{"id":99841,"date":"2020-09-24T05:30:00","date_gmt":"2020-09-24T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-economistes-suggerent-un-mode-demploi\/"},"modified":"2020-09-24T05:30:00","modified_gmt":"2020-09-24T09:30:00","slug":"les-economistes-suggerent-un-mode-demploi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-economistes-suggerent-un-mode-demploi\/","title":{"rendered":"Les \u00e9conomistes sugg\u00e8rent un mode d\u2019emploi"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"176\">\n<p><strong>Il\u00a0 \u00a0est\u00a0 \u00a0imp\u00e9ratif\u00a0 \u00a0d\u2019accorder\u00a0 plus\u00a0 de\u00a0 flexibilit\u00e9\u00a0 \u00a0aux\u00a0 entreprises exportatrices \u00e0 travers des mesures d\u2019incitation fiscale, financi\u00e8re, administrative\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, fait sien l\u2019ambitieux objectif fix\u00e9 par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique d\u2019atteindre un montant de 5 milliards de dollars d\u2019exportations hors hydrocarbures (EHH) en 2021.<\/p>\n<p>S\u2019exprimant sur une cha\u00eene priv\u00e9e, le premier responsable du d\u00e9partement du Commerce estime que cette mission gouvernementale s\u2019av\u00e8re possible et r\u00e9alisable \u00e9tant donn\u00e9 que toutes les conditions requises sont disponibles.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas l\u2019avis des chefs d\u2019entreprise et des \u00e9conomistes qui demeurent sceptiques quant \u00e0 la concr\u00e9tisation d\u2019une telle perspective. Le ministre compte pour cela sur l\u2019apport des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques nationaux.<\/p>\n<p>Or, force est de constater que la situation difficile dans laquelle se d\u00e9battent actuellement les entreprises alg\u00e9riennes, tant publiques que priv\u00e9es, en raison de la crise \u00e9conomique engendr\u00e9e par la chute drastique des revenus p\u00e9troliers du pays et les m\u00e9faits de la pand\u00e9mie de Covid-19, ne plaide pas pour la contribution des PME \u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019objectif fix\u00e9.<\/p>\n<p>\u201cOn doit \u00e9voquer aussi les entraves li\u00e9es \u00e0 l\u2019environnement \u00e9conomique qui signifie clairement qu\u2019il sera difficile de r\u00e9aliser des produits diversifi\u00e9s exportables, connaissant les difficult\u00e9s qui existent lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019approche des march\u00e9s \u00e9trangers\u201d, souligne Brahim Guendouzi, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Tizi Ouzou.<\/p>\n<p>Il est urgent, ajoute-t-il, de revoir le dispositif d\u2019accompagnement des actes d\u2019exportation afin de rendre plus ais\u00e9s les diff\u00e9rents maillons qui caract\u00e9risent le processus de vente vers l\u2019\u00e9tranger, particuli\u00e8rement l\u2019acheminement physique des produits jusqu\u2019\u00e0 la client\u00e8le finale dans diff\u00e9rents pays. L\u2019universitaire met en avant la contrainte de l\u2019absence d\u2019agences bancaires \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur pour s\u00e9curiser les paiements.<\/p>\n<p>Une question qu\u2019il juge sensible, n\u00e9cessitant une solution rapide de la part de la Banque d\u2019Alg\u00e9rie. \u201cIl en est de m\u00eame pour le contr\u00f4le des changes dont les exportateurs attendent un all\u00e8gement en leur faveur, notamment pour ce qui concerne les d\u00e9lais de rapatriement des devises par rapport au taux de r\u00e9trocession accord\u00e9 sur les recettes en devises \u00e9valu\u00e9 actuellement \u00e0 50%\u201d, pr\u00e9cise Brahim Guendouzi.