{"id":82874,"date":"2020-04-19T17:32:28","date_gmt":"2020-04-19T21:32:28","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mesures-contre-le-covid-19-a-ouagadougou-le-desarroi-des-commercants\/"},"modified":"2020-04-19T17:32:28","modified_gmt":"2020-04-19T21:32:28","slug":"mesures-contre-le-covid-19-a-ouagadougou-le-desarroi-des-commercants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mesures-contre-le-covid-19-a-ouagadougou-le-desarroi-des-commercants\/","title":{"rendered":"Mesures contre le COVID-19 \u00e0 Ouagadougou: le d\u00e9sarroi des commer\u00e7ants"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche%CC%81020.jpg?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"464\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche%CC%81020.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/marche&#x301;020.jpg?resize=600%2C400&amp;ssl=1 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"marche&#x301;020\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Le COVID-19 impacte n\u00e9gativement l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique dans la ville de Ouagadougou. Le secteur informel est touch\u00e9 fortement par la fermeture des march\u00e9s et yaars et la mise en quarantaine des villes affect\u00e9es par la maladie. Cette fermeture a une incidence sur les acteurs du secteur et leur vie quotidienne.<\/strong><\/p>\n<p>Il est environ 12 heures 30, ce mardi 7 avril 2020. Rosita Ou\u00e9draogo est comme tous les jours au rendez-vous dans son restaurant avec pour menu, le t\u00f4 et le riz. Le seul hic, les lieux sont d\u00e9serts en ces lieux jadis bond\u00e9s de monde. Les clients viennent au compte-gouttes. Mesures sanitaires obligent, ces derniers ne sont plus autoris\u00e9s \u00e0 manger sur place, ils doivent d\u00e9sormais emporter leurs plats. Toutes ces mesures sont dict\u00e9es par l\u2019av\u00e8nement du COVID-19 qui a chang\u00e9 les modes de vie dans la soci\u00e9t\u00e9. Mme Ou\u00e9draogo indique que le repas est d\u00e9j\u00e0 conditionn\u00e9 dans les kits et pr\u00eat \u00e0 \u00eatre emport\u00e9. Les activit\u00e9s de Rosita ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es par l\u2019av\u00e8nement du COVID-19. Depuis que le grand march\u00e9 Rood-Woko a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9, elle souligne qu\u2019elle fait un service strictement minimum. De la dizaine de menus chaque jour, aujourd\u2019hui, elle est pass\u00e9e \u00e0 deux (t\u00f4 et riz). En plus du d\u00e9jeuner, elle servait aussi le petit d\u00e9jeuner, vendait de la glace et des g\u00e2teaux dans la soir\u00e9e. \u00ab\u00a0Je pouvais vendre 40\u00a0000 \u00e0 50\u00a0000 F CFA chaque jour pour le d\u00e9jeuner. Mais aujourd\u2019hui, je ne vends que 10\u00a0000 F CFA la journ\u00e9e. Mon activit\u00e9 a vraiment r\u00e9gress\u00e9\u00a0\u00bb, souligne-t-elle. Rosita indique qu\u2019actuellement, m\u00eame la glace ne marche pas. Pour preuve, elle souligne qu\u2019elle prend aujourd\u2019hui deux semaines pour \u00e9couler la m\u00eame quantit\u00e9 de glace qui \u00e9tait pourtant vendue en une journ\u00e9e. Rosita n\u2019est pas la seule \u00e0 vivre dans le d\u00e9sarroi caus\u00e9 par l\u2019av\u00e8nement du COVID-19. Ils sont nombreux, ces commer\u00e7ants, \u00e0 voir leurs activit\u00e9s arr\u00eat\u00e9es ou au ralenti depuis la fermeture des 36 march\u00e9s et yaars de la capitale. C\u2019est le cas de Sidonie Ou\u00e9draogo, m\u00e8re de six (6) enfants et vendeuse de l\u00e9gumes et de pommes de terre au march\u00e9 de Baskuy. Elle affirme que depuis que le march\u00e9 de Baskuy est ferm\u00e9, elle est revenue devant sa concession \u00e0 Ouidi pour vendre sa pomme de terre et ses l\u00e9gumes. \u00ab\u00a0Vendre au quartier, ce n\u2019est pas du tout facile pour moi. Il n\u2019y a pas de client\u00e8le et je subis d\u2019\u00e9normes pertes chaque jour \u00bb, indique Mme Ou\u00e9draogo. Elle confie qu\u2019elle avait fait un stock d\u2019environ 40 filets de 40 kilogrammes de pommes de terre. Mais depuis que le march\u00e9 est ferm\u00e9, elle peut trier plus d\u2019un filet et demi de pommes de terre pourries par jour. Elle estime le montant de la perte \u00e0 plus de 10 000FCFA chaque jour.