{"id":98713,"date":"2020-09-13T03:00:00","date_gmt":"2020-09-13T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/hedi-chaker-cet-homme-devait-mourir\/"},"modified":"2020-09-13T03:00:00","modified_gmt":"2020-09-13T07:00:00","slug":"hedi-chaker-cet-homme-devait-mourir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/hedi-chaker-cet-homme-devait-mourir\/","title":{"rendered":"H\u00e9di Chaker : cet homme devait mourir"},"content":{"rendered":"<p class=\"c2\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/image\/Hedi-chekir1.jpg\" alt=\"\" width=\"40%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>Que savons-nous de nos martyrs? Juste quelques bribes que les jeunes g\u00e9n\u00e9rations n\u2019arrivent plus \u00e0 d\u00e9coder. Que dire alors si elles doivent s\u2019inspirer de leurs parcours et se nourrir de leurs valeurs. H\u00e9di Chaker, l\u00e2chement assassin\u00e9 dans la nuit du 12 au 13 septembre 1953 \u00e0 Nabeul o\u00f9 il \u00e9tait assign\u00e9 en r\u00e9sidence surveill\u00e9e est de ceux qui n\u2019ont pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019\u00e9clairage historique ne serait-ce que minimum,\u00a0 pourtant bien m\u00e9rit\u00e9. Les historiens n\u2019ont pas accompli leur devoir. Nous ne les y avons pas interpell\u00e9s, ni pour ce cas, ni pour tous les autres.<\/p>\n<p class=\"c2\">Fils d\u2019une famille de commer\u00e7ants ais\u00e9s et d\u2019imams respect\u00e9s venue de Turquie, via Alexandrie, H\u00e9di Chaker, n\u00e9 en 1908 \u00e0 Sfax, ira faire ses \u00e9tudes en Commerce \u00e0 Tunis, pour revenir seconder son p\u00e8re et assurer la rel\u00e8ve. Au contact des Jeunes Tunisiens, et r\u00e9volt\u00e9 par l\u2019accentuation du colonialisme, il succombera \u00e0 l\u2019engagement politique et ralliera les premiers \u00e9lans nationalistes destouriens dont il deviendra l\u2019un des leaders les plus sages et les plus consid\u00e9r\u00e9s. Calme, serein, strat\u00e8ge plut\u00f4t que tribun, discret et non exub\u00e9rant, affable et g\u00e9n\u00e9reux, il marquera sa g\u00e9n\u00e9ration et incarnera, au-del\u00e0 de sa ville Sfax et le Sud, dans toute la Tunisie, les valeurs du militantisme r\u00e9fl\u00e9chi et efficient.<\/p>\n<p><span class=\"c4\"><span class=\"c3\"><strong>Le leader politique exil\u00e9 en France se convertit en ma\u00e7on, puis, petit cultivateur<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Prisons, bagnes et exils en Tunisie, en France et au Sud alg\u00e9rien se succ\u00e8deront pour lui. Il y apprendra au cours de la m\u00eame quinzaine, en juin 1940, la mort de sa m\u00e8re et de son \u00e9pouse qui lui laissaient, la premi\u00e8re, 10 jeunes fr\u00e8res et s\u0153urs, et la seconde, 4 enfants en bas \u00e2ge, tous \u00e0 sa charge. Enferm\u00e9 au Fort Saint-Nicolas, pr\u00e8s de Marseille, en mai 1940, en pleine deuxi\u00e8me guerre mondiale, il n\u2019en sortira, en novembre 1940, sous l\u2019occupation que pour aller travailler \u00e0 Trets, dans les Bouches du Rh\u00f4ne, comme ouvrier sur un chantier de b\u00e2timent. Avec les maigres francs r\u00e9colt\u00e9s et partag\u00e9s avec sa famille, il \u00e9pargnera de quoi louer un lopin de terre pour le cultiver de la sueur de son front, deux ans et demi durant, et en tirer de quoi nourrir les siens, le temps de la fin de la guerre et de pouvoir revenir chez lui.