<\/p>\n<p>Cela dit, la couverture du risque de change trouve sa solution dans les r\u00e9cents textes de la Banque d\u2019Alg\u00e9rie. Il suffit d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la mise en application par les banques commerciales en faveur des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques. L\u2019autre soutien financier indirect dont doit b\u00e9n\u00e9ficier la PME exportatrice a trait au fonds sp\u00e9cial de promotion des exportations (FSPE) appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre renforc\u00e9.<\/p>\n<p>Il cible en particulier ce qui se rapporte \u00e0 la prise en charge partielle des frais d\u2019acheminement des produits, de leur adaptation aux exigences de la client\u00e8le, des efforts de prospection que doivent mener les exportateurs \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u2026 Il est \u00e9galement imp\u00e9ratif d\u2019accorder plus de flexibilit\u00e9 aux entreprises exportatrices dans les op\u00e9rations de d\u00e9douanement tant \u00e0 l\u2019export que par rapport aux r\u00e9approvisionnements de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>\u201cLa c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 dans les transits aux ports et a\u00e9roports est une n\u00e9cessit\u00e9 absolue. Les circuits verts seront de mise dans ce cas\u201d, affirme l\u2019expert. Parmi les mesures incitatives afin d\u2019encourager l\u2019acte d\u2019exporter, il cite les all\u00e8gements fiscaux qui profiteront aux op\u00e9rateurs.\u00a0 L\u2019on doit par ailleurs, exiger une adh\u00e9sion dans des organisations professionnelles qui encadrent les diff\u00e9rentes fili\u00e8res de production.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Accompagner les PME exportatrices<\/strong><br \/>C\u2019est \u00e0 cette condition que la PME pourra mieux garantir le respect des normes et faire ressortir son professionnalisme lorsqu\u2019il s\u2019agit de s\u2019aventurer sur des march\u00e9s \u00e9trangers. Pour toutes ces destinations m\u00e9connues ou face \u00e0 des clients douteux ou non s\u00fbrs, les entreprises exportatrices doivent profiter des services de leur conseiller \u00e0 l\u2019export, en l\u2019occurrence l\u2019organisme assureur des risques politique et commercial \u00e0 l\u2019exportation qui est la Cagex.\u00a0<\/p>\n<p>\u201cLe r\u00e9flexe de s\u2019assurer doit \u00eatre dans ce cas consid\u00e9r\u00e9 comme un acte de gestion rationnel et non comme une charge financi\u00e8re, eu \u00e9gard \u00e0 la police d\u2019assurance \u00e0 payer\u201d, rel\u00e8ve l\u2019\u00e9conomiste.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, les diff\u00e9rents organismes publics li\u00e9s \u00e0 l\u2019exportation tels que la Safex, Algex, Cagex, ainsi que les banques et les services douaniers, se doivent de coordonner leurs efforts autour des exportations hors hydrocarbures pour en faire une action strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>Idem pour les entreprises et les organisations professionnelles qui sont appel\u00e9es \u00e9galement \u00e0 aller dans le m\u00eame sens pour d\u00e9velopper des synergies afin de retrouver un niveau de comp\u00e9titivit\u00e9 et une performance indispensables sur les march\u00e9s ext\u00e9rieurs o\u00f9 la concurrence est rude.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 \u00e0 propos de cette ambition pr\u00e9sidentielle, l\u2019autre \u00e9conomiste, Sma\u00efl Lalmas, pr\u00e9cise que ce genre de chiffres \u00e0 l\u2019export ont \u00e9t\u00e9 de tout temps avanc\u00e9s par les diff\u00e9rents ministres qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de ce secteur. \u201cDans les conditions actuelles, l\u2019on peut accorder un d\u00e9lai de 10 ans \u00e0 l\u2019Ex\u00e9cutif mais il n\u2019atteindra jamais un tel montant des EHH\u201d, d\u00e9clare cat\u00e9gorique Sma\u00efl Lalmas.