{"id":84581,"date":"2020-05-06T16:20:36","date_gmt":"2020-05-06T20:20:36","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/riposte-au-covid-19-a-manga-quand-la-crise-fait-naitre-de-petits-metiers\/"},"modified":"2020-05-06T16:20:36","modified_gmt":"2020-05-06T20:20:36","slug":"riposte-au-covid-19-a-manga-quand-la-crise-fait-naitre-de-petits-metiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/riposte-au-covid-19-a-manga-quand-la-crise-fait-naitre-de-petits-metiers\/","title":{"rendered":"Riposte au COVID-19 \u00e0 Manga Quand la crise fait na\u00eetre de petits m\u00e9tiers"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07.jpg\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"693\" height=\"520\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07.jpg\" srcset=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07.jpg 693w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07-560x420.jpg 560w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07-80x60.jpg 80w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/civid07-265x198.jpg 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 693px) 100vw, 693px\" alt=\"\" title=\"civid07\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Les mesures de pr\u00e9vention contre la propagation du COVID-19 ont favoris\u00e9 le d\u00e9veloppement de petits m\u00e9tiers \u00e0 Manga, dans la r\u00e9gion du Centre-Sud.<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019ombre du neemier bordant une des art\u00e8res du secteur 5 de Manga, chef-lieu de la r\u00e9gion du Centre-Sud, le groupe des huit amis affiche encore complet, ce vendredi 24 avril 2020. Axel Compaor\u00e9, Augustin B\u00e9lem, Armand Compaor\u00e9, Abidine Bouda, Dieudonn\u00e9 Niki\u00e8ma, Bila Nana, Abdel Matinou Bamogo et Donatien Congo, tous dans la vingtaine, ont pris leur quartier sous le grand arbre. Cet espace quasi ombrag\u00e9 durant la journ\u00e9e est le lieu de ralliement de ces \u00e9l\u00e8ves et \u00e9tudiants contraints \u00e0 l\u2019oisivet\u00e9 avec la fermeture des \u00e9tablissements scolaires et universitaires, en raison de la pand\u00e9mie de la COVID 19. Depuis quelque peu, le groupe a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019occuper autrement ses journ\u00e9es que de partager des verres de th\u00e9 et se tourner les pouces, \u00e0 longueur de journ\u00e9e au \u00ab\u00a0grin\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous nous sommes lanc\u00e9s dans la fabrication de dispositifs de lave-mains et ce lieu-m\u00eame est devenu notre atelier\u00a0\u00bb, confie, avec un brin de fiert\u00e9, Axel Compaor\u00e9, \u00e9tudiant en ann\u00e9e de Licence de Droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 priv\u00e9e de Ouagadougou (UPO). Le d\u00e9clic\u00a0? Tout est parti d\u2019un \u00e9change, au soir du 14 avril. \u00ab\u00a0C\u2019est Abdel Matinou qui a eu l\u2019id\u00e9e que dans chaque m\u00e9nage, il puisse avoir un tel dispositif qui va contribuer \u00e0 la riposte au COVID-19 et m\u00eame \u00e0 renforcer l\u2019hygi\u00e8ne dans les familles apr\u00e8s l\u2019\u00e9pid\u00e9mie\u00a0\u00bb, explique Axel. Sauf que sur le march\u00e9, le prix des lave-mains est hors de port\u00e9e de plusieurs familles dont la pr\u00e9occupation majeure dans cette inflation impos\u00e9e par la pand\u00e9mie est l\u2019alimentation. \u00ab\u00a0Au minimum, il faut d\u00e9bourser 75\u00a0000 francs CFA pour le kit le moins cher et c\u2019est au-del\u00e0 des moyens de beaucoup de gens\u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9meut l\u2019\u00e9tudiant en Droit. Avec ses amis, ils d\u00e9cident alors de se constituer en association d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Collectif de Jeunes du secteur 5 (CJS5)\u00a0\u00bb et conviennent de la fabrication d\u2019un dispositif plus accessible. Avec un bidon de 25 litres, une t\u00eate de robinet et de la colle, ils r\u00e9alisent un prototype.