{"id":92809,"date":"2020-07-18T11:27:04","date_gmt":"2020-07-18T15:27:04","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/consommation-flambee-des-prix-dans-les-marches\/"},"modified":"2020-07-18T11:27:04","modified_gmt":"2020-07-18T15:27:04","slug":"consommation-flambee-des-prix-dans-les-marches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/consommation-flambee-des-prix-dans-les-marches\/","title":{"rendered":"Consommation : Flamb\u00e9e des prix dans les march\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>Interrog\u00e9 sur la disponibilit\u00e9 des produits alimentaires malgr\u00e9 l\u2019apparition de la pand\u00e9mie \u00e0 coronavirus au Cameroun, le ministre du commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, s\u2019est voulu plut\u00f4t rassurant au sortir d\u2019une r\u00e9union de concertation avec les acteurs de la grande distribution et de l\u2019import-export, le 12 mars 2020. Se basant sur les chiffres de la douane camerounaise, le ministre affirmait alors qu\u2019\u00e0 la fin du premier trimestre 2020, soit le 03 mars, le Cameroun avait import\u00e9 plus de 100\u00a0000 tonnes de riz. Le ministre a soutenu que cette quantit\u00e9 \u00e9tait un indicateur de la capacit\u00e9 du pays \u00e0 faire face \u00e0 la pand\u00e9mie. En ce qui concerne cette denr\u00e9e, le pays disposait donc d\u2019un stock suffisant.<\/p>\n<p>En effet, un tour dans les diff\u00e9rents march\u00e9s de Yaound\u00e9 permet de constater que le riz est bien disponible sur les \u00e9tals. Mais force est de constater que le prix de cette denr\u00e9e tr\u00e8s pris\u00e9e par les m\u00e9nag\u00e8res ne cesse d\u2019\u00e9voluer. A titre d\u2019exemple, le sac de cinquante kilogrammes de riz \u00ab\u00a05% de brisures\u00a0\u00bb co\u00fbtait alors entre17\u00a0500 FCFA et 18 500 FCFA. Aujourd\u2019hui, il co\u00fbte entre 25 500 FCFA et 26 000 FCFA. Cette flamb\u00e9e est un indicateur que tout n\u2019est pas aussi normal que le ministre l\u2019a pr\u00e9dit. Entre soup\u00e7ons de sp\u00e9culation orchestr\u00e9e par des op\u00e9rateurs v\u00e9reux qui veulent maximiser le profit et risque de rupture des stocks en raison de la fermeture des fronti\u00e8res, les m\u00e9nag\u00e8res ne savent \u00e0 qui jeter la pierre. Une situation qui remet \u00e0 la lumi\u00e8re du jour la question de la production locale de riz. \u00ab\u00a0Pourquoi ne pas promouvoir v\u00e9ritablement et valoriser la production de la Semry [soci\u00e9t\u00e9 d\u2019expansion et de modernisation de riziculture de Yagoua, Ndlr] par exemple, ou celle de Ndop, \u00a0plut\u00f4t que de d\u00e9pendre ainsi des importations aux risques de voir les gens mourir de faim ou de provoquer des troubles dans le pays, s\u2019interroge Viviane N.<\/p>\n<p><strong>Salvatrice production locale<\/strong><\/p>\n<p>Au cours de la concertation avec les acteurs de la grande distribution et de l\u2019import-export, d\u00e9but mars, le Mincommerce soulignait \u00e9galement que selon la douane camerounaise, le pays avait enregistr\u00e9 41 000 tonnes d\u2019importation de poisson, autre denr\u00e9e tr\u00e8s demand\u00e9e par les consommateurs camerounais, au m\u00eame titre que le riz, et dont la majeure partie est import\u00e9e. A ce niveau par contre, les pr\u00e9visions du ministre s\u2019av\u00e8rent conformes \u00e0 son appel au calme. Le prix du maquereau dor\u00e9 (au kilogramme) n\u2019a pas beaucoup augment\u00e9. 1350 FCA\u00a0 aujourd\u2019hui, contre 1300 FCFA au premier trimestre. Quand on sait que les importations n\u2019ont pas encore repris, l\u2019on s\u2019interroge sur les raisons de cette stabilit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p>Cependant, le gouvernement soulign\u00e9 que la production piscicole locale est constante augmentation. \u00ab\u00a0Cette derni\u00e8re constitue d\u2019ailleurs une excellente alternative par rapport au poisson import\u00e9. Ceci pourrait justifier la relative stabilit\u00e9 observ\u00e9e sur le prix du poisson import\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, explique le ministre des P\u00eaches et des industries animales (Minepia), Dr Ta\u00efga. Entre les silures, le tilapia et les carpes, l\u2019offre se veut de qualit\u00e9, selon l\u2019interprofession aquacole du Cameroun qui d\u2019ailleurs. La fili\u00e8re esp\u00e8re profiter de la situation actuelle pour augmenter sa production et accroitre sa part de march\u00e9.