{"id":92914,"date":"2020-07-19T14:18:04","date_gmt":"2020-07-19T18:18:04","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cote-divoire-plaidoyer-pour-des-avortements-medicalises-a-linstar-des-viols-dossier\/"},"modified":"2020-07-19T14:18:04","modified_gmt":"2020-07-19T18:18:04","slug":"cote-divoire-plaidoyer-pour-des-avortements-medicalises-a-linstar-des-viols-dossier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cote-divoire-plaidoyer-pour-des-avortements-medicalises-a-linstar-des-viols-dossier\/","title":{"rendered":"C\u00f4te d\u2019Ivoire: plaidoyer pour des avortements m\u00e9dicalis\u00e9s \u00e0 l\u2019instar des viols (DOSSIER)"},"content":{"rendered":"<p>En C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9, est procur\u00e9 \u00e0 une victime de viol et en cas de danger de la vie de la m\u00e8re. Dans un plaidoyer, le sous-groupe th\u00e9matique Action contre les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es et \u00e0 risque (AGnDR) invite l\u2019Etat, \u00e0 harmoniser ses textes de lois avec l\u2019article 14.2c du Protocole de Maputo.La C\u00f4te d\u2019Ivoire, jusqu\u2019en ce moment, n\u2019a pris en compte que \u00a0 deux points du Protocole \u00e0 la Charte africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples relatif aux droits des femmes dit Protocole de Maputo, un instrument visant \u00e0 renforcer la protection et la promotion des droits des femmes. \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Le Code p\u00e9nal ivoirien, en son article 427, stipule qu\u2019 \u00ab il n\u2019y a pas d\u2019infraction lorsque l\u2019interruption de la grossesse est n\u00e9cessit\u00e9e par la sauvegarde de la vie de la m\u00e8re gravement menac\u00e9e \u00bb et le cas de viol o\u00f9 le m\u00e9decin procure l\u2019avortement \u00e0 une victime \u00e0 la demande de celle-ci.\u00a0<\/p>\n<p>Or, l\u2019article 14-2 c du Protocole de Maputo invite les Etats africains \u00e0 prot\u00e9ger les droits reproductifs des femmes, en autorisant l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9, en cas d\u2019agression sexuelle, de viol, d\u2019inceste et lorsque la grossesse met en danger la sant\u00e9 mentale, physique ou la vie de la m\u00e8re ou du f\u0153tus.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab Nous faisons un plaidoyer pour que l\u2019Etat de C\u00f4te d\u2019Ivoire qui a ratifi\u00e9 le Protocole de Maputo puisse se conformer avec cet article 14-2 c, en \u00e9laborant des lois en interne pour \u00eatre en conformit\u00e9 avec cet article \u00bb, d\u00e9clare Honorine Adou Secreoua, pr\u00e9sidente de l\u2019AGnDR, dans un entretien \u00e0 APA.\u00a0<\/p>\n<p>Avant tout avortement sur le sol ivoirien, le m\u00e9decin traitant ou le chirurgien doit prendre l\u2019avis de deux m\u00e9decins consultants, qui, apr\u00e8s examen, attestent que la vie de la m\u00e8re ne peut \u00eatre sauvegard\u00e9e qu\u2019au moyen d\u2019une telle intervention chirurgicale ou th\u00e9rapeutique.\u00a0<\/p>\n<p>Et ce, selon la \u00ab volont\u00e9 de la victime de viol, d\u00fbment constat\u00e9e par \u00e9crit \u00bb. Toutefois, si le nombre de m\u00e9decin r\u00e9sidant, au lieu de l\u2019intervention est de deux, le m\u00e9decin traitant n\u2019est tenu de prendre que l\u2019avis de son confr\u00e8re \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>En outre, si le m\u00e9decin traitant est seul r\u00e9sidant au lieu de l\u2019intervention, il atteste sur son honneur que la vie de la m\u00e8re ne peut \u00eatre sauvegard\u00e9e que par l\u2019intervention chirurgicale ou th\u00e9rapeutique pratiqu\u00e9e ou que telle \u00e9tait la volont\u00e9 de la victime de viol, mentionne la loi ivoirienne.\u00a0<\/p>\n<p>Sans ambages, la pr\u00e9sidente de l\u2019AGnDR, clame que le sous-groupe th\u00e9matique qu\u2019elle dirige n\u2019est \u00abpas encore satisfait \u00bb, parce qu\u2019il est indiqu\u00e9 les cas de viols dans le Protocole de Maputo. De ce fait, la loi ivoirienne devrait consid\u00e9rer les cas d\u2019inceste, ce qui n\u2019est pas malheureusement pris en compte.