{"id":85317,"date":"2020-05-13T11:01:21","date_gmt":"2020-05-13T15:01:21","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/facies-noirs-errants-subsahariens-au-seuil-de-nos-demeures\/"},"modified":"2020-05-13T11:01:21","modified_gmt":"2020-05-13T15:01:21","slug":"facies-noirs-errants-subsahariens-au-seuil-de-nos-demeures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/facies-noirs-errants-subsahariens-au-seuil-de-nos-demeures\/","title":{"rendered":"Faci\u00e8s noirs errants: Subsahariens au seuil de nos demeures"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-color c2\"><strong>Confinement et Ramadan sont deux occasions propices pour r\u00e9fl\u00e9chir et m\u00e9diter. D\u2019abord, r\u00e9fl\u00e9chir sur soi, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et sur l\u2019autre, de l\u2019autre. Puis m\u00e9diter sur toutes les mutations qui marquent, \u00e0 fond, notre vie sociale. L\u2019une de ces mutations, qui dominait depuis des ann\u00e9es notre espace social, s\u2019av\u00e8re le flux massif des immigr\u00e9s subsahariens.<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, se croiser avec un subsaharien, au seuil de sa demeure, rel\u00e8ve de la banalit\u00e9 du quotidien. Ces derniers temps, beaucoup de ces immigr\u00e9 subsahariens, pour solliciter la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des citoyens, se portaient volontaires, sans le moindre sentiment d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 ni de complexe, pour \u00e9pousseter les seuils de nos maisons ou balayer carr\u00e9ment nos rues.<\/p>\n<p>Quand je les voyais, leur image me rappelle ce titre \u00abLe roi du balai\u00bb, une chanson \u00a0qu\u2019interpr\u00e9tait le groupe Djurdjura, trio de femmes kabyles. \u00c7a datait du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, dont voici le refrain :<\/p>\n<p>\u00a0\u00abTu es Ahmed, le roi du balai\/T\u2019es l\u2019\u00e9tranger que personne conna\u00eet\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9poque, en France, tout Arabe ou tout Maghr\u00e9bin s\u2019appelait Ahmed. Aujourd\u2019hui, \u00e0 chaque fois que je vois dans mon entourage un subsaharien avec un balai \u00e0 la main, l\u2019image d\u2019Ahmed, le roi du balai, qui sillonnait, autrefois, les rues de Paris, me vient \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Alors quelle repr\u00e9sentation faisons-nous de cette pr\u00e9sence subsaharienne\u00a0? Quand notre regard traverse la blancheur des yeux de ces faci\u00e8s noirs errants, quelle lecture faisons-nous de ces histoires qui en d\u00e9coulent\u00a0? Quelles r\u00e9ponses avons-nous face \u00e0 cette \u00e9tranget\u00e9 qui nous interroge?<\/p>\n<p>Les lignes, qui suivent, \u00e0 travers deux rencontres inattendues, sont une tentative de p\u00e9n\u00e9trer l\u2019opacit\u00e9 de la condition humaine de ces p\u00e8lerins subsahariens hors saison.<\/p>\n<p><strong>Premi\u00e8re rencontre\u00a0: Interpellations inopin\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0Par une heure matinale, non loin de la porte de mon chez moi, au moment o\u00f9 absorb\u00e9 par un monologue interne, pensant aux trente-six milles t\u00e2ches sisyphiennes que n\u00e9cessite ma longue et interminable journ\u00e9e. Puis, soudain, tel un murmure, une voix doucereuse d\u2019un passant m\u2019interpella. C\u2019\u00e9tait un bel homme, dans ses\u00a0 quarante printemps, fort, souriant, mais de couleur. Je veux dire\u00a0 euph\u00e9miquement qu\u2019il \u00e9tait noir.<\/p>\n<p>Notre homme portait une \u00ab\u00a0gandoura\u00a0\u00bb sorte de tunique longue, au-dessus d\u2019un \u00absaroual\u00bb pantalon, \u00e9tait coiff\u00e9 d\u2019une minuscule \u00abtaguiya\u00bb, petit bonnet, et chauss\u00e9 de \u00absandales\u00bb. Le tout \u00e9tait dans un\u00a0 blanc d\u2019ivoire. Donc, il s\u2019agissait manifestement d\u2019un ressortissant africain, plus pr\u00e9cis\u00e9ment subsaharien, dont le visage rayonnant \u00e9tait illumin\u00e9 d\u2019un sourire radieux, quoique singulier.