{"id":87629,"date":"2020-06-02T13:32:00","date_gmt":"2020-06-02T17:32:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/danielle-david-setbon-paris-tunis-kairouan-un-retour-aux-sources-paris-editions-hemispheres-2017\/"},"modified":"2020-06-02T13:32:00","modified_gmt":"2020-06-02T17:32:00","slug":"danielle-david-setbon-paris-tunis-kairouan-un-retour-aux-sources-paris-editions-hemispheres-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/danielle-david-setbon-paris-tunis-kairouan-un-retour-aux-sources-paris-editions-hemispheres-2017\/","title":{"rendered":"Danielle David-Setbon, Paris-Tunis-Kairouan: Un retour aux sources, Paris, \u00c9ditions H\u00e9misph\u00e8res, 2017"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>\u00c0 la recherche du Temps kairouanais<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La d\u00e9couverte toute r\u00e9cente du livre de Danielle David-Setbon, paru en 2018, dont Alain Messaoudi avait d\u00e9j\u00e0 rendu compte par une recension tr\u00e8s \u00e9clairante (dans la revue d\u2019IBLA), a \u00e9t\u00e9 pour moi l\u2019occasion d\u2019avoir enfin des r\u00e9ponses \u00e0 la question qui m\u2019a singuli\u00e8rement pr\u00e9occup\u00e9e au moment o\u00f9 je devais me replonger dans l\u2019histoire de la Tunisie dans une perspective litt\u00e9raire. En lien avec le patrimoine culturel de Kairouan, cette question concernait la disparition \u2013 apparente \u2013 de toute trace de survivance de la communaut\u00e9 juda\u00efque en ce lieu o\u00f9 pourtant, entre le IXe et la fin du XIe si\u00e8cles, durant ce que Paul Sebag appela les \u00ab si\u00e8cles d\u2019or \u00bb, des savants et \u00e9rudits juifs avaient contribu\u00e9 \u00e0 enrichir le savoir en mati\u00e8re d\u2019herm\u00e9neutique religieuse, de philosophie et de sciences.<\/p>\n<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>Une autre exception kairouanaise<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les documents et traces d\u2019archives nationales et r\u00e9gionales rassembl\u00e9es dans ce livre constituent une contribution importante \u00e0 l\u2019histoire de la ville de Kairouan et des relations inter mais aussi intracommunautaires dans cette cit\u00e9, en particulier depuis la fin du XIXe si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 nos jours. Danielle David-Setbon d\u00e9cide apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re, Claire Baranes, n\u00e9e \u00e0 Kairouan o\u00f9 elle vivra jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans, de se mettre en qu\u00eate du pass\u00e9 communautaire. Elle amorce en 2007 son propre retour aux sources : \u00ab Je mesure mon ignorance. J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir v\u00e9cu dix-huit ans dans ce pays sans avoir rien appris de son histoire et de sa g\u00e9ographie \u00bb.<\/p>\n<p>Cet exil int\u00e9rieur est analys\u00e9 comme r\u00e9sultant d\u2019abord d\u2019une ali\u00e9nation coloniale : \u00e0 l\u2019\u00e9poque du Protectorat, \u00ab l\u2019enseignement de l\u2019histoire et de la g\u00e9ographie de la Tunisie a \u00e9t\u00e9 recouvert par celui de l\u2019histoire et de la g\u00e9ographie de la France, nous laissant dans une m\u00e9connaissance absolue du pays et de la r\u00e9gion dans laquelle nous vivons : le Maghreb \u00bb. L\u2019\u00e9ducation juive tunisienne traditionnelle, si \u00ab souvent chant\u00e9e et id\u00e9alis\u00e9e par certains m\u00e9morialistes nostalgiques de la \u00ab\u00a0tradition\u00a0\u00bb \u00bb, est elle-m\u00eame critiqu\u00e9e. \u00c0 l\u2019enqu\u00eate se superposent des rem\u00e9morations autobiographiques qui font ressortir, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la famille, la violence des interdits et l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de leur imposition selon qu\u2019on est fille ou gar\u00e7on, et la tr\u00e8s forte pression r\u00e9fr\u00e9nant les \u00e9lans d\u2019autonomie f\u00e9minine. L\u2019exil alors est r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 comme \u00e9tant aussi une envie farouche de fuite, de \u00ab \u00ab\u00a0sortie de la famille, de la ville, de la chambre\u00a0\u00bb, de l\u2019horizon limit\u00e9 de notre pens\u00e9e et de notre milieu \u00bb.