{"id":97277,"date":"2020-08-29T06:00:00","date_gmt":"2020-08-29T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-role-de-la-diplomatie-saoudienne\/"},"modified":"2020-08-29T06:00:00","modified_gmt":"2020-08-29T10:00:00","slug":"le-role-de-la-diplomatie-saoudienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-role-de-la-diplomatie-saoudienne\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le de la diplomatie saoudienne"},"content":{"rendered":"<p class=\"c4\"><em><strong>Par Ali Ch\u00e9rif Deroua<\/strong><\/em><br \/>Le 1er novembre 1954, la R\u00e9volution alg\u00e9rienne fit son entr\u00e9e sur la cha\u00eene internationale de fa\u00e7on remarquable et inattendue.<br \/>Pour la France, c&rsquo;\u00e9tait un coup de tonnerre dans un ciel serein.<br \/>Cet \u00e9v\u00e9nement ne laisse en aucun cas le prince Faysal ben Abdelaziz Saoud, Premier ministre et ministre des Affaires de son pays, indiff\u00e9rent.<br \/>Afin d&rsquo;\u00eatre plus explicite pour le lecteur, je me dois de donner certaines informations \u00e0 son sujet.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Qui est Faysal ?<\/strong><br \/>N\u00e9 le 14 avril 1906, il est le troisi\u00e8me fils de Abdelaziz El Saoud, cr\u00e9ateur de l&rsquo;actuel royaume d&rsquo;Arabie Saoudite.<br \/>En 1919, soit \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 13 ans, son p\u00e8re l&rsquo;envoie \u00e0 Londres puis \u00e0 Paris pour se former \u00e0 la diplomatie.<br \/>En 1927, apr\u00e8s avoir conquis le Hidjaz \u00e0 la t\u00eate de ses troupes, son p\u00e8re fait de lui le vice-roi de cette contr\u00e9e.<br \/>En 1932, son p\u00e8re fait de lui, en plus, son ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res.<br \/>\u00c0 la mort de son p\u00e8re en 1953, il est d\u00e9sign\u00e9 chef du gouvernement et ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res.<br \/>Pour parfaire le CV, quoi de plus int\u00e9ressant que vous raconter une anecdote qui en dit long sur sa valeur de grand n\u00e9gociateur.<br \/>En 1966, Faysal d\u00e9cide que la TV saoudite fasse appel \u00e0 une femme pour la pr\u00e9sentation du journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9. Il r\u00e9unit le Conseil sup\u00e9rieur des affaires religieuses autour d&rsquo;un d\u00eener. Apr\u00e8s la pri\u00e8re d&rsquo;el \u00eecha, il leur fait \u00e9couter, sur \u00e9cran, un enregistrement d&rsquo;une sourate que tous les \u00e9rudits pr\u00e9sents appr\u00e9cient. Puis appara\u00eet une pr\u00e9sentatrice de TV. Stupeur dans le palais. Il leur explique sa d\u00e9cision de faire participer une femme dans le programme officiel de la TV. Tous se r\u00e9voltent contre une pareille d\u00e9cision. Devant leur refus, il se retire et donne comme instructions \u00e0 la Garde royale l&rsquo;ordre de r\u00e9cup\u00e9rer toutes les cl\u00e9s des voitures et accompagner les chauffeurs \u00e0 rentrer chez eux. Une heure plus tard, ne voyant pas revenir le roi Faysal, le doyen des ul\u00e9mas demande o\u00f9 est le roi et s&rsquo;ils doivent encore attendre. Le protocole leur r\u00e9pond que le roi est all\u00e9 dormir. Ils sortent pour partir mais aucun des chauffeurs n&rsquo;est pr\u00e9sent. Ils reviennent au palais et demandent des explications. Faysal revient et leur demande pourquoi ils sont encore l\u00e0. Ils lui r\u00e9pondent que les chauffeurs ont re\u00e7u des ordres pour partir et qui n&rsquo;ont aucun moyen de transport pour rentrer chez eux.<br \/>Voici la r\u00e9ponse qu&rsquo;ils re\u00e7urent : \u00abVous n&rsquo;avez qu&rsquo;\u00e0 rentrer \u00e0 pied chez vous. Vous m&rsquo;opposez les m\u0153urs de vos a\u00efeux. Eh bien, vos a\u00efeux n&rsquo;avaient pas de voiture. Celui qui accepte ma d\u00e9cision sera accompagn\u00e9 chez lui. Celui qui s&rsquo;oppose n&rsquo;a qu&rsquo;\u00e0 rentrer \u00e0 pied. Bonne nuit.\u00bb Le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu ipso facto. Pour l\u2019histoire, la femme avait pour nom Nawal Baksh, premi\u00e8re femme saoudienne \u00e0 appara\u00eetre sur un \u00e9cran de TV.