute;s de l&rsquo;horreur humaine :<br \/>\nla haine, l&rsquo;intol&eacute;rance, l&rsquo;animosit&eacute;, le fanatisme, la dictature, la torture,<br \/>\nle crime, l&rsquo;amour interdit, la guerre, etc.<\/p>\n<p>Ce<br \/>\nqui impressionne le plus dans le roman, semble-t-il, est non la strat&eacute;gie adopt&eacute;e<br \/>\npar l&rsquo;auteur pour rendre compte de son histoire sous forme de chapitres, chose<br \/>\nque l&rsquo;on peut retrouver chez d&rsquo;autres &eacute;crivains, mais plut&ocirc;t ses choix<br \/>\noriginaux au niveau de la composition romanesque. L&rsquo;artiste libre n&rsquo;est-il pas<br \/>\ncelui qui improvise sans r&egrave;gles, voire m&ecirc;me qui s&rsquo;invente ses propres r&egrave;gles?<\/p>\n<p>&laquo;L&rsquo;Amour<br \/>\nest paradis&raquo; est l&rsquo;histoire de Michel, un &eacute;crivain et artiste peintre fran&ccedil;ais en<br \/>\npanne d&rsquo;inspiration qui d&eacute;barque &agrave; Tanger &agrave; la recherche de sa muse. Mais c&rsquo;est<br \/>\naussi l&rsquo;histoire d&rsquo;un espoir fou, celui de r&eacute;inventer l&rsquo;humanisme ! Michel<br \/>\nannonce &agrave; Mehdi au d&eacute;but du roman : &laquo;Il faut agir, il faut agir pour sauver l&rsquo;humanit&eacute;&raquo;.<br \/>\n(p. 14) Et Mehdi de r&eacute;pondre : &laquo;La seule fa&ccedil;on de la sauver est de s&rsquo;aimer.<br \/>\nSeul l&rsquo;amour peut sauver l&rsquo;humanit&eacute;&raquo;. La suite de l&rsquo;&eacute;change nous apprend que<br \/>\nMehdi est un imam d&rsquo;une zaou&iuml;a et qu&rsquo;il se pr&eacute;pare pour un sermon in&eacute;dit : &laquo;Ce<br \/>\nque je proposerai me m&egrave;nera &agrave; la b&eacute;n&eacute;diction ou &agrave; la tombe&raquo;. (p. 15).<\/p>\n<p>Le<br \/>\nlecteur se rend imm&eacute;diatement compte que la fragmentation en chapitres n&rsquo;est<br \/>\nqu&rsquo;un leurre, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de fronti&egrave;res entre les diff&eacute;rents fragments<br \/>\ndu r&eacute;cit dans la mesure o&ugrave; ils se font &eacute;cho et se comp&eacute;n&egrave;trent, permettant<br \/>\nainsi la reconstitution du sens. En effet, ce &laquo;sermon&raquo; dont parlent les<br \/>\npersonnages au premier chapitre, et dont le contenu demeure flou, constituera<br \/>\nle titre du 19&egrave;me chapitre o&ugrave; enfin toute ambigu&iuml;t&eacute; sera lev&eacute;e. Mehdi, &laquo;un<br \/>\nsaint in&eacute;dit&raquo;, surprendra ses disciples lors de son pr&ecirc;che d&rsquo;investiture en<br \/>\ntant que ma&icirc;tre spirituel de sa confr&eacute;rie : &laquo;Mes chers fr&egrave;res, Questionner<br \/>\nnotre livre sacr&eacute; n&rsquo;est pas le remettre en cause, encore moins le d&eacute;truire,<br \/>\nmais le purifier. Le purifier non pas de ses messages, mais des interpr&eacute;tations<br \/>\nfallacieuses dont il est devenu la cible. Questionner notre livre sacr&eacute; n&rsquo;est<br \/>\npas un acte h&eacute;r&eacute;tique, mais salutaire&raquo;. (p. 238)<\/p>\n<p>Incompris,<br \/>\nle pr&eacute;tendant sera imm&eacute;diatement emport&eacute; par les vents contestataires qui se<br \/>\nl&egrave;vent dans la zaou&iuml;a: &laquo;Un jeune homme, grand et robuste [&hellip;] hurla de toutes<br \/>\nses forces que Mehdi est un apostat, un fassik, un r&eacute;visionniste qui cherche &agrave;<br \/>\nchanger la parole d&rsquo;Allah&raquo;. (p. 245). Le jeune imam a beau rappeler la<br \/>\nd&eacute;finition de Jalal-Eddine R&ucirc;mi &agrave; propos des quarante r&egrave;gles de la religion de<br \/>\nl&rsquo;amour et qu&rsquo;elles sont inapplicables sans amour, sa fin fut tragique : &laquo;[&hellip;]<br \/>\nl&rsquo;&eacute;tincelle d&rsquo;un sabre d&eacute;capita toutes les respirations&raquo;. (p. 246). Arriv&eacute; &agrave; ce<br \/>\nniveau, le lecteur aura enfin d&eacute;couvert que la v&eacute;ritable th&eacute;matique de<br \/>\nl&rsquo;histoire de Mehdi est plut&ocirc;t le fanatisme.