<\/p>\n<p>Cette plong\u00e9e dans la m\u00e9moire se fait avec sinc\u00e9rit\u00e9 et naturel : le pays retrouv\u00e9 est reconnu comme s\u2019il n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 quitt\u00e9 \u2013 reconnu comme ce go\u00fbt de caroube qui a scell\u00e9 l\u2019enfance et le souvenir du p\u00e8re, comme une terre int\u00e9rieure dont on cherche \u00e0 d\u00e9crypter le langage \u00e9nigmatique, et avec elle l\u2019empreinte des Anciens. La posture est en lien avec la profonde culture humaniste de l\u2019auteure ; elle fonde aussi l\u2019exigence de r\u00e9investir les raisons de cet ancrage escamot\u00e9, revenant sur les silences et les non-dits qui, de part et d\u2019autre, ont obscurci le paysage des origines.<\/p>\n<p>En 2011, Danielle David-Setbon red\u00e9couvre un pays qui vient d\u2019\u00eatre secou\u00e9 par un s\u00e9isme, la R\u00e9volution du Jasmin. Par les rencontres d\u2019amis musulmans de tous milieux qui l\u2019aident dans sa d\u00e9marche, par la naissance d\u2019amiti\u00e9s nouvelles et la consolidation d\u2019autres, elle proc\u00e8de \u00e0 une v\u00e9ritable enqu\u00eate. Celle-ci la conduit de la consultation des Archives nationales de Tunisie \u00e0 la collecte de t\u00e9moignages oraux. Ce retour aux sources est \u00e0 la fois un p\u00e8lerinage et un devoir vis-\u00e0-vis de ceux qui sont disparus. Danielle David-Setbon marche sur les traces de ces arri\u00e8re-grands parents, de cette famille, non de Juifs tunisiens, pr\u00e9cise-t-elle, mais de Tunisiens juifs, et elle recompose le tissu historique d\u00e9mantel\u00e9 de cette communaut\u00e9. Son \u00e9thique l\u2019am\u00e8ne \u00e0 refuser les visions conformistes. Elle se fait ainsi un devoir de \u00ab ne pas adh\u00e9rer \u00e0 une \u00e9criture de l\u2019histoire qui ne prendrait pas en compte cette diversit\u00e9 de trajectoires, de statuts, et de positionnements, \u00e0 en montrer les rapports et les contradictions \u00bb.<\/p>\n<p>Ce doute m\u00e9thodique lui rend suspecte toute connaissance pr\u00e9\u00e9tablie et dogmatique ; il la \u00ab pousse \u00e0 garder \u00bb ses \u00ab distances avec toute histoire qui se pr\u00e9senterait comme histoire de \u00ab\u00a0la communaut\u00e9 juive de Tunisie\u00a0\u00bb \u00bb. Attentive \u00e0 ne pas sacrifier aux st\u00e9r\u00e9otypes, elle traque le d\u00e9tail, recoupe les affirmations contradictoires, sonde les non-dits et confronte les t\u00e9moignages, pour se faire sa propre id\u00e9e et laisser le lecteur seul juge de la complexit\u00e9 des choses : \u00ab Il me para\u00eet important aujourd\u2019hui, dans un contexte exacerb\u00e9 par la mont\u00e9e des communautarismes juifs et musulmans, mais aussi par les volont\u00e9s politiques et institutionnelles qui tendent \u00e0 enfermer ces minorit\u00e9s dans des cat\u00e9gories homog\u00e9n\u00e9isantes, de contribuer \u00e0 d\u00e9mystifier ces constructions imaginaires et id\u00e9ologiques qui masquent, r\u00e9duisent la r\u00e9alit\u00e9 des appartenances alors que ces \u00ab\u00a0communaut\u00e9s\u00a0\u00bb ont toujours \u00e9t\u00e9 travers\u00e9es de vents contraires dans ce pays aux multiples visages qu\u2019a \u00e9t\u00e9 et que demeure la Tunisie \u00bb.<\/p>\n<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>La v\u00e9rit\u00e9 du t\u00e9moignage<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Outre son apport au r\u00e9cit historique de la Nation, l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019ouvrage r\u00e9side dans la part importante qu\u2019il accorde aux t\u00e9moignages humains \u2013 12 t\u00e9moignages de Juifs tunisiens natifs de Kairouan, tous install\u00e9s en France aujourd\u2019hui, ont en effet \u00e9t\u00e9 recueillis et recoup\u00e9s. Or, surprise : ces t\u00e9moignages, \u00ab revendiquant l\u2019id\u00e9e d\u2019une pr\u00e9sence juive \u00e0 Kairouan, contredisent les versions officielles selon lesquelles il n\u2019aurait pas eu de juifs \u00e0 Kairouan avant 1881 \u00bb. La caution du t\u00e9moignage r\u00e9habilite la m\u00e9moire individuelle au sein des communaut\u00e9s, participant \u00e0 promouvoir une histoire r\u00e9gionale \u00e0 laquelle chaque citoyen contribue. Par ce composant d\u00e9cisif de la v\u00e9rit\u00e9 historique qu\u2019est le t\u00e9moin, nous acc\u00e9dons \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation, \u00e0 Kairouan, d\u2019un autre type d\u2019\u00ab exception kairouanaise \u00bb qui, rompant avec une tradition de black-out sur la question de la pr\u00e9sence juive dans cette ville sainte de l\u2019Islam, d\u00e9voile un r\u00e9cit fragment\u00e9 mais coh\u00e9rent.