{"id":92128,"date":"2020-07-12T16:29:04","date_gmt":"2020-07-12T20:29:04","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/exacerbation-de-la-crise-socio-politique-au-mali\/"},"modified":"2020-07-12T16:29:04","modified_gmt":"2020-07-12T20:29:04","slug":"exacerbation-de-la-crise-socio-politique-au-mali","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/exacerbation-de-la-crise-socio-politique-au-mali\/","title":{"rendered":"EXACERBATION DE LA CRISE SOCIO-POLITIQUE AU MALI"},"content":{"rendered":"<div class=\"stream-item stream-item-above-post-content\">\n<p><noscript><\/p>\n<p><a href=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?jump=1&amp;nwid=2136&amp;siteid=240610&amp;pgname=rg&amp;fmtid=49046&amp;visit=m&amp;tmstp=[timestamp]&amp;out=nonrich\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www3.smartadserver.com\/ac?out=nonrich&amp;nwid=2136&amp;siteid=240610&amp;pgname=rg&amp;fmtid=49046&amp;visit=m&amp;tmstp=[timestamp]\" border=\"0\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p><\/noscript><\/div>\n<p class=\"c3\"><em>Le mouvement du 5-Juin a, pour la troisi\u00e8me fois en moins de deux mois, fait la preuve de sa capacit\u00e9 de mobiliser au Mali. En effet, le 10 juillet dernier, les eaux du Djoliba ont connu une nouvelle agitation. Cette fois-ci, les vagues en furie ont atteint une telle hauteur que l\u2019on avait craint le tsunami qui balayerait le r\u00e9gime de Ibrahim Boubacar Keita (IBK). En tout cas, cette m\u00e9taphore n\u2019est pas exag\u00e9r\u00e9e au regard du bilan enregistr\u00e9 : au moins 4 morts, 20 bless\u00e9s et des attaques d\u2019\u00e9difices publics, dont l\u2019Assembl\u00e9e nationale. Sur la plupart des pancartes brandies par les manifestants du M5, l\u2019on pouvait lire le slogan suivant : \u00ab IBK d\u00e9gage \u00bb!<\/em> <em>Dans la foul\u00e9e, ils appellent \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance civile pour contraindre Kank\u00e9l\u00e9tigui (surnom d\u2019IBK) \u00e0 jeter l\u2019\u00e9ponge. Face \u00e0 cette exigence des hommes de l\u2019Imam Dicko, IBK r\u00e9pond par ceci : \u00ab J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019abroger les d\u00e9crets de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d\u2019aller vers la mise en \u0153uvre des recommandations issues de la mission de la CEDEAO \u00bb.<\/em><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><em>Le Mali est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins et la r\u00e9pression dans le sang des manifestants, n\u2019est pas la solution<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\"><em>En rappel, la CEDEAO avait sugg\u00e9r\u00e9 comme solution \u00e0 la crise socio-politique malienne, en plus de la reprise des \u00e9lections dans les circonscriptions o\u00f9 l\u2019opposition avait accus\u00e9 la Cour constitutionnelle d\u2019avoir tripatouill\u00e9 les r\u00e9sultats en faveur des partisans d\u2019IBK, la mise en place d\u2019un gouvernement d\u2019union nationale. Cette th\u00e9rapie, visiblement, passe aux yeux des \u00ab\u00a0insurg\u00e9s\u00a0\u00bb, comme un rem\u00e8de cosm\u00e9tique. Pour eux, en effet, le probl\u00e8me du Mali a un et un seul nom\u00a0: Ibrahim Boubacar K\u00e9ita. Le moins que l\u2019on peut puisse dire, c\u2019est que la position des croquants a pris une tournure plus radicale. En effet, lors des deux premi\u00e8res manifestations, la d\u00e9mission du pr\u00e9sident n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 l\u2019ordre du jour. Seulement, les manifestants avaient exig\u00e9 la mise en place d\u2019un gouvernement de transition dont le Premier ministre sortirait de leurs rangs. La dissolution de fait de la Cour constitutionnelle et la constitution d\u2019un gouvernement d\u2019union nationale pr\u00e9conis\u00e9es par Bamako, ne suffisent donc pas \u00e0 calmer l\u2019opposition regroup\u00e9e autour de l\u2019Iman Dicko. De ce point de vue, l\u2019on peut s\u2019attendre \u00e0 ce que le Mali s\u2019installe davantage dans un manich\u00e9isme dont personne ne peut pr\u00e9voir l\u2019\u00e9pilogue. D\u00e9j\u00e0, certains manifestants\u00a0caressent