{"id":93769,"date":"2020-07-26T20:00:00","date_gmt":"2020-07-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/immunite-collective-les-experts-partages\/"},"modified":"2020-07-26T20:00:00","modified_gmt":"2020-07-27T00:00:00","slug":"immunite-collective-les-experts-partages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/immunite-collective-les-experts-partages\/","title":{"rendered":"Immunit\u00e9 collective :  Les experts partag\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;option d\u2019immunit\u00e9 collective pour mettre fin \u00e0 la pand\u00e9mie divise. Le professeur en immunologie, Kamel Djenouhat, chef de service \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Rouiba (Alger), pr\u00e9cise que le recours \u00e0 l\u2019immunit\u00e9 collective serait possible si l\u2019infection \u00e9tait banale et qu\u2019il n\u2019y avait pas de d\u00e9c\u00e8s ou de cas de malades en r\u00e9animation.<br \/>\u00abLe principe de l\u2019immunit\u00e9 collective est de laisser le virus circuler pour infecter la population et atteindre un certain pourcentage de contamination \u00e0 partir duquel on pourra d\u00e9velopper une immunit\u00e9 collective qui d\u00e9pend d\u2019un facteur tr\u00e8s important qui est le R0. Ce dernier est le facteur de contagiosit\u00e9 de l\u2019agent infectieux qui diff\u00e8re d\u2019une maladie \u00e0 une autre et d\u2019un agent pathog\u00e8ne \u00e0 un autre\u00bb, affirme-t-il \u00e0 El Moudjahid, indiquant que pour le cas du SARS-CoV-2, il faut atteindre un taux de 70 % de la population qui doit \u00eatre infect\u00e9e pour parler d\u2019immunit\u00e9 collective, soit 30 \u00e0 31 millions d\u2019Alg\u00e9riens.<br \/>Il indique que la majorit\u00e9 des pays qui ont \u00e9t\u00e9 les plus touch\u00e9s par la Covid-19 comme l\u2019Espagne ont atteint un taux de 10% de la population infect\u00e9e. \u00abEn Alg\u00e9rie, nous n\u2019avons m\u00eame pas atteint 10%. Nous sommes actuellement entre 5 et 6% de la population qui a contract\u00e9 le virus\u00bb, estime le sp\u00e9cialiste, ajoutant qu\u2019avec ce taux, \u00abnous avons d\u00e9j\u00e0 atteint la saturation en mati\u00e8re de malades hospitalis\u00e9s et ceux en r\u00e9animation\u00bb. Selon lui, cette immunit\u00e9 collective doit se faire de mani\u00e8re bien organis\u00e9e pour \u00e9viter des sc\u00e9narios catastrophes. \u00abOn doit vivre avec le virus avec une immunit\u00e9 collective qui doit se faire progressivement pour diminuer l\u2019afflux des malades vers les structures hospitali\u00e8res\u00bb, consid\u00e8re le pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne d\u2019immunologie. Ce dernier fait savoir que le nombre de nouveaux cas de contamination quotidienne s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 2.000 et soutient que les chiffres d\u00e9clar\u00e9s ne concernent que les malades qui ont subi des tests PCR et dont les r\u00e9sultats sont positifs. \u00abC\u2019est l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 qui exige qu\u2019on ne doit d\u00e9clarer que le PCR positifs\u00bb, pr\u00e9cise-t-il, signalant que le virus de la Covid-19 continue \u00e0 muter. \u00abOn esp\u00e8re arriver \u00e0 une mutation qui att\u00e9nue sa virulence. Fort heureusement, les formes mod\u00e9r\u00e9es de la maladie sont plus fr\u00e9quentes que les formes s\u00e9v\u00e8res\u00bb, se f\u00e9licite-t-il.<br \/>En se r\u00e9f\u00e9rant aux donn\u00e9es scientifiques, le chef de service immunologie de l\u2019h\u00f4pital de Rouiba observe que les patients qui ont fait des formes mod\u00e9r\u00e9es de la Covid-19 ont d\u00e9velopp\u00e9 des anticorps qui ne persistent que deux \u00e0 trois mois dans le sang. \u00abAu-del\u00e0, ces personnes n\u2019ont plus d\u2019anticorps comme si elles n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 mises en contact avec le virus\u00bb, pr\u00e9vient-il. Et d\u2019encha\u00eener : \u00abL\u2019immunit\u00e9 se divise en deux parties. La premi\u00e8re humorale qui est repr\u00e9sent\u00e9 par les anticorps, donc il ne faut pas trop compter sur cette forme d\u2019immunit\u00e9 puisqu\u2019elle ne dure que trois mois dans des formes mod\u00e9r\u00e9es. Par contre, l&rsquo;immunit\u00e9 cellulaire port\u00e9e par certaines cat\u00e9gories de cellules que sont les lymphocytes T est plus durable. Dans la production de vaccins, on ne doit pas se contenter uniquement des anticorps mais on doit cibler les deux\u00bb, dit-il.