<\/p>\n<p>Dans quelques bribes d\u2019arabe marocain intact, il m\u2019aborda sans la moindre h\u00e9sitation\u00a0 avec un \u00ab\u00a0Salam alaykum \u00ab\u00a0, paix sur vous, auquel j\u2019ai r\u00e9torqu\u00e9 par un \u00a0\u00bb 3alaykum Salam\u00a0 \u00ab\u00a0, puis, dans un fran\u00e7ais parfais, il m\u2019expliqua qu\u2019il \u00e9tait togolais d\u2019origine, qu\u2019il venait de d\u00e9barquer dans ma petite ville\u00a0 et qu\u2019il avait d\u00fb laisser les membres de sa famille dans le village voisin. Avant qu\u2019il m\u2019adresse verbalement sa requ\u00eate, je lui tendis, d\u2019un geste spontan\u00e9, quelques pi\u00e8ces d\u2019argent. Sans\u00a0 trop les examiner, il les prit\u00a0 dans le creux\u00a0 blanc de sa main noire. Alors soudain, traversant la blancheur limpide de ses yeux, je\u00a0 me suis laiss\u00e9 aller, pris par des songes sans fin.<\/p>\n<p>D\u2019abords,\u00a0 je revoyais l\u2019image de mes compatriotes, confr\u00e8res de nationalit\u00e9, fr\u00e8res et s\u0153urs, autres marocains que la malvie nationale avait \u00e9ject\u00e9s, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9 vers l\u2019autre rive de la m\u00e9diterran\u00e9e, vou\u00e9s \u00e0 un sort incertain \u00e0 la merci de l\u2019inconnu.<\/p>\n<p>Ensuite, J\u2019ai eu une pens\u00e9e \u00e9claire, en guise de souvenir, de cet autre togolais que j\u2019ai rencontr\u00e9 lors d\u2019un voyage, entre l\u2019Italie et la France. Il m\u2019avait alors\u00a0 racont\u00e9 qu\u2019il a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019int\u00e9grer au sein de la soci\u00e9t\u00e9 italienne, qu\u2019il \u00e9tait en formation religieuse dans un monast\u00e8re. Il m\u2019avait appris que la religion dominante dans son pays est l\u2019animisme. Il m\u2019avait fait part de son hymne national qu\u2019il avait appris par c\u0153ur, et dont j\u2019ai retenu ce couplet, premier et dernier vers :<\/p>\n<p><strong>\u00abSalut \u00e0 toi pays de nos a\u00efeuls\u00bb \/ \u00abDes nations dans la fraternit\u00e9\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>Alors, revenons au togolais rencontr\u00e9 dans mon bled. En guise de reconnaissance, toujours en arabe marocain, il formula le fameux mot magique \u00ab\u00a0choukrane \u00ab\u00a0, merci. Puis ayant l\u2019air satisfait, il prit cong\u00e9, emport\u00e9 par le m\u00eame vent qui l\u2019avait ramen\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 mon seuil.<\/p>\n<p>Repris encore une fois par mes songes, d\u2019autres id\u00e9es effervescentes s\u2019agitaient aux parois mon crane. La vision de ces masses de p\u00e8lerins qui, hors saison, se ruaient vers le nord, vers l\u2019Eldorado tant r\u00eav\u00e9, tel un havre\u00a0 de salut. Ces autres subsahariens, \u00e9ternels marcheurs infatigables, qui, suite aux p\u00e9r\u00e9grinations sinueuses, r\u00e9ussirent \u00e0 s\u2019infiltrer au sein\u00a0 de notre sph\u00e8re\u00a0 socio\u00e9conomique,\u00a0 ayant pris\u00a0 plus de poids et de pr\u00e9sence, finirent par se s\u00e9dimenter \u00a0sur les bas-fonds de notre quotidiennet\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8me rencontre\u00a0: R\u00e9cit des p\u00e9r\u00e9grinations d\u2019un subsaharien.<\/strong><\/p>\n<p>Des ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es. Mon entrevue avec le premier subsaharien, rencontr\u00e9 au seuil de ma demeure, n\u2019est maintenant qu\u2019un vague souvenir.