<\/p>\n<p>Cette \u00ab exception \u00bb, c\u2019est d\u2019abord celle d\u2019une communaut\u00e9 dont l\u2019attachement \u00e0 Kairouan lui fait contre toute attente pr\u00e9f\u00e9rer une implantation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de la ville arabe, o\u00f9 s\u2019est \u00e9difi\u00e9 le quartier juif d\u2019el Marh,\u00a0 plut\u00f4t que dans la ville europ\u00e9enne, ce qui, s\u2019agissant pr\u00e9cis\u00e9ment de Kairouan, confirme le fait que cette ville fut un lieu de convivence et surtout qu\u2019historiquement, les apog\u00e9es culturelles sont articul\u00e9es \u00e0 la capacit\u00e9 d\u2019incorporation \u2013 ethnique, confessionnelle, linguistique, culturelle \u2013\u00a0 de la diversit\u00e9. \u00ab \u00c0 Kairouan \u00bb, confie l\u2019un des t\u00e9moins, Anna J., \u00ab on vivait plus m\u00e9lang\u00e9s parce que c\u2019\u00e9tait une ville arabe, alors que Tunis \u00e9tait une ville europ\u00e9enne \u00bb. L\u2019auteure souligne \u00e9galement \u00ab l\u2019existence de pratiques religieuses, juridiques et sociales tr\u00e8s en avance sur leur temps \u00bb, inscrivant cette sp\u00e9cificit\u00e9 de la ville sainte comme un autre type d\u2019exception kairouanaise, qui s\u2019ajoute \u00e0 la tradition du mariage \u00e0 clause monogamique mis en place dans cette cit\u00e9 au VIe si\u00e8cle, et dont l\u2019historienne Dalenda Largu\u00e8che rappelle qu\u2019il repr\u00e9senta \u00ab un cas de droit partag\u00e9 entre juifs et musulmans \u00bb. Danielle David-Setbon passe en revue toutes les p\u00e9riodes d\u2019habitation de Kairouan, dont on a longtemps cru qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 totalement vid\u00e9e de sa communaut\u00e9 juive depuis le XIe si\u00e8cle. Alors qu\u2019une certaine \u00ab version des faits qui s\u2019est forg\u00e9e, bien entendu, dans une histoire propre \u00e0 l\u2019historiographie coloniale \u00bb pr\u00e9tend que les Juifs ne retournent \u00e0 Kairouan qu\u2019\u00e0 la faveur de l\u2019\u00e9tablissement du Protectorat en Tunisie, on apprend qu\u2019un peuplement existait ant\u00e9rieurement \u00e0 cette date, comme en attestent le cimeti\u00e8re juif de la ville, la petite synagogue (au destin de laquelle est li\u00e9 un \u00ab miracle \u00bb) et les actes civils conserv\u00e9s aux Archives nationales, mais aussi les chroniques de voyageurs fran\u00e7ais (Desfontaines ou Grenville Temple) et d\u2019orientalistes allemands (Puckler-Muskau) \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XIXe. Ainsi, allant obstin\u00e9ment \u00e0 rebours des all\u00e9gations fantaisistes, Danielle David-Setbon d\u00e9voile les contrev\u00e9rit\u00e9s, \u00e9value les h\u00e9sitations, mobilise les t\u00e9moins toujours vivants.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c9videmment, un tel ouvrage embarrasse d\u2019abord ceux qui, pour des raisons politiques, pr\u00e9f\u00e8rent occulter cette m\u00e9moire des intrications communautaires \u2013 et linguistiques, puisque s\u2019y enchev\u00eatrent l\u2019arabe, le jud\u00e9oarabe et le fran\u00e7ais \u2013 en M\u00e9diterran\u00e9e m\u00e9ridionale. Il peut aussi contrarier ceux qui n\u2019accr\u00e9ditent que les essais acad\u00e9miques, les l\u00e9galistes pointilleux. Or les voix qui t\u00e9moignent ici, avec le sentiment d\u2019une dette affective par rapport au lieu o\u00f9 elles ont v\u00e9cu, introduisent un autre r\u00e9cit, qui n\u2019est pas tout \u00e0 fait celui du mainstream. S\u2019il y a un patriotisme \u00e0 saluer ici, c\u2019est bien celui d\u2019une auteure qui s\u2019est faite un trait d\u2019union entre des exil\u00e9s et leur m\u00e9moire native, \u00ab patrimoine immat\u00e9riel de la Tunisie \u00bb, mais