<\/p>\n<p class=\"c2\">Jour de retour \u00e0 Sfax, le 9 avril 1943, en pleine bataille entre les forces de l\u2019Axe qui se retirent et celles des Alli\u00e9s qui arrivent, avec la 8\u00e8me arm\u00e9e britannique command\u00e9e par Montgomery\u00a0 r\u00e9tablissant les Fran\u00e7ais, jour de sa nouvelle arrestation, puis sa d\u00e9portation dans le Sahara alg\u00e9rien. La suite ne sera pour lui qu\u2019une s\u00e9rie de sacrifices. Jusqu\u2019\u00e0 son assassinat. Nombre de fois pl\u00e9biscit\u00e9 par les dirigeants du N\u00e9o-Destour pour conduire le Bureau Politique, arbitrer des conflits internes, concilier bourguibistes et youssefistes, il avait conquis l\u2019admiration et forc\u00e9 le respect de tous jusqu\u2019\u00e0 devenir avec son ami et voisin Farhat Hached, des figures embl\u00e9matiques du mouvement national\u2026 et des cibles toutes d\u00e9sign\u00e9es pour la Main Rouge, l\u2019organisation terroriste de l\u2019extr\u00eame droite coloniale. Hached y succombera le 5 d\u00e9cembre 1952. Moins d\u2019un an apr\u00e8s, Chaker se fera sauvagement lyncher, le 13 septembre 1953. Jamais l\u2019ivresse terroriste n\u2019avait \u00e9t\u00e9 aussi cruelle. Jamais les Tunisiens n\u2019en ont \u00e9t\u00e9 aussi r\u00e9volt\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"c2\">Dans \u00ab<a href=\"http:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/sfax-un-ete-53\">Cet Homme doit mourir<\/a>\u00bb, roman historique, l\u2019auteur Taoufik Abdelmoula restitue merveilleusement cet \u00e9t\u00e9 53, avec l\u2019effervescence militante dans la ville de Sfax et la condamnation \u00e0 mort destourienne d\u2019un tra\u00eetre parti \u00e0 Paris pr\u00e9senter ill\u00e9gitimement une all\u00e9geance tunisienne. Les repr\u00e9sailles terroristes n\u2019ont pas tard\u00e9 \u00e0 s\u2019exercer sur le symbole qu\u2019incarnait H\u00e9di Chaker. Hallucinantes.\u00a0<em><strong>Leaders<\/strong><\/em> a reconstitu\u00e9 les faits. <span class=\"c4\"><span class=\"c3\"><strong><br \/><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"c2\"><span class=\"c4\"><span class=\"c3\"><strong>La nuit de toutes les l\u00e2chet\u00e9s<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"c2\">Dans la nuit du 12 au 13 septembre, deux tractions avant\u00a0 Citro\u00ebn quittent Qsar Errih, une petite localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 45 Km au nord de Sfax. Destination : Nabeul, distante de 200 Km. A leur bord, des membres de la famille Belgaroui connue pour ses accointances avec les autorit\u00e9s coloniales. L&rsquo;air d\u00e9termin\u00e9, ils s&rsquo;appr\u00eatent, apparemment, \u00e0 ex\u00e9cuter une mission. Au niveau de Bouthadi, ils sont rejoints par deux voitures de la gendarmerie qui les escorteront pendant tout le trajet,\u00a0 le couvre-feu \u00e9tant en vigueur la nuit depuis janvier 1952. Arriv\u00e9 \u00e0 une heure tardive \u00e0 Nabeul, le cort\u00e8ge traverse les rues d\u00e9sertes de la ville avant de s&rsquo;arr\u00eater devant\u00a0 un petit immeuble o\u00f9 habitait depuis son assignation \u00e0 r\u00e9sidence, une\u00a0 figure marquante du Mouvement national, H\u00e9di Chaker.