{"id":92286,"date":"2020-07-14T05:30:00","date_gmt":"2020-07-14T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/crise-politique-a-lhorizon-en-tunisie\/"},"modified":"2020-07-14T05:30:00","modified_gmt":"2020-07-14T09:30:00","slug":"crise-politique-a-lhorizon-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/crise-politique-a-lhorizon-en-tunisie\/","title":{"rendered":"Crise politique \u00e0 l\u2019horizon en Tunisie"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"95\">\n<p><strong>Alors que le pays conna\u00eet une \u00e9bullition sociale, marqu\u00e9e par de nombreux mouvements de gr\u00e8ve, pour les politiques, l\u2019heure est au r\u00e8glement de comptes personnels et entre partis.<\/strong><\/p>\n<p>La pand\u00e9mie de coronavirus officiellement vaincue en Tunisie, voil\u00e0 que la crise politique, d\u00e9j\u00e0 latente, remonte \u00e0 la surface avec des d\u00e9chirements au sommet de la sph\u00e8re du pouvoir et dont les cons\u00e9quences risquent de plonger le pays dans l\u2019inconnu. Alors que le parti d\u2019ob\u00e9dience islamiste Ennahdha, principale force politique du pays, actait dimanche soir le processus de retrait de confiance au chef du gouvernement Elyas Fakhfakh, une bataille a \u00e9t\u00e9 aussit\u00f4t engag\u00e9e par quatre partis dans l\u2019ar\u00e8ne parlementaire, r\u00e9clamant la d\u00e9mission de Rached Ghannouchi de la pr\u00e9sidence de l\u2019h\u00e9micycle. Il se trouve que c\u2019est lui-m\u00eame (Ghannouchi) qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 par le conseil de la choura de son parti Ennahdha pour entamer les n\u00e9gociations et les concertations n\u00e9cessaires avec le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Ka\u00efs Saied, les partis politiques et les forces politiques et sociales \u201cafin de d\u00e9cider d&rsquo;une nouvelle formation gouvernementale\u201d.<\/p>\n<p>Dans une d\u00e9claration \u00e0 l\u2019agence de presse TAP, Imed Kh\u00e9miri, porte-parole du mouvement Ennahdha, a estim\u00e9 que \u201ccette nouvelle formation gouvernementale est de nature \u00e0 mettre fin \u00e0 la crise politique actuelle, aggrav\u00e9e par la situation \u00e9conomique et sociale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la pand\u00e9mie de coronavirus et par l&rsquo;\u00e9ventuelle implication du chef du gouvernement, Elyas Fakhfakh, dans une affaire de conflit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats\u201d. \u201cChercher \u00e0 former une nouvelle \u00e9quipe gouvernementale repr\u00e9sente la nouvelle position d&rsquo;Ennahdha \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des cons\u00e9quences de la pand\u00e9mie\u201d, a ajout\u00e9 Kh\u00e9miri, pr\u00e9cisant que la situation g\u00e9n\u00e9rale en Tunisie ne peut plus supporter davantage de lenteur.<\/p>\n<p>Durant toute la semaine, la formation islamiste a multipli\u00e9 les sorties\u00a0 m\u00e9diatiques accablantes contre le chef du gouvernement sur lequel p\u00e8se des soup\u00e7ons de \u201ccorruption et de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats\u201d. \u201cL\u2019affaire de soup\u00e7ons de corruption et de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats pesant sur Elyas Fakfakh a nui \u00e9norm\u00e9ment au gouvernement de coalition\u201d, avait d\u00e9clar\u00e9, samedi dernier, le pr\u00e9sident du conseil d\u2019Ennahdha, Abdelkrim Harouni, en rappelant que son parti avait soutenu Fakhfakh, tol\u00e9r\u00e9 ses choix et \u00e9galement discut\u00e9 avec lui afin qu\u2019il puisse d\u00e9velopper son gouvernement. Devant le refus de ce dernier, Ennahdha a d\u00e9cid\u00e9 de passer en force en tentant d\u2019imposer une nouvelle configuration gouvernementale, mais non sans risque de provoquer une grave crise politique, alors que le pays vit au rythme d\u2019une \u00e9bullition sociale de plus en plus mena\u00e7ante, sans parler de la situation \u00e9conomique dont les indices ont atteint, ces derniers mois, des niveaux historiques.\u00a0<\/p>\n<p>Avec, en sus, un parlement qui tient sur des alliances extr\u00eamement fragiles, la crise ne se fera que plus ressentir. Preuve en est, moins de 24 heures apr\u00e8s la d\u00e9cision d\u2019Ennahdha de tourner la page Fakhfakh, quatre blocs parlementaires sont mont\u00e9s au cr\u00e9neau pour r\u00e9clamer la t\u00eate de Ghannouchi, pr\u00e9sident de l\u2019ART, accus\u00e9 de mauvaise gestion. Selon plusieurs m\u00e9dias tunisiens, le bloc d\u00e9mocrate (Attayar et Echa\u00e2b), le bloc national de Tahya Tounes et le bloc de la R\u00e9forme pr\u00e9sid\u00e9 par Hassouna Nasfi ont entam\u00e9 hier la collecte de signatures pour pr\u00e9senter une motion de censure \u00e0 l\u2019encontre de Ghannouchi.\u00a0 Le pays risque d\u00e9sormais de se retrouver dans une situation de vide constitutionnel dont les cons\u00e9quences m\u00e8neront la Tunisie vers une v\u00e9ritable crise et un \u00e9clatement politique.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Karim Benamar\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"95\">\n<p><strong>Alors que le pays conna\u00eet une \u00e9bullition sociale, marqu\u00e9e par de nombreux mouvements de gr\u00e8ve, pour les politiques, l\u2019heure est au r\u00e8glement de comptes personnels et entre partis.