aussi entre des histoires communautaires disjointes, la c\u00e9sure discriminante de l\u2019historiographie officielle intensifiant la douleur de l\u2019exil. Danielle David-Setbon va encore plus loin lorsqu\u2019elle \u00e9tablit un parall\u00e8le entre l\u2019escamotage de la m\u00e9moire juive et la rel\u00e9gation des r\u00e9gions d\u00e9favoris\u00e9es aux confins \u00e9conomiques de la Nation tunisienne : \u00ab J\u2019ai le sentiment, au bout de ces ann\u00e9es [&#8230;], d\u2019avoir tiss\u00e9 un fil : celui qui relie l\u2019effacement d\u2019une m\u00e9moire de populations identifi\u00e9es comme \u00ab\u00a0minoritaires\u00a0\u00bb en raison de leur appartenance \u00e0 une religion diff\u00e9rente, \u00e0 la marginalisation par l\u2019\u00c9tat tunisien d\u2019une partie de la population vivant dans des r\u00e9gions rurales, souvent d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses terres \u00bb.<\/p>\n<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>Pour une filiation maternelle des m\u00e9moires<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Face \u00e0 une telle analyse, il faudra admettre que bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, Kairouan a \u00e9t\u00e9 cette ville multiculturelle o\u00f9 les communaut\u00e9s \u00e9taient r\u00e9unies dans le giron d\u2019un islam tol\u00e9rant. Dans cet accomplissement testimonial, quelque chose d\u2019important est \u00e0 souligner : la filiation maternelle de cette m\u00e9moire culturelle. Il n\u2019est pas anodin en effet que ce soit une demande f\u00e9minine qui initie le r\u00e9cit de cette reconstitution m\u00e9morielle qui puise directement, dans le puits de la v\u00e9rit\u00e9, l\u2019histoire de ces marginaux dans la minorit\u00e9. En apposant la polychromie des t\u00e9moignages sur le paysage du pays natal, Danielle David-Setbon ne sert ni m\u00e9lancolie nostalgique ni fiction des origines. Elle s\u2019en \u00e9mancipe m\u00eame, imposant sa libert\u00e9 de jugement et sa lucidit\u00e9, comme lorsqu\u2019elle note que dans sa famille, ce sont les femmes qui sont davantage \u00ab porteuses de la culture et de la tradition arabe, comme le montrent par ailleurs les tenues vestimentaires qu\u2019on voit dans les photos de famille \u00bb tandis que les hommes, eux, portent davantage \u00ab la tradition h\u00e9bra\u00efque \u00bb. Refusant l\u2019id\u00e9alisation, elle appelle \u00e0 concevoir une \u00ab microhistoire \u00bb \u00e0 la mani\u00e8re de Carlo Ginzburg, une histoire des cultures locales pass\u00e9e par \u00ab la parole des femmes \u00bb. En regardant vers l\u2019avenir, Danielle David-Setbon refuse de se laisser m\u00e9duser par l\u2019Histoire et lui confronte un d\u00e9sir de l\u2019Autre qui pulv\u00e9rise la fixit\u00e9 des simulacres<\/p>\n<p><strong><em>Danielle David-Setbon, Paris-Tunis-Kairouan : Un retour aux sources, Paris, \u00c9ditions H\u00e9misph\u00e8res, 2017<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Compte-rendu par Samia Kassab-Charfi<\/strong><br \/><span class=\"c4\"><em>Universit\u00e9 de Tunis<\/em><\/span><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/30038-danielle-david-setbon-paris-tunis-kairouan-un-retour-aux-sources-paris-editions-hemispheres-2017\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la recherche du Temps kairouanais La d\u00e9couverte toute r\u00e9cente du livre de Danielle David-Setbon, paru en 2018, dont Alain Messaoudi avait d\u00e9j\u00e0 rendu compte par une recension tr\u00e8s \u00e9clairante (dans la revue d\u2019IBLA), a \u00e9t\u00e9 pour moi l\u2019occasion d\u2019avoir enfin des r\u00e9ponses \u00e0 la question qui m\u2019a singuli\u00e8rement pr\u00e9occup\u00e9e au moment o\u00f9 je devais [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-87629","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87629","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=87629"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87629\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=87629"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=87629"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=87629"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}