<\/p>\n<p>Warda,<br \/>\nla jeune &laquo;meuf libre&raquo;, confie &agrave; la fin du quatri&egrave;me chapitre: &laquo;J&rsquo;&eacute;tais apais&eacute;e.<br \/>\nHeureuse. Calme. De ce calme qui pr&eacute;c&egrave;de la temp&ecirc;te&raquo;. (52). Le lecteur se rend<br \/>\nbien compte que cette chute g&eacute;n&egrave;re du suspense et que la situation p&eacute;rilleuse<br \/>\ndu personnage aura indubitablement une suite dans un autre fragment du r&eacute;cit.<br \/>\nSoucieux d&rsquo;assouvir sa soif, il retrouve un peu plus loin dans le chapitre<br \/>\nintitul&eacute; &laquo;Femme&raquo; des fragments textuels relatifs &agrave; l&rsquo;histoire de Warda. Cependant,<br \/>\ndes zones d&rsquo;ombre persistent : &laquo;Warda avait disparu. Un mot accroch&eacute; au miroir<br \/>\nde la salle de bain disait : &laquo;&nbsp;Je pars pour t&rsquo;&eacute;pargner des ennuis inutiles,<br \/>\nmon amour. Merci pour tout&nbsp;&raquo;&raquo;. (p. 112). Cette r&eacute;plique intrigante destin&eacute;e<br \/>\nau personnage-narrateur (Michel) le pousse &agrave; d&eacute;nouer partiellement l&rsquo;intrigue :<br \/>\n&laquo;Warda n&rsquo;aurait jamais employ&eacute; le mot amour. &raquo;. Le lecteur ne peut plus reculer<br \/>\net sa course-poursuite &agrave; la traque des pi&egrave;ces manquantes est relanc&eacute;e de plus<br \/>\nbelle. Plus loin encore, sa curiosit&eacute; se trouve enfin rassasi&eacute;e dans le<br \/>\nchapitre intitul&eacute; : &laquo;Printemps de mes deux&raquo;, et il lui est alors possible de<br \/>\njoindre les bouts de ses retrouvailles afin de reconstituer le r&eacute;cit de Warda<br \/>\ndans sa forme int&eacute;grale. La temp&ecirc;te dont elle parlait avant est enfin &eacute;lucid&eacute;e<br \/>\n: il s&rsquo;agit bel et bien d&rsquo;un enl&egrave;vement, suivi d&rsquo;un meurtre: &laquo;Quatre mains se<br \/>\nsaisissent de moi. Je sens que je suis sur le bord du wagon [&hellip;] Et puis&hellip;La<br \/>\nlumi&egrave;re blanche&raquo;. (p. 139)<\/p>\n<p>D&rsquo;un<br \/>\nchapitre &agrave; l&rsquo;autre, le parcours du personnage de Warda se dessine miette &agrave;<br \/>\nmiette avant de se trouver compl&egrave;tement restructur&eacute; au bout du chemin : enfance<br \/>\ndifficile, analphab&eacute;tisme, viol &agrave; un &acirc;ge pr&eacute;coce, rencontre avec Michel et<br \/>\nd&eacute;couverte de la langue, conscientisation et engagement, enl&egrave;vement et torture.<\/p>\n<p>Ainsi,<br \/>\ndans une d&eacute;marche r&eacute;trospective, on peut noter, &agrave; la lumi&egrave;re des deux exemples<br \/>\npr&eacute;c&eacute;dents, que les diff&eacute;rents chapitres du roman nous permettent d&rsquo;appr&eacute;hender<br \/>\nqu&rsquo;un m&ecirc;me &eacute;v&eacute;nement ou une m&ecirc;me histoire sont racont&eacute;s par plus d&rsquo;une voix<br \/>\nnarrative. Une m&ecirc;me id&eacute;e, voire une m&ecirc;me th&eacute;matique est abord&eacute;e selon l&rsquo;ongle<br \/>\nde vue de plusieurs personnages, comme si pour cerner leur identit&eacute;, leur<br \/>\nid&eacute;ologie ou encore leur fa&ccedil;on de voir le monde, il fallait lutter en premier<br \/>\nlieu contre la monopolisation de la parole afin que l&rsquo;acte de raconter soit &agrave;<br \/>\nla port&eacute;e de tous les protagonistes du r&eacute;cit; ce qui explique davantage cette<br \/>\npolyphonie qui caract&eacute;rise le roman.