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0, la production du poisson d\u2019eau douce a atteint 10 000 tonnes en 2019. La p\u00eache maritime artisanale, elle, a produit 289764 tonnes en 2019. Des quantit\u00e9s que le gouvernement souhaite voir \u00e9voluer, pour satisfaire effectivement le march\u00e9 local qui demeure sous l\u2019emprise du poisson import\u00e9. Cependant, les acteurs de ces fili\u00e8res redoutent une \u00ab\u00a0barri\u00e8re du prix\u00a0\u00bb qui pourrait d\u00e9motiver les consommateurs. Les prix du poisson local homologu\u00e9 au kilogramme par le Mincommerce varient entre autres de 2000 FCFA pour le tilapia et de 2500 F\u00a0 pour le silure. Pour le pour la p\u00eache maritime artisanale, \u00ab\u00a0nous sommes pass\u00e9s de 2500 FCFA le kilogramme du bar il y a quelques mois \u00e0 4500 FCFA aujourd\u2019hui\u00bb, d\u00e9clare une grossiste.<\/p>\n<p>Face au risque de concurrence d\u00e9loyale dont la p\u00eache locale pourrait souffrir de la part des poissonneries dont le leader du march\u00e9 est aussi le plus gros importateur de poissons congel\u00e9s, le Minepia vient ainsi de demander aux municipalit\u00e9s d\u2019am\u00e9nager des espaces sp\u00e9cifiques pour la commercialisation des produits de la p\u00eache locale.<\/p>\n<p><strong>Changement climatique<\/strong><\/p>\n<p>Autre denr\u00e9e, le prix des haricots a relativement grimp\u00e9 sur les march\u00e9s de Yaound\u00e9. Au d\u00e9tail, la boite est pass\u00e9e de 100 FCFA \u00e0 250 ou 300 FCFA selon les lieux (Mokolo, Mvog-mbi, Accacia). De plus, pour 1,5 kilogramme de haricots, il faut payer 4000 FCFA. La m\u00eame mesure valait 2500F, puis 3000F il y a quelques semaines. Or, cette denr\u00e9e est produite localement dans la r\u00e9gion de l\u2019Ouest, un des principaux bassins de production. L\u2019on explique cette situation par l\u2019impact climatique, notamment la forte pluviom\u00e9trie observ\u00e9e depuis la reprise de la saison des pluies. Quant aux arachides, leur prix a aussi augment\u00e9, malgr\u00e9 l\u2019abondante production de cette ann\u00e9e. L\u2019impact sur \u00ab\u00a0l\u2019augmentation du prix est caus\u00e9e par les pertes enregistr\u00e9es du fait des pluies abondantes de ces derni\u00e8res semaines, et non pas par rapport \u00e0 la pand\u00e9mie du Coronavirus \u00bb, rassure Edmond O. revendeur au march\u00e9 Mokolo \u00e0 Yaound\u00e9. A son comptoir comme ailleurs, on constate une hausse du prix au d\u00e9tail. Pour la vari\u00e9t\u00e9 dite \u00ab\u00a0Garoua\u00a0\u00bb, la moins ch\u00e8re sur le march\u00e9, le seau de 5 litres vous revient \u00e0 3600 FCFA contre 3200 il y a quelques semaines. Et pour le r\u00e9cipient de 2 litres, il faut d\u00e9bourser 1600FCA contre 1200 il y a peu de temps. Les vari\u00e9t\u00e9s de \u00ab\u00a0l\u2019ouest\u00a0\u00bb ou du \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb (dont la qualit\u00e9 est diff\u00e9rente selon la zone de production ces prix sont encore plus \u00e9lev\u00e9s. L\u2019arachide est cultiv\u00e9e dans les cinq (5) zones agro-\u00e9cologiques du Cameroun. Elle y occupe les premiers rangs dans la hi\u00e9rarchisation des sp\u00e9culations par les producteurs. En 2006, elle couvrait une superficie de plus de 236 951 hectares pour une production annuelle de 414 046 tonnes (AGRISTAT, 2006), essentiellement concentr\u00e9e dans les d\u00e9partements de la B\u00e9nou\u00e9, du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Louti. La production annuelle y est estim\u00e9e \u00e0 400 000 tonnes d\u2019arachides non d\u00e9cortiqu\u00e9s (celle-ci repr\u00e9sente la moiti\u00e9 de la production nationale du Cameroun) dont une grande partie est commercialis\u00e9e sous forme de graines dans les march\u00e9s arachidiers de Ngong, Maroua et Figuil, puis transport\u00e9e vers les grandes m\u00e9tropoles du sud-Cameroun ou export\u00e9e vers les pays voisins du Cameroun. L\u2019arachide est consomm\u00e9e soit en graine, soit sous forme d\u2019huile soit sous des formes beurre \u00ab\u00a0, p\u00e2te, farine, confiserie.<\/p>\n<p>[author title=\u00a0\u00bbLa R\u00e9daction EcoMatin\u00a0\u00bb image=\u00a0\u00bbhttp:\/\/\u00a0\u00bb][\/author]<\/p>\n<div class=\"awac-wrapper awac widget posts-list-widget-11\">\n<h4 class=\"widget-title\">Le plus r\u00e9cent<\/h4>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/consommation-flambee-des-prix-dans-les-marches\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interrog\u00e9 sur la disponibilit\u00e9 des produits alimentaires malgr\u00e9 l\u2019apparition de la pand\u00e9mie \u00e0 coronavirus au Cameroun, le ministre du commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, s\u2019est voulu plut\u00f4t rassurant au sortir d\u2019une r\u00e9union de concertation avec les acteurs de la grande distribution et de l\u2019import-export, le 12 mars 2020. 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