<\/p>\n<p>Un autre jour, lors de mes fl\u00e2neries dans la capitale, Mecque des bibliophiles, allant d\u2019une librairie \u00e0 l\u2019autre, je longeais l\u2019avenue Allal Ben Abdellah, arrivant en face du restaurant-caf\u00e9 7<sup>\u00e8me<\/sup> Art, mon regard s\u2019est attard\u00e9 sur un \u00e9talage de livres. Une centaine d\u2019exemplaires du m\u00e9me bouquin, align\u00e9s \u00e0 m\u00eame le sol, ils \u00e9taient tout neufs. Curieux, je feuilletais un exemplaire, quand un jeune subsaharien se pr\u00e9senta \u00e0 moi. Il me signifia qu\u2019il \u00e9tait, lui-m\u00eame, en chair et en os, l\u2019auteur du livre que je tenais entre mes mains. Rencontre rarissime, presque du jamais vu. Un auteur en personne, \u00e0 la mani\u00e8re des vendeurs ambulants, commercialisait ses propres livres. C\u2019\u00e9tait un ouvrage en bonne et due forme. Il se dotait de tous les ingr\u00e9dients d\u2019une vraie publication.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re de couverture affichait ce titre \u00ab\u00a0La vie des s\u00e9n\u00e9galais au Maroc\u00a0\u00bb, ce nom d\u2019auteur \u00ab\u00a0P. D. Mbaye\u00a0\u00bb et le nom de l\u2019\u00e9dition. La quatri\u00e8me de couverture, quant \u00e0 elle, se constituait d\u2019un extrait de l\u2019histoire, d\u2019une photo de l\u2019auteur, d\u2019une br\u00e8ve biographie et bien entendu, tout en bas, le prix.<\/p>\n<p><strong>Le jeune subsaharien s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 moi, dans ces termes, je le cite\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>\u00abJe suis originaire du S\u00e9n\u00e9gal, je suis mari\u00e9 et p\u00e8re de deux enfants. J\u2019ai enseign\u00e9 le fran\u00e7ais, pendant dix ans, dans mon pays, avant de le quitter pour venir m\u2019installer au Maroc. Mais, je compte, par la suite, tenter une travers\u00e9e de la m\u00e9diterran\u00e9e\u2026\u00bb.<\/p>\n<p>A vrai dire, en l\u2019\u00e9coutant parler, je n\u2019ai relev\u00e9 la moindre fausse note dans le timbre de sa voix. En d\u00e9pit de l\u2019amertume qui pesait sur ses propos, outre l\u2019\u00e9tat d\u00e9labr\u00e9 de son aspect vestimentaire, il affichait un air jovial et gai. En r\u00e9pondant \u00e0 mes questions curieuses, un sourire lumineux se dessinait sur son visage. Dans une posture pos\u00e9e et sereine, parlant de la vente de ses livres, il m\u2019a expliqu\u00e9 qu\u2019il le faisait pour lui-m\u00eame et non pour l\u2019argent. D\u2019autant plus que cela lui permettait de faire des d\u00e9dicaces sur place.<\/p>\n<p>Sur ces derniers mots, je lui ai pay\u00e9 un exemplaire, suite \u00e0 quoi, j\u2019ai eu droit \u00e0 une d\u00e9dicace sign\u00e9e par sa propre main. Apr\u00e8s l\u2019avoir salu\u00e9, avec une poign\u00e9e forte de main, j\u2019ai continu\u00e9 mes d\u00e9ambulations \u00e0 travers les vastes et luxueux boulevards de la capitale des lumi\u00e8res.<\/p>\n<p>De retour chez moi, d\u2019abord, je me suis mis dans mon petit confort. Ensuite, j\u2019ai pris tout mon temps pour lire, \u00e0 t\u00eate repos\u00e9e, le livre du jeune subsaharien. Une fois la lecture achev\u00e9e, j\u2019en ai d\u00e9duit l\u2019essentiel.<\/p>\n<p>Comme son titre l\u2019indique, \u00ab La vie des s\u00e9n\u00e9galais au Maroc\u00a0\u00bb est un r\u00e9cit o\u00f9 l\u2019auteur-narrateur raconte les p\u00e9r\u00e9grinations d\u2019un immigr\u00e9 subsaharien au Maroc. Au fil de la narration, il retrace son parcours depuis son pays jusqu\u2019au Maroc, en passant par la Mauritanie. Puis, il enchaine sur sa longue et interminable travers\u00e9e du Maroc, \u00e0 partir du sud jusqu\u2019au nord. Son r\u00e9cit s\u2019\u00e9tale par la suite sur d\u2019autres histoires, v\u00e9cues par d\u2019autres subsahariens. De ville en ville, entre d\u00e9part et arriv\u00e9e, l\u2019auteur-narrateur ne cessait d\u2019endurer de longs moments de souffrances. Suite d\u2019\u00e9preuves p\u00e9nibles, tiraillements entre errances et d\u00e9sarrois. Manque d\u2019argent, ventre souvent creux, sans abris, risque d\u2019\u00eatre humili\u00e9 ou carr\u00e9ment agress\u00e9\u2026Bref, une vie de vagabondage, vou\u00e9e \u00e0 l\u2019inconnu et aux incertitudes.