<\/p>\n<p>Il en veut pour preuve le mod\u00e8le \u00e9conomique alg\u00e9rien fond\u00e9 sur la rente p\u00e9troli\u00e8re. \u201cL\u2019\u00e9conomie nationale peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e en une seule phrase : exporter du p\u00e9trole et importer des bananes et des kiwis \u00e0 consommer\u201d, sch\u00e9matise l\u2019expert. Ainsi, toutes les institutions, les administrations, les banques, les douanes\u2026 ont \u00e9t\u00e9 format\u00e9es pour la mise en \u0153uvre de ce mod\u00e8le \u00e9conomique rentier.<\/p>\n<p>\u201cDepuis plus de 60 ans, nous n\u2019avons rien export\u00e9 en dehors des hydrocarbures ; il serait alors difficile pour ne pas dire impossible de le faire en une ann\u00e9e !\u201d, remarque le consultant en \u00e9conomie et en finances. Pour annoncer une telle valeur des EHH, on est cens\u00e9, au pr\u00e9alable, explique-t-il, d\u2019identifier l\u2019offre exportable.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 ce jour, on ne sait pas encore quoi exporter. Les produits exportables ne sont en outre ni diversifi\u00e9s ni aux normes. Les march\u00e9s de destination ne sont pas identifi\u00e9s avec en sus, l\u2019inexistence de zones de libre-\u00e9change avec les pays africains ainsi que l\u2019absence de l\u2019Alg\u00e9rie au sein de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).<\/p>\n<p>Outre la cr\u00e9ation d\u2019un climat des affaires attractif, M. Lalmas juge utile de d\u00e9finir une politique logistique et de transport pour pouvoir acheminer les produits \u00e0 exporter. Il insiste, lui aussi, sur les mesures incitatives et autres facilitations \u00e0 accorder aux entreprises afin qu\u2019elles puissent r\u00e9ussir leur acte d\u2019exporter.\u00a0 \u00a0<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Badreddine KHRIS<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"176\">\n<p><strong>Il\u00a0 \u00a0est\u00a0 \u00a0imp\u00e9ratif\u00a0 \u00a0d\u2019accorder\u00a0 plus\u00a0 de\u00a0 flexibilit\u00e9\u00a0 \u00a0aux\u00a0 entreprises exportatrices \u00e0 travers des mesures d\u2019incitation fiscale, financi\u00e8re, administrative\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, fait sien l\u2019ambitieux objectif fix\u00e9 par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique d\u2019atteindre un montant de 5 milliards de dollars d\u2019exportations hors hydrocarbures (EHH) en 2021.<\/p>\n<p>S\u2019exprimant sur une cha\u00eene priv\u00e9e, le premier responsable du d\u00e9partement du Commerce estime que cette mission gouvernementale s\u2019av\u00e8re possible et r\u00e9alisable \u00e9tant donn\u00e9 que toutes les conditions requises sont disponibles.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas l\u2019avis des chefs d\u2019entreprise et des \u00e9conomistes qui demeurent sceptiques quant \u00e0 la concr\u00e9tisation d\u2019une telle perspective. Le ministre compte pour cela sur l\u2019apport des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques nationaux.<\/p>\n<p>Or, force est de constater que la situation difficile dans laquelle se d\u00e9battent actuellement les entreprises alg\u00e9riennes, tant publiques que priv\u00e9es, en raison de la crise \u00e9conomique engendr\u00e9e par la chute drastique des revenus p\u00e9troliers du pays et les m\u00e9faits de la pand\u00e9mie de Covid-19, ne plaide pas pour la contribution des PME \u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019objectif fix\u00e9.<\/p>\n<p>\u201cOn doit \u00e9voquer aussi les entraves li\u00e9es \u00e0 l\u2019environnement \u00e9conomique qui signifie clairement qu\u2019il sera difficile de r\u00e9aliser des produits diversifi\u00e9s exportables, connaissant les difficult\u00e9s qui existent lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019approche des march\u00e9s \u00e9trangers\u201d, souligne Brahim Guendouzi, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Tizi Ouzou.