<\/p>\n<p>Pour Mme Honorine Adou Secreoua, \u00ab le consentement de la fille mineure n\u2019est pas \u00e9clair\u00e9 \u00bb, alors, en cas de grossesse engendr\u00e9e par une personne \u00e2g\u00e9e, elle devrait b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un dispositif l\u00e9gal de protection.\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019AGnDR, un sous-groupe th\u00e9matique de 29 organisations, issu de la Coalition de la soci\u00e9t\u00e9 civile pour la sant\u00e9 de la reproduction et la planification familiale (CSCSR\/PF), lutte pour la promotion des Droits en sant\u00e9 sexuelle et reproduction (DSSR), conform\u00e9ment \u00e0 \u00a0l\u2019article 14-2 C du Protocole de Maputo. \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab On n\u2019a pas dit de vulgariser l\u2019avortement \u00e0 tout bout de champ \u00bb, pr\u00e9cise-t-elle l\u2019ordre de bataille, avant de faire observer que la mortalit\u00e9 maternelle en C\u00f4te d\u2019Ivoire, estim\u00e9e \u00ab aujourd\u2019hui 645 d\u00e9c\u00e8s maternels pour 100 000 naissances \u00bb, r\u00e9v\u00e8le des cas d\u2019avortements clandestins.<\/p>\n<p>Les avortements clandestins du pays par an se chiffrent \u00ab entre 209 380 et 288 252 et concernent les femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans de toutes les couches sociales \u00bb, que ce soit en zone urbaine que rurale, selon la Vague II du rapport 2018 de Performance Monitoring &amp; Accountability (PMA 2020).<\/p>\n<p>Ce rapport a \u00e9t\u00e9 produit, suite \u00e0 des enqu\u00eates men\u00e9es par le Programme national de la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l\u2019enfant (PNSME) et l\u2019Institut national de la statistique (INS), avec l\u2019appui de \u00a0Pathfinder International. Il se veut un barom\u00e8tre en mati\u00e8re d\u2019acc\u00e8s des femmes aux droits de la sant\u00e9 de la reproduction.<\/p>\n<p>Perceptions de l\u2019avortement \u00a0<\/p>\n<p>Confront\u00e9es \u00e0 des grossesses non voulues, plusieurs jeunes filles, s\u2019aventurent dans des avortements non m\u00e9dicalis\u00e9s, un risque qu\u2019elles affrontent pour \u00e9viter d\u2019essuyer des pr\u00e9jug\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 et des stigmatisations. \u00a0<\/p>\n<p>L\u2019avortement, en milieu religieux, est interdit, car consid\u00e9r\u00e9 comme un crime parce que l\u2019on \u00f4te la vie \u00e0 un \u00eatre humain en conception. La star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, \u00a0a d\u2019ailleurs chant\u00e9 \u00ab abortion is a crime \u00bb, insinuant que l\u2019avortement est un crime.\u00a0<\/p>\n<p>Interrog\u00e9e par APA, une aide-soignante qui a requis l\u2019anonymat, a confi\u00e9 avoir provoqu\u00e9 \u00e0 travers des pratiques traditionnelles et l\u2019ingurgitation de d\u00e9coctions, qui ont failli faucher sa vie, mais apr\u00e8s un coma, elle retrouvera ses forces. Et ce, suite \u00e0 une grossesse accidentelle.<\/p>\n<p>Dans presque tous les pays d\u00e9velopp\u00e9s, l\u2019avortement s\u00e9curis\u00e9 est autoris\u00e9 soit sur demande de la femme, soit pour des raisons d\u2019ordre socio-\u00e9conomique au sens large et les services correspondants sont g\u00e9n\u00e9ralement disponibles et facilement accessibles.<\/p>\n<p>En revanche, dans des pays en d\u00e9veloppement, l\u2019avortement provoqu\u00e9 est soumis \u00e0 d\u2019importantes restrictions l\u00e9gales et souvent impossibles \u00e0 obtenir. Cela est parfois le privil\u00e8ge des gens ais\u00e9s, les femmes n\u00e9cessiteuses n\u2019ayant d\u2019autre choix que de s\u2019adresser \u00e0 des avorteurs.