<\/strong><\/p>\n<p>La pand\u00e9mie de coronavirus officiellement vaincue en Tunisie, voil\u00e0 que la crise politique, d\u00e9j\u00e0 latente, remonte \u00e0 la surface avec des d\u00e9chirements au sommet de la sph\u00e8re du pouvoir et dont les cons\u00e9quences risquent de plonger le pays dans l\u2019inconnu. Alors que le parti d\u2019ob\u00e9dience islamiste Ennahdha, principale force politique du pays, actait dimanche soir le processus de retrait de confiance au chef du gouvernement Elyas Fakhfakh, une bataille a \u00e9t\u00e9 aussit\u00f4t engag\u00e9e par quatre partis dans l\u2019ar\u00e8ne parlementaire, r\u00e9clamant la d\u00e9mission de Rached Ghannouchi de la pr\u00e9sidence de l\u2019h\u00e9micycle. Il se trouve que c\u2019est lui-m\u00eame (Ghannouchi) qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 par le conseil de la choura de son parti Ennahdha pour entamer les n\u00e9gociations et les concertations n\u00e9cessaires avec le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Ka\u00efs Saied, les partis politiques et les forces politiques et sociales \u201cafin de d\u00e9cider d&rsquo;une nouvelle formation gouvernementale\u201d.<\/p>\n<p>Dans une d\u00e9claration \u00e0 l\u2019agence de presse TAP, Imed Kh\u00e9miri, porte-parole du mouvement Ennahdha, a estim\u00e9 que \u201ccette nouvelle formation gouvernementale est de nature \u00e0 mettre fin \u00e0 la crise politique actuelle, aggrav\u00e9e par la situation \u00e9conomique et sociale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la pand\u00e9mie de coronavirus et par l&rsquo;\u00e9ventuelle implication du chef du gouvernement, Elyas Fakhfakh, dans une affaire de conflit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats\u201d. \u201cChercher \u00e0 former une nouvelle \u00e9quipe gouvernementale repr\u00e9sente la nouvelle position d&rsquo;Ennahdha \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des cons\u00e9quences de la pand\u00e9mie\u201d, a ajout\u00e9 Kh\u00e9miri, pr\u00e9cisant que la situation g\u00e9n\u00e9rale en Tunisie ne peut plus supporter davantage de lenteur.<\/p>\n<p>Durant toute la semaine, la formation islamiste a multipli\u00e9 les sorties\u00a0 m\u00e9diatiques accablantes contre le chef du gouvernement sur lequel p\u00e8se des soup\u00e7ons de \u201ccorruption et de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats\u201d. \u201cL\u2019affaire de soup\u00e7ons de corruption et de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats pesant sur Elyas Fakfakh a nui \u00e9norm\u00e9ment au gouvernement de coalition\u201d, avait d\u00e9clar\u00e9, samedi dernier, le pr\u00e9sident du conseil d\u2019Ennahdha, Abdelkrim Harouni, en rappelant que son parti avait soutenu Fakhfakh, tol\u00e9r\u00e9 ses choix et \u00e9galement discut\u00e9 avec lui afin qu\u2019il puisse d\u00e9velopper son gouvernement. Devant le refus de ce dernier, Ennahdha a d\u00e9cid\u00e9 de passer en force en tentant d\u2019imposer une nouvelle configuration gouvernementale, mais non sans risque de provoquer une grave crise politique, alors que le pays vit au rythme d\u2019une \u00e9bullition sociale de plus en plus mena\u00e7ante, sans parler de la situation \u00e9conomique dont les indices ont atteint, ces derniers mois, des niveaux historiques.\u00a0<\/p>\n<p>Avec, en sus, un parlement qui tient sur des alliances extr\u00eamement fragiles, la crise ne se fera que plus ressentir. Preuve en est, moins de 24 heures apr\u00e8s la d\u00e9cision d\u2019Ennahdha de tourner la page Fakhfakh, quatre blocs parlementaires sont mont\u00e9s au cr\u00e9neau pour r\u00e9clamer la t\u00eate de Ghannouchi, pr\u00e9sident de l\u2019ART, accus\u00e9 de mauvaise gestion. Selon plusieurs m\u00e9dias tunisiens, le bloc d\u00e9mocrate (Attayar et Echa\u00e2b), le bloc national de Tahya Tounes et le bloc de la R\u00e9forme pr\u00e9sid\u00e9 par Hassouna Nasfi ont entam\u00e9 hier la collecte de signatures pour pr\u00e9senter une motion de censure \u00e0 l\u2019encontre de Ghannouchi.\u00a0 Le pays risque d\u00e9sormais de se retrouver dans une situation de vide constitutionnel dont les cons\u00e9quences m\u00e8neront la Tunisie vers une v\u00e9ritable crise et un \u00e9clatement politique.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Karim Benamar\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/international\/crise-politique-a-lhorizon-en-tunisie-342017\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que le pays conna\u00eet une \u00e9bullition sociale, marqu\u00e9e par de nombreux mouvements de gr\u00e8ve, pour les politiques, l\u2019heure est au r\u00e8glement de comptes personnels et entre partis. La pand\u00e9mie de coronavirus officiellement vaincue en Tunisie, voil\u00e0 que la crise politique, d\u00e9j\u00e0 latente, remonte \u00e0 la surface avec des d\u00e9chirements au sommet de la sph\u00e8re [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1742,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,53],"tags":[],"class_list":["post-92286","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-algerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92286","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1742"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=92286"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92286\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=92286"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=92286"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=92286"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}