<\/p>\n<p>Il est urgent, ajoute-t-il, de revoir le dispositif d\u2019accompagnement des actes d\u2019exportation afin de rendre plus ais\u00e9s les diff\u00e9rents maillons qui caract\u00e9risent le processus de vente vers l\u2019\u00e9tranger, particuli\u00e8rement l\u2019acheminement physique des produits jusqu\u2019\u00e0 la client\u00e8le finale dans diff\u00e9rents pays. L\u2019universitaire met en avant la contrainte de l\u2019absence d\u2019agences bancaires \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur pour s\u00e9curiser les paiements.<\/p>\n<p>Une question qu\u2019il juge sensible, n\u00e9cessitant une solution rapide de la part de la Banque d\u2019Alg\u00e9rie. \u201cIl en est de m\u00eame pour le contr\u00f4le des changes dont les exportateurs attendent un all\u00e8gement en leur faveur, notamment pour ce qui concerne les d\u00e9lais de rapatriement des devises par rapport au taux de r\u00e9trocession accord\u00e9 sur les recettes en devises \u00e9valu\u00e9 actuellement \u00e0 50%\u201d, pr\u00e9cise Brahim Guendouzi.<\/p>\n<p>Cela dit, la couverture du risque de change trouve sa solution dans les r\u00e9cents textes de la Banque d\u2019Alg\u00e9rie. Il suffit d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la mise en application par les banques commerciales en faveur des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques. L\u2019autre soutien financier indirect dont doit b\u00e9n\u00e9ficier la PME exportatrice a trait au fonds sp\u00e9cial de promotion des exportations (FSPE) appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre renforc\u00e9.<\/p>\n<p>Il cible en particulier ce qui se rapporte \u00e0 la prise en charge partielle des frais d\u2019acheminement des produits, de leur adaptation aux exigences de la client\u00e8le, des efforts de prospection que doivent mener les exportateurs \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u2026 Il est \u00e9galement imp\u00e9ratif d\u2019accorder plus de flexibilit\u00e9 aux entreprises exportatrices dans les op\u00e9rations de d\u00e9douanement tant \u00e0 l\u2019export que par rapport aux r\u00e9approvisionnements de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>\u201cLa c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 dans les transits aux ports et a\u00e9roports est une n\u00e9cessit\u00e9 absolue. Les circuits verts seront de mise dans ce cas\u201d, affirme l\u2019expert. Parmi les mesures incitatives afin d\u2019encourager l\u2019acte d\u2019exporter, il cite les all\u00e8gements fiscaux qui profiteront aux op\u00e9rateurs.\u00a0 L\u2019on doit par ailleurs, exiger une adh\u00e9sion dans des organisations professionnelles qui encadrent les diff\u00e9rentes fili\u00e8res de production.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Accompagner les PME exportatrices<\/strong><br \/>C\u2019est \u00e0 cette condition que la PME pourra mieux garantir le respect des normes et faire ressortir son professionnalisme lorsqu\u2019il s\u2019agit de s\u2019aventurer sur des march\u00e9s \u00e9trangers. Pour toutes ces destinations m\u00e9connues ou face \u00e0 des clients douteux ou non s\u00fbrs, les entreprises exportatrices doivent profiter des services de leur conseiller \u00e0 l\u2019export, en l\u2019occurrence l\u2019organisme assureur des risques politique et commercial \u00e0 l\u2019exportation qui est la Cagex.\u00a0<\/p>\n<p>\u201cLe r\u00e9flexe de s\u2019assurer doit \u00eatre dans ce cas consid\u00e9r\u00e9 comme un acte de gestion rationnel et non comme une charge financi\u00e8re, eu \u00e9gard \u00e0 la police d\u2019assurance \u00e0 payer\u201d, rel\u00e8ve l\u2019\u00e9conomiste.