<br \/>En responsable politique \u00e9clair\u00e9, sentimentalement li\u00e9 \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement du 1er novembre 1954, Faysal, en tant que chef du gouvernement et ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res d&rsquo;Arabie Saoudite, ordonne \u00e0 son ambassadeur au Caire de pr\u00e9senter, en date du 15 d\u00e9cembre 1954, une requ\u00eate \u00e0 la Ligue arabe pour une demande d&rsquo;inscription de la question alg\u00e9rienne \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies pour discuter de la grave situation en Alg\u00e9rie.<br \/>Cette proposition est rejet\u00e9e par les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de certains pays arabes. Lesquels ?<br \/>Voici la liste des pays arabes membres, \u00e0 cette date, par ordre alphab\u00e9tique : Arabie Saoudite, \u00c9gypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Syrie et Y\u00e9men du Nord. Au lecteur de se faire sa propre id\u00e9e.<br \/>Malgr\u00e9 le rejet par la Ligue, le gouvernement saoudien pr\u00e9sente, sur ordre de Faysal, le 5 janvier 1955, une note, au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations unies demandant l\u2019inscription de la question alg\u00e9rienne \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale au nom de son pays. Cette demande pr\u00e9sent\u00e9e hors d\u00e9lai n&rsquo;est pas retenue. Mais elle cr\u00e9e un pr\u00e9c\u00e9dent que le groupe afro-asiatique des pays ayant particip\u00e9 \u00e0 la Conf\u00e9rence de Bandung, en avril 1955, reprend \u00e0 son compte en introduisant la discussion de la question alg\u00e9rienne en septembre 1955. Entre-temps, la situation s&rsquo;est aggrav\u00e9e avec les \u00e9v\u00e9nements du 20 Ao\u00fbt 1955 que le pouvoir fran\u00e7ais ne pouvait plus cacher et que les amis et soutiens de la France ne pouvaient ignorer.<br \/>D&rsquo;apr\u00e8s un t\u00e9moignage de Hocine A\u00eft Ahmed, l&rsquo;un des neuf p\u00e8res de la R\u00e9volution alg\u00e9rienne et acteur incontournable de celle-ci, surtout dans le domaine diplomatique alg\u00e9rien dont il est le doyen, o\u00f9 il dit : \u00abAlert\u00e9 en notre faveur par Azzam Pacha, ex-secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Ligue arabe, le prince Faysal d&rsquo;Arabie Saoudite nous fait d\u00e9bloquer, s\u00e9ance tenante, l&rsquo;\u00e9quivalent de 100 millions de francs fran\u00e7ais (une fortune en ce temps- l\u00e0). Cette mise \u00e0 disposition d&rsquo;une telle somme donne une id\u00e9e de l&rsquo;aide de l&rsquo;Arabie Saoudite \u00e0 la R\u00e9volution alg\u00e9rienne, et ce, en f\u00e9vrier 1955.<br \/>\u00c0 Bandung, les 3 d\u00e9l\u00e9gations du Maghreb sont dispatch\u00e9es comme suit :<br \/>&#8211; d\u00e9l\u00e9gation tunisienne compos\u00e9e de Salah Benyoussef, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du N\u00e9o-Destour, Tayeb Slim et Amir Taher, membres officiels dans la d\u00e9l\u00e9gation syrienne,<br \/>&#8211; d\u00e9l\u00e9gation marocaine, Allel El Fassi, pr\u00e9sident de l&rsquo;Istiqlal, et Abdelkafi El Fassi membres officiels dans la d\u00e9l\u00e9gation du Y\u00e9men du Nord, \u00a0<br \/>&#8211; d\u00e9l\u00e9gation alg\u00e9rienne, Hocine A\u00eft Ahmed et M&rsquo;hammed Yazid, membres officiels dans la d\u00e9l\u00e9gation saoudienne.<br \/>Lorsque, pendant une semaine, on se c\u00f4toie \u00e0 longueur de journ\u00e9e, cela cr\u00e9e des liens d&rsquo;amiti\u00e9 et d&rsquo;affection. C&rsquo;est ce qui justifie, entre autres, toutes les positions de Faysal vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Alg\u00e9rie pendant la R\u00e9volution et apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance.<br \/>Faysal a eu comme priorit\u00e9 premi\u00e8re le soutien \u00e0 la R\u00e9volution alg\u00e9rienne \u00e0 plus d&rsquo;un titre.