{"id":83560,"date":"2020-04-27T08:25:45","date_gmt":"2020-04-27T12:25:45","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-ramadhan-au-temps-du-confinement-a-oran\/"},"modified":"2020-04-27T08:25:45","modified_gmt":"2020-04-27T12:25:45","slug":"le-ramadhan-au-temps-du-confinement-a-oran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-ramadhan-au-temps-du-confinement-a-oran\/","title":{"rendered":"Le ramadhan au temps du confinement \u00e0 Oran"},"content":{"rendered":"<div readability=\"39\">\n<p><strong>ORAN &#8211; Le mois sacr\u00e9 du ramadhan a d\u00e9but\u00e9, cette ann\u00e9e \u00e0 Oran, dans une conjoncture particuli\u00e8re marqu\u00e9e par les restrictions li\u00e9es au confinement. Sans pri\u00e8res collectives, ni repas partag\u00e9s, nombreux sont pein\u00e9s de ne pouvoir savourer les soir\u00e9es ramadanesques autrefois tr\u00e8s anim\u00e9es et pleines de convivialit\u00e9.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"118\">\n<p>Les portes des mosqu\u00e9es closes et manque de r\u00e9unions et de soir\u00e9es familiales. Une situation que beaucoup \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e0 assumer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sans les tarawih et les soir\u00e9es familiales, le ramadan manque d&rsquo;ambiance\u00a0\u00bb, regrette Rachid, fraichement retrait\u00e9, qui arrivait d\u00e9j\u00e0 difficilement \u00e0 remplir ses journ\u00e9es avant le confinement.<\/p>\n<p>Se d\u00e9faire d&rsquo;une sorte de programme \u00e9tabli depuis des ann\u00e9es, rythm\u00e9 par de gourmandes courses en fin de journ\u00e9e, avant la rupture du je\u00fbne et les soir\u00e9es entre amis dans les caf\u00e9s du centre-ville, est quelque chose de \u00ab\u00a0tellement dur\u00a0\u00bb pour Hichem, un jeune c\u00e9libataire, qui trouve d\u00e9sormais les journ\u00e9es \u00ab\u00a0interminables\u00a0\u00bb et les soir\u00e9es \u00ab\u00a0monotones\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote readability=\"9\">\n<p><em><strong>\u00ab\u00a0Il est vrai qu&rsquo;il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;un mois de pi\u00e9t\u00e9 et de pri\u00e8re, mais sans l&rsquo;ambiance festive de ses soir\u00e9es, le ramadan perd de son \u00e9clat\u00bb, a-t-il estim\u00e9.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>A l&rsquo;approche de l&rsquo;Iftar, les hauts parleurs des mosqu\u00e9es portent les versets du Saint Livre et les dou\u00e2a jusque dans les maisons. Ami Medjahed, agripp\u00e9 \u00e0 sa fen\u00eatre, a du mal \u00e0 contenir son \u00e9motion. Ses yeux disent tout le chagrin et la tristesse qu&rsquo;il a \u00e0 abandonner ces rituels.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La mosqu\u00e9e est toute ma vie\u00a0\u00bb, dit-il d&rsquo;une voix vibrante. A 73 ans, cet ancien commer\u00e7ant est un fid\u00e8le de la mosqu\u00e9e de son quartier \u00e0 Seddikia.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous n&rsquo;avons pas le choix. Nous devons patienter, c&rsquo;est pour notre bien et celui de toute la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, s&rsquo;est-il empress\u00e9 d&rsquo;ajouter.<\/p>\n<p><span class=\"c30\"><strong>&#8211;Silence sur la ville&#8211;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le soir, les rues oranaises, autrefois bond\u00e9es et illumin\u00e9es de mille feux en cette p\u00e9riode, sont tristes et silencieuses. Le mauvais temps qui a envelopp\u00e9 la ville ces derniers temps ne fait qu&rsquo;accentuer cette ambiance, qui donne l&rsquo;impression aux passants d&rsquo;errer dans une ville fant\u00f4me.<\/p>\n<p>Les art\u00e8res principales sont d\u00e9sertes. Il n&rsquo;est toutefois pas rare de tomber sur des petits groupes de jeunes lorsqu&rsquo;on s&rsquo;aventure dans les quartiers populaires, qui sortent dehors, faisant fi des recommandations du confinement et de la distanciation sociale.<\/p>\n<p>Si la gente masculine peine \u00e0 conjuguer le ramadhan et le confinement, certaines femmes estiment, quant \u00e0 elles, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas aussi difficile de trouver \u00a0un \u00e9quilibre avec cette nouvelle \u00e9quation.<\/p>\n<blockquote readability=\"15\">\n<p><em><strong>\u00ab\u00a0Entre les enfants, la lecture du Coran, la pr\u00e9paration des repas et les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, je n&rsquo;ai pas vraiment le temps de m&rsquo;ennuyer\u00a0\u00bb, lance Farida, m\u00e8re au foyer, ajoutant que le soir, apr\u00e8s le ftour, elle est\u00a0effondr\u00e9e de fatigue.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Pour sa part, Nassima une commerciale de 37 ans, tente de trouver du positif, essayant de vivre des moments privil\u00e9gi\u00e9s avec ses enfants qu&rsquo;elle ne voyait pas aussi souvent avant le confinement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant, je me plaignais de n&rsquo;avoir pas assez de temps pour m&rsquo;occuper de mes enfants en bas \u00e2ge \u00e0 cause de mon travail. Maintenant que je dispose du temps \u00e0 revendre, je vais en profiter pour partager plus de choses avec eux\u00a0\u00bb, avoue-t-elle.<\/p>\n<p>Avec une douzaine de d\u00e9c\u00e8s, Oran est l&rsquo;une des villes les plus endeuill\u00e9es par la pand\u00e9mie apr\u00e8s Blida et Alger. M\u00eame si le confinement semble contraignant \u00e0 subir et \u00e0 vivre en cette p\u00e9riode, il demeure la seule\u00a0solution pour la pr\u00e9vention contre la propagation du virus, estiment des personnes interview\u00e9es.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.aps.dz\/regions\/104435-le-ramadhan-au-temps-du-confinement-a-oran\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ORAN &#8211; Le mois sacr\u00e9 du ramadhan a d\u00e9but\u00e9, cette ann\u00e9e \u00e0 Oran, dans une conjoncture particuli\u00e8re marqu\u00e9e par les restrictions li\u00e9es au confinement. Sans pri\u00e8res collectives, ni repas partag\u00e9s, nombreux sont pein\u00e9s de ne pouvoir savourer les soir\u00e9es ramadanesques autrefois tr\u00e8s anim\u00e9es et pleines de convivialit\u00e9. Les portes des mosqu\u00e9es closes et manque de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1790,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[53,76],"tags":[],"class_list":["post-83560","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-algerie","category-regions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1790"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83560"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83560\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83560"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83560"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}