<\/p>\n<p>Un prix social<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_inline tdi_30_885 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-21314\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Bandeau-Covid-19-Sidwaya-1.jpg\" alt=\"\" width=\"790\" height=\"98\"\/><\/div>\n<p>L\u2019investissement s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 3000 francs CFA, chaque membre du groupe ayant cotis\u00e9 selon ses moyens. Pour l\u2019usage du dispositif, Axel explique\u00a0: \u00ab\u00a0il suffit de remplir le bidon d\u2019eau et de le d\u00e9poser \u00e0 hauteur sur une table ou un assemblage de briques. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 ses mains au savon ou au gel, on tourne la t\u00eate du robinet fix\u00e9 au bas du bidon pour recueillir l\u2019eau pour le rin\u00e7age \u00bb. D\u00e9cid\u00e9 \u00e0 faire profiter leur invention au plus grand nombre de personnes, le collectif fixe le prix de son dispositif \u00e0 3\u00a0500 francs l\u2019unit\u00e9 pour une commande de plusieurs exemplaires et 4 000 F CFA quand on en demande un seul. \u00ab\u00a0C\u2019est un prix social que nous faisons pour avoir juste de quoi payer la mati\u00e8re premi\u00e8re parce que nous n\u2019avons pas de revenus. Sinon, notre objectif premier est de fabriquer en masse les dispositifs pour les distribuer gratuitement dans les m\u00e9nages\u00a0\u00bb, fait comprendre Dieudonn\u00e9 Niki\u00e9ma, \u00e9tudiant en 2e ann\u00e9e de Linguistique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Ouaga 1 Professeur Joseph-Ki-Zerbo. En collaboration avec un soudeur de la place, le groupe propose aussi, au besoin, un support m\u00e9tallique. \u00ab\u00a0C\u2019est nous qui faisons le mod\u00e8le et la forme du support qu\u2019on envoie chez le soudeur. Apr\u00e8s la confection, nous nous occupons de la peinture et du reste. Comme le fer co\u00fbte cher, nous vendons le kit complet \u00e0 15\u00a0000 F CFA\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Dieudonn\u00e9. Le collectif est toutefois attach\u00e9 \u00e0 son d\u00e9sir de distribution gratuite de son dispositif aux m\u00e9nages.<br \/>Pour eux, c\u2019est un r\u00eave mais pas impossible \u00e0 r\u00e9aliser. \u00ab\u00a0On y croit et on se donne tous les moyens pour y arriver\u00a0\u00bb, insiste Axel qui mentionne que dans cette perspective, ils ont initi\u00e9 des plaidoyers aupr\u00e8s d\u2019autorit\u00e9s locales, de services administratifs, d\u2019associations et de particuliers. Pour l\u2019heure, le groupe s\u2019en est ressorti avec des promesses d\u2019accompagnement. Une commande d\u2019une vingtaine de lave-mains est aussi pass\u00e9e par une association de la place qui loue l\u2019initiative. \u00ab C\u2019\u00e9tait notre premier march\u00e9\u00a0\u00bb, l\u00e2che le juriste en formation du groupe. Ce vendredi encore, le collectif est \u00e0 l\u2019\u0153uvre pour satisfaire une nouvelle demande d\u2019une dizaine d\u2019articles. Il est 9 heures 30 minutes.<br \/>Deux membres du groupe viennent de quitter le \u00ab\u00a0grin\u00a0\u00bb pour la ville. \u00ab\u00a0Ils vont chercher la mati\u00e8re premi\u00e8re\u00a0\u00bb, note Axel, assis sur un banc au milieu de ses camarades qui d\u00e9battent des cons\u00e9quences de la menace sanitaire sur le cours de l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique.<br \/>A leurs pieds, tra\u00eene un sachet en plastique contenant une dizaine de t\u00eates de robinet, un pot de colle et cinq bidons. Derri\u00e8re le groupe, une affiche placard\u00e9e sur un mur pr\u00e9sente des images de gestes barri\u00e8res contre le COVID 19. L\u2019\u00e9tudiant Dieudonn\u00e9 Niki\u00e8ma assure la pr\u00e9paration du th\u00e9 du jour. Il s\u2019active \u00e0 terminer sa t\u00e2che avant le retour du duo. \u00ab\u00a0Quand ils vont revenir, on va commencer le travail et c\u2019est le feu du fourneau qu\u2019on utilise pour chauffer le fer et percer le bidon avant de fixer la t\u00eate du robinet\u00a0\u00bb, explique un membre du groupe.