<br \/>D&rsquo;apr\u00e8s mon analyse, d&rsquo;autres raisons ont pouss\u00e9 Faysal \u00e0 soutenir la R\u00e9volution alg\u00e9rienne :<br \/>&#8211; pour r\u00e9duire l&rsquo;influence anglaise au Moyen- Orient et surtout en Arabie Saoudite, Faysal a tent\u00e9 de convaincre la France de s&rsquo;int\u00e9resser davantage \u00e0 son pays. \u00c0 ce titre, il a ordonn\u00e9 l&rsquo;ouverture d&rsquo;une ambassade \u00e0 Paris. Le premier ambassadeur a \u00e9t\u00e9 Fouad Bey Hamza. Il a pr\u00e9sent\u00e9 ses lettres de cr\u00e9ances le 4 novembre 1939 puis apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, Rached Pharaon qui lui \u00e9tait tr\u00e8s proche. Celui-ci a pris ses fonctions le 14 octobre 1952 puis Talal Ben Abdelaziz, son propre fr\u00e8re, ministre des Communications le 12 juin 1955.(1)<br \/>Pendant 13 ans, l&rsquo;Arabie Saoudite entretenait une ambassade \u00e0 Paris sans r\u00e9ciprocit\u00e9, la France n&rsquo;ayant ouvert qu&rsquo;une repr\u00e9sentation des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais et un consulat \u00e0 Djeddah depuis novembre 1945 jusqu&rsquo;\u00e0 octobre 1952, date \u00e0 laquelle elle change le statut de sa repr\u00e9sentation en ambassade en confirmant Georges Gueyraud comme ambassadeur. En f\u00e9vrier 1955, l&rsquo;ambassadeur Filliol qui occupait le poste est rappel\u00e9.<br \/>\u00c0 mon humble avis, en tant qu&rsquo;ancien diplomate, ce rappel est d\u00fb \u00e0 la position engag\u00e9e de Faysal pour la R\u00e9volution alg\u00e9rienne, avec le d\u00e9p\u00f4t d&rsquo;une motion aupr\u00e8s de la Ligue arabe et du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU.<br \/>Mon avis est confort\u00e9 par le retard d\u00fb au remplacement de l&rsquo;ambassadeur qui a dur\u00e9 9 mois. En diplomatie, la vacance du poste pendant une telle p\u00e9riode aussi longue ne peut \u00eatre prise que comme cons\u00e9quence d&rsquo;une grave crise entre les deux pays.<br \/>Par ailleurs, ironie de l&rsquo;histoire, parmi les repr\u00e9sentants des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais, un certain Saadeddine Bencheneb a occup\u00e9 cette fonction de mai 1947 \u00e0 fin 1949.(2)<br \/>Apr\u00e8s avoir repr\u00e9sent\u00e9 officiellement la France, cet Alg\u00e9rien a rejoint le FLN en 1957 \u00e0 Tunis. \u00c0 l&rsquo;ind\u00e9pendance, il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 professeur de lettres puis d\u00e9sign\u00e9 doyen de l&rsquo;Acad\u00e9mie de lettres d&rsquo;Alger. Il \u00e9tait, entre autres, le fils de Mohamed Bencheneb que tous les \u00e9rudits du monde arabe connaissaient pour sa culture et sa valeur ;<br \/>&#8211; le nouvel ambassadeur Georges Cassin pr\u00e9sente ses lettres de cr\u00e9ances le 25 octobre 1955 et quitte d\u00e9finitivement son poste apr\u00e8s la d\u00e9cision de l&rsquo;Arabie Saoudite de rompre ses relations diplomatiques avec la France en novembre 1955. La prise en charge des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais est assur\u00e9e par l&rsquo;ambassade d&rsquo;Italie.<br \/>Pour \u00eatre honn\u00eate avec le lecteur et moi-m\u00eame, cette d\u00e9cision fait suite \u00e0 l&rsquo;agression de Suez. Elle est la cons\u00e9quence logique du Pacte d&rsquo;assistance mutuelle entre l&rsquo;Arabie Saoudite, l&rsquo;\u00c9gypte et le Y\u00e9men, sign\u00e9 le 28 avril 1956 comme riposte au Pacte de Baghdad.<br \/>Autre ironie ou hasard de l&rsquo;Histoire, la France envoie comme attach\u00e9 commercial un chef de bataillon, un certain Vincent Montiel, qui a jou\u00e9 un r\u00f4le important au d\u00e9but de la R\u00e9volution alg\u00e9rienne. C&rsquo;est lui qui a questionn\u00e9 \u00e0 Tunis le regrett\u00e9 Mostefa Ben Boula\u00efd, l&rsquo;un des 9 p\u00e8res et l&rsquo;une des ic\u00f4nes de la R\u00e9volution alg\u00e9rienne, apr\u00e8s son arrestation en f\u00e9vrier 1955 \u00e0 la fronti\u00e8re tuniso-libyenne. C&rsquo;est lui qui \u00e9tait dans le cabinet de Soustelle, gouverneur en Alg\u00e9rie, un de ses plus proches collaborateurs ;<br \/>&#8211; cette rupture de relations diplomatiques ne pouvait \u00eatre que b\u00e9n\u00e9fique pour un soutien plus d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution alg\u00e9rienne ;<br \/>&#8211; la France aussi a jou\u00e9 avec le feu en essayant de profiter de la rivalit\u00e9 entre le roi Saoud, le prince Meshal, ministre de la D\u00e9fense, le prince Talal, ambassadeur \u00e0 Paris, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, et Faysal de l&rsquo;autre, surtout au sujet de la construction de la base de Khardj, objet de plusieurs litiges.