<\/p>\n<p>\u00a0Le summum de ses endurances, plus haut degr\u00e9 de la souffrance, qui creuse \u00e0 la fois le corps et l\u2019\u00e2me, se concr\u00e9tise dans cet extrait o\u00f9 l\u2019auteur-narrateur raconte son arriv\u00e9e, un jour de Ramadan, \u00e0 la ville de F\u00e8s. Je le cite\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0F\u00e8s est la capitale religieuse du royaume, d\u2019abord, pour les s\u00e9n\u00e9galais, et pour les marocains ensuite (\u2026) Comme c\u2019\u00e9tait l\u2019aventure qui continuait, je suis arriv\u00e9 \u00e0 F\u00e8s avec seulement dix Dh en poche, en plein mois de Ramadan. Je me suis assis dans un jardin, j\u2019avais faim, j\u2019\u00e9tais fatigu\u00e9, je ne voyais aucun noir, cela m\u2019\u00e9tonnais. Vers 17h, les rues se vident, tout le monde rentre chez lui pour la coupure du je\u00fbne. Je ne sais pas ce qui m\u2019attends o\u00f9 je vais dormir, je suis inquiet. Plus personne dans la rue, c\u2019est l\u2019heure de la coupure du je\u00fbne. Moi, j\u2019ai vraiment faim, mon ventre me fait mal, je n\u2019ai rien mang\u00e9 depuis la veille. Quelque temps apr\u00e8s, un vieux marocain passe et me regarde. Il a vite compris mon d\u00e9sarroi. Il m\u2019a tendu dix Dh avant de dire\u00a0:<\/p>\n<p>\u2013 C\u2019est tout ce que je peux faire.<\/p>\n<p>J\u2019ai accept\u00e9 son aum\u00f4ne, je n\u2019avais pas le choix, apr\u00e8s, j\u2019ai pleur\u00e9 comme un petit gar\u00e7on\u00bb \u00a0pp. 45-46.<\/p>\n<p>En relisant ce passage, je revoyais celui qui l\u2019a \u00e9crit. Celui qui, auparavant, me parlait avec une vois in\u00e9branlable, au regard vif et plein de vie, au visage radieux. Celui dont les propos \u00e9taient charg\u00e9s d\u2019enthousiasme et d\u2019optimisme. Dans les paroles duquel on n\u2019entendait le moindre souffle de lamentations ni de complaintes. Oui, celui qui, avec un geste sto\u00efque, au lieu de me tendre une main de mendiant, il m\u2019a tendu un livre, r\u00e9cit de ses p\u00e9r\u00e9grinations hasardeuses d\u2019un subsaharien, dans ce Maroc du possible et de l\u2019impossible.<\/p>\n<p><strong>Postlude\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Ces textes, inspir\u00e9s des faits vraisemblablement r\u00e9els, s\u2019entrecoupent \u00e0 la crois\u00e9e des deux rencontres, ne racontent pas deux histoires banales. Mais, il faut les prendre comme des r\u00e9cits originaux qui s\u2019ouvrent vers des horizons nouveaux de r\u00e9flexions et de pens\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019envol de ces oiseaux migrateurs, que sont ces immigr\u00e9s subsahariens, doit nous interpeler. Ces faci\u00e8s noirs, qui contrastent avec la lumi\u00e8re blanche de nos jours, doivent nous inciter \u00e0 \u00e9radiquer les fronti\u00e8res invisibles. Car, les fronti\u00e8res les plus infranchissables sont d\u2019ordre mental. L\u2019autre, dont nous sommes aussi l\u2019enfer, voire le diff\u00e9rent et l\u2019\u00e9tranger, ne peut \u00eatre rejet\u00e9 en bloc.<\/p>\n<p>Comme mot de fin, ces interrogations qui demeurent ouvertes\u00a0: Peut-on, gr\u00e2ce \u00e0 un solvant intellectuel, faire dissoudre, en r\u00e9action alchimique, le diff\u00e9rent dans l\u2019autre et l\u2019\u00e9go\u00efste en soi\u00a0?<\/p>\n<p>Autrement dit, en termes plus expressifs, en s\u2019inspirant de l\u2019hymne des confr\u00e8res togolais, peut-on faire des pays de nos a\u00efeuls, des nations pour la fraternit\u00e9 humaine\u00a0?\u2026<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Rachid Fettah<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/facies-noirs-errants-subsahariens-au-seuil-de-nos-demeures.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Confinement et Ramadan sont deux occasions propices pour r\u00e9fl\u00e9chir et m\u00e9diter. 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