<\/p>\n<p>Se confiner et mourir de faim<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Aminata Ou\u00e9draogo, vendeuse de pagnes au march\u00e9 du \u00ab\u00a010\u00a0\u00bb, elle ne sait plus que faire. Depuis la fermeture des march\u00e9s, et yaars, elle et son mari, commer\u00e7ants au march\u00e9 de Rood-Woko, sont confin\u00e9s \u00e0 leur domicile. Cette famille de sept personnes vit uniquement du commerce. La mesure barri\u00e8re a port\u00e9 un v\u00e9ritable coup \u00e0 leur v\u00e9cu quotidien. Dame Ou\u00e9draogo confie que lorsque les march\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas ferm\u00e9s, elle pouvait vendre plus de 30\u00a0000 F CFA par jour. \u00ab\u00a0Je vis difficilement cette situation. Je reste clo\u00eetrer \u00e0 la maison et sans rien vendre et pourtant tous les jours, il faut d\u00e9penser pour nourrir ma famille. Je suis en train de d\u00e9penser mon capital de commerce\u00a0\u00bb, se lamente-t-elle. Moussa Konseiga, vendeur de chaussures au grand march\u00e9, indique que sa famille n\u2019a plus rien \u00e0 manger. \u00ab Je suis confin\u00e9 chez moi. Dans le quartier aussi, la population n\u2019a pas l\u2019argent. Nous vivons gr\u00e2ce aux personnes de bonne foi qui nous viennent en aide\u00a0\u00bb, dit-il. Aux dires du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil national de l\u2019\u00e9conomie informelle, Seydou Zangr\u00e9, la mise en quarantaine de la ville de Ouagadougou et la fermeture des march\u00e9s sont un v\u00e9ritable handicap pour bon nombre de commer\u00e7ants qui ne savent plus \u00e0 quel saint se vouer.\u00a0\u00ab Les acteurs du secteur informel sont actuellement confin\u00e9s de force \u00e0 la maison alors que la plupart d\u2019entre eux ont contract\u00e9 des\u00a0pr\u00eats au niveau des institutions financi\u00e8res. Ils sont maintenant dans le p\u00e9trin. Ils ne peuvent ni payer leurs traites ni nourrir leurs familles \u00bb, confie-t-il. Pour venir en aide aux commer\u00e7ants, il sugg\u00e8re que le fonds d\u2019appui annule purement et simplement les pr\u00eats en lieu et place du r\u00e9\u00e9chelonnement. M. Zangr\u00e9 se dit inquiet car si rien n\u2019est fait, les centaines de vendeuses qui continuent de vendre dans les rues, vont se faire contaminer par le COVID-19. M. Zangr\u00e9 affirme que la fermeture des march\u00e9s a surpris plus d\u2019une personne.\u00a0Il d\u00e9plore le fait que les acteurs de ce secteur n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 cette d\u00e9cision de fermer les march\u00e9s et yaars de la ville de Ouagadougou.<\/p>\n<p>Rouvrir imp\u00e9rativement les march\u00e9s<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant la fermeture des march\u00e9s, au niveau du conseil, nous avions commenc\u00e9 la sensibilisation en dotant certains march\u00e9s de gel hydroalcoolique, de savon. A notre grande surprise, 48 heures apr\u00e8s cette action, la mesure tombe \u00bb, dit-il. Il affirme que le gouvernement n\u2019avait pas besoin de fermer les march\u00e9s. Selon lui, les autorit\u00e9s devaient revoir le dispositif des march\u00e9s construits. Et demander aux commer\u00e7ants install\u00e9s dans les all\u00e9es, de respecter les mesures de distanciation. \u00ab\u00a0Le v\u0153u de tout le monde aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019ouverture rapide des march\u00e9s\u00a0\u00bb, indique le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil national de l\u2019\u00e9conomie informelle. Il souhaite de ce fait, que les autorit\u00e9s pr\u00eatent une oreille attentive aux v\u0153ux des acteurs du secteur informel. Pour lui, la r\u00e9ouverture des march\u00e9s va permettre d\u2019une part, la relance de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique et d\u2019autre part, soulager les familles des commer\u00e7ants. Le vendeur de chaussures, Moussa Konseiga, lui, implore la cl\u00e9mence du gouvernement pour la r\u00e9ouverture des march\u00e9s, sans quoi sa famille risque de mourir de faim. \u00ab\u00a0Il faut que mes confr\u00e8res acceptent l\u2019existence de la maladie et qu\u2019ils respectent les consignes donn\u00e9es par le gouvernement\u00a0\u00bb, conseille le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil national de l\u2019\u00e9conomie informelle. Il pense que l\u2019anarchie dans les march\u00e9s a pr\u00e9valu \u00e0 la fermeture de ces derniers. De ce fait, il recommande aux commer\u00e7ants de respecter les mesures de protection au cas o\u00f9 le gouvernement viendrait \u00e0 rouvrir les march\u00e9s et yaars. \u00ab\u00a0Les commer\u00e7ants doivent \u00eatre leur propre gendarme, leur propre s\u00e9curit\u00e9 pour veiller \u00e0 l\u2019application de ces mesures barri\u00e8res afin de briser la cha\u00eene de contamination \u00bb, avertit-il.<\/p>\n<p>Wamini Micheline OUEDRAOGO<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_30_1cf td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/04\/19\/mesures-contre-le-covid-19-a-ouagadougou-le-desarroi-des-commercants\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le COVID-19 impacte n\u00e9gativement l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique dans la ville de Ouagadougou. Le secteur informel est touch\u00e9 fortement par la fermeture des march\u00e9s et yaars et la mise en quarantaine des villes affect\u00e9es par la maladie. Cette fermeture a une incidence sur les acteurs du secteur et leur vie quotidienne. 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