<\/p>\n<p>Chaque<br \/>\npersonnage est illumin&eacute; de l&rsquo;int&eacute;rieur &agrave; travers son discours, mais aussi et<br \/>\nsurtout de l&rsquo;ext&eacute;rieur, &agrave; travers celui des autres. Pour d&eacute;finir le &laquo;Moi&raquo;,<br \/>\nKundera ne confirmait-il pas qu&rsquo;il est &laquo;notre image dans les yeux des autres&raquo;<br \/>\n?(L&rsquo;Immortalit&eacute;, p. 156). Et Rams&egrave;s le chat ne souriait-il pas de sa place sur<br \/>\nla chemin&eacute;e, ironisant ainsi une altercation entre des humains : &laquo;Plus je<br \/>\nconnais les humains, plus je rends gr&acirc;ce au cr&eacute;ateur de m&rsquo;avoir con&ccedil;u f&eacute;lin&raquo;.<br \/>\n(p. 208)<\/p>\n<p>La<br \/>\ncomposition adopt&eacute;e dans &laquo;L&rsquo;Amour est paradis&raquo; donne naissance &agrave; un r&eacute;cit<br \/>\nfragmentaire, sans pour autant dresser des barri&egrave;res entre les chapitres du<br \/>\nroman. La reconstruction de la signifiance d&eacute;pend en grande partie du degr&eacute; de<br \/>\ncollaboration du lecteur-producteur de sens auquel il a &eacute;t&eacute; confi&eacute;, sciemment<br \/>\nou inconsciemment peu importe, de cueillir m&eacute;ticuleusement les bribes &eacute;parpill&eacute;es<br \/>\n&ccedil;&agrave; et l&agrave; tout au long du roman afin de reconstituer le parcours de ses<br \/>\ndiff&eacute;rents personnages.<\/p>\n<p>L&rsquo;humanisme<br \/>\nendolori que Michel s&rsquo;&eacute;vertue d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment &agrave; r&eacute;inventer via l&rsquo;&eacute;lixir de<br \/>\nl&rsquo;amour est curieusement &agrave; l&rsquo;image de cet &eacute;parpillement qui caract&eacute;rise la<br \/>\ncomposition du roman. Les fronti&egrave;res qui s&eacute;parent les humains seront-elles<br \/>\nenfin abolies? Les c&oelig;urs retrouveront-ils la foi de s&rsquo;aimer? Telles sont les<br \/>\nquestions lancinantes qui traversent ce roman.<\/p>\n<p style=\"text-align:center\"><strong>Vive l&rsquo;amour, &agrave; bas la haine!<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/%EF%BB%BF-destins-brises-espoirs-fous.html\">&#65279; Destins bris&eacute;s, espoirs fous !<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/\">ALBAYANE<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/%EF%BB%BF-destins-brises-espoirs-fous.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&laquo;L&rsquo;Amour est paradis&raquo; de Mo Chaoui Par: Mohamed El Edrissi Reyahi &laquo;L&rsquo;Amour est paradis&raquo; de l&rsquo;&eacute;crivain Mo Chaoui relate la vie de diff&eacute;rents personnages que le destin r&eacute;unit &agrave; Tanger. Et qui mieux que lui d&eacute;crirait sa ville natale? : &laquo;Tanger est belle quand elle dort. Son charme ne se livre qu&rsquo;au petit matin. Ici, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1760,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,54],"tags":[],"class_list":["post-82366","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82366","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1760"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=82366"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82366\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=82366"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=82366"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=82366"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}