<br \/>Le professeur Idir Bitam, expert des maladies transmissibles et pathologies tropicales \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale de la recherche scientifique et d\u00e9veloppement technologique au minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur et de la recherche scientifique un autre avis sur le sujet. \u00abJe suis favorable \u00e0 une immunit\u00e9 collective en assurant la protection des personnes \u00e2g\u00e9es, des malades chroniques et des sujets ob\u00e8ses. L\u2019immunit\u00e9 collective reste th\u00e9orique pour l\u2019instant. Mais est ce que les populations sont pr\u00eates \u00e0 vivre \u00e9ternellement avec cette peur de contracter le virus et de continuer \u00e0 observer les mesures barri\u00e8re ?\u00bb, s&rsquo;interroge-t-il.<br \/>Joint par t\u00e9l\u00e9phone, il pr\u00e9cise que \u00abplus on se cache, plus on est amen\u00e9 \u00e0 vivre avec le virus\u00bb et juge n\u00e9cessaire de trouver un moyen pour l\u2019affronter. \u00abIl faut avoir le courage d\u2019affronter cet ennemi, soit il gagne, soit c\u2019est nous qui gagnons. C\u2019est ce qu\u2019on appelle une immunit\u00e9 collective\u00bb, dit l&rsquo;ancien chef de service \u00e0 l\u2019Institut Pasteur.<br \/>L\u2019expert fera savoir que l\u2019immunit\u00e9 collective repose sur le facteur R0 qui calcule le nombre d\u2019individus infect\u00e9s pouvant transmettre le virus. \u00abNous avons deux formes de transmission. En premier lieu, le cas de transmission d\u2019une personne infect\u00e9e par le coronavirus. Cette personne lorsqu\u2019elle va tousser, \u00e9ternuer ou parler sans bavette, va \u00e9mettre plusieurs milliard de particules virales. Lorsqu\u2019ils seront achemin\u00e9s vers d\u2019autres personnes, ils vont d\u00e9velopper les sympt\u00f4mes le plut\u00f4t possible du fait que la charge virale est suffisante pour d\u00e9velopper les sympt\u00f4mes de la Covid-19\u00bb, explique-t-il, \u00e9voquant en deuxi\u00e8me lieu le cas des porteurs sains qui, dit-il, sont des personnes en parfaite sant\u00e9 qui gardent quelques particules virales dans leur organisme. Selon le Pr Bitam, cette personne qui ignore qu\u2019elle est infect\u00e9e pourrait \u00e9mettre des petites particules virales quand elle parle. C\u2019est cette cat\u00e9gorie de personnes qui pourront contribuer \u00e0 d\u00e9velopper une immunit\u00e9 collective. \u00abNous avons d\u00e9j\u00e0 atteint le nombre de 700 nouveaux cas de malades atteints quotidiennement avec une stabilit\u00e9 de la mortalit\u00e9. Nous sommes en train de d\u00e9velopper une contamination interhumaine avec moins de dangerosit\u00e9\u00bb, fera-t-il remarquer en soulignant le fait que les personnes \u00e2g\u00e9es, les malades chroniques et les ob\u00e8ses doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s et ne doivent pas \u00eatre en contact avec des sujets infect\u00e9s. L\u2019expert indique qu\u2019avec la vaccination qui constitue pour l\u2019instant la seule lueur d\u2019espoir dans le traitement du coronavirus, pas moins de 50% de la population va d\u00e9velopper des sympt\u00f4mes contre le virus. \u00abC\u2019est un antig\u00e8ne et l\u2019organisme doit r\u00e9pondre en fabriquant des anticorps. Alors pourquoi ne pas le faire naturellement en favorisant l\u2019immunit\u00e9 collective tout en interdisant le contact avec les personnes \u00e2g\u00e9es, malades chroniques et les sujets ob\u00e8ses\u00bb, recommande le Pr Bitam<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0 Kam\u00e9lia Hadjib<\/p>\n<p>Auteur: elmoudjahid<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.elmoudjahid.com\/fr\/actualites\/156790\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;option d\u2019immunit\u00e9 collective pour mettre fin \u00e0 la pand\u00e9mie divise. 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