\u00a0<\/p>\n<p>Quand les lois et les politiques autorisent l\u2019avortement dans une large gamme d\u2019indications, l\u2019incidence de l\u2019avortement non s\u00e9curis\u00e9 et la mortalit\u00e9 qui en r\u00e9sulte sont r\u00e9duits \u00e0 un minimum, fait observer l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 dans l\u2019ouvrage sur l\u2019Avortement s\u00e9curis\u00e9. \u00a0<\/p>\n<p>L\u2019avortement est permis pour des raisons sociales ou \u00e9conomiques seulement dans 16 % des pays en d\u00e9veloppement dans le monde, mais dans 80% des pays d\u00e9velopp\u00e9s, rench\u00e9rit l\u2019organisation. Ce qui montre des divergences de point de vue sur le sujet.\u00a0<\/p>\n<p>Pro-avortement, le m\u00e9decin gyn\u00e9cologue ivoirien Philippe Mourot qui affirme avoir eu la chance de c\u00f4toyer deux univers, notamment l\u2019Europe et l\u2019Afrique, soutient qu\u2019 \u00ab il vaut mieux accompagner quelqu\u2019un pour ne pas qu\u2019il fasse des b\u00eatises que de le laisser faire la b\u00eatise et dire de la rattraper \u00bb.<\/p>\n<p>Pour Mme Honorine Adou, jusqu\u2019\u00e0 un nombre de semaines, on peut faire l\u2019avortement s\u00e9curis\u00e9, donc l\u2019encadrer. Elle pr\u00e9conise toutefois un entretien psychologique pour savoir les motivations et aider m\u00eame ces femmes, si possible, \u00e0 garder la grossesse.\u00a0<\/p>\n<p>Selon l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), 22 millions d\u2019avortements sont encore pratiqu\u00e9s chaque ann\u00e9e dans de mauvaises conditions de s\u00e9curit\u00e9 avec, pour cons\u00e9quence, une issue fatale pour quelque 47.000 femmes et des invalidit\u00e9s pour 5 millions d\u2019autres.<\/p>\n<p>Impact du Covid-19 sur la sant\u00e9 sexuelle reproductive\u00a0<\/p>\n<p>Selon un constat dans les centres de sant\u00e9, les usagers ne fr\u00e9quentent quasiment plus les h\u00f4pitaux, \u00e0 cause de la pand\u00e9mie de la Covid-19, sauf pour des cas s\u00e9v\u00e8res de maladies, les obligeant \u00e0 faire des examens m\u00e9dicaux. Et ce, de peur de se faire contaminer.\u00a0<\/p>\n<p>La pr\u00e9sidente de l\u2019AGnDR, d\u00e9plore toutefois que cela cr\u00e9e des d\u00e9g\u00e2ts \u00e9normes sur la sant\u00e9 sexuelle reproductive et joue sur le droit en mati\u00e8re de sant\u00e9 de la reproduction. Car, l\u2019acc\u00e8s aux soins et aux produits de la sant\u00e9 sexuelle reproductive est un droit qu\u2019il faut pr\u00e9server.<\/p>\n<p>L\u2019Homme, dit-elle, doit b\u00e9n\u00e9ficier de certains services et traitements sanitaires pour pouvoir \u00eatre productif sur, entre autre, le plan de la f\u00e9condit\u00e9. La crainte d\u2019\u00eatre contamin\u00e9 emp\u00eache les hommes et les femmes de se rendre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour prendre les produits contraceptifs.<\/p>\n<p>La baisse de fr\u00e9quentation des services de sant\u00e9 sexuelle et reproductive, suite \u00e0 la pand\u00e9mie de la Covid-19, pourrait cr\u00e9er une explosion de grossesses non d\u00e9sir\u00e9es, pr\u00e9vient Dr Sosth\u00e8ne Dougrou, directeur r\u00e9gional Afrique Francophone de IPAS.<\/p>\n<p>La priorit\u00e9 du gouvernement, \u00e0 l\u2019heure actuelle, est port\u00e9e sur la crise sanitaire de la Covid-19, avec l\u2019achat ou la commande de masques, de r\u00e9actifs pour d\u00e9tecter le virus vu la situation d\u2019urgence, insinue Dr Dougrou, pour qui l\u2019Etat devrait \u00eatre regardant sur les besoins contraceptifs. \u00a0<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es statistiques du minist\u00e8re ivoirien de la Sant\u00e9 et de l\u2019hygi\u00e8ne publique ressortent, en mai 2020, que la fr\u00e9quentation des h\u00f4pitaux par les patients a connu un fl\u00e9chissement de 50% en raison de cette pand\u00e9mie. La C\u00f4te d\u2019Ivoire compte \u00e0 mi-juillet plus de 13 000 cas de Covid-19.<\/p>\n<p>\u00ab Les gens peuvent avoir des rapports accidentels et cela peut cr\u00e9er des grossesses non d\u00e9sir\u00e9es et des avortements clandestins qui vont entra\u00eener la mort de certaines femmes, et l\u2019accroissement de la mortalit\u00e9 maternelle \u00bb, s\u2019inqui\u00e8te Mme Adou. \u00a0<\/p>\n<p>En C\u00f4te d\u2019Ivoire, mentionnera-t-elle, \u00ab 20% des femmes d\u00e9c\u00e8dent suite \u00e0 des avortements non s\u00e9curis\u00e9s. \u00a0Et chaque ann\u00e9e, c\u2019est entre 210 000 femmes et 290 000 femmes qui pratiquent les avortements et parmi \u00a0lesquelles beaucoup d\u00e9c\u00e8dent \u00bb.