<br \/>Durant toute notre lutte de lib\u00e9ration, le peuple saoudien, \u00e0 l&rsquo;image de Faysal, a soutenu la R\u00e9volution alg\u00e9rienne sans aucune retenue.<br \/>J&rsquo;aimerais apporter un autre t\u00e9moignage v\u00e9cu \u00e0 Djeddah en janvier 1960. Lors de mon passage \u00e0 Djeddah avec un passeport diplomatique libyen, j&rsquo;avais rencontr\u00e9 notre repr\u00e9sentant qu&rsquo;il est inutile de vous pr\u00e9senter, Cheikh Abbas Belhocine. Au cours des 3 journ\u00e9es de mon s\u00e9jour, j&rsquo;ai eu, entre autres, l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre invit\u00e9 \u00e0 un d\u00eener donn\u00e9 par Ahmed Juffali, repr\u00e9sentant \u00e0 Djeddah du Comit\u00e9 d&rsquo;aide et de soutien de l&rsquo;Arabie Saoudite \u00e0 la R\u00e9volution alg\u00e9rienne. \u00c0 ce d\u00eener, il y avait \u00e9videmment Cheikh Abbas ainsi que Cheikh Ahmed Mohamed Ashmawi, Cheikh Mohamed Bahareth et Mohamed Abu El jadail, 3 personnalit\u00e9s des plus influentes du moins au Hidjaz en ce temps-l\u00e0.<br \/>D&rsquo;autre part, le pr\u00e9sident de ce Comit\u00e9 national d&rsquo;aide et de soutien \u00e0 la R\u00e9volution alg\u00e9rienne n&rsquo;\u00e9tait ni plus ni moins que le prince Salmane Bin Abdelaziz Al Saoud, l&rsquo;actuel roi d&rsquo;Arabie Saoudite.<br \/>Certains vont s&rsquo;\u00e9tonner de ce t\u00e9moignage en avan\u00e7ant l&rsquo;\u00e2ge du prince Salmane. Mon t\u00e9moignage date de 1960, le prince Salmane \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 gouverneur de Riyad et sa province depuis 1955.<br \/>Ce t\u00e9moignage peut \u00eatre corrobor\u00e9 au moins par les diff\u00e9rents diplomates alg\u00e9riens qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Djeddah puis \u00e0 Riyad et par les m\u00e9dias de l&rsquo;\u00e9poque.<br \/>Une autre information pour le lecteur, le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res et les ambassades \u00e9taient jusqu&rsquo;en 1978 install\u00e9s \u00e0 Djeddah.<br \/>Certains vont trouver que j&rsquo;exag\u00e8re, d&rsquo;autres vont trouver que je ne donne pas tout. Pour ma part, j&rsquo;ai toujours d\u00e9clar\u00e9 que je garde quelques atouts pour les vieux jours, mais je me suis promis aussi de respecter \u00e0 la lettre le message subliminal de Didouche Mourad : \u00abSi nous venions \u00e0 mourir, d\u00e9fendez nos m\u00e9moires.\u00bb<br \/><strong><em>A. C. D.<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong><em>Le prochain article portera sur Nehru et la R\u00e9volution alg\u00e9rienne.<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>(1) JORF 271 du 5 novembre 1939, JORF 246 14 octobre 1952 et JORF 139 du 12 juin 1955.<br \/>(2) journal le Monde du 20 janvier 1947.<\/em><\/p>\n<p class=\"c4\">\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesoirdalgerie.com\/contribution\/le-role-de-la-diplomatie-saoudienne-47290\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ali Ch\u00e9rif DerouaLe 1er novembre 1954, la R\u00e9volution alg\u00e9rienne fit son entr\u00e9e sur la cha\u00eene internationale de fa\u00e7on remarquable et inattendue.Pour la France, c&rsquo;\u00e9tait un coup de tonnerre dans un ciel serein.Cet \u00e9v\u00e9nement ne laisse en aucun cas le prince Faysal ben Abdelaziz Saoud, Premier ministre et ministre des Affaires de son pays, indiff\u00e9rent.Afin [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1741,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,53],"tags":[],"class_list":["post-97277","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-algerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97277","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1741"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97277"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97277\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}