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mes parents nous ont f\u00e9licit\u00e9s\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une demi-heure apr\u00e8s, le duo est de retour avec seulement deux bidons sous les bras. La qu\u00eate n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 bien fructueuse car le groupe voulait une dizaine. \u00ab\u00a0C\u2019est le principal souci que nous rencontrons. Pour avoir surtout les bidons, c\u2019est difficile \u00e0 cause de la r\u00e9duction du trafic commercial \u00bb, se plaint l\u2019un des missionnaires, Abdel Matinou Bamogo, \u00e9tudiant en troisi\u00e8me ann\u00e9e de g\u00e9ologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Aube nouvelle. Malgr\u00e9 les obstacles, le collectif ne se laisse pas gagner par le d\u00e9couragement. Il est m\u00eame r\u00e9confort\u00e9 du retour qu\u2019il a de l\u2019appr\u00e9ciation des Mangalais sur leur entreprise. \u00ab\u00a0Mes parents, particuli\u00e8rement, nous ont f\u00e9licit\u00e9s et ont promis de nous mettre en contact avec des gens qui pourront nous accompagner. Ils m\u2019ont prodigu\u00e9 aussi des conseils que j\u2019ai partag\u00e9s avec le groupe\u00a0\u00bb, relate Abdel Matinou. Si la principale emb\u00fbche du projet de la bande pourrait venir aussi de la dislocation du groupe avec la reprise des cours, Dieudonn\u00e9 et ses compagnons ont d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 \u00e0 la parade. \u00ab\u00a0Ceux qui resteront \u00e0 Manga vont poursuivre le travail, \u00e0 leur temps libre, en attendant les autres, en vacances\u00a0\u00bb, rassure-t-il. Avec leurs amis du collectif, Abdel Matinou et l\u2019\u00e9l\u00e8ve de la Terminale, Armand Compaor\u00e9, restent convaincus qu\u2019ils sont sur la bonne voie. \u00ab\u00a0Nous occupons utilement notre temps en travaillant pour l\u2019int\u00e9r\u00eat de tous. Et ce sera une grande fiert\u00e9 pour nous si un jour notre v\u0153u de voir chaque famille dispos\u00e9e de lave-mains se r\u00e9alise\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit Axel. Dans la dynamique enclench\u00e9e, le collectif entend d\u00e9velopper d\u2019autres initiatives. \u00ab\u00a0Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er notre ferme avicole\u00a0\u00bb, informe Abdel Matinou. A Manga, l\u2019av\u00e8nement du COVID-19 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une aubaine que pour le Collectif des jeunes du secteur n\u00b05. Dans l\u2019atelier de couture d\u2019\u00e0 peine cinq m\u00e8tres carr\u00e9s, jouxtant la rue principale de la ville, on y a flair\u00e9 aussi l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019affaires. Arnaud Zoungrana, patron des lieux, la trentenaire et de stature moyenne, est occup\u00e9 avec sa dizaine d\u2019employ\u00e9s et d\u2019apprentis, depuis l\u2019aube.<\/p>\n<p>Un filon circonstanciel<\/p>\n<p>Pli\u00e9 sur sa machine, le m\u00e8tre \u00e0 ruban au cou, il mitraille les bordures d\u2019un morceau de pagne qui prend progressivement la forme d\u2019un cache-nez. Il y a peu, cet article ne figurait pas au nombre des offres de son atelier, sp\u00e9cialis\u00e9, depuis 2015, dans la couture mixte. \u00ab\u00a0Avec la maladie, les cache-nez sont devenus rares et chers sur le march\u00e9. Pourtant, le besoin \u00e9tait l\u00e0, surtout que Manga avait enregistr\u00e9 un cas positif au virus. Comme je peux m\u2019essayer \u00e0 tout, je suis rentr\u00e9 dedans\u00a0\u00bb, explique Arnaud, sacr\u00e9 plusieurs fois meilleur couturier de la province du Zoundw\u00e9ogo \u00e0 des comp\u00e9titions locales organis\u00e9es par le d\u00e9partement en charge de l\u2019artisanat. C\u2019est un fid\u00e8le client, se rappelle-t-il, qui l\u2019a mis sur le coup en le recommandant \u00e0 une association d\u00e9sireuse d\u2019offrir des cache-nez \u00e0 des personnes vuln\u00e9rables pour leur protection contre le coronavirus. \u00ab\u00a0J\u2019ai propos\u00e9 deux \u00e9chantillons et l\u2019association a fait son choix\u00a0\u00bb, relate le jeune couturier. Quid de la qualit\u00e9 et du respect des normes\u00a0? Les cache-nez confectionn\u00e9s par Arnaud et son \u00e9quipe ne sont pas soumis \u00e0 un contr\u00f4le approfondi de structure sp\u00e9cialis\u00e9e mais, au tout d\u00e9but, des personnes-ressources ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9es, rassure le couturier. \u00ab\u00a0Avant de commencer \u00e0 produire beaucoup, j\u2019ai d\u2019abord vu le m\u00e9decin-chef du district de Manga qui m\u2019a donn\u00e9 quelques indications. Et c\u2019est en tenant compte de ses remarques que j\u2019ai travaill\u00e9 sur le pagne simple\u00a0\u00bb, affirme-t-il. A ce jour, l\u2019atelier d\u2019Arnaud propose \u00e9galement le pagne traditionnel Faso danfani comme mati\u00e8re, et c\u2019est selon la bourse et le go\u00fbt du client : 250 francs pour le masque en tissu pagne simple et 450 pour la mati\u00e8re en faso danfani. \u00ab\u00a0C\u2019est un prix social\u00a0\u00bb, insiste le jeune couturier.