<\/p>\n<p>Le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), dans ses pr\u00e9visions rapporte que l\u2019incidence de la Covid-19 sur la sant\u00e9 des femmes serait critique et exposerait quelque 47 millions de femmes dans 114 pays \u00e0 revenu faible.<\/p>\n<p>En outre, le confinement d\u00fb \u00e0 la pand\u00e9mie de la Covid-19 et le faible acc\u00e8s des femmes aux produits contraceptifs pourraient occasionner 7 millions de grossesses non d\u00e9sir\u00e9es si ce sc\u00e9nario perdrait jusqu\u2019\u00e0 fin 2020.<\/p>\n<p>Depuis le 16 mars 2020, \u00e0 Abidjan, les rassemblements ont \u00e9t\u00e9 limit\u00e9s \u00e0 50 personnes. A l\u2019int\u00e9rieur du pays, cette mesure a \u00e9t\u00e9 \u00e9largie \u00e0 200 personnes. Les mesures barri\u00e8res imposent \u00e9galement le port du masque, une distanciation physique de 1 m et le lavage r\u00e9gulier des mains.<\/p>\n<p>Pour casser la cha\u00eene de contamination, surtout chez la gente f\u00e9minine, l\u2019AGnDR m\u00e8ne des sensibilisations depuis le 11 mars 2020, date de d\u00e9claration du Premier cas de la Covid-19 en C\u00f4te d\u2019Ivoire, pour agir sur le mental des populations en vue d\u2019une attitude responsable.<\/p>\n<p>L\u2019association des femmes juristes, impliqu\u00e9e dans cette lutte, administre des conseils aux femmes dans sa clinique juridique. Mme Honorine Adou Secreoua qui officie au sein de cette organisation, fait observer que \u00ab les gens fr\u00e9quentaient moins les h\u00f4pitaux \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>Grace \u00e0 une audience accord\u00e9e par le Programme national de la sant\u00e9 scolaire et universitaire (PNSSU) aux OSC (Organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile) et partenaires \u00e0 laquelle elle a pris part lui a permis d\u2019\u00eatre rassur\u00e9e qu\u2019il n\u2019y a pas de rupture de produits li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 sexuelle reproductive, car les commandes sont faites en ann\u00e9e n+1 pour garantir la disponibilit\u00e9 de ces produits.\u00a0<\/p>\n<p>Des \u00e9missions radios \u00e9galement ont \u00e9t\u00e9 par ailleurs initi\u00e9es par l\u2019AGnDR pour sensibiliser les populations sur les comportements \u00e0 adopter pendant cette p\u00e9riode de pand\u00e9mie \u00e0 covid-19. L\u2019organisation a aussi avis\u00e9 le Conseil national des droits de l\u2019Homme sur le sujet et l\u2019Observatoire national de l\u2019\u00e9quit\u00e9 et du genre sur la question de la sant\u00e9 sexuelle et de la reproduction. \u00a0<\/p>\n<p>Le Protocole de Maputo est le protocole additionnel de la Charte africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples qui affirme sp\u00e9cifiquement les droits des femmes en Afrique, en \u00e9non\u00e7ant un certain nombre de droits humains dont l\u2019alimentation, la sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation, la dignit\u00e9, la paix.<\/p>\n<p>Le 11 juillet 2003, lors de son deuxi\u00e8me sommet ordinaire \u00e0 Maputo (Mozambique), la Conf\u00e9rence des chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement de l\u2019Union africaine a adopt\u00e9 ce Protocole. L\u2019Etat de C\u00f4te d\u2019Ivoire a ratifi\u00e9, en 2011, la Charte africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples relative aux droits des femmes.<\/p>\n<p>Auteur: APA News<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/cote-divoire-plaidoyer-pour-des-avortements-medicalises-a-linstar-des-viols-dossier\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9, est procur\u00e9 \u00e0 une victime de viol et en cas de danger de la vie de la m\u00e8re. 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