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, les diff\u00e9rents organismes publics li\u00e9s \u00e0 l\u2019exportation tels que la Safex, Algex, Cagex, ainsi que les banques et les services douaniers, se doivent de coordonner leurs efforts autour des exportations hors hydrocarbures pour en faire une action strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>Idem pour les entreprises et les organisations professionnelles qui sont appel\u00e9es \u00e9galement \u00e0 aller dans le m\u00eame sens pour d\u00e9velopper des synergies afin de retrouver un niveau de comp\u00e9titivit\u00e9 et une performance indispensables sur les march\u00e9s ext\u00e9rieurs o\u00f9 la concurrence est rude.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 \u00e0 propos de cette ambition pr\u00e9sidentielle, l\u2019autre \u00e9conomiste, Sma\u00efl Lalmas, pr\u00e9cise que ce genre de chiffres \u00e0 l\u2019export ont \u00e9t\u00e9 de tout temps avanc\u00e9s par les diff\u00e9rents ministres qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de ce secteur. \u201cDans les conditions actuelles, l\u2019on peut accorder un d\u00e9lai de 10 ans \u00e0 l\u2019Ex\u00e9cutif mais il n\u2019atteindra jamais un tel montant des EHH\u201d, d\u00e9clare cat\u00e9gorique Sma\u00efl Lalmas.<\/p>\n<p>Il en veut pour preuve le mod\u00e8le \u00e9conomique alg\u00e9rien fond\u00e9 sur la rente p\u00e9troli\u00e8re. \u201cL\u2019\u00e9conomie nationale peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e en une seule phrase : exporter du p\u00e9trole et importer des bananes et des kiwis \u00e0 consommer\u201d, sch\u00e9matise l\u2019expert. Ainsi, toutes les institutions, les administrations, les banques, les douanes\u2026 ont \u00e9t\u00e9 format\u00e9es pour la mise en \u0153uvre de ce mod\u00e8le \u00e9conomique rentier.<\/p>\n<p>\u201cDepuis plus de 60 ans, nous n\u2019avons rien export\u00e9 en dehors des hydrocarbures ; il serait alors difficile pour ne pas dire impossible de le faire en une ann\u00e9e !\u201d, remarque le consultant en \u00e9conomie et en finances. Pour annoncer une telle valeur des EHH, on est cens\u00e9, au pr\u00e9alable, explique-t-il, d\u2019identifier l\u2019offre exportable.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 ce jour, on ne sait pas encore quoi exporter. Les produits exportables ne sont en outre ni diversifi\u00e9s ni aux normes. Les march\u00e9s de destination ne sont pas identifi\u00e9s avec en sus, l\u2019inexistence de zones de libre-\u00e9change avec les pays africains ainsi que l\u2019absence de l\u2019Alg\u00e9rie au sein de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).<\/p>\n<p>Outre la cr\u00e9ation d\u2019un climat des affaires attractif, M. Lalmas juge utile de d\u00e9finir une politique logistique et de transport pour pouvoir acheminer les produits \u00e0 exporter. Il insiste, lui aussi, sur les mesures incitatives et autres facilitations \u00e0 accorder aux entreprises afin qu\u2019elles puissent r\u00e9ussir leur acte d\u2019exporter.\u00a0 \u00a0<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Badreddine KHRIS<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/economie\/les-economistes-suggerent-un-mode-demploi-346115\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il\u00a0 \u00a0est\u00a0 \u00a0imp\u00e9ratif\u00a0 \u00a0d\u2019accorder\u00a0 plus\u00a0 de\u00a0 flexibilit\u00e9\u00a0 \u00a0aux\u00a0 entreprises exportatrices \u00e0 travers des mesures d\u2019incitation fiscale, financi\u00e8re, administrative\u2026 Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, fait sien l\u2019ambitieux objectif fix\u00e9 par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique d\u2019atteindre un montant de 5 milliards de dollars d\u2019exportations hors hydrocarbures (EHH) en 2021. 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