<\/p>\n<p class=\"c2\">Il occupait l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur en compagnie de sa femme, N\u00e9fissa et deux de ses enfants. Il venait de prendre cong\u00e9 d&rsquo;un groupe de militants, comme ceux qu&rsquo;il avait l&rsquo;habitude de recevoir depuis son arriv\u00e9e \u00e0 Nabeul et s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 se coucher quand sa fille entend des bruits suspects au rez de chauss\u00e9e et s&rsquo;en ouvre \u00e0 son p\u00e8re. Il n&rsquo;y pr\u00eate pas attention. Mais les bruits gagnent en intensit\u00e9. Si H\u00e9di ouvre la fen\u00eatre qui donne sur la rue d&rsquo;o\u00f9 provenaient ces bruits et aper\u00e7oit dans la p\u00e9nombre, des silhouettes: \u00ab\u00a0qui \u00eates-vous ?\u00a0\u00bb demande t-il. Une voix lui r\u00e9pond: \u00ab\u00a0Nous repr\u00e9sentons les autorit\u00e9s et demandons \u00e0 vous voir\u00a0\u00bb. Surpris, le grand militant refuse, mais promet de contacter les autorit\u00e9s le lendemain.\u00a0\u00bb Il n&rsquo;a pas termin\u00e9 sa phrase que les balles commencent \u00e0 cr\u00e9piter. Il est 2h 35 mn.<\/p>\n<p class=\"c2\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/image\/Hedi-chekir2.jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Edifi\u00e9 sur les intentions de ses visiteurs, Si H\u00e9di contacte la gendarmerie, puis la police. On le rassure: \u00ab\u00a0Nous arrivons imm\u00e9diatement\u00a0\u00bb. En fait, ils \u00e9taient de m\u00eache avec les assaillants. Alors qu&rsquo;il t\u00e9l\u00e9phonait, ces derniers forcent la porte d&rsquo;entr\u00e9e avec des explosifs aid\u00e9s en cela par des \u00e9l\u00e9ments de la gendarmerie, comme l&rsquo;avouera plus tard devant la haute Cour, un membre de la bande. Aussit\u00f4t , trois assaillants montent au premier \u00e9tage, s&#8217;emparent sans m\u00e9nagement de Si h\u00e9di avant de le jeter dans l&rsquo;une des voitures vers une destination inconnue sous les yeux de sa femme et ses enfants.<\/p>\n<p class=\"c2\">Quelque temps apr\u00e8s, la police arrive soit 20 mn apr\u00e8s le coup de t\u00e9l\u00e9phone de Si H\u00e9di, le temps pour les assaillants d&rsquo;accomplir leur forfait. Comble de sadisme, ces derniers paradent dans la banlieue de la ville avant de se diriger vers un endroit isol\u00e9 sur la route reliant Nabeul \u00e0 Tunis o\u00f9 leur victime sera\u00a0 tu\u00e9e par\u00a0 balle. Deux membres de la famille Belgaroui et deux gendarmes ont pris part directement au meurtre. Son corps sera d\u00e9couvert au petit matin, cribl\u00e9 de balles avec un \u00e9criteau\u00a0 portant l&rsquo;inscription suivante : \u00ab\u00a0tout meurtre ou acte de sabotage commis par le parti destourien dans quelque localit\u00e9 que ce soit, sera suivi\u00a0 par l&rsquo;ex\u00e9cution de trois membres de la cellule destourienne de cette localit\u00e9. Rien, ni personne ne peut emp\u00eacher cette vengeance\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c2\">Moins d&rsquo;un an apr\u00e8s le grand syndicaliste, Ferhat Hached, une grande figure du Mouvement national tombe sous les balles des colonialistes et de leurs agents stipendi\u00e9s.\u00a0 Ses assassins, \u00e0 l&rsquo;exception des complices fran\u00e7ais qui avaient quitt\u00e9 le territoire national avant l&rsquo;ind\u00e9pendance, appartenaient\u00a0 au clan Belgaroui et seront\u00a0 arr\u00eat\u00e9s trois ans plus tard et traduits devant la Haute Cour de justice. Deux d&rsquo;entre eux, Abdelkader et Mohamed Ch\u00e9dli seront condamn\u00e9s \u00e0 mort par pendaison , les autres inculp\u00e9s, au nombre de 19, \u00e9coperont des peines allant des travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 \u00e0 deux ans de prison.