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sans mentir, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une bonne affaire\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour sa premi\u00e8re commande, Arnaud Zoungrana a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9 pour 350 cache-nez parmi d\u2019autres articles demand\u00e9s par l\u2019association. Un travail qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9 avec un lot d\u2019\u00e9lastique, du fil et sept pagnes en tissu ordinaire \u00e0 raison de 2\u00a0000 francs CFA l\u2019unit\u00e9. Le b\u00e9n\u00e9fice engrang\u00e9 s\u2019est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 environ 100\u00a0000 francs CFA. \u00ab\u00a0Sans mentir, c\u2019\u00e9tait une bonne affaire\u00a0\u00bb, avoue le ma\u00eetre des ciseaux, qui pr\u00e9tend n\u2019avoir jamais imagin\u00e9 se faire autant de b\u00e9n\u00e9fice dans le domaine. Les cache-nez faits maison d\u2019Arnaud ont, aujourd\u2019hui, pignon sur rue dans \u00ab\u00a0La cit\u00e9 de l\u2019\u00e9pervier\u00a0\u00bb. Depuis la premi\u00e8re production qui a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0fort appr\u00e9ci\u00e9e\u00a0\u00bb, confie-t-il, les commandes se sont succ\u00e9d\u00e9. La client\u00e8le est majoritairement des associations qui militent dans la sensibilisation \u00e0 l\u2019adoption des gestes barri\u00e8res contre le COVID-19. \u00ab\u00a0A ce jour, on a confectionn\u00e9 presqu\u2019un millier de cache-nez et on a encore des commandes qui attendent\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit le jeune patron qui esp\u00e8re encore plus avec cet autre projet. En effet, l\u2019association des couturiers de Manga dont il est membre s\u2019appr\u00eate \u00e0 recevoir une commande de confection de 40\u00a0000 cache-nez \u00e0 livrer au Comit\u00e9 r\u00e9gional de gestion des \u00e9pid\u00e9mies du Centre-Sud. Le projet port\u00e9 par le gouvernement, indique Arnaud, pr\u00e9voit de m\u00eame dans chacune des douze (12) autres r\u00e9gions du pays pour accompagner les plus d\u00e9munis dans le respect de la mesure du port obligatoire de masque ou cache-nez. \u00ab\u00a0\u00c7a peut \u00eatre une bonne affaire pour nous mais ce qui me fait plus plaisir, c\u2019est de pouvoir, gr\u00e2ce \u00e0 mon travail, participer aux actions qui vont permettre de freiner la propagation du COVID-19\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit Arnaud. Le couturier veut m\u00eame faire mieux au titre de contribution personnelle pour renforcer la cha\u00eene de solidarit\u00e9 qui s\u2019est spontan\u00e9ment mise en place depuis l\u2019av\u00e8nement de la pand\u00e9mie : \u00ab\u00a0J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de produire 100 cache-nez que je vais distribuer gratuitement. Quand \u00e7a sera pr\u00eat, je ferai l\u2019annonce sur ma page Facebook\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mamady ZANGO<br \/>mzango18@gmail.com<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_31_b35 td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie\u0300re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2020\/05\/06\/riposte-au-covid-19-a-manga-quand-la-crise-fait-naitre-de-petits-metiers\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les mesures de pr\u00e9vention contre la propagation du COVID-19 ont favoris\u00e9 le d\u00e9veloppement de petits m\u00e9tiers \u00e0 Manga, dans la r\u00e9gion du Centre-Sud. 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