{"id":94476,"date":"2020-08-03T13:43:06","date_gmt":"2020-08-03T17:43:06","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/made-in-cameroun-la-socaspiscam-se-lance-le-defi-de-la-transformation-du-manioc\/"},"modified":"2020-08-03T13:43:06","modified_gmt":"2020-08-03T17:43:06","slug":"made-in-cameroun-la-socaspiscam-se-lance-le-defi-de-la-transformation-du-manioc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/made-in-cameroun-la-socaspiscam-se-lance-le-defi-de-la-transformation-du-manioc\/","title":{"rendered":"Made in Cameroun : La Socaspiscam se lance le d\u00e9fi de la transformation du manioc"},"content":{"rendered":"<p>La d\u00e9t\u00e9rioration des termes d\u2019\u00e9changes des produits import\u00e9s comme le bl\u00e9 ne permet pas de d\u00e9velopper ce secteur de la transformation du manioc sans la production des farines locales, D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9\u00a0 pour les agents \u00e9conomiques de se tourner vers des moyens quelques peu\u00a0 rudimentaires. La Socaspiscam,\u00a0 une entreprise qui pratique l\u2019agriculture de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration agronome s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 respecter les normes de l\u2019agriculture biologique et ambitionne de devenir la premi\u00e8re entreprise de production industrielle de farine de manioc et de patate au Cameroun.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les chercheurs de l\u2019Irad, le manioc est d\u2019une adaptabilit\u00e9 facile aux diff\u00e9rentes zones agro-\u00e9cologiques. \u00ab<em>M\u00eame sur les sols pauvres, il donne des rendements raisonnables. Il r\u00e9siste \u00e0 la s\u00e9cheresse, ce qui fait de lui une denr\u00e9e bien propice lors des p\u00e9riodes de s\u00e9cheresses et de famines<\/em>\u00bb, soutiennent-ils. Le cycle v\u00e9g\u00e9tatif de cette vari\u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e 8034 (dont la culture est g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9e \u00e0 l\u2019arachide) est de \u00ab <em>9 \u00e0 12 mois, pour un rendement de 30 \u00e0 40 tonnes par hectare<\/em>\u00bb. Cultiv\u00e9 en boutures pour une densit\u00e9 de 10 000 plants par hectare, ce manioc r\u00e9siste \u00e0 la plupart des maladies. De couleur de la chair blanche, le manioc 8034 est appropri\u00e9 pour la transformation en amidon, gari, farine de couscous\u2026 Pour m\u00e9moire, au Cameroun, le manioc est particuli\u00e8rement cultiv\u00e9 dans la zone agro-\u00e9cologique de for\u00eat humide (centre, sud, est, ouest) avec une production annuelle estim\u00e9e \u00e0 4,5 millions de tonnes pour 21.500 hectares. Et plus de 70% de cette production provient des petits exploitants qui utilisent des vari\u00e9t\u00e9s traditionnelles et obtiennent moins de 10 tonnes \u00e0 l\u2019hectare.<\/p>\n<p><strong>Consommer local<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un concept qui fait de plus en plus d\u2019adeptes depuis quelques ann\u00e9es. Il permet ainsi que\u00a0 la population n\u2019ach\u00e8te plus que des produits de saison, et des produits de consommation courante (fruits, l\u00e9gumes, beurre, lait, fromage, viande, etc) chez les petits producteurs. L\u2019id\u00e9e est donc de faire fonctionner l\u2019\u00e9conomie locale en allant \u00e0 la rencontre des agriculteurs et les structures de transformations locales. Un proc\u00e9d\u00e9 qui\u00a0 booste consid\u00e9rablement l\u2019\u00e9conomie et la vitalit\u00e9 locales ! Non seulement les petits cultivateurs locaux sont mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, mais \u00e7a les encourage \u00e0 agrandir leur production, voire \u00e0 cr\u00e9er des emplois. En plus, \u00e7a cr\u00e9e un dynamisme local fort, un lien s\u2019\u00e9tablit entre producteurs ruraux et consommateurs citadins. Outre ces enjeux \u00e9conomiques, la consommation locale et bio contribue \u00e0 pr\u00e9server l\u2019environnement. L\u2019agriculture biologique se base sur une culture qui pr\u00e9serve et respecte la terre qu\u2019elle cultive. Elle prot\u00e8ge donc la terre, l\u2019air, le sol, les cours d\u2019eau,\u00a0 Ce qui est indispensable pour pr\u00e9server l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me. Les producteurs locaux se sont donn\u00e9 \u00e0 c\u0153ur de proposer, en plus de tous les l\u00e9gumes de saison, de nouvelles plantations et des vari\u00e9t\u00e9s de produits in\u00e9dites. La transformation du manioc en produits d\u00e9riv\u00e9s n\u00e9cessite un apprentissage suppl\u00e9mentaire et sp\u00e9cifique au produit que l\u2019on souhaite commercialiser. Pour le cas de la Socaspiscam qui transforme le manioc en farine, semoule, amidon, le d\u00e9fi \u00e9tait encore plus \u00e9norme, mais gr\u00e2ce \u00e0 un appui re\u00e7u du gouvernement dont la promotrice pr\u00e9f\u00e8re taire le montant, le projet a pu \u00eatre impl\u00e9ment\u00e9 et permettre ainsi\u00a0 la formation des centaines\u00a0 d\u2019ouvriers.