l\u2019espoir de dupliquer le sc\u00e9nario burkinab\u00e8, c\u2019est-\u00e0-dire une insurrection populaire qui va balayer le r\u00e9gime \u00ab\u00a0pourri\u00a0\u00bb d\u2019 IBK. D\u2019autres, en vrais opportunistes et \u00e9quilibristes, ne cracheraient pas sur d\u2019\u00e9ventuels\u00a0maroquins minist\u00e9riels qu\u2019on leur offrirait dans le cadre de la mise en place d\u2019un gouvernement d\u2019union nationale. Bref, aujourd\u2019hui, le Mali est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins et la r\u00e9pression dans le sang des manifestants, n\u2019est pas la solution. Bien au contraire, une telle option de la part d\u2019IBK, peut amener la rue, aid\u00e9e de frustr\u00e9s et de putschistes tapis au sein de la grande muette, \u00e0 marcher sur le palais de Koulouba pour en d\u00e9loger son locataire du moment. Attention donc au syndrome Moussa Traor\u00e9, du nom de cet ancien pr\u00e9sident malien d\u00e9pos\u00e9 pratiquement par la rue en 1991.<\/em><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong><em>IBK doit accepter de se faire harakiri s\u2019il le faut, pour sauver le Mali<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\"><em>Certes, c\u2019est l\u2019arm\u00e9e, par l\u2019entremise d\u2019Amadou Toumani Tour\u00e9 (ATT), qui l\u2019avait renvers\u00e9 mais l\u2019on peut dire que c\u2019est le peuple malien qui avait r\u00e9uni les ingr\u00e9dients pour faciliter le travail \u00e0 la grande muette. Et l\u2019on revoit encore le peuple malien en liesse pour acclamer le putschiste ATT. Sans faire l\u2019apologie du putsch comme voie d\u2019acc\u00e8s au pouvoir en Afrique, l\u2019on peut l\u00e9gitimement se demander si les urnes peuvent avoir raison des r\u00e9gimes corrompus. On peut v\u00e9ritablement en douter. Et ce d\u2019autant plus que ces r\u00e9gimes pourris ont eu tout le temps de tailler des institutions \u00e0 leur mesure, qui les accompagnent dans leurs \u0153uvres de tripatouillage des r\u00e9sultats des \u00e9lections. On peut prendre le risque de dire que la Cour constitutionnelle malienne vient de jouer ce r\u00f4le. Et en sugg\u00e9rant sa dissolution, IBK semble donner raison \u00e0 la rue malienne qui est aujourd\u2019hui vent debout contre cette institution. En tout cas, l\u2019histoire retiendra que cette structure n\u2019a pas rendu service au Mali. Mais cette d\u00e9rive n\u2019est pas isol\u00e9e. Elle s\u2019inscrit, de\u00a0fa\u00e7on harmonieuse, dans une gouvernance g\u00e9n\u00e9rale marqu\u00e9e par la corruption, la fraude, les passe-droits et l\u2019on en oublie. Et c\u2019est IBK et son clan qui en tirent le plus grand b\u00e9n\u00e9fice. C\u2019est pourquoi, IBK, pour autant qu\u2019il soit un vrai Kank\u00e9l\u00e9tigui, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019homme d\u2019une seule parole et au sens large du terme, un homme d\u2019honneur, doit accepter de se faire harakiri s\u2019il le faut, pour sauver le Mali. Et cet imp\u00e9ratif exige de lui qu\u2019il fasse des concessions significatives aux camarades de l\u2019Imam Dicko. Autrement, l\u2019on peut craindre qu\u2019il quitte le pouvoir par une porte d\u00e9rob\u00e9e. Certes, il donne l\u2019impression de n\u2019avoir pas perdu le contr\u00f4le de la situation puisqu\u2019il est encore capable de prendre des initiatives pour normaliser les choses. Mais personne n\u2019est dupe. Ce qui maintient encore son pouvoir en vie, c\u2019est la communaut\u00e9 internationale. Car, cette derni\u00e8re voit d\u2019un tr\u00e8s mauvais \u0153il le sc\u00e9nario d\u2019un Mali sous la banni\u00e8re de l\u2019islamiste Iman Dicko.<\/em><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><em>\u00ab\u00a0Le Pays\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/exacerbation-de-la-crise-socio-politique-au-mali\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mouvement du 5-Juin a, pour la troisi\u00e8me fois en moins de deux mois, fait la preuve de sa capacit\u00e9 de mobiliser au Mali. En effet, le 10 juillet dernier, les eaux du Djoliba ont connu une nouvelle agitation. 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