<\/p>\n<p class=\"c2\"><span class=\"c4\"><span class=\"c5\"><strong>Une vie vou\u00e9e \u00e0 la cause nationale<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"c2\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/image\/Hedi-chekir3.jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>H\u00e9di Chaker avait 45 ans. Ayant pris part au congr\u00e8s de Ksar H\u00e9lal, le 2 mars 1934 o\u00f9 il est \u00e9lu membre du Majliss Milli (l&rsquo;\u00e9quivalent du Comit\u00e9 Central), il sera le fondateur de la premi\u00e8re cellule n\u00e9o destourienne de la ville de Sfax.\u00a0 Il en sera le patron incontest\u00e9 et incontestable. pendant 19 ans. Depuis, et jusqu&rsquo;\u00e0 son assassinat le 13 septembre 1953, il fera partie du premier cercle des compagnons du Za\u00efm et sera de tous les combats contre l&rsquo;occupant partageant avec lui les m\u00eames \u00e9preuves,\u00a0 \u00e0 Borj le Boeuf, en 1935,\u00a0 \u00e0 fort Saint Nicolas, pr\u00e8s de Marseille, en 1938 suite aux \u00e9v\u00e8nements du 9 avril o\u00f9 il apprendra le d\u00e9c\u00e8s de son \u00e9pouse,\u00a0 \u00e0 Clairefontaine, en Alg\u00e9rie, Tabarka, R\u00e9mada, Tataouine en 1952 avant d&rsquo;\u00eatre assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence \u00e0 Nabeul.<\/p>\n<p class=\"c2\">Dans une lettre \u00e0 son fils, Mhammed, le 9 septembre 1953, soit 4 jours avant son assassinat, il \u00e9crira ces mots pr\u00e9monitoires : \u00ab\u00a0notre famille est vou\u00e9e aux sacrifices et les domaines o\u00f9 l&rsquo;esprit de sacrifice est requis sont nombreux. Notre devoir nous impose de faire preuve d&rsquo;abn\u00e9gation et de patience anim\u00e9s par une foi totale et une volont\u00e9 in\u00e9branlable jusqu&rsquo;\u00e0 la victoire finale\u00a0\u00bb. H\u00e9di Chaker est tout entier dans cette phrase \u00e9crite alors que le pays traversait une \u00e9preuve difficile. Car sa vie est une suite de sacrifices sur l&rsquo;autel de la libert\u00e9 de son pays. Au d\u00e9triment de sa vie de famille, sa sant\u00e9, ses affaires. Jusqu&rsquo;au sacrifice supr\u00eame.<\/p>\n<p class=\"c2\">H\u00e9di Chaker, c&rsquo;\u00e9tait le militantisme fait homme. Bourguiba avait bien connu l&rsquo;homme et appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 sa juste valeur son d\u00e9sint\u00e9ressement et son engagement au service de la patrie. A l&rsquo;occasion du 1er anniversaire de son assassinat en septembre 1954, il n&rsquo;a pas manqu\u00e9 de saluer la m\u00e9moire \u00ab\u00a0du militant sans peur et sans reproche qui n&rsquo;a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;engager dans une entreprise o\u00f9 il sera appel\u00e9 \u00e0 c\u00f4toyer constamment la mort, o\u00f9 les \u00e9preuves ne feront que conforter ses convictions \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/30539-hedi-chaker-cet-homme-devait-mourir\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que savons-nous de nos martyrs? Juste quelques bribes que les jeunes g\u00e9n\u00e9rations n\u2019arrivent plus \u00e0 d\u00e9coder. Que dire alors si elles doivent s\u2019inspirer de leurs parcours et se nourrir de leurs valeurs. 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