<\/p>\n<p><strong>Un projet d\u2019envergure internationale.<\/strong><\/p>\n<p>Un rapport conjoint du Bureau r\u00e9gional de la FAO pour l\u2019Afrique et la Commission \u00e9conomique des Nations Unies pour l\u2019Afrique (CEA), mentionne que sur les 257 millions de personnes qui souffrent de la faim en Afrique, 237 millions vivent en Afrique subsaharienne et 20 millions en Afrique du Nord. L\u2019ONU indique que par rapport \u00e0 2015, on compte 34,5 millions de personnes sous-aliment\u00e9es de plus en Afrique, dont 32,6 millions en Afrique subsaharienne et 1,9 million en Afrique du Nord. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de l\u2019augmentation est due \u00e0 l\u2019accroissement du nombre de personnes sous-aliment\u00e9es en Afrique de l\u2019Ouest, tandis qu\u2019un tiers se trouve en Afrique orientale. D\u2019apr\u00e8s la m\u00eame source, davantage d\u2019africains continuent de souffrir de sous-alimentation plus qu\u2019ailleurs dans le monde. Selon les derniers chiffres, 20% de la population africaine \u00e9tait sous-aliment\u00e9e en 2017.<\/p>\n<p>\u00a0Le projet Socaspiscam a ainsi \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2016 avec le \u00a0d\u00e9marrage des plantations et assainissements des espaces. Grace au dynamisme de la promotrice Maria Rosa ALIMA, un 1er contrat avec le minist\u00e8re de la Planification et de l\u2019Am\u00e9nagement du Territoire est sign\u00e9 en 2017 et\u00a0 aboutit\u00a0 \u00e0 \u00a0l\u2019acquisition de 3 tracteurs offerts par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement Rural (Minader) puis le site industriel en\u00a0 2019. Localis\u00e9e dans la province du Centre, au Cameroun, la Socaspiscam est n\u00e9e du besoin de r\u00e9pondre aux probl\u00e9matiques de \u201cd\u00e9ficit alimentaire\u201d, \u201cde vulgarisation de la culture du Manioc\u201d et \u201cd\u2019augmentation de la production nationale au travers de la promotion d\u2019une agriculture durable\u201d. Le mod\u00e8le \u00e9conomique de la coop\u00e9rative pr\u00e9voyait la mise en place d\u2019un champ pr\u00e9-semencier destine \u00e0 massifier la culture du manioc sur toute l\u2019\u00e9tendue du territoire national et permettre in fine de produire la mati\u00e8re premi\u00e8re n\u00e9cessaire \u00e0 la valorisation de toute la chaine de valeur.\u00a0 La Soci\u00e9t\u00e9 Coop\u00e9rative pour l\u2019Agropastorale, la Sylviculture et la Pisciculture au Cameroun {SOCASPISCAM COOP\u2010CA} filiale de la Socaspiscam a quant \u00e0 elle\u00a0 \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 20 d\u00e9cembre 2017 \u00e0 Afan\u2010Loum conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019acte uniforme OHADA du 15 D\u00e9cembre 2010 relatif au droit des soci\u00e9t\u00e9s coop\u00e9ratives. La Production, transformation et commercialisation des tubercules de Manioc, les feuilles de manioc, la production de la farine de manioc de haute qualit\u00e9, de l\u2019amidon entrent\u00a0 dans ses pr\u00e9rogatives.<\/p>\n<p>Les fonds n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en \u0153uvre du projet sont estim\u00e9s \u00e0 1 500 000 000 FCFA<br \/>L\u2019activit\u00e9 de la SOCASPISCAM COOP CA requiert des comp\u00e9tences av\u00e9r\u00e9es en agriculture, management, et une main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e pour des travaux particuliers en ressources humaines contractuels et\u00a0 ouvriers saisonniers. Le groupe qui se lance \u00e0 l\u2019assaut\u00a0 de la transformation du\u00a0 manioc en farine\u00a0 g\u00e9n\u00e8re 2000 emplois directs et indirects. Le plus grand d\u00e9fi de la structure reste d\u00e9sormais la commercialisation et\u00a0 la concurrence \u00e9trang\u00e8re. Mais la promotrice mise sur l\u2019envie et la n\u00e9cessit\u00e9 pour les camerounais de consommer local.<\/p>\n<div class=\"awac-wrapper awac widget posts-list-widget-11\">\n<h4 class=\"widget-title\">Le plus r\u00e9cent<\/h4>\n<\/div>\n<p>Auteur: Eco Matin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/made-in-cameroun-la-socaspiscam-se-lance-le-defi-de-la-transformation-du-manioc\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9t\u00e9rioration des termes d\u2019\u00e9changes des produits import\u00e9s comme le bl\u00e9 ne permet pas de d\u00e9velopper ce secteur de la transformation du manioc sans la production des farines locales, D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9\u00a0 pour les agents \u00e9conomiques de